Skip to main content
Internet Archive's 25th Anniversary Logo

Full text of "Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis"

See other formats


Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing lechnical restrictions on automated querying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countiies. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http: //books. google .com/l 



DiBiiizcdb, Google 



DiBiiizcdb, Google 



DiBiiizcdb, Google 



DiBiiizcdb, Google 



F 



Cil. : 
.'33ZS-: 
A3 . ! 



SOCIÉTÉ 



ARCHIVES HISTORIQUES 



LA SAINTONOE ET DE L'AUNIS 



Disiiizcdby Google 



DiBiiizcdb, Google 



ARCHIVES HISTORIQUES 



LA SAINTONGE ET DE L'AUNIS 



SAINTES 


M- l. «OnTOEOIL 


MBRAIRE 


RL-B EKKASaBKIt 


m, « 


PARIS 




PARIS 


J. BAiH, i-InRAIBE 




H. CHAMPION, LIRBAlRE 


9, Rui Uazarini 







188-2 



DiBiiizcdb, Google 



Digiiizcdb, Google 



- n-îi(. 
iM-12 



SOCIÉTÉ DES ARCHIVES HISTORIQUES 

DE LA. SAINTONCE ET DE l'aUNIS 

RÈGLEMENT 



Abticle 1*'. — Il est formé, sous le nom de Société des Archives 
historique» de ta Saintonge et de l'Aunia, une association pour la pu- 
blication des documents inédits, pièces et travaux tiistorîques relatifs 
i la Saintonge et k l'Aunis, (généralité de La Rochelle, qui s'étendait 
de Coutras à Harans), et aux anciens diocèses de La Rochelle et de 
Saintes. 

Art. Il, — La Société se compose de toutes personnes qui adhè- 
rent au présent règlement et s'engagent à verser, dans les deux 
premiers mois de chaque année, la somme de douze francs, i En 
échange de cette cotisation, les membres auront les publicatiins de 
la société, un volume au moins par an. Les sociétaires nouveaux 
devront verser leur souscription dans le mois qui suivra leur adhé- 
sion. 

Art. III. — La Société dont le siège est à Saintes, point central de 
la circonscription historique, se réunira au moins une fois tous les 
ans en assemblée générale, et, autant que possible, successivement 
dans chacun des chefs-lieux d'arrondissement, pour décider les 
questions qui lui seront soumises, et s'il y a lieu, entendre, après 
approbation du Bureau, la lecture des travaux présentés. 

Art. IV. — Elle est administrée par un bureau composé d'un prési- 
dent, d'un vice-président, d'un secrétaire, d'un secrétaire-adjoint, 
d'un trésorier et aidée par un comité de cinq membres, qui seront 
tous nommés à la majorité, daos l'assemblée générale, pour deux ans, 
et pourront être réélus. 

Le Bureau et le Comité pourvoiront provisoirement jusqu'à l'as- 
semblée générale aux vacances du Bureau et du Comité. 

Le Bureau règle l'emploi des fonds, et avec le Comité chargé de 
préparer les publications, prononce l'admission des pièces ou travaux 
présentés. 

Art. V. — Le Président représente la Société dans ses relations 
extérieures, convoque et préside les réunions, reçoit la correspon- 
dance et détermine la part de travail qui peut incomber à chacun. 



e fois pris Ml valable jusqu'à ci 

tUonde leroir — "-"- ^'-•-- 

lesdeux premiers mais de l'année. 



Disiiizcdby Google 



— 6 — 

Art. VI. — Les membres de la Compagnie sont invités à recueillir 
tous les renseignements inédits el les documents manuscrits relatifs 
à l'histoire de la circonscription. Les notes de peu d'étendue et les 
analyses des pièces pourront être groupées sous le titre de Mélange». 
Les documents ne seront accompagnés que d'une très courte notice. 
Quelques travaux liistoriques pourront accessoirement trouver place 
dans les publications de la Société. 

Art. vu. — L'auteur d'un travail inséré n'en redeviendra maître 
que six mois après la publication du volume. Il en sera de même du 
tirage à part qui en aura été fait. 

Art. VIII. — Les volumes de la Société, tirés presque exclusive- 
ment pour les souscripteurs, et dont la Société se réserve la vante, 
seront toujours vendus à un prix supérieur ô la cotisation. 

Art. IX. — L'auteur d'un travail suivi égal à deux feuilles au moijis 
d'impression, recevra gratis, s'il le désire, un tirage à part de vingt- 
cinq exemplaires. Les membres du Bureau et du Comité, et le socié- 
taire chargé des tables du volume auront droit à un exemplaire de 
ce volume. 

Art. XI. — Le présent règlemeut ne pourra être modiflé que de 
l'assentiment des deux tiers des membres présents à la séance. La 
lettre de convocation énoncera les points qui seront soumis à une 
nouvelle discussion. Toute "demande de modillcation du règlement 
devra être faite par écrit, et signée de trois membres. 



RÈGLEMENT POUR LE RACHAT DES COTISATIONS » 



Article I*". — Les membres de la Société des Archive» ont la 
faculté de racheter leurs cotisations en versant, une fois pour toutes, 
la somme de cent francs. Les communes, communautés, collèges, 
établissements, en général tout sociétaire qui n'est pas un particu- 
lier, ne pourront se racheter qu'en versant ta somme de deux cents 
francs. 

Art. n. — Cette somme versée ne sera jamais rendue, pour quelle 
cause que ce soit, démission, mort, si ce n'est dans les cas prévus 
par l'article IV, 

Art. 111. — Les sociétaires qui auront racheté leur cotisation 
recevront les publications de la Société dans les mêmes conditions 
que les souscripteurs annuels. 

Art. IV. — Si la Société venait à cesser d'exister avant dix années, 
à compter du i<" janvier de l'année pendant laquelle les cotisations 
auront été rachetées, il sera alloué dix francs aux sociétaires qui 



Disiiizcdby Google 



- 7 — 

auront veraé cent francs et vingt francs aux autres par année res- 
tant & courir jusqu'aux dix ans; ce tenne passé, ils n'auront droit ft 
aucune indemnité. 

Aht. V. — Il sera formé un capital inaliénable avec: d" les capi- 
taux provenant des radiais; 2" la moitié des fonds disponibles au 
1»' janvier 1880; 2" une somme qui sera prise sur les fonds restés 
libres à la fin de chaque exercice, et qui sera fixée par le Bureau. 

Art. VI. — Le Bureau a plein pouvoir pour l'administration de ce 
capital. Lui seul peut décider en quelles valeurs les fonds seront 
placés. Le trésorier peut toucher les intérêts sans procuration; il ne 
peut vendre ni acheter sans l'autorisation du Bureau. 

Art. VII. — Si, par suite de circonstances qui ne peuvent être 

K révues, tout ou partie du capital social courait des risques de perte, 
! Bureau pourrait en ordonner la vente et replacer de suite les fonde 
réalisés. 



Nota. — Outre son volume annuel, ta Société, depuis le 1" janvier 
1877, publie, sous le nom de Bulletin, un recueil trimestriel destiné à 
établir des relations plus fréquentes entre ses membres, età les tenir 
au courant du mouvement intellectuel de la circonscription histori- 
que. Ce Bulletin est envoyé gratuitement aux membres de la Société. 
Au 1" janvier 1881, il se composait: d'un i" volume in-S" de 494 
pages, complet; d'un second de 11 feuilles (208 pages), en cours 
ae publication, et d'un troisième volume de 16 feuilles ou25S pages, 
qui se continue. 

Les personnes étrangères ft ta Société peuvent être abonnées au 
Bulletin moyennant 5 fr. par an. Les abonnements partent du 1" 
janvier de chaque année. 



dby Google 



ADHlMSTRATIOiN DE LA SOCIÉTÉ. 

ANNÉES 1880EH881. 



Président: Louis AUDIAT, biblioLliécaire-archivisle, à Sainles. 
Vice-présidenl : Le comlc Théophile de DRIiMOND D'ARS, à Véné- 

rand, par Sainles. 
Secréinire: HiPPOLYTE de TILLY, maire de Pessines, par Saintes. 
Trétùrier: Charles DANGiBEAUD, rue Saint-Maur, à Saintes. 



œUITÉ DB PUBLlCATiON : 

I^ baron LÉON de la MORINEKIE, chef de division à la préfecture 
de la Seine, à Paris, et à Aunay, par Sceaux. 

Georges MUSSET, archiviste-paléographe, conservateur Je la biblio- 
thèque publique, à La Rochelle. 

Jules PELLISSO?!, avocat, bibliothécaire delà ville, à Cognac. 

Le marquis db QUEUX DE SA[NT-I{[LA[RE, à Paris, et au château 
de Saint-Hilnire, par Soubise. 

Philippe TAMIZEY DE L&RROQUE, concspoadanl de l'Institut, à 
GoQtaud (Lot-et-Garonne). 



I, etc., doivetil élrc adressées 



Disiiizcdby Google 



LISTE DES MEMBRES 

IT janvier 1883 



Allègre (Eugène),, maire de Foiiras, iiolaire a Rocherort. 

ÂHBLAnD (Vicioi). iK'gociant, à Saintes. 

Ahouroux (Ednuaril), chef d'in^tilulion, à Saintes. 

Andrault, procureur de la répnhliqne, h La Rochelle. 

AnciiiAC (comte d'), au cliâieaude Villers-Sninl-I'»ul, par Creil (Oise). 

AUBETERRB (Amaury de Mouchard, vicomte d"), â Marsal, par Riom 

(l'uy-de-Dome). 
AVDUT (Louis), 1 1}, lauréat de l'institut, professeur au collée de 

Saintes. 
AUGKREAU (William), sous-lieu lenant de léserve au 1" régiment de 

hussards, aux Egreteoux, par Pons. 

Babinot (Fei'diiiand), licencié en droit, conseiller municipal.àCliérac. 

ItABUEDETTE (Hïppolïte), Conseiller général, député, à Lu Rochelle. 

Bardon (l'abbé), curé-archiprétre de Sainl-Jeatï-d'Angély. 

BARDONi(ET(Abcl), conservateur du musée, à Niort. 

BAnciGNAC (le docteur Charles- Louis- Auguste), médecin, à Saintes. 

Bargeaud (Jules), notaire, à La TremblaUe. 

Barron (Frédéric), à Beauvais-sur-Matha. 

Baiiraud (Gustave), pharmacien, à Saintes. 

Barraud (P.-U.), ancien notaire, à Cognac. 

Barraud (Théophile), ft, capitaine nu C° de ligne, i Saintes. 

BARTtiÉLEHY (Auatolu Ds), $, I Q, membre du comité des travaux 

historiques, à l'aris. 
Baur (J), libraire, rue Mazarine, 9, à Paris. 
Bazim-Duval (Jean- Baptiste), propriétaire, à Cognac. 
IlEAucoBPs (vicomte ManimeoE), à Genouillé, par Muron, clà Orléaas. 
Beaud, notaire, à Taillebourg. 
Beineix <Joseph), chef cl'institalion, à Cognac. 
BÉLiARD (Eugène), an Charbon-Blanc, commune de Semoussac, par 

Mirambeau. 
DÉRAUD (Gustave), imprimeur, rue de l'Ile-d'Or, à Cognac. 
BÉRAUD (Louis), A a. ancien sous-préfet, avocat, à La Rochelle. 
Berchon (Auguste), propriétaire et négociant, à Cognac. 
Bernard (Théodore), présideni du trilmnal civil, à Saintes. 
Beaupréau (DE), à la villa Sainte-Anne, d Boyan. 



Disiiizcdby Google 



— 10 — 

Bertrand des Brunjus, clerc de notaire, à Saintes, 

Berthblot (l'abbé André), chanoine honoraire, supérieur de l'insti- 
tution diocésaine, à Pons. 

Berthus de l'Anglàde (Eugène), jtt, maire, à Muron. 

Bertiport (Félis), ancien notaire, à Pons, 

Besnard (Gédëon), ancien notaire, à Saintes. 

Bethhont (Paul), président du conseil générai, dépnté, premier prâ- 
sidentde la cour des comptes, à La Grève, par Tonna y-Boutonne. 
. BiGNON, au Treuil, près Burie. 
' BiSBUiL (Adrien), notaire à Chéray, par Saint-Georges- d'Oleron. 

BissEUiL (Aimé), membre du conseil général, député, à Paris. 

Blanc (François-Théodore), ancien sous-préfet de Saintes, à Paris. 

Bodleeah library, à Oxford (Angleterre). 

BOFFINTON (Jean-Baptiste-Stanislaa), #, I Q, sénateur, à Paris. 

Boisferoh (Bernard Hillairbt de), notaire, à Marcillac (Gironde). 

BoisGiRAUD (Joseph-Ernest), maire de Gemozac. 

BoiSLEViN (Edmond), négociant, à Saintes. 

BOLL0> (Martial-Gharles), licencié en droit, notaire, à Tonnay- 
Boatonne. 

Boi!(NBT(l'abbéLéon), chanoinehonoraire.curé-archiprétredeSaintes. 

Bonnet (Philippe], notaire, à Champdolent. 

Bonsonge (Ernest Martin de), ^, ancien officier, à Saintes. 

BoTTON [Charles], notaire honoraire, k La Rochelle. 

BoiJCHERiE (Anatole), A 0, maître de conférences à la faculté des 
lettres, à Montpellier. 

Bouchon (Albert), photographe, à Pons. 

BoucHOTTE (Emile-Simon), j^, ingénieur, à Saintes. 

BouGUEREAU (William), ^, chevalier de l'ordre de Léopold, pein- 
tre, membre de l'institut, i Paris. 

BoifflARD (Pierre), notaire, à Chérac. 

BouRCY (Edmond), procureur de la république, A Poitiers. 

Bouroé (l'abbé Camille), missionnaire apostolique, aamdnier du 
collée, à Suintes. 

Bourraud-Grollaud, conseiller municipal, à Pérignac. 

Bourru (le docteur Henri), professeur à l'école de médecine navale 
de Bochefort. 

BouTEMAC (la commune de). — Maire, M. Jean-Romain Garnier. 

BouTiNKT (Jean), propriétaire, maire, à Saint-Cezaire. 

BOUTIRON (Emile), an Treuil, près Burie. 

BouTiRON (E.), docteur médecin, à Fouras. 

BouYKR [Adolphe), archiviste-paléographe, à Paris. 

BouYER (Félin), au Treuil, près Burie. 

BouYER (Frédéric), à La Tour-Blanche, près Burie. 

BouvEH (Joseph), à Forêt, par Corme-Royal, 

BouYER (Marcel), docteur médecin, à Saintes. 

Braud (l'abbé Stanislas), curé d'Escoyens. 

Bbaud (François-Victor), percepteur, à Archiac. 

Brehohd D'Ans (comte Anatole de), ^, conseiller général du Finis- 
tère, à Nantes, et à La Porte-Neave, par Pont-Aven (Finistère). 

Bremono d'Ars (comte Charles D£), à firulaln (Deux-Sevres). 



Disiiizcdby Google 



_11 - 

Bremond D'Ans (comte Théophile de), président de la commission 
des arts et monnmoiits de la Charenie-Infi^rîEiire, à Vi^nérand. 

Bremond d'Ars (\e général de division Goillaiime, marquis de), 
G ^, sénateur de la Charente, fi Sainte- Drice, par Cognac. 

Bretinauld de Méré (Ahel de), à Saintes. 

Bretinauld de Méré (Théophile de), propriétaire, b, Saintes. 

BntZETz (Arihur de), avocai, à Bordeaux. 

ilRiAULT (René'Jean-BapListe-Anne). docteur-médecin, à Saintes. 

Broussard (Lonis), notaire, à Cognnc. 

Brûle (l'abbé Van den). chjiioine lionor.iire de La Itochelle, curé 
de Saint-François de Salles, 5, place Wagram. à Paris. 

Brunaud (Jules), avocat, rue du Palais, à Saintes. 

Callandreau (Amédée), cours National, à Sairtes. 

CalLANDHEvu (Amédée), notaire, à Cognac. 

Callot (Ernest), A 0, président de la société des amis des arts, à La 

Rochelle. 
Camus (Edmond), négociant, à Jonzac. 
Carot (t'abbé Octave], aomdniiir du Ijcée, à La Rochelle. 
Cartrok, doctenr-médecin, au Gua. 

Castagmaht (Jules), conseiller d'état, membre da comité des mo- 
numents historiques, à Paris. 
Castaigne (Albert), négociant, à Bassac (Charente). 
Cazabant (François), prêtre de la mission, curé de Saint-Eutrope, i 

Saintes. 
Cjuban (Charles- Louis- Marie Mouchard, comte de), & Kerrezio, par 

Droué (Loir-et-Cher). 
Cbadevras (l'abbé Ernest), directeur du BaUain religieax, à La 

Rochelle. 
Chagnaud (Jules), propriétaire, à Saujon. 
Chambre (la) des notaires de l'arrondissement dd Rochefort. 
Champion (Honoré), libraire, quai Malaquais, 15, à Paris. 
Chapsal (Cïprien), I Q. principal du collège, à Saintes. 
CtiARLET (Orner), conseiller général, au ChALeau-d'Oleron. 
Charroppin (Georges), pharmacien, à Pon.^. 
Cbahruaud, a Saint-Maiient (Deux-^ëvrcs). 
GhasselouP'Laubat (marquis de), à Paris. 
Chaudruc de Crazannes (le baron), sous-intendant militaire, i 

Toulouse. 
Cbékac (la commune de). — Maire, M. Dominique Barou. 
CiiESNiEH DU Chesne (Camille), à Paris. 
Chevaluer (le D'' Adrien), A 0, conseiller général, maire, i Saint- 

Aignau. 
Cbevallibr (Julien-Ernest), directeur de la banque de PAIgérie, 

à Alger. 
Clouzot (Léon), libraire, rue des Halles, 2%, iNiort. 
CoiNDRBAU (Georges), conseiller à la cour d'appel de Poitiers. 
CoNiL (Pierre), directeur de i'Enq/clopé/lie populaire, à Paris. 
ConsEiL (LE) GÉNÉRAL de la Charente- Inférieure. 
GoBBiHAULT, aocien notaire, i, Tailiebourg. 



Disiiizcdby Google 



— 1-2 — 

CoRBiNEAU (E.), préposé en chef des ociroU, à La Rochelle. 
CoTARD DK LiSLE (Emmanuel), conseiller général de S^intllilaire de 

Villerranche. à Saintes. 
CoumvAULT DE iaVillatë (l'abbé). curé-dûypn,àRonillac(Charcnte). 
Cousis (l'aliW Eugène), curé de Merpins (Cliarenle). 
CoynE (A bel- André), capitaine délaché à JVUt major de l'Algérie, à 

Alger. 
Crozes (Gaston), notaire, à Mortagnc-siir-{iironde. 
CuGNAC O'abbé Bertrand de). \ itaire de Saint- Vivien, à Saintes. 
CuMONT (comte (;h. de), à La Roussière, près Coulonge-sur-I'Autise 

(Deux-Sèvres). 
CuRAUDEAU (Louis), notaire, à Cozes. 

DAHPiEnnE (marquis Elie de), ancien député, président de la société 
des agi iculteurs de France, au château de Plassac, par Saint-Genls 
de Sainlonge. et à Paris. 

Dangibeaud (Charles), licencié en droit, à Saintes. 

D.INGIBEAUD (tldouard), ^, chi<r de bureau au ministère de la ma- 
rine, à Paris-Passy. 

Daunas (Pierre), maire de Geay, par Saint-Porchaire. 

Dejean (le général Edmond), d ^, commandant la 37* brigade d'in- 
fanterie, à Saint-Orieuc. 

Delamain (Henri), négociant, à Jarnac (Charente). 

Delany (Frédéric), à Rousselet, commune de Nieu! -lès-Sain tes. 

DtLAVAtiD (Louis), !icen;ié es lettres, avocat à la cour, à Paris 

Delidon (E. P. Serpeau), notaire, à Saint-Gilles-sur-Vie (Vendée). 

Delisle (Léopold). ^, de l'instilut, administrateur général de la 
LibIiotliè(|ue nationale, à Paris. 

Del'Angelo (Antonio), professeur de dessin, à Saintes. 

Delpit (Jules), secrétaire générai de la société des archives histori- 
ques de la Gironde, à Bordeaux. 

Des Mesnards (Paul Guenon), docteur en médecine, président de 
la société de gymnastique, à Saintes. 

D'EsTRÉt'! (i'aul), homme de lettres, à Paris. 

DODART (Edmond), négociant, A Cognac. 

Doublet, instituteur, a Neuvicq-sous-Matha. 

Dubois (Edmond)j au Diane, commune de Saint-Romain-de-Benet. 

DUBOURG (Henri), ancien lieutenant de hussards, au château de Saint- 
Amans, par Gaja La Selve (Aude), et à Toulouse, 

DUCHATEL [le comte Tanneguyl, iff, commaudeur de l'ordre de Léo- 
pold, conseiller général, â Mirambeau, ambassadeur à Vienne. 

DuciiESNK (François), $, colonel en retraite, â Rochefort. 

DuFAUiiE (Amédée), ancien secrétaire d'ambassade, -k Paris. 

DuFAURE (Gabriel), inspecteur de la compagnie d'Orléans, k Paris. 

DuFOUR (l'abbé), curé, à Crazannes. 

DuMONT (le baron), ft, général de division, au pavillon du Port- 
Neuf, La Rochelle. 

DuHONTET (Georges), avoué, suppléant du juge de paix, à Saintes. 

Du Paty DE Clah (le général Aoloine-Amédée MEaciER), C jt, à 
Versailles. 



Disiiizcdby Google 



- 13 — 

DuRAKD (Alexandre), notaire, anx Essarte. 

DURET (Edmond), propriétaire, à Suint-Germain-de-Harencennes. 

DURET (Paul), ^, conseiller honoraire à la cour d'appel de Renne», 

à Saint-Jean-d'Angély. 
DussAuzif, instituteur, à Saint-Haurice-de-Laurançanae, par Monlen- 

dre. 
Du Vauroux (l'abbé Paul), professeur à l'école Fénelon, attaché à l'é- 

Téché, à La Rochelle. 

EcKSTEiN (Jean-Baptiste), A O, agrégé de l'université, professeur aa 
collège, à Saintes. 

EcoYEtix (la commune d'). — Maire, H. Loiseau. 

EscHASSERiAUX (baroR Eugène), &, député, conseiller généra), ' 
maire, à Thenac. 

Faillofais (l'abbé), curé-doyen de Burie. 

PAuciiKn DE LA IjGEitiE (marquise de), cours National, à Saintes, 

Facgeroux (Emife), notaire, à Marennes. 

Fellhamm (l'ubbé Augustin), curé de Charron, par Marans. 

Ferrët, négociant an Port-d'Envaun. 

Fleuriau (Louis-Aimé de), à La Rochelle. 

Fleurihon, chef de gare, à Saint-Jean-d'Angély. 

Fleury, libraire, à Pons. 

Fleury (Paul DB), archiviste do la Charente, à Angouléme. 

Florentin (Adolphe), libraire, président du tribunal de commerce 
à Marennes. 

PoRGET, libraire à Niort. 

Foucault (Lucien), négociant, juge au tribunal de commerce, con- 
seiller municipal, à Cognac. 

Frappier (Paul), membre de la société de statistique, à Niort. 

Gaigneron (comte Maxime de), au château du Loroux, par Vernao- 

tes (Maine-et-Loire). 
Gandaubert (Jules), pharmacien de ta marine, à la Basse-Terre 

(Guadeloupe). 
Garnieh (Frédéric), conseiller général, maire de Royan. 
Gauciierei. (le major), j^, à Saintes. 
Gaï (Alphonse), imprimeur, à Suintes. 
Geay (cummu.ne de). — Maire, M. Daunas. 
Geav, docletir en médecine, au Gua. 
Geav (Marcel), négociant, à Saintes. 
GËLiNBAU (le V'), ex-chirurgien major de la marine, médecin à 

Paris. 
Gendre (Pabbé Elie), chanoine honoraire, aumOnier des religieuses 

de la Providence, à Saintes. 
Genêt (Georges-Emile), négociant, h Saintes. 
GiBOUiN (Adolphe), rue des Chanoines, i Saintes. 
GiRAUD (Charles), procureur de la répnlihque, à Rennes. 
GiRAUDiAS (Eugène), notaire à La Mothe-Saiiit-Héraye (Deux-Sèvres). 
GiRAUDiAS (Louis), receveur de l'enregistrement, à AiUDay. 
Godet (Marie-Gabriel), avocat, à Saiut-Jean-ii'Angély. 



Disiiizcdby Google 



— 14 — 

Godet (Henri), doctear ea médecine, h Cherpenaize, par Gemozac. 

GouLARD (Jules), $, ex-chirurgien major de la marine, à Saintes. 

GHAiLLY(Claston, marquis de), à Panloy, commune du Port-d'Eiivanx. 

Geunges de Subgéhes (le marquis Anatole de), au ctiâteau de La 
Garenne, à Eckeren, par Anvers (Belgique). 

Griffoh du Bellay, ^, médecin en chef de la marine en retraite, 
à Saint-Nazaire (Loire-lnrérieure). 

Guément (Marcel), docteur en médecine, à Gemozac. 

GciLLEMETEAU (Eugène), *, commandeur de l'ordre d'Isa belle- la- 
Catholique, secrétaire du conseil général et de la commission dé- 
partementale de la Loire-Inférieure, à Nantes. 

GuiLLKT (A.-S.), à Neuilly (Seine). 

GuiLLET (Théodore), conseiller général de Gemozac, maire de Nieul, 
juge au tribunal de commerce, négociant, à Saintes. 

GuiONNEAu(Edonard),curédePlasgac, parSainl-Genis-de-Sainlonge. 

HÉRAUD, négociant, à Cognac. 

Hérauld (l'abbé), curé de Saint-Saturnin-de-Seschaud. 

Heurtel (Ferdinand), », A U, lieutenant de vaisseau, à Saintes. 

Hiers-Brocage (la commune de). — Maire, M. Pierre Durand. 

HoREtic DE Beaucaire (vicoiDte Maurice), à Nantes, attaché i l'am- 
bassade de France à Berlin. 

HospiTEL DE LnouANDiE (Mouval), secrétaire-archiviste de la com- 
mission déparlemeniale de la Gironde, k Bordeaux. 

HuoN DE l'Etang (François-Nicolas), juge honoraire, à Chaniers. 

Hus (Alexandre), imprimeur, juge suppléant aa tribunal de com- 
merce, à Saintes. 

Ikquinbert (Georges), docteur en droit, avocat, à Saintes. 

IsLE (l'abbé Louis D'), chanoine honoraire, curé-doyen de Saujon. 

Jacques (l'abbé), curé-doyen de Surgères. 

Jarhac de Garde-Epée (Maurice de), à Cognac. 

Jarry (Félix), huissier, à Saint-Genis-de-Sainlonge. 

Jean (Amédée), greffier de la justice de paix, à Saint-Pierre-d'Oleron. 

JoLTD'Aussv (Alfred), à Saint-Jean-d'Angély. 

JoLT d'Aussy (Alexandre), directeur des contributions indirectes du 

Vâr, à Draguignan. 
JOLY d'Aussy (Denys), conseiller général, àCrazannes, par Saint-Por- 

chaire. 
JoDAN (Ëutrope), à Hortagne-sur-Gironde, 
JOUBERT (Augustin), professeur, à Saintes. 
JoussELiN (Edmond), avoué, à Harennes. 
JOYER (Henri), officier d'administration snr le Faberl, division des 

Antilles. 
Juin (Louis), G #, contre-amiral, à Rochefort. 

Kehh^abr DE Baffik, docteur en médecine, i Saint-HarUa-de-Ré, 
Kerviur (René), ^, A tf , ingénieur, à Saint-Nazaire (Loire-Infé- 
rieure. 



Disiiizcdby Google 



-15 — 

Luge (Aleiis de), à Monsaiwé, comninne de Chérac. 

Laage (l'abbé Armand de), cnanoine honoraire, supérieur du petit 
sémiosire de Montlieu. 

Laagb (Hippolyte de), propriétaire, à Saintes. 

Laage (Théophile de], négociant, à Saint -Sa vin! en. 

. Labat (Gustave), trésorier de la société des bibliophiles de Guyenne, 
à Bordeaux. 

La Couarde ()a commnne de). — Maire, H. Hourat. 

La Croix {K'"' de), à Angouléme. 

Lafaille (l'abbé], aumdnier des religieuses de Chavagnes, à Saintes. 

Laforest (Bonneval-Abrial de). 4t, colonel an 6° de ligne. 

Laine (Edmond), négociant, à Cognac. 

Lair (Joseph), jti, maire de Saint^ean-d'Angélv. 

Lajard (ta commune de). — Maire, H. Emile Éscliasserianx. 

Lalande (Charles), à Blaje. 

Lahbert (Anatole), ancien notaire, à Saintes. 

La Horiner[e (le baron Léon de], it, chef d« divisioii à la préfec- 
ture de la Seine, i Paris, et à Anlnay, par Sceaux. 

Larade (Hippolyle), conseiller général, maire de Ternant. 

La Rochgbrochard (Broghard de), membre de la société de statis- 
tique, à Niort. 

La Rochelle (la bibliothèque de). — Bibliothécaire, M. Musset. 

La Rochelle (le grand séminaire de). — Supérieur, M. Duchemin. 

La Sauzaye (Albert Masson de), au château de Lemung, par Sainl- 
Porchaire. 

La Selvs (Edgard), A 41, professenr an collège de Cognac. 

La Tour de Geay (Gaston de), an château de Geay, par Saint-Por- 
chaire. 

La Tranchade (Charles NoRHAHD DE). |(, ancien trésorier général, 
an château de Ptaissac, commune de Chaniers. 

La Tréuoille (le duc Louis de), à Paris. 

Laverny (Gaston), avocat, à Saintes. 

La Vicardiëre (Charles-Alexandre- Anatole Harasse de), sous-ins- 
pecteur de l'enregistrement, a Bochefort. 

LEGiQiDRE (Léonce), sons-direcLeur de la banque de l'Algérie, à 
Alger. 

Legrand (l'abbé), curé de Pranzac, par La Rochefoucauld (Cha- 
rente). 

Lehamé (Eugène), à Saint-Jean-d'Angély. 

Lbhbrcieh (comte Anatole). ^. conseiller général, maire de Saintes. 

LÉTELiË (André), chef de division à la préfecture, président de la 
société littéraire, à La Rochelle. 

LiSLEFERUE (Nicolas de;, #, ingénieur de la marine en retraite, à 
Taillebourg. 

LOMGDETEAU (Charles), aïoué, juge suppléant, à Saintes. 

LuBAWSKi (comte Alexandre de), membre de academia archeologica 
vestana in Cappacio (Itatia) à Viezma, province Smolenska(Russie]. 

Haghibr (Louis), avoué, k Givra;. 
Magour (Edmond), propriétaire, à Thenac. 



Disiiizcdby Google 



-IG- 

Hailletabd <Ga8ton), nouire, à Tailleboui^, 

Hanès (Adolphe), ancien capilâine d'inranterie en retraite, à Sanjon. 

Hadandat (llenry), ancien capitaine de cavalerie, clievalier de la 
légion d'honneur et ai) valore militare (Savoie), au château do 
Thé, par Magny-Cours (Nièvre). 

Marchakd, inspecteur des écoles primaires, à Marennes. 

Harennes (la viile de). 

Marcellus (le comte Edouard Martin de), à Gironde (Gironde). 

Harcuat (Joseph], enlreprenenr- de travaux publics, juge au tjibunal 
de commerce, a Saintes. 

Martell (Edouard), négociant, à Cognac, 

Martell (Gabriel}, négociant, à Cognac. 

Massfou (Hippolylet, conseiller gén(;ral, notaire, à Saujon. 

Massot (Alexandre), professeur, à Saintes. 

Masurel (Louis), négociant, à Saintes. 

Menudier (le docteui' Arthur), j^, président du comice agricole de 
Saintes, membre de la société centrale du phylloxéra, au Plaud- 
Chermignac, par Saintes. 

Mekut (Alphonsel, contrôleur des douanes, vice-président de la so- 
ciété littéraire, à La Rochelle. 

Mefigier-Deruhhaigné (Léopold), négociant, à La Rochelle. 

Mercier (Paul), juge au tribunal civil, à Cognac. 

MÉRiOT, propriétaire, à Lajard. 

Merveilleux du Vignaux (Emile). ^, premier président à la 
cour d'appel de Poitiers. 

Mestreau (Frédéric), conseiller général de la Tremblade, député de 
Marennes, négociant, à Saintes. 

Michaud (Camille), notaire, à Tonnay-Charente. 

MiLLOT, au Mas d'Agenais (Lot-et-Garonne). 

MoiNDRON (Ferdinand), juge au tribunal civil de Marennes. 

Mollet (Antoine-Charles-Louis), ancien notaire, conseiller d'urron- 
dissement, maire, aux Essards, par Saint-Porchaire. 

MoNGis (l'abbé Théophile), curé et aumûnier de l'école normale, à 
Lagord. 

MoNTALEHBERT DE Cers (Stauislas DE), à Saintes. 

MoRANDiËRE (Albert), juge au tribunal civil, à Jonzac 

HoRNAC (Louis-Victor Boscal de RÉals, comte de), $, lieutenant- 
colonel au 33' régiment d'infanterie, à Bernay (Eure). 

MoRTREUiL (Désiré), libraire, rue Eschasserîaux, a Saintes. 

Moullon (Sylvestre), négociant, président du tribuRaldecommerce, 
à Cognac. 

Musset (Georges), licencié en droit, archiviste-paléographe, biblio- 
thécaire, à La Rochelle. 

Nebville (Didier), archiïiste-paléographe, attaché aux archives de 

la marine, à Paris. 
Nicolle (Théodore), propriétaire, à Tesson. 
Normand d'Autuon (f aul), ancien magistrat, à Sainl-Pierre-d'Oleron. 

OLLiviiiR (Aimé], à Marseille. 



Disiiizcdby Google 



— 17 — 

OLLiviER-BEAURECAiiD (Joles), à Parts. 

Oruaguet (Pierre), imprimeur, quai des Récollets, à Saintes. 

0*Tard de la Gramgs (le baron), membre du conseil d'arroadisse- 

ment, à Cognac. 
Oddbt (baron Amédée), ancien secrétaire général, à Saintes. 

Pannetié (Théopliite), professeur de musique, à Saintes. 
Papillauu (Lucien), commandeur des ordres du Ctirist du Portugal 
et du Nicham Utilcar de Tunisie, docteur en médecine, à Saujoa. 
Pelletreau CHenri), à Royan. 
Pellisson (Jules), avocat, bibliothécaire, à Cognac. 
Perrain (André), distillateur, à Saintes. 
Perraudeau de Bbaupief (François-Anguste), propriétaire et maire. 



Perrier (l'abbé Lonis], curé de Saint-Ttiomas-de-Cosnac. 

Perso» (l'abbé Ferdinand), A if, chanoine honoraire, membre de 

l'insLilut des provinces, à Rocliefort. 
Pessines (la commune de^ — Slaire, H. Hippoljte de Tilly. 
Pertus (Georges), k beauregard-du-Douhet, par Saintes. 
Phélippeal'x (Adrien), docteur en médecine et en chirurgie, à Saint- 

Savinien-du-Port. 
Pbelippot (Théodore;. A 0, propriétaire et maire, an Bots(tlti de Ré). 
PiC\RD (Marct;!), docteur eu médecine, à Thenac. 
PiCHON-LoNGUEViLLE (baron Raoul DE), au chAteau de Longuet ille, 

par Pauillac (Gironde). 
Piet-Lataudrie (D.-P.), vice-président du tribunal civil, à Saintes. 
PiNASSEAu (François), licencié en droit, notaire, à Saintes. 
PiKi:T (Elle), négociant, à Cognac. 
Planti (Louis), négociant, à Saintes. 
Plassat (la commune de). — Maire, M. Gaston Cliarrier. 
Poitevin DE I.A Fregonnière (Auguste), à La Morinerie, commune 

d'Ecural, par Saintes. 
Poitevin (Edmond), avocat, à Sainl-Jean-d'Angély. 
PoLONY (Ernest], ingénieur des ponts-et-chaussées, à Rochefort. 
Pons (la commune de). 
Prieur (Edouard), à Saint-Savinien. 
Prunier (René), négociant, juge suppléant de la justice de paii de 

Saint-Hi1aire-de-Villerraache, à IJrisambourg. 

QuE'XDE Saint HiLAiRE(niarqais DE),' officier de Tordre royal du 
Suuvcur de Grèce, secrétaire de Tassociation pour l'encouragement 
des études grecques, et administrateur de la société des anciens 
telles français, à Paris et au château de Saint-Hilaire, par Soubise. 

Rabec, juge suppléant au tribunal civil deCopac. 

Rambaud DE Larhoque, président du conseil général de la Cha- 

Ttiite, à Itassa', par Saint-Méme. 
Renaud (Henri), à Troyes (Aube). 
Renaud (l'abbé Joseph), curé de Chenac. 
Rengogne (Pierre Babinet de), rue du Minage, à Angouléme. 
Richard (Alfred), A O, archiviste de la Vienne, à Poitiers. 



Disiiizcdby Google 



— 18 — 

Richard (l^abbé Théophile), chanoine honoraire d'AVer, hydrogéo- 

logne, an petit séminaire de Honllien. 
RiCHER (Clément), Â O, ancien directeur d'école commanale, à 
' Ma rennes. 

BiGABERT (Fernand), docteur en médecine, à Tailleboui^. 
BOBIN (Ateikandre), négociant, à Cognac. 
BoBiN (Gervais), avocat, à Cognac. 
Roche (Frédéric), pharmacien, président dn tribunal de commerce, 

à Rochefort. 
RoGHEFORT [la bibliothèque de). — Bibhothécalre, H. Poinot. 
RoGÉE (Léonce), docteur en médecine, à Saint-Jean-d'Angély. 
Rondeau (Philippe), #, conseiller à la cour d'appel, à Poitiers. 
RouLLET [Edouard], à Cognac. 
RouLLET (Panl), négociant, à Jarnac (Charente). 
RouHEFORT (Lodoïs, vicomle de Senigon du Roussbt de), an chA- 

teau de Vervant par Saint-Jean-d'Angély. 
Rot de Loulat (Pierre-Auguste), !», 1 0, sénateur, au château de 

Hornay, par Loulay. 
RuLLiER (Ënstase), architecte de la ville et de l'arrondissement, à 

Saintes. 

Saintes (la bibliothèque de). — Bibliothécaire, M. Louis Audiat. 
Saint-Georges-des-Coteaux (la commune de). — Maire, M. Guérin. 
Saiht-Jean-d'Amgélï (la ville de). — Maire, M. Joseph Lair. 
Saint-Légier d'Ohignac (la comtesse de), au château d'Origaac, 

commune de Saint-Ciers-du-Taillon. 
Saint-Légier (le comte Adhémar oe), au château de Ricbemont par 

Rraniûme (Dordogne). 
Saint-Légier de la Sausaye [Guillaume, comte de), #, capitaine de 

cavalerie en retraite, à Saintes. 
Saint-Hahsault de Chatelaillon (comte Edmond Green de), au 

château du Roullet, commune de Salles, par La Jarrie. 
Sadkt-Marsault de Chatelaillon (vicomte Maurice Green de), à 

Moulins lAllier). 
Saint-Martin (Jules de), à Rochefort-sur-Mer. 
Saint-Martin (Théodore de), propriétaire, à Cognac. 
SàiNT-PoRCHAiRE (la commune de). — Maire, M. Balland. 
Saint-Sauvant [la commune de). — Maire, M. Rousseau. 
Saint-Savinien [la commune de). — Maire, M. Ponvert. 
Saint-Surin (Amédée de Bretihauld, baron de), maire, à Saint- 

Seurin-d'Uzet. 
Saudau (Louis-Claude), archiviste de la ville, à Saint-Jean-d'An- 

géiy. 
Sauve, commissaire de l'inscription maritime, à Rochefort. 
Savart (Henri), ancien officier de marine, à Discoache, par Saintes. 
Savatibr. docteur en médecine, à Beanvais-sar-Matha. 
Sebaux (Mgr Alexandre-Léopol(h, évoque d'Angouléme. 
SsHUSSAC (la commone de). -— Maire, M. Thomas. 
Senne (Léon), ingénieur-architecte, à HarenueB. 
Serre (Eogèoe), conseiller d'arrondissement, notaire à Migron. 



Disiiizcdby Google 



— W — 

Société (la) archéologiqdb et histohique de l'ORLÉutAis, à Or- 
léans. 
Soniis (JeaD-EUe-Alberl), juge de paix, k La Tremblade. 
SuRGÈnES (la commune de). — Maire, H. Clément Bouqoet. 

TuiiZBT DE Larroque (Philippe), <#, I 0, correspondant de l'ins- 
lilut, à Goptaud (Lot-et-Garonne). 

Targé (Amédée), professeur au collège, à Saintes. 

Tessier, imprimeur, à Surgères. 

Tesson (André], #, chef de division à la préfecture de la Seiae 
en relraile, a Paris. 

Texier (Noël), imprimeur, à Pons. 

Thairé (la commune de). 

Thëon (de), au château de La Barthe, par Salles-sur-l'Hers (Aude). 

Thezac (Emile Compagnon de), *, directeur des domaines en re- 
traite, à Saintes. 

Thézac (la commune de). — Maire, M. Ardonin. 

Thèze (Charles), imprimeur, secrétaire de la société d'agriculture, i 
Rocl^fort. 

Thomas (Mgr Léon), %,évêque de La Rochelle et Saiates, à La Ro- 
chelle. 

Thoïon (Robert), à Rochefoi t-sur-Mer. 

TiLLY (Hippolïte Legardeur de), vice-président de la commission 
des arts et monuments, maire de Pessines, par Saintes. 

Tonnav-Charente (la commune àe). — Maire, M. Félix Gras. 

TORTAT (Gaston), juge au tribunal civil de Châtelleràult (Vienne). 

TuRNER (Edonardj, docteur en médecine, à Paris. 

Vallée (l'abbé Eulrope), curé de Fontcouverte. 

Vast-Vimeux (le baron Alfred), 0», sénateur, conseiller général, 

au château de Péré, par Surgères. 
Vénérand (la commune de], — Maire, M. Bâtard. 
Vkrdon (Fulgence de), -j^, ancien inspecteur des lignes tél^aphi- 

ques, à La Rochelle. 



Disiiizcdby Google 



DiBiiizcdb, Google j 



ÉVÊCHÉ ET CHAPITRE DE SAINTES 

Docunenls publiés par H. Louts AUDIAT. 



IIU, iS mari. — Sentence dannée à Saintes, par Pierre [I de Soubîie, 
évEque de Saintes, sur une conleslatiou reialive à l'église de Pontenay- 
Rohan-Rohan entre l'abbé de NouaiJlé, en Poitou, el celui de La Chaise-Dieu, eu 
kmtrfae.—BiAliothéq\u%itioimU, mts.;/(mdi latin, Qaigniéret; i7,0S9. 
f i43. « Charlrier de l'abbé de Noaillé. Armoire Bdies el cbartes des 
roys. » 

Quoniam rerum gestarum memoriam oblivionis incommo- 
dum persepe subire noD dubium est, ego Pelrus, Santonen- 
sis ecclesie minister licet indignus, judiciorum diffînitionem 
super coDtroversia que de ecclesia de Fronteoiaco * et de 
appendiciis ejusdem ecclesie oborta fuerat interabbatem Case 
Dei et abbatem Sancti Juniani ^ Nobiliae, ante nos datam pos< 
teriutis auribus tradere proposui, et ne quid addi vel su- 
brogari fraudulenterpossit... firmare curavi. Sit igitur notum 
posteritati abbatem Case ^ Dei nobis clamorem fecisse super 



1. Frontttuy-L'Abattnou Frùntenai/-Roha»RoKa*, canlon de Niort (Denx- 
Sèvrei>, dont l'église était f ad presentalionem abbatis de Nuaille, Pictarensis 
diocesis, ad institutionem domini episcopi Xanloneugîs, > d'après la paDcarte 
de Rochechoaart (liOS). 

2. Notaiilé canton de \a. Villedieu, arrondissemeDl de Poitiers (Vienne), 
ancieiine abbaye de l'ordre de Saint-Benoit fondée, vers 559. Gallia, II, col. 
1S37, et PmMU d% iiocitt de PoitUrt, par H. Beaucbet-Filleau, p. 17i. 

3. La Ckaiie-Di«t, arrondissement de Briouds (Haute-I.aire), abbaye 
fjMd^ par saint Robert, en 1036. 

3 



Disiiizcdby Google 



abbate Sancli Juniani Nobiliacensis ^ qui ecclesiam de 
Fronleniaco per subreptîonem, ut sibi videbatur, sibi sub- 
traxerat, nosquead legitiniuinterminum....abbatemadhujus 
rei discussionem ante nos invitasse utrorumque rationes 
audivisse, quarum sentencie infrascripte sunl: Ratio abbalis 
Case Dei hec fuit, quod dominus Hugo Liziniacensis ^ pro 
saJute anime sue predictam ecclesiam de Fronteniaco libe- 
ram et absque alicujus aliène possessionis impedimento 
sibi dedisset et quod dédit scripto (irmasset, et quod postea 
abbas Sancti Juniani per quamdam subreptionem sibi eam 
subtiaxisset. Cujus subneptionis modus hic est : Quidam 
Bertrandus, qui capellanus fuerat Hugonis Liziniacensis, 
monachus factus a monachis Sancti Juniani Nobiliacensis 
in abbatem ordinatus est^. Hic dum capellanus esset, dono 
habuit predictam ecclesiam de Fronteuiaco a domino 
Hugone Liziniacensi ; monachus factus et illam et uicquid 
propriumhabebatreliquit. Hoc intet'vallo Hugo Liziniacensis il- 
lam ecclesiam, ut diximus, liberam dédit abbati Case Dei. 
Prediclus veroabbas Bertrandus ecclesiam, quam capellanus 
habueral in jus ecelesie cui abbas preerat voluit retorquere, et 
pei' manum Hugonis Liziniacensis 1*6101-511 et monachos Case 
Deiejecit. Quam violentiamcum abba& Case Dei monstrassel 
legatis saci'osancte romane ecelesie, A[mato] * videlicet et 



1. Alon, évéque de SiÙDieg, après avoir élé abbé de Sainl-HilaJre de 
Poitiers, signe, ea 799, < indigiius episcopus Sanclonice urbis ecelesie > 
une cliarie relative au monastère de Saint-Junien de Nouaillé el reproduite 
par le 0allia, II, Instr., col. 345. 

i. Hugues VI de Lusignan, dit le Diable, qui construisit l'église de Nolre- 
Diune de Lubignan, mort en 1102, était (ils de Hugues V, dit le Pieux, mort 
le 8 octobre 1080. L'église de Lusignan était sous le patronage de l'abbé de 
Nouaillé. 

3. Bertrand, XXHI- abbé de Nouaillé, 1078-1091, d'aprésle Gallia, H, col. 

au. 

4. Un concile eut lieu à Saintes en janvier 1081, présidé par deui légats 
du SoinlSiége, Amat, évêque d'Oloron, et Hugues, évCqne de Die. Un autre 



DigilizcdbyGOOglc 



Hugoni Diensi in concilio Santonensi, respondit abbas 
Sancti Juniani se prius donum habuisse de bac eccle'sia, et 
hoc firmavit testiraooio Hugonis Liziniacensis qui preseae 
erat; etverum quidem fuit eum prius habuisse donum de 
bac ecclesia, sed capellanum, oon monachuin, non abba- 
tem. Quod autem bec subreptio sic tacta fuerit, dixenint 
monachi Case Dei se babere testem quemdam monachum 
cui abbas Bertrandus boc revelaverat, quod per banc sub- 
reptionem dictam ecclesiam monachis Case Dei subtraxerat. 
Ratio vero abbatis Sancli Juniani iterum bec fuit : Quod 
dominus Hugo Liziniacensis sibi predictam ecclesiam dede- 
rit concessu Santonensis episcopi, in cujus episcopio sita 
eral, et bujus donationis carlam signo ponlificaîi adnotatam 
se babere nontacuit; post vero Hugonem Liziniacensem 
se expulisse et monachis Case Dei dédisse monstravit. Que 

causa cum in concilio Santonensi ante Hugone Lizinia- 

censi in judicium venisset inter abbatem Case Dei et Sancti 
Juniani, sic diffinita fuit : ut monachi Sancti Juniani et 
ecclesiam et appendicia ecclesie in perpetuum tenerent 

.libère et quiète. Hujus difïïnitionis testes in médium 

produxit abbas Sancli Juniani qui pi-edicle dîlfinitioni 
intei'fuerunt et jurare parati fuerunt ; banc diflînitionem sic 
factam esse in concilio te&latus est etiam Ostencius Borel- 
lus, monacbus Case Dei, qui concilio interfuit, sed testimo- 
nio cujusdam monachi Sancti Juniani, ut prediximus, factam 
esse contendebat. Testabatur etiam idem Ostencius Borrel- 
lus hoc diffinitum esse a predictis legatis in eodem conciho, 
quod quedam, que domini Hugonis Liziniacensis propria 
fueral, baberent monachi Case Dei ; quod ilerum monachi 



concile eut lieu en 1097, soue l'épiscopat de Rarauulfe de Foucauld, et fut 
présidé par Amal, archevêque de Bordeaux el ligat da Saint Siège, ainsi 
que le dit le ôalli», II, 1064. On voit doue qu'il faut lire Amato dans le 
une. 



Disiiizcdby Google 



— Mj— 

Sancti Juniani coniradixerunt testimonio carte a domno 
Hugone Liziniacensi sibi subscripte. Quod ut audîvimus a 
tantis vins sic diffinitutn esse, dedimus teiminum ut veni- 
ret monachus cujus testimonio per subreptionem factum 
esse hoc contendebat Ostencius Borrellus. Termine dato, 
utei-que abbas venit, et monachus ille, qui plane negavit 
quod Ostencius Borrellus afïirmabat verum esse testimonio 
ejus. Quo audito, diffiuitioni tantorum vironim, ut decebat, 
adquievimus. Hoc de corpore ecclesie, de appendiciis ejusdem 
ecclesi^ et de iUis que Ostencius afïirmabat esse de proprio 
donc Hugonis cum monacho Sancti Juniani, de jure ecctesie 
et de dono totum esse ostendei'unt. Adjecerunt se tricenna- 
lem possessionem sine synodali interpellatione habere ot 
probare paralos dixere. Quod cumaudivimus,judicaviraus ut 
probarent sic... esse. Abbas vero Case Dei auditis his judi- 
cium nullum contradixit ; probationem lamen accipere no- 
luit, sed salva parte nostra romanam audienciain appella- 
vit. Hanc sentenciam mecum dederunt Gauscelinus archi- 
diaconus, Iterius magister scolarum, Reinaudus Chasnel, 
Gaufridus capellanus dpiscopi, Guillelmus prior Sanctx 
Radegundis,Ramnulfusarchipresbilei-, Guillelmus... Presen- 
tibus Marco abbate Novi Monaslerii, ' abbate Brandomensi, * 
Guillelmo de Arveo Pîctavensi archidîacono 3, Guiilelmo et 
Petro magistris Pictavensibus, magistro Hylario. Data San- 



i. MflTîus, IV* abbé de Mon liemeuf, abbaye de l'ordre de Sainl-Benolt, 
fondée sur les bords du Claio, vers 1066, par Guillaume VII, duc d'Aqui- 
taine. 

i. Guillaume était abbé de BranlAme vers 1076; il eut pour successeur 
Aumare qui est menlionaé par le Gallia, 11, col. lidt, vers 1124. 

3. Je crois qu'il faut lire: ChiUlelmo et Ane6 Pielavent^tu archidiaconU. 
Eo effet, Hervé, archidiacre, souscrit en 1098, arec Pierre, 'aussi archidiacre; 
et OD le retrouve encore avec Etienne, aussi archidiacre, le 30 juillet Itl7. 
{CarMaire da Saint-Anaitd-de-BoiM, charte 325, pour le premier ca>, et 
ms. de Fontenau, pour le second). Dans les deux pièces il s'appetle Antiu, 
sans le prénom de Guillaume. P. de FLEtiRV. 



Disiiizcdby Google 



— 25 — 
tonis in caméra idus marcii, anno incarnatione Domiai 
Hcxi, epacta oona... onim Guillelmo duce Aquitanorum. 

II. 

it48. < — Senlence de Bernard 1", évéque de Saintes, sur un diffé- 
rend entre Gilbert de Li Porré, èrëque de Poitiers, et Hu^es de Lusignan. — 
ïdem,J^H6. «Titredel'éTecbéde Poitiers. liassecoléeCelles-auHarais. > 
8ait» date et tant icea». 

Ego Bemardus, Dei gracia Xantonensis episcopus ', om- 
nibus tam futuris quam presentibus. Quod venei^bilis A'a- 
ter noster Gislebeftus, Pictavensis episopus ^, domîni nos- 
tti Gaufridi, venerabilis Burdegalensis archiepiscopi * et 
aliorum quonimdam preceinductus, Ugonis (sic) de Liziniaco 
fîlio Ugonnis Bruni ^, mille solidos andegavensis monete 
accomodavit. Ipse autem Ugo de Liziniaco, hei^itario \\ire 
possessor et domitius castri quod vocatur Coech/ vinetam, 
quam in curie pi^nominatî episcopi, que cella vocattir, exi- 
gebat, eidem et successoribus suis habendam concessit, et 
omnino suam esse, quamdiu supradicii mille solidi ipsi 
episcopo vel suis successoiibus debebuntur. Acttim est 
hoc et in manu dicti archiepiscopi firmatum, me présente 
et pi'esentibus etiam Pictavensibus clericis Gaufrido cantore, 
Armando, l^aurentio, Kalone atxhtdiaconis, Petix) succentore, 
Petro de Lavema, Odone de Confolent, Guillelmo Agun- 



i. Anno tf48, concordiam fecit cum Gaufrido metropolitano sus, et Gis- 
leberto, Piclavorum presuie, apud Fontem Comitis. Gallia, 11, 1070. 

2. Bernard, prieur de Sablonceaiu, évëque de Saintes de 1H1 i 1166. 

3. Gilbert de La Porré, évéque de Poitiers, (114i-1l&4), aulenr d'un assez 
grand nombre d'ouvrages . 

4. Geo9ï-oy de Lorroui, archevêque de Bordeaux (1136-1158), ami de 
saint Bernard et de Pierre le Vénérable. 

5. Hugues VIII de Lusignan, flU de Hugues Vil dit le Binin, qui rivait 
encore en il51. 

6. CmcA, Coubé (VieoDe). 



IbyGOOglc 



— 28 — 
guet', Hylaiio de Lalenda, mililibus vero Helya de Vicovone, ^ . 
Bonnando de La Gella, Guillelmo de Cui-sai *, Pelro Forti, 
Constantino de Veceria, HugonePulverello,J6hanne Audoini 
Chaicepore, Fulcherio clerico. 

m. 

ii79, 9 novembre. — Semence d'Aimarde Garbonel, évêque de Saintes, ! 
eotre Géraud de Hiramont, abbé de Dalon, et Aldeburge, abbesse de Sables, 
relatJTeMè des dtmes. — Idem ; f 2/7. f Extrait du cartulaire de l'abbaye 
de Dalon fol. 7i. > 

Ademarus, Dei gratia Xantonensis sedis minister humilis. 
Controvei-siam inler Geraldum, abbatem Dalonem *, et 
Aldebui^em, abbatissam sanctœ Marie Xantonensis, ^ super 
decimis. Placuit domino pape causant illain parvitati nostre 
commiltere et hoc pacificavimus, etc. Testes Johannes eccle- 
sie nosti^ decanus, Reginaldus archidiaconus Xantonensis , 
Pelrus pi-ecentor, Willelmus magisler scolarum, Helias vi- 
caiius, magister Willelmus de Talebufgo, Aimenus, miles ' 
ecclesie nostre canonici, magister Ârnaudus capellanus 
Sancti Eutropii, Gaufridus capellanus de Sancto Savigniaco, 
Willelmus Constaotini senescallus, nostri sacerdotes, Regi- 
naldus de Doec et Oliverius fi-atrer ejus milites, anno mcl 



i. Délie de Vironne, ûls de Galon de Vivonne, fût, en 114i, témoin 
d'un traité entre Geoffroy de Rocany et l'abbaye de la Trinité de Poitiers, 
sous la médiation de Geoflroy de Lorroui, arebevéque de Bordeaux. 

2. Guillaume de Cnraay souscrivit, en 1150, la reslilulion de la terre de 
Jouarenne faile à l'abbaye de Nouaillé par Hugues de Lugignan, et vivait 
encore en 1160. 

3. Aimarou Adbémar de Garbonel, chanoine de Sdntes, érëquede Saintes en 
1167, mort en 11S8, assista, en 1179, au concile œcuménique deLalran, et, en 
1186, k ta dédicace de l'église de Saint-Julien, par Urbain III. 

i. Dalon, abbaye de Citeaux, fondée en liU par Géraud de Salle, en ta 
paroisse de Saiule-Trie, diocèse de Limoges, canton d'Eiideuil, arrondisse 
ment de Périgueui. Géraud de Hiramont n'est indiqué par le Gallia, II, col. 
629, qu'en 1180. 

5. Aldebui^e, abbesse de Sainte-Marie à Saintes, morte en 1120, est men- 
tionnée en 1181 par le Gallia, II, IISK. 



Disiiizcdby Google 



— S7 — 
XXIX idus novembris, indictione xui, présidente domino 
papa Alexandro III, Ludovico rege Francorum l'egnante 
et Henrico rege Anglorum gubernante. 

IV. 

ifiî, aoât. — Henry, évèque de Sainlea, conAmie une charte par laquelle 
( Porlactia > de Mauzé asseoit sur le péage de Harans les cent livres de re- 
venus donnés par son père, Guillaume de Mauzé, à l'abbaye de Fontevrault, 
— i&i({,/'2f^. «Titre de l'abbaye de Fonlevrauld. Guiché coUé Uarans. * 
Seea* absent . 

Henricus, Dei gratiaXantonensisepiscopus... Insti'umen- 
tum vidimus sub hac forma: « Portadia de Mauseio... ad uni- 
versitatis vestre noticiam volo pervenire, quod W. de Mau- 
seio, pater meps dilectus.... dédit ecclesie béate Marise Fon- 
tis Ëbraldi c libras Andegavensis monete.... de redditibus 
suis de Marando... Ego autem volui et statui quod predicte 
c libre... maneant in certiori loco ; quai-e volo quod monia- 
les... de rivagio et pedagio nostro de Marando annuatim 
recipiant c libras Andegavensis monete,... His lestibus, ab> 
baie Sancti Leonardi, abbate de KarroTio, Aimerico Augeris, 
Hardoino de Donzai et pluribus aliis. » Nos ad petitionem 
dieti Poitaclie presentem carlam (ecimus sigilli nostri mu- 
nimine roborari... Actum apud Xantonensem civitatem, 
MCCXII, mense auguste. 



iSSO, juillet. — Pierre de Pons, évSque de Saintes, scelle une charte par 
laquelle la reine Aliénor d'Aquitaine accorde aux religieux d'Argentan leur 
chaufTage dans la (orSt d'At^enlOD. — Iiid.,f. 219. « Titre de l'abbaye de 
FonteTrault. i 

P., Dei gracia Xanctoiiensis episcopus ', cartam sigillé fe- 
licis memorie domine Aliénons, iliustris i-egine Anglie, sigil- 



i. U Gallia, II, 1073, cite Ponce V" de Pons en 1S13-1321. Il était 
frère de Raymond, évéque de Périgueax, et lils de Pons 1*', sire de Pons, e( de 
Gcnnasie. Coubcblles, IV, Poiu, 9. 



Disiiizcdb/Google 



— » — 

latam ÏDSpeximus sub hac forma : c Notum sit... quod ego 
Aliéner, regina Angtie, ducissa Normannie,... dedi sanctimo- 
nialibus et iratribus Sancti Viviani de Ai^entoo... calfagium 
suum in foresla de Argenton... Cartara istam sigilli mei 
munimine roboravi in Rochella...» Nos in testimonium feci- 
mus présentes sigilli nostri munimine roborari, anno gracie 
HCGXX, mense julii, apud Podium Revelli. 



f 835. — Hèlie, évique de Saintes, conlinne une charte par laquelle 
Sarary de Mauléon assigne sur la prévdtâ de la Rochelle trente livres 
de reole données par Ebles de Mauléon, soD oncle, à Berthe, abbesse de Fon- 
leTrault. —Ibid.,f> 220. * Titres de l'abbaye de Pontevrault- Titres an- 
ciens, LaRocbelJe i Scellé en cire verte mr%n cordo* ,de Jll. Sceau et 
eontre-tcean. 



Helias, Dei gracia Xanctonensis episcopus, universis... Gai-< 
tam vidimus sub hac forma : « Savaricus de Maloleone... uni- 
versitali vestre significamus quod, cum ecclesia Fontis 
Ebraldi X libras super reddilibus Eblonis avi mei ad emen- 
dumsepias...apudSanciuiDMichaeldeHeremo,'et XVII libras 
in rivagio de Rupella... ab avunculo meo G. de Maloleone et 
a me ipso... et X lib. etc. per modum escambii inter me et 
Bertham abbatissam.. super X solides patiimonto meo in 
preposituramea de Rupella... XXX libras asssignavi censuales 
eidem ecclesie inter duos termines, XV libras ad festum sancti 
Johannis Baptiste, XV libras ad nalalle Deminî... Anno gra- 
cie HCC xxin, mense junii apud Rupellam. » Nos ad 
petitionem dicti Savarici de Maloleone predictam excambia- 
tionem cenfirmamus, et in hujus rei testimonium pi^entem 
cartam sigillé nostro fecimus sigillati. 



Disiiizcdby Google 



VII. 

f 837, aoU. — Donation an )a cure de Beurdet * pur l'iTfiqnedsSainlet, k 
Sainte-Croix de Manié. — Bibliothèque lutUomtlt, maniu&rUt; Ji>n4t {«Mk, 
çotUetUm G*ig*ièrm, f> Hi . i Tilre des feuillans de Poitiers ; su Sainte- 
Croix de Hozé. * Sceau, péri*. 

Petnis, Dei gracia Xanctonensis episcopus, unÏTerais pre- 
seotibus et futuris, ad quos presene carta pervenerit, perpft- 
Uiam io Ghristo salutem. Cum inter Geraldum, tune capella- 
num sancte Harie de Amure * ex una parte, et Johanoem, 
tune rectorem ecclesie de Bordeto, et fratrem domus helemo- 
sioarie de Mauseaco ex altéra 3, questio verteretur super 
hoc quod dictus Geraldus dicebat dictam ecclesiam de 
Bordelo silam esse infra parrochie sue metas, et ideo sibi 
eam appropriari debere, prefatus Johauues ad defensionem 
suam ostendit et exibult quasdam cartas sigillis boue memo- 
rie domini Henrici, predecessoris nostri *, et Gaufridi, tune 
Alnisiensis archidiaconi, sigillatas; in quibus cootinebatur 
quod, de consensu capituli Xantonensis, iidflin epiacopus et 
archidiaconus dederunt predictam ecclesiam de Bordeto 
domui helemosinarie de Mauseaco perpetuo habandam et 
pacifiée possidendam. Inde nos, jaiu dicti predecessoris 
nostri factum ia hac parte retractare nolentes, de capellanO"- 
rum predictonim ooasenau, doaacionem apprabaviatus supra 



1. L'^Use paroissiale de Saint-Jacques du Bourdet, jadis diocèse de 
Sainles (canton de Haïué-sur-le-Hignon, arrondissement de Niort), était i, la 
présentation du prieur de l'anmAnerie Ssinle-Crob de Hauzé et i la collation 
de l'éTèque de Saintes. 

i. ÂMttri, canton de Frontenay-RohaD-Rohan, arrondi»enient dq Niort ; 
t ecclesia parrocfaialis beale Marie de Ametlo, pleno jure domino episcopo, ■ 
dit le pouillé de Sainles dn XVI* siècle. 

3. M»ué-le-Mig%im, jadis archîprAlrà du diocèse de Saintes. L'anmft- 
nerio de Sainte-Ooix de Naosé fut réunie au cotirent des feuillants de 
Poitiers par le pape Paul V, le 11 janvier 1619. 

i. Henri, ^dque de Saintes, 1180-1216. 

5. Pierre IV, éiAque de Saintes, 1S8MM6. 



Disiiizcdby Google 



— 90 — 

scriptam ; ita tamen quod capellanus de Bordeto cum parro- 
chianis suis lenebitur processionaliter visitare bis in anno 
ecclesiam de Amure supradictam, videlicet in festo sancti 
Marchi el in festo assumptionis beale Marie. Preterea capel- 
lanus de Bordeto tenetur in qualibet synodo Xanctonensi 
solvere quinque solidos capitulo de Amure, qui tenebitur 
eum gaiire à synodali censu. Ne igilur possit in'pos- 
teram super hiis dubilatio suborin, nos presenlem cartam 
in memoriam premissoram conscriptam sigilli nostri muni- 
mine fecimus roborari. Actum Xanctonis anno gracie 
Hccxxxvu, mense auguste. 

VIII. 

1S44, SO j%i*. — TniuactJon entre Pierre IV, évéque de Sainles, ie ^cha- 
pitre, d'une piirt, et Alphonse, comte de Poilou, relative à l'étendue de leur 
juridiction dans la ville de Sainles. — Origi*(il turparcAemM^ aux archive» 
natioitalet, 1 490, iv> 86. Setaws manquent 

Universis présentes litteras inspectuns, Egidius, cantor 
ecclesie beati Martini Turonensis, et Geraudus Eberti, 
bui^^ensis de Rupelia, et Hamericus, archidiaconus Alnisii, 
et Johannes Borruti, civis Xanctonensis, salutem in Domino. 
Noveritis quod cum inter venerabilem patrera P., Xancto- 
nensem episcopum, et ejusdem Loci capilutum, ei una parte, 
etillustremvirum Alfonsum, comitem Pictavensem, ex altéra, 
questio super piuribus verteretur, prefatus comes nos 
Egidium, cantorem beati Martini Turonensis, et Geraudum 
Eberti, burgensem de Rupelia pro se, et prefati episcopus 
et capitulum nos Hamericum, archidiaconum Alnisii, et 
Johaonem Borruti, civera Xanctonensem, pro parte sua 
posuerunt, ad componendum et pacificandum inter ipsos ; 
coi-ara quibus prefati episcopus et capitulum proposuerunt 
quod dictus comes super piuribus injuriabatur eisdem, 
super eo videlicet quod ipse, castrum suum Xanctonense 
reparando et ampliando, plures domos sitas in dominio et 



V 

Disiiizcdby Google 



— 34 — 

feodo ipsius episcopi et homiDum suorum et plures plateas 
et viridaria in dicto feodo occupaveral, occasione amplia- 
tionis dictri castri. Propositum fuit ectam ex parte ipsorum 
episcopi et capituli quod prefatas comes occupaverat et 
saziverat, eis invitis, feodum quod dicitur de Compniaco in 
civitate videlîcet Xanctonensi et in castellania ipsius civitatis, 
sicut comes Marchie tenebat et explectabal aote guerram 
motam contra dominum regem Francie, ratione dicti feodi 
de Compniaco, et sicut prèTatus comes Pictavensis occupa- 
verat et saziverat ratione guerre postea mote, salva tamen 
in omnibus parcionaria Gaufredi Felet, militis, de qua 
prefalo episcopo, ut dicebat, idem miles homagîum tigium 
faciebat. Fuit etiam adictum ex parte ipsorum episcopi et 
capituli quod idem comes Pictavensis in prejudicium suum 
et ecclesie Xanctonensis detinebat pontem Xanctonensem et 
sibi adpropriabat, qui olim eorum ecclesie causa omnibus 
superedificatis a bone memorie Richardo, quodam rege 
Anglie, coUaUis fuerat et concessus. Insuper proponebant 
prefati episcopus et capitulum quod turris que vocalur 
Haosifrole ^ et tota pars pontis ab arcu antiquo versus vicum 
béate Harie Xanctonensis, cum domo Guillelmi Reginaldi 
que est juxta turrem jam dictam, in fmido et feodo proprio 
prefati episcopi edifîcata fueranl, que omnia dictus comes 



1. Sur le pODt de Saintes, outre l'arc de Gerraaniciu, s'élevait une tour 
d'où releraienl la plupart des fiers de la pronnce. Od la nominait Montrible ; 
c Tanii eat in predicto ponte Romanii condita, * dit Blaea en sa Géographie. 
K Hontriblus, > dit Nicolas Alain; De Sa»lM»m rtgione . < Tous, dit La Sau- 
vagère [A*tiq*itét^ p. 49), appellent celte tour Hontriltle, en latin Montrt- 
M*s. > Rabelais {Panlagmel, Ht. II, ch. XXXtl] parle aussi de c l'arche du 
poDt de Honstrible, > que Le Ducbat place sur la Charente, entre Saintes et 
SaintJeaD-d'Angély, et où Bargaud des Harets voit an pont fanUatique, 
(MMtHbte, ManlrtbU, Montrible, UotutriMe, Moiu terribUU), t lepontsur 
lequel Ferragux soutint son fameux combat dans le roman de FUratrM. > 
Goulon, BivUret de France, t. I, p. 437, parie de ■ la tour qu'on appelle 
MintriNe. ■ 



Digilizcdby Google 



PictaveDsis in ipsius episcopi et capituli sui prejudicium 
usurpabat. Tandem nobis medîantibuB, super prefatis ques- 
tionibus et querelis iater dictum comitem Pictavensem et 
prefatos episcopum et capîtulum taliter ordinatum exstitit et 
pacifîcatum ; videlicet quod îpse ^îscopus et capitulum 
Xanctoaenses quittant et concedunt prefato comili Pictavensi 
et ejus heredibus domos, platcas, viridaria supradicta, 
raoione amptiâcationis dicti castri occupata, sicut certis 
tenninis disUi^uitur et dividitur atque métis cum ornai 
jure, dominio, honore et districtu que ibidem prefatus epis- 
copus habebat; ita tamen quod ipse cornes Pictavensis 
sattisffaciat colonis et proprietariis soli et feodi itlius nec non 
mtlitibus et aliis qui loca illa a prefato episcopo in feodum 
habebant Concedunt etiam et quittant dicti episcopus et 
capitulum prefato comiti Pictavensi et ejus heredibus totum 
dominium quod ipse episcopus dicebatur habere racione 
feodi de Compniaco in locis predictis, in illa parte tantum 
quam cornes Marchie ab ipso episcopo feodaliter tenebat 
in locis predictis, salvo tamen in omnibus jure alieno. Ad 
bec etiam renunciant et quittant episcopus et capitulum 
prefato comiti Pictavensi et ejus heredibus quicquid juris 
seu possesionis babebant in loto ponte Xanctonense el 
insuperedificatis, remanentibus prefatis episcopo et capitulo 
salvis parva fuema et tribus moleadinis, sicut protenduntur 
ab arcu antique versus vicum sancte Marie, cum omni jure, 
dominio et honore, sicut consueverunt habere. Ita tamen 
quod, si contii^ret viain publicam claudi per pontem, 
prtfatus cornes Pictavensis vel successores ipsius tenentur 
eisdem episcopo et capitulo viam prestare lîberam com- 
petentem ad eundum et redeundum ad molendina predicta. 
De domo vero Guillelmi Regioaldi ita ordinatum est quod 
cornes Pictavensis ad opus sui ipsam retinentes satisfasiat 
eidem GuiJIelmo de ipsa domo juxta dictum et arbitrium 
duorum proborum virorum civium Xanctonensium commu- 
niter electorura. In recompensionem vero et permutationem 



Disiiizcdby Google 



— SB- 
hujus quitalionis coace9sioiiis,prout superius est e 
sepedictus cornes Pictavensis concessit prefatis episcopo et 
capitulo ac eorum successoribus haboidam peipetuo jura 
dominii libère ac quiète omoes fructus et redditus quos 
percipit et percipere consuevit ipse et predecessores sui in 
civitate XaDctonensi et suburbiis ejus in mense septembri in 
venda et maltota et levagiovidelicet in hiisomnibus in quibiu 
Fulco de Maslacio medietatem percipere consueril tam p^* 
terram quam per aquam cum omni disbictu, justicia et 
honore, salvis quatuor juribus que ad altam justidam per- 
tinere'boscuntur, videlicet homicidio, furto ad mutilationem 
meabri vel illationem mortis, raptu virginum et incendio, 
que quatuor jura idem cornes Pictavensis sibi tantum spe- 
cialiter retinuit in proximo supradictis. Concedit eciam 
dictus cornes Pictavensis prefatis episcopo et capitulo ha- 
bendos perpétua et percipiendos annia singulis in crastiaum 
omnium Sanctomm centum solidos mooete currentis apud 
Xanctonas in venda sua Xanctonensî. Qui si die statuta non 
redderentur vendariis îpsius comitis Pictavensis, solvet jam 
dicloepiscopo,nominedicticomitis,pro pena duos soHdos pro 
qualibetdiequacessareturasolutioneprediclorum centum so- 
lidorum. Concedit etiam sepefatis episcopo et capitulo dictus co- 
rnes Pictavensis quodliceateis et ecctesie sue retinere haberga- 
mentum Thome Goqui, in que ipse solebat maoerc pmpe 
pontem, qnod idem Thomas dédit ecclesie Xanctonensi, et 
domum quam tenet Amaldus de Balan et uxor sua, et viri- 
darium quod rétro domum domini Hodardi, canonîei 
Xanctonensisdefuncti, et viridarium quod est rétro domum do- 
mini PonciidePûnte,similitercanoniciXanctonensis; quod ha- 
bergamentum domus et viridaria supradicta feodo Gompniaco 
essedicuntur;que viridaria longo tempore tenuerunt, salvis 
tamcncensibus et serviciis, jure, doniinio,justicia et honore 
prefatt comitis Pictavensis, que inde consuerunt habere. 
In hujus ei^ ordinationis nostre et pacis per nos 
facte inter predictos teslimonium, presentibus hiîs littens 



DigilizcdbyGOOglc 



— 34 — 

sigilla Qostra duximus adponeQda. Datum ^ et actum Xanc- 
tonis, die martis post octabas penthecosles, anno miltesimo 
ducentesimo quadragesimo quarto. 



ÏX. 

194S, vurt. — PierrefV, éTèquedeSaintt», et )e chapitre de Sainl-Pienre, 
d'après la transaction passée avec Alphouse de Poitiers, liieot leurs droits et 
ceux du comte dans la ville de Saintes, le pont de la Charente, etc. — ' Origi- 
nal »ur pariAtml* a*a areXiees natùMolM, J. 190, no 87. Sceaux. 

Petrus, Dei gi^cia Xanctonensis episcopus, decanus et ca.- 
pitulum ejusdem loci, universis pi^sentes litteras inspecta- 



]. Lesceaude l'éTëqueestainsidécrit, n<>6S47, t.li, p. 544delaC(rfî«C^K)il 
deieea»9, par H. Douët d'Arcq : < Sceda ogiva)|de 60 mill. Evfique debout, vu 
de face, mitre, crosse et bénissant, f Sigillvm pbtri bpiscopi xANcrroNBNSiS 
(Sigillum Pétri episcopi Xanctonensis). — Contre-sceau. Buste de Saint-Pierre, 
de face, avec le nimbe et la clet. f Tv es Pethvs (Tu es Petrus). Appendu 
à une charte de l'évëque et de sou chapitre sur leur accord avec Alfonse, 
comte de Poitiers. Mars 1245. > Le sceau de l'évéque et celui du chapitre 
manquent à cette pièce ; ils sont tous deux attadiéa à la pièce suivante, et 
étaieot certainemenl identiques. 



^^ Disiiizcdby Google 



— as- 
ris satutem in Domino. Noveritis quod cum inter nos ex una 
parte et ïllustrem virum dominum AlfoDSum, comitem Picta- 
vensem^ ex alia, questio super pluribus verteretur, idem co- 
rnes E^dium, cantorem beati Martini Turonensis et Gerau- 
dum Eberti, bui^ensem dj Rupella, posuit pro se, nos vero 
Hemericum, archidiaconum Alnisiensem, et Johamiem Bor- 
niti, civem Xani:toQensein, pro parte nostra posuimus ad 
componendum et paciQcandum inter nos et comitem aote- 
dictum ; coram quibus nos proposuimus quod idem cornes 
super pluribus iajuriabatur nobis, super eo videlicet quod, 
castnim suum Xanctonense reparando et ampliando, plures 
domos sitas in dominio et feodo oostro et hominum nostro- 
riun et plures plateas et viridaria in dicte feodo occupaveral, 
occasione ampliationis dicti castn et ayanciaram ipsïus extra 
ipsum castrum; propositura fuit etiam ex parte nostra quod 
idem cornes occupaverat et saziverat, nobis invitis, feodum 
quod dicitur de Compniaco, in civitate videlicet Xanctonen- 
si et in castellania ipsius civitatis, sicut nobilis vir cornes 
Mai'chie tenebat et expletabat ante guerram motam contra 
ïllustrem regem Francorum, ralione dicti 'feodi de Comp- 
niaco, et sicut idem cornes occupaverat et saziverat ratione 
guerre posteamote,salvatamemin omnibus parcionaria Gau- 
fridi Felet militis, de qua nobis episcopo prefatus Gaufri- 
dus Felet homagium ligium facit. Fuit etiam adjectum ex 
parte oosti-a quod idem cornes in prejudiçium nostrum et 
ecclesie Xanctonensis detinebat pontem Xanctonensem et 
sibi appropriabat, qui olim ecclesie nostre cum omnibus su- 
peredilïcatis a bone memorie Richardo, quomdam rege An- 
glie, collatus fuerat et concessas. Insuper proponebamus quod 
turris que vocatur Mansifrote et tota pars pontis ab arcu an- 
tique versus vicum béate Maiie Xanctonensis, cum domo 
GuiUermi Reginaldi, que est juxta turrem jam dictam, in 
fundo et feodo nostro proprio edificata fuerant. Oue omuia 
dicebamus dictum comitem in nostrum prejudiçium usur- 
pare. Tandem inter nos et comitem sepefatum, mediantibus 



Disiiizcdby Google 



-95- 
supradictis quatuor personis, taliter ordinatora extith et pa- 
cificatum, videlicet quod nos episcopus, decanus et capitu- 
lum Xanctonenais, quiltamus et concedimus eidem comiti et 
hM^dibua ejua in perpetuum domos, plateas, viridariasupra- 
dicta ratione ampliatkmis dicti caatri et atjaiiciarum if^ius 
jnxta ipsum caslrum occnpata, aicut certis métis ac termi- 
nis distinguntur et diTÎduntur, cum omni jure, dominio, 
honore et districtu que obtinebamua ; ibidem tioncediniua 
etiam et quittamua eidem comiti et omnibus heredibus ejus 
in perpetuum totum dominium quod nos dicebamus hal>ere, 
ratione feodi de Gompniaco, in locis supradictis, in illa parte 
tantum quam comea Harchie a nobis episcopo feodaliter 
tenebat in locis predicUs : videticet feodum de Lore«%, quod 
tenet Âlaxdus Vigerii ctericua propre Sc^isiam; item feodum 
quod dicitnr fèodum Gompniaici in villa Xanctonensi, quod 
tenebat cames Marebie, salva porcioae quam Gaulridus Felet 
miles hahet in fbeto feodo de Compgnac, quam tenet a nobia 
efntcopoXanetonis; item extra civitatem Xanctonensem in 
feodo anpradiclo pnita de Lormont et servicia débita in 
pralis ejusdein ripparie et leTaturas piscaiiarum in Gharenta 
de Dorreone nsque ad portam de Lfs, et quicquid juris qao- 
cumqne modo competebat nobis et ecclesie nostre, in 
omnibus et singulis antedictis, que dicto eomitj et ejus 
heredibus remaneot, ut est dictum, quittamua et concedimus 
dicto comili Pictav»si et omnibus heredibus ejus perpetuum, 
salTO tara» in omnibus' jure alieno. Ad hec etiam remetti- 
mu» et qHitlamus sepôiicto conoàti et heredibus ejus in 
perpetoum (foicquid juris sen possessionis, ratione feodi Tel 
proprietatis vel quocnmque alio modo habebamus in toto 
ponte Xanctonensi et insuperedificatis, remanentibus nobis 
tantum modo parva fuema et tribus molendinis, sicut pro- 
tenduntur ab arcu antiquo Tersus vicum Sancte Marie, cum 
oinni jure, dominio et honore ipaorum, sicut consuevimus 
habere in eis; ita tamen quod, si conlingeret viam puUicam 
«laodi p«r poDtem, idem onnes vel successores sui tenentur 



1 Disiiizcdby Google 



— 37- 
□obisvîam presiare liberam et competenLem, ad eundiim 
et redeundam ad molendina predicla. In recompensationem 
vero et permutationem hujus quittationis et concessionis 
tactarum a nobis prediclo comiti et ejus heredjbus, proul 
superius est eipressum, idem cornes dédit et concessit nobis 
ac nostns successoiibus habenduin perpétue jure dominii 
libère ac quiète omnes fructus et redditus quos perci- 
piebantetpercipereeonsueverunt ipse et predecessores ipsius 
in civitate Xanctonensi etsuburbiis ejus in mense septembri, 
in venda et maltota et levagio, videlicel in hiis omnibus in 
quibus Fulco de Mastatio rnedietatem percipere consuevit, 
tam per teiram qnam per aquam, cum orani districtu, 
justicia et bonore, salvis tamen eidem comiti et omnibus 
heredibus ejus in perpetuum quatuor juribus que ad altam 
justiciam.pertinere noscuntur, videlicel homicidio, furto 
quod est ad mutilationem membri vet illatiooem mortis, 
raptu virginium et incendio, que quatuor tantum specialiter 
retiouit et retinet idem cornes sibi et omnibus heredibus 
suis in perpetuum in proximo supradictis. Concessit etiam 
nobis cornes babendos perpétue et percipiendos annis singulis 
in crastinum omnium Sanctorum centum solidos monete 
currenlis apud Xanctonas in venda sua Xanctonensi ; qui si 
die slatuta non redderentur, vendarius sujs solvet nobis 
Domine ipsius comitis, pro pena duos solidos pro qualibet die 
qua cessaretur a soluiione predictorum centum solidorum. 
Concessit etiam nobis comes predictus quod liceat nobis et 
ecclesie nostre l'etinere herbei'gamentum Thome Coquî in 
que ipse solebat manere propre pontem, quod idem Thomas 
dédit ecclesie Xanctonensi, et domum quam ieiiet Arnaldus 
de Ballens et uxor sua, et vlridarium quod est relro domum 
deffuncti Odardi, quondam canonici Xanctonensis; et virida- 
rium quod est retro domum Poncii de Ponte, canonici 
Xanctonensis ; que herbergamentum, domus et viiidaria 
supradicta de Feodo Compaiaci esse dicuntur; que viridaria 
loiigo tempore lenuimus, salvis tamen dicio comiti et herc- 



Disiiizcdby Google 



dibiis ejus in perpeluum ceiisibus et serviciis, jure, dominio 
juslicia et honore suis, que de herbergagio, domibus 
et viridariis supradictis coiisuevenint haberi. Supradicta 
omnia promissimus nos episcopus, decanus et capitulum, 
nomine nostro et ccelesie Xnnclonensis, sepedicto comiti et 
omnibns ejus heredibus in perpctuum nos et ecctesiam 
Xanctonensem firmiter servaturos et contra in aliquo per 
nos vel per alium non venturos. In quorum omnium testi- 
monium, munimen et perpetuam firmitatem, présentes 
litteras dedimus eidem comiti et omnibus ejus heredibus, 
sigillorum nostromm munimine sigillatas. ^ Data anno Domini 



1. I.a Collection de iceaux des nrchÎTes nationales, par M. Douûl d'Arcq, 
w> 7317, p. 611, t. Il, dit: ■ Fragment Je sceau ogiïal de 75 iiiill. Saint- 
Pierre debout, TU de face, tête nue, sans nimbe, tenant de la main 
droite un livre appuyé sur sa poitrine et de la main gauclie ses clers... 
iu,vii CApiTV... SA... TRI XANCTOME.N.>;i. (Sigillaul capiluU sancll Pétri Xnncio- 
nensis). — Contre-sceau: Pierre gravée. Têlo d'Hercule A droite, f Signvm 
ECTBie XAN .. (Sigmun ecclesie Xanctoneniis). Appendu h un accord entre l'é- 
vSque et le chapitre de Saintes d'une part, cl Aironàe. comte de Poitiers, 
d'autre pail. Mars, 1215. » l.a pièce porte, en outre, le srcîiii de l'èvi^qii*' 
que nous avons mis page 'M, au bas de la pièce précédente. 



Disiiizcdby Google 



-30 — 
millesimo ducentesimo quadragesimo quînto, mense marcîo. 



1956, S4 mort. < — Lettres de Hugues de Felet, évëque de Saintes, accor- 
dant aux maire el habitants de La Rochelle, du conseolenient du prieur de 
Itle d'Aix, des curés de Saiiit-Sarlhélemy el de Saint-Sauveur, l'administra- 
tioa des sacrements à l'hdpital fondé par Aufredi, et réservanl auidils 
prieur et curés les oblalioas. — Original tur parchemin ; arcMcea de 
l'<Mmâ%erie Saint-BartMlemj/ i la bibliothêgue de Lu Rochelle, liaeie S, 
tiuirte 4 ; tceauei de cire verte. Commimicatiaii de M. Louit de Biehenond. 



Hugo, * Dei gracia, Xanctonensis episcopus, universis 
Christi lidelibus, pi^entem lilteram inspectuiis, salutem et 
pacem. Accedentes ad pi^senttam nostram maîor et probi 
hommes de Rupella nobis huraililer supplicai'unl, quod, cum 
olim Alexander Aufredi, burgensls de Rupella, jam defunc- 
tus, quamdam domum helemosinariam ante ecclesiam beati 
Bartholomei et in eadem altare seu oralorium construxisset, 
quod in eadem domo ad devocionem pauperum ibidem 
degentium excitandam, de voluotate etiam capellani Sancti 
Bartholomei, ad diclorum maîoris et bufgensium presenta- 
tionem, per nos institueretur saceixlos qui, cura anima- 
rum ipsomm pauperum a nobis recepta, missam ibidem 
diebus singulis perpetuo celebraret et omnia sacramenta ec- 
clesiastica eisdem pauperibus, excepto parvuloram baptis- 
male, minislrarel. Nos autem, Johatme Vttalis, rectore tune 
ecclesie Sancti Bartholomei, e( magistro Giraido de Quarte- 
riis, rectore tune Sancti Salvaioris, et Helya Giraudon tune 



1. Le P. Arcére commet une double inexactitude en datant deax t<m ces 
lettres de l'an 1252, en mentionnant, d'après ce document, la porte du Pelit- 
Comle, située entre l'ancien port el l'hOpital Saiul-Baithéleniy (tome 11, p. 
58t), et eu rappelant la réserve des oblalions faite par le prieurde llled'Aix, 
et les curés de Sainl-Barlhélemy el de Saint-Sauveur (l. Il, p. 516). 

â. Hugues deFelel, évftiue de Saintes de 1350 à 1256. 



Disiiizcdby Google 



priore d'Ays, palroni utriusque ecclesie quorum inlererat, 
super hoc ai-cessitis, petilioncm seu supplicatiouem dtcfi 
moioris et proborum hominum in prcmissiscisdeinctuximus 
cxponendam, qui, deliberatioiie plena inter se piimitus ha- 
bita, eorumdem desiderio gralo concurrentes assensu, petî- 
tioni ipsoniin uoanimiCer annuerutit, servatis tamen modis 
seu conditionibus inrra scriptis: sac-ei'dos namque qui ibi- 
dem pro tempore celebrabît, CiipellanoSanctiBarlholomei,qui 
ibidem erit pro tempore juramentum in sui inatitutione corpo- 
rahter exibebîtde restituendisuniversis oblalionibus, que ad 
manum dicti capellani vel ad altare in eadem domo obvenient, 
excepta capellania sua duorumdenariorum, i^ivc in peccunia, 
sive in candelis vel aliis consistant, cxceptis cereis et torti- 
ciis vel eliam estavalis. Ad liée idem saccrdos qui in dicta 
domo fueril institutus nullo tandem celebrabit tempore ibi- 
dem diebus festivis vel etiam pro festis quousque piima 
missa in dicta ecclesia Sancti Bartholomei luerit cclebrata. 
Gonsenserunt etiam predicli prior et capeltani quod in pla- 
lea que est juxia ponteni poi'le, que porta vulgariter dicitur 
porla parvi comilis, que est propria dicte domus helemosi- 
narie, fiat cimiterium bencdictum ad sepelicndos pauperes 
domus ejusdem. Quod si contigerct alios a dictis pauperibus 
sive essent de communia dicte ville sive de extra commu- 
niatn in eodem cimiterio in posterum eligere sepulturam, ca- 
pellanus Sancti Bartholomei vel ejus . mandatuni celebrabit 
tune, si vohierit, priniam missam, et tertiam pai'tem lumina- 
ris, quoderit ciroa corpus deruncti,habebitadilluminandam 
ecclesiam predictam Sancti Bartholomei, nidiil tamen in lecto 
dicti defuncti idem capellanus sibi poterit vendicare, nisi a 
dicte defuncto sibi fuerit legatum. Si autem aliquid legetur 
dicte domui quod consistât in pecunianumerata, nisi legetur 
perpétue, vel ad pitanciain pauperum, usque ad quantitalem 
tantumodo quadraglnta solidorum(si legatum illud) excédât 
quantitalem helemosine capellano proprio ipsius defuncti re- 
licle, idem capellanus Sancli Barlholoniei, in eo quod excedet, 



Disiiizcdby Google 



— 41 — 

tertiaii) piiitcin laritumodosibi potciil vcndicnrti. Hoc autcm 
attpndcnles dicloium maioiis et proboriim hominum pium 
et laudabile dcsiderium in hac parte rai geste consensum 
pœbuimus, et assensum sigilluin iiostnim prcscnti littere 
apponentcs una ciim sigillo iiiaioris et communie de Rupella, 
piioris et eapellanoruni prcdiclorum in premissorum (csli- 
moiiium cl munimen. Acium et dulum die veneris ante Le- 
tarc Jcrvsaleti}, anno Doniini m. ce. quinquagesimo sexio. ' 



1. Le vendredi nvnnl lediinanclic Lflare, on i< dimanche de carême, élnil 
le ii mais 1:^56, pAr^iies tombant le 16 arril. La Ici Ire d'HuguesdeFelet doit 
Aire antérieure au brrf du (lapn Alexandre IV, qui est ccrlainemenl <tu 33 oc- 
tobre 125() l.'abhé Cholel fait une curieusi^ rcniarijue k celle occasion dans 
ses notes inédites. L'année commençant à La Rochelle au 21 mars, c'était â 
partir des premières vépi-es de la fêle, suivant l'usage ecclésiasliquo, que l'on 
commençait àcompler l'année suivante ; par conséquent, l'aclcfaitle 24 mars 
au soir appartient réellement à l'année 1356, puicquc Hugues de Felel est mort 
le lendemain de pàques iiUS, c'esl-â-dire le 17 aviil, d'après une note 
écrite par l« curé de Plassayen1350. L'aciede lluguesdcFeleladoncprécédé 
iu bref d'Alexandre IV. 

1. On lit: K. lollANNis... rvpell : c'est le sceau du Jean Vital, curé di' 
Saint-Bai Ihélemy ; et MAr. h... DRqarterS: celui de (iératid de Quartiers ou 
Quertiers, curé de f>aint-Sauveur. 



Digilizcdby Google 



427i,décemàre. — Acte par lequel l'on» IVde Pons, évéque de Sainlc»!, at- 
teste que Guillaume Mangol, seigneur de Surgères, et Sédilia, son épouse, onl 
cédé tous leurs droits sur la prévale de La Rochelle, à Pierre de La Brosse, 
chajubellan du roi de France. — Archivet natûMalei, J. 727, «<>76. 



Universis présentes litteras inspectuiis P., divina mi- 
seratione episcopus Xanctonensis, ' salutem in Domino. 
Notum facimus quod in nostra presentia constiluti Guil- 
lelmus Mangoti miles, dominus Surgerarium, et Sedilia, * 
uxor sua, asseruerunt quod ipsi habebanl, lenebant et perci- 
piebant singulis annis in prepositura Ruppelle centum 
quinquaginta libras annui redditus monete currentis ibidem 
ad très terminos, videlicet ad festum omnium Sanctorum 
quinquaginta libras monete predicte de quibus centum quin- 
quagenta libris prenomtnatis Guillelmus et Sedilia, ejus 
uxor, recognoveruiit et confessi sunt in jure coram nobis se 



1, Il y a biea des incertitudes sur la succession des évëques de Saintes 
& ceUe époque. Le Gai fia indique Ponce 111,'en I25A-1265 et peut-être Iâ67. 
puis HéliedeFora, puis Pierre V Laudis, eofiu Ponce IV en 1275. Cette 
pièce prouve que Ponce IV siégeait déjà en 1271, et la pièce suivante en 
1273. 

2. Guillauine Naingot, sire de Surgères et de Dampierre-sur-Boalonne, 
fils de Guillaume dit le jeune, et de Sybille d'Allemaigne, épousa d'abord Alix, 
pub Sedille de Cherreuse (avant 1S63], et était mort avant I2S3.' Il avait 
pour frère Hugues qui, en février 1259, vendit à l'abbesse de Fonlevrault 50 
livres ù prendre sur la prèvAté de \a Rochelle. Bgauchbt-Filleau, Dielion. 
de* enuiie»Mt famille» d» Poitou, II, 680. 



Disiiizcdby Google 



— 43 — 

centum libras unnui reddîtus ejusdeiii inoneic vciididisse et 
conccssisse, litulo venditionis, in pei'petuum Peh'o de Brocia, 
illusti'is régis Francie cambellano, ^ et Johanne ejus uxori 
ac eorum heredibus et successoribus univei'&is et causam 
habituris, ab eis habendas, tencndas, possidendas et percipi- 
endas in perpetuum singulis annis pacifiue et qiiiele ab 
eisdem Petra de Broda, Johanna ejus uxorc ac eoram here- 
dibus et successoi'ibiis seu causam habituris ab ipsis, in 
preposilura Ruppelle, medielatem videlicet ad purificalionem 
béate Marie Vii^inis, et aliam medietatem ad ascensioncm 
Domini subsequenlem, pro oclingcnlis libi'is piclavensium 
sibi quitis, traditis et plenius persolutis eisdem Guillelmoet 
Sedilie, ejus uxori, in pecunia legali et numerala, prout ipsi 
confessi sunt in jure coram nobis; renunciantes penitus et 
expresse omni exceptioni non numérale pecunie, non tradite, 
non solule; cedentes et (ransferenles in diclos Peirum et 
Johannam, ejus uxorem, et eorum heredes et quoslîbet eomm 
successoœs quoad venditionem predictam et coutenla in 
venditione hujusmodi ac expressa omne jus, dominium, po»- 
sessionem et proprietatem, omnem actionem realem et per- 
sonalem, quod vel quam habeni seu habere possunt ex qua- 
cumque ratione seu causa, in redditu vendito antedicto ; 
nichil juris, saisine, possessionis seu proprietatis in predicto 
redditu vendito sibi penitus reiinentes ; promittentes, spon- 
tanea voluntate et sine coaclione aliqua et sub obligatione 
omnium bonorum suorum, garanlizai'e, delTendere in judicio 



1. Pierre de La Brosse, seigneur de Langeais, de Ohàiillon-sur-Indre. créé 
chambellan de France par Phili^tpe le Hardi, condamné à mort cl exécuté 
en 1277, dis de Pierre de la Brosse, sergent de l^uis IX, cl de Pcrronnellc 
Pinel, épousa en 1355, d'nprès le P. Anselme, (Vm, iil), Philippe, nilc de 
Mathieu, seigneur de Sainl-Venanl, laiiuclle Icjla en lâGn-lîTO, et qui dut 
être sa première femme, puisqu'en 1271 noire pièce nomme Jeanne, sa 
femme, c U acquit des seigneurs de Surgère» ei de Rochefort des rentes sur 
'a chilellenie de l.a Rochelle. » 



Digilizcdby Google 



_ 44 - 
cl eulra judiciuin prediclas cenlum iibras annui redditus 
prcdictis Pelro et Johanne et eorum heredibus in luturum ; 
promittentes etiam quod contra vendilionem et concessio- 
oem seu quitalionem prediclas de prediuto redditu, i-atione 
dotis, doarii, dolaiicii seu donationis propler nuplias, con- 
suetudinis seu staluli patnc seu quacumque alia ratione, se 
in posterum non venturos ; renuncianles in hoc facto omni 
juris auxilio, scripti et non scripti, seu etiam usus, omni 
etiam privilegio a quocuinque concesso val etiam conceden- 
do, omnibusque îndulgentiis et gracie seu gi-aciis Impetratis 
aut etiam impelrandis a principe aut ab alio seu aliis qui- 
buscumque, et constitutioni qua cavetur quod non potest 
aliquis trahi extra suam dyocesim ultra duas dictas, et om- 
nibus aliis exceptionibus tam juris quam facti que possent 
objici seu proponi contra hoc instmmentum, non obstante . 
jure dicente generalem renunciationem non valere;el de om- 
nibus predictis et singulis tenendis tîrmiter et servandis, ut 
diclum est, preoominatus Guillelmus et Sedilia, ejus uxor, 
fidem in manu nostra prestiterunt corpoi-alem; promittentes 
insuper sub religione pi'estite fidei quod, si contingat predic 
tam venditionem in posterum ab aliquo retrahi vel evinci' 
quod ipsi nomine pêne interesse et damnum solvent pre 
dictis Petro et Johanne, ejus uxori, et eorum heredibus, du- 
centas Iibras turonensium in pecunia munerata; renunci- 
antes specialiter et expresse quod non possunt dicere se 
deceptos seu circonventos in contractu hujusmodi, et quod 
non possent etiam dicere seu allegare per se vel per alium 
seu alios in posterum contractum hujusmodi in aliqua sui 
parle sapere usurariam pravitatem sub religione fîdei ante- 
dicle; quantum ad premissa et singula premissonim et 
observationem eorom se et heredes suos jurisdiclioni nostre 
ac curie nostre Xanctonensis supponentes, et etiam, ex 
certa scientia astringentes. In cujus m teslimonium, robur 
cl fidem, ad pelitionem et requisilionem predicti Guillelmi 
cl Sedilie, ejus uxoris, pi-esentibus littcris nostrum fecimus 



Disiiizcdby Google 



-45- 

apponi sigillum. < Dala anno Domini millesimo ducento- 
simo sepluagesimo primo, mense decembri. 




XII. 

if7S, mort. — Accord entre Ponce de Pons, évèque de Saintes, Ponce de , 
Pons, aon frère, dofeu du chapitre de Saintes, Robert, prieur deMontieroeul, 
prés Sainl-Aipian, relalÎTement au moulin de Voiay, donné au prieuré par 
Geoffroy de Tounay-Charente et contesté par l'héritier de ce dernier, Hugues 
de Toonay. — . Bibliûthique nationale, nu ; fondt latiiu, 17029, J» SMS, 
( Titres de l'abbaye de la Sainte-Trinilé de Vendôme. Layelle cotée cbapelle 
Saint-Jean, tiers prioral. » 

Universis... Poncius, Xanctonensis episcopus, et Pondus, 



1. La ColUetiMdtteeawc, de H. Douët d'Arcq, 11, 5U, n« 6818, décrit ce 
sceau : t Pons IV (1271). Fragment de sceau ogival, de 65 mill. Evéque 
debout, TU de face, mitre, crosse et bénissant; les pieds posés sur un oiseau 
el accosté de deui trèfles, dont la gravure est en creux. -]- K. poncu dei 
GRACIA \ANCTONENS....scopi. (Sigilluni Poncii, bel gracia Xanctoneosis epis- 
c<^).) — Conirc-sceau. Buste d'év^ue de face -}- secrgtvh mbvh (Secrelum 
meuiD) Appendu à une charte du mois de décembre 1271.) ■ 



Disiiizcdby Google 



-46 — 

ejusdem ecclesie decanus S et frater Robertus, prioi" inonas- 
teriinovi propre SanctumAnianum, salulem.... Gunj prefatus 
prioT nomine monasterii sui peleret à nobis, executorio no- 
mine lestamenti nobilis viri Gaufridi, quondam domini de 
Talniaco, omnes aquas cum perlînenciis suis a molendino 
de Volay usque ad molendinum de Pîlhay et piscationes, 
rationedonationis olim facteprefato monasteriosuo a nobili 
viro Hugone, domino quondam de Talniaco, cujus idem 
Gaufridus hères extitit, et super ipsa indebite molestari.... 
composuimus [ut] priores tnbus diebus singulis septimanis 
et toto tempore quadragesime, in adventu episcopi, abbatîs 
et aliorum piscationem in dictis aquis va]eant exercere. 
Die martis synodi paschalis hcc Lxxm. 



i296, 82 avrU. — Bref du pape fioniTace VJl) > â Guy de Neuvilli; 
évoque de Saiutea, relatif à ud emprunt de trois mille florins d'or. — BiNio- 
thigne n<it.; maaiuc., coll. Moreait, i8i9, f 67. 

Venerabili fratri Guidoni, episcopo Xantonensi. ^ 



i . PoDce IV de Pons, évfique de Saintes, frère de Ponce de Pons, doyen 
du chapitre, était lils de Geoffroy IV, sire Pons, seigneur de Hontiguac, 
Limenil, Pérignac, et d'Agathe de LusiginaD. 

S. BaniTace VIII, Benoît Cqjetari, fut élu pape, le U décembre i29t. La 
2* année de son pontificat est donc 1296. Le roi de France régnant alors 
est Philippe IV dit le Bel (6 octobre 1385-29 novembre 1314). 

3. Guy de Neuville, èvéque du Puy, puis de Saintes, avait été (1890) 
chapelain du pape Mcolas IV. Le 24 avril 1396, Boniface VIII le transféra du 
Puy k Saintes, où il mourut le 7 avril 1312. {&allia chrUtiana, II, col. 720 
et 1076; Histoire littéraire de la France, XXVII, 420). On remarquera que le 
bref est adressé A Guy, évSque de Sainres, bien que Guy ne fut érêquc rie 
Saintes que deux jours plus tard. [I y a certainemeot une erreur de millé- 
sime. L'évëque ne pouvait exposer en forme, * in prcsentia nostra coiiNlilii- 
tus *, les besoins d'une église dont il n'était pas encore le pasteur. 



Disiiizcdby Google 



— 47 — 

Cum sicut in nostra proposuîsti pi-esentia conslitutus 
tam pro luis necessariis quam pro ecclesie Xanclonensis 
negotiis apud sedem apostolicam expediendis iitiliter subii-e 
oporteat magna onera expensarum, nobis humilitâr suppK- 
casli ut usque ad summam trium millium florenorum 
auri mutuuni conti'ahendi sub modis et formis infrascriptis, 
etc. (Ut in forma usque in finem). Datum Rome apudSanc- 
tum Petrum, decimo kalendas maii, anno secundo. 



f29(î,S4aiirti.— Bulledu)>a|>e BoBifaceVUIàGuy de NeuTilte,éveque de Sain- 
tes, pour luiannoncer son traDsfen du siège du Puy à celuide Saintes, à raison 
des divisions quionl£clatédans le chapitrepourlechoii du successeur d'Amouz- 
— Bmiot. no(., «famuc. iii9;coH. Morea», /> 83. 



Venerabili fralri Guidoni, episcopo Xanctonensi. 

Pastoralis oflicii debitum nos cura et soUicitudine quam 
plurimum curiosa necessario interpellât, dum vicem iliius 
gerimus qui sanguine suo redemptam ecclesiam suis vicariis 
eorumque successoribus commissit, decivatione consimili 
conservandi inter sollicitudines varias et diversas ingruen- 
tium negotioriun undique, quas incessanter successivis vici- 
busonerosa multitudo ministrat, quod ecclesia in quibus divini 
numinisinlaudemilliuscultus excolitur, quem colendo preci- 
pue non solum necessariis debitis, verum etiam favoribus e^ 
gratiaprosequimur,neforteipsisnegligeotie eldesidie detictis 
iiiimicus humani geneiis suis versutiis, suis etiam fraudibus, 
illorum vota prepedial qui spirituali militi insistentes 
orationibus et doctrinis armis salutaribus muniuntur. 

SanedudumecclesiaXanctonensiperobitum bonememorie 
Amulphi^Xanctonensis episcopi, solatio destituta, dilectissimi 
filii capitulum ipsius ecclesie vacantis omnes qui voluerunl* 
debuerunt et potuei'unt commode intéresse pro substitutione 



Disiiizcdby Google 



— « — 

Aituti pastoris, die ad hoc préfixa, prout tnoris est, conve- 
nienles in unum, Spiiilus sancli gratia invocala, in hujus- 
modi electionis negotio per viam scrutinii pi-ocedenles, duos 
scrulatores, magistrum videlicet Ylerium Johannis etGuillel- 
mum de Dommo (?), canoiiicos ejusdem ecclesie, assump- 
serunt; qui (sic) suis et aliorum canoniconim ipsius ecclesie 
votissecreto et singillalim exquisitis, et eis publicatis illico 
in communi compeitum extilit quod novem ex canonicis 
ecclesie predicte, qui omnes erant decem et septem nu- 
méro, consenserunl in magistrum Hugonem Vigelii, ecclesie 
prefate canonicum, qui sue voci renuntians in prefato 
soutinir neminem voluit nominare, reliquis septem in di- 
versos di\identibus vota sua. Prefatus vero Gnillelmus vice 
sua el illoiiim qui in dictum llugonem consenseinint, coHa- 
tione facta numeri ad numerum, zeli ad zclum, merili ad 
meritum, adhibitis etiam sollempnitatibus que in elcctiont- 
bus j-equiruntur, eumdem Hugonem elegit, per prefatos 
septem nulla electioue secuta. Idemque Hugo, infra tempus 
ei jurestatutum, hujusmodi electioni de se l'acte consensit. 
Porro negotio electionis hujusmodi per appellationem Ade- 
mari de Baynaco, ecclesie prefate canonici, qui se contra 
eumdem electum in ipsius electionem excertis causis opposuit, 
ad sedem apostolicam le^time devoluto, prefatus electus in 
nostra presenûa constilutus, seiie facti proposita, coram 
nobis dictam electionem de se tactam humiliter petiit con- 
firmari. Tandem vero altrlnsecus aliquandiu inter partes in 
presentia nostra dicusso negotio, pure ac simpliciter idem 
electus electioni de se facle omnique juri, si quod ex ea 
sibit fuerat acquisitum, in nostns manibus sponte cessit. 
Mos vero hujusmodi cessione admissa, el provisione ipsius 
hac vice per nos sedi apostolice reservata, de ipsius ecclesie 
ordinatione attente ac sollicita cogitantes, ad cujus r^men 
nos cura sollicitai, quos, ut premililur, debilum pastoralis 
otûcii interpellât, cupientes per noslre providentie studium 
ecclesie predic(« lalem preesse pasiorem, qui cura possil 



Disiiizcdby Google 
f 



— 49 — 
esae regiminis, cuin et lalem deceat preficî qui post divini 
disposilionem consilii, ul eleclus supia candelabiiim quasi 
lucema, sibi commisia doctrine viam veritatis ostendil, et 
cos ad salutem laiidabilium operum vehiculo exemplari 
deducat, in te tune Aniciensem episcopum, quem commaudat 
scientia lillerarum et laudabilis vite preconia in placiditale 
conversationis extollunt, et morum austeritas mira bonestale 
décorai, in spiritualibus et temporalibus maturitas consilii 
sanioris, el discretionis conspicue circurnspectum i-eddit 
acceptum, direximus uostre considerationis obtutus, teque 
de fratrum nostro'rum consilio et apostolice plenitudine po- 
lestatis a vinculo absolventes, quo Aniciensi ecclesie tene- 
baris, te transferimus ad prefalam ecclesiam Xanctonensem, 
tiberam licentiam tibi dantes adipsam ecclesiam transeundi, 
spe firma indubiaque tenentes quod dicta ecclesia Xanc- 
tonensis per tue circumspectionis industriam preservabitur a 
noxiis el adversis, et plebs et clerus tibi commissi, opitulante 
divina ciementia, in spiritualibus et temponlibus grata sus- 
cipient incrementa. Eia ergo fldelis et prudens, cum débita 
reverentia jugum Domini recipias, ad cujus suavitalem 
oneris evocarïs; et sic luarum viiiutum talenta distribuas 
Utulo quarum extolleris, ut, cum redditurus rationem, ipsa 
necdum conservatase^ a Deo mulliplicala présentes, ut cons- 
litulus in modicis supra multa constituaVis, ut non solu:n 
merearis audire: « Remittuntur tibi peccala multa, et intra in 
gaudium Domini tui, cum percipientibus regnum centuplum 
accepturus b. Datum Rome apud Sanctum Pelruin, octavo 
kalendas mai!, anno secundo. 

In eumdem modum : 

Dilectis filils capitulo Xanctoaensi. Pastoralis officii, 

etc Quocirca universitati vestre per apostolica scripta 

mandamus quatenus eidem episcopo tanquam patri et pas- 
tori animarum veslrarum humiliter intendentes et exhi- 
bentes obedientiam et reverentiam debitam et devotam, 
ejus salulaiia monila et mandata suscipialis, dévote et 



Disilizedby Google 



-5D- 

eflicaciteradimplerecurelis. Alioquin sententiam quam idem 
episcopus Xanctonensis rite tulerit in rebelles ratam habebi- 
mus el faciemus, auctore Domino, usque ad satisfactionem 
condignam inviolabililer observaii 

In eumdem modum : 

Dilectis Aliis clero civitatis et diœcesis Xanctonensis... 

Ineumdem modum : 

Dilectis filiis univei-sis vassatiis ecclesie Xanctonensis.... 



i896, f 5 mm. — Bref du pape Bouiface VIII au roi Philippe IV, pour lui 
recomoiander l'ahbé de Saint-Gerinain-des-Prés, Jean de Comines, l qu'il rient 
de nommer évêque du Puy, en remplacement de Guy de ^eurïlle transféré à 
Saintes. — ArchUiet iMtiMalei ; J. lOi , i i5. 



Bo'nifatius, episcopus servus servorum Dei, carissimo in 
Christo filio Philippe régi Francorum illustri, salutem et a- 
poslolicam benedictionem. Gratîe divine premiumethumane 
preconium laudis acquiritursi personis ecclesiasticis pontifi- 
cali presertim predilis dignitate debitus honor et favor im- 
penditur oporlunus; nosque ad id celsitudinem tuani liben- 
ler inducimus quo illam afTectione paterna prosequunlur ac 
speramus eandem in operum executione bonorum promptam 
et facileni invenire. Vacante siquideni nuper Anitiensi eccle- 
sia per translalionem de vencrabili fi'alre noslro G., Xanclo- 
nensi olim Anitiensi episcopo, factam ad ecclesiam Xancto- 
nensem, nos, attendentes quod ubi non est gubernator cor- 
ruit populus et ecclesia sine pastore gravibus subjacet de- 



\. L'abbé de Saint-Germaiit-dea-Pr^ était Jean de Comines, qni fut nom- 
mé par Boniface VII], décoré du pallium et recommandé au roi en avril, dit 
le Qallia, II, 720. On Toil par notre pièce que la lettre de recAmmandation 
du pape au roi est du mois de mni. 



Disiiizcdby Google 



— M — 

Inmentis, ad provisionem ipsius Aniliensis ecclesie, ne vaca- 
tionis dispendia diutume subiret, cepimus intendere diligenlei' 
et posl vigilera quam ad ponendum ihi approbatam ydoneani- 
que personam apposuimus diligentiam, considérantes tandem 
venerabili fratri nostfo epîscopo J. Anitiensi concessis a 
Domino muneribus gratiarutn, qui in domo ipsius fructus 
consuevit TeiTe laudabiles, ad eundem episcopum, tune abba- 
tem monasterii sancti Germani de Pi'atis Parisiensis, mentis 
oculum dirigeâtes, de persooa sua ipsi ecclesie Anitiensi du- 
ximus providendum, ipsumque, de fratrum nostrorum consi- 
lio,eidem ecclesie Anitiensi in episcopum prefecimus et pas- 
toralem curam et administrationem ipsius sibi spiritualiter 
et temporaliter committendo, ipsique postmodum par vene- 
rabilem fratrera nostrum H. Ostiensem et Velletrensem epis- 
copum munus consecralionis impendi ac demum palleum 
de corpore beali Pelri sumptum cujus eidem episcopo com- 
petit usus ex privilégie speciali prefate eoclesie Anitiensi, 
dudum ab apostolica sede concesso, ab ipso cum ea qua de- 
cuit instantia postulatum, fecimus exhiberi. Non enim dubi- 
tavimus humeris suis oneris addicere gravitatem, sperantes 
in Domino quod, cum sit vir religioneconspicuus, litterarum 
scieotia preditus, mommhonestate preclarus ac in spirituali- 
bus providus et in temporaiibus circumspectus, dictumque 
monasterium cujus hactenus prefuit l'egimini salubriter gu- 
bernarit, rem nunc majoris laboiis aggrediens, majora sibi, 
multiplicàlis opemm fructibus, apud Deum premia compa- 
rabit, patebit latius suorum claritas meritorum, dictaque Ani- 
tiensis ecclesia presulis utili fulta presidio prospère dirige-' 
tur. Cum itaque, fili carissime, sit virtutis opus ecclesiarum 
prelatos et presertim illos qui pontificati preminent dignitale 
favore regio prosequi ac pro i-egis eteroi reverentia venerari, 
celsitudinem regiam rogamus et hortamur attente quatenus 
eundem episcopum et predictam Anitiensem ecclesiam ha- 
bens pro divina et apostolice sedis reverentia propensius com- 
mendatos, te prebeas episcopo prcdicto benivolumelincunc- 



Disiiizcdby Google 



— 52 — 

Us oportunitatibus gratiosum, ila quod ipse regalis excellen- 
tie fultus presidio possit in executione pasloralis officii con- 
linue prosperari, tibique proinde premium felicilalis eterne 
ac temporalis prosperitalts proveniat încrementum. Data 
Rome apud Sanctum Petrum, idubus maii, pontificatus nos- 
iri anoo secundo. 

XVL 

iSOi, iifttrier, — c Suite du pape Roniface Vil] par laquelle, reu les 
extorsions que les inqabiteura de rhérésie en Lombardie, de l'ordre des 
Trëres mineurs, auroicnt faicU coutre plusieurs habitans des citÉs de Padoue 
el de Visance dans la province de Sainl-Anthoine, comme Guy èvSque de 
Xainles, commis pour informer des griek faicU par lesdits inqutsileurs, avoil 
reporté à sa sainlelé, elle mande au général des libres pretcbeurs et au pro- 
TJncial de Lombardie de commetrre des religieux de leur ordre pour exercer 
l'office de l'inquisition dans lesdites citez, jusqu'à ce qu'il eu seroil au- 
trement ordonné par sa sainteté. • — Copie vidimée à la biiliclhégiu 
natiotuie, fondt Doat, 54, J» 5. Communication de M. Ptml d'Salrée. 

Booilacius episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis 
magistro et priori in pt-ovïncia Lombai-dise ordinis û-atrum 
praedicatoi'um salutem et apostolicara benedictionem. Abexoi^ 
dio nascenlis eccleslse pastores vigilare cœperunt contra 
pseudo discipulos, qui non intrantes in dominicum ovile per 
OEtium, aliunde contendunl ul vineam domini Sabaoth, 
calholicam videlicel ecclesiam, difTusam per orbem, quasi 
vulpeculse demoliri conantur; quorum pastorum exempta 
laudabiiia feiicis recordationis pi-sedece^sores noali'i romani 
ponlifices, qui fuerunt pro tempoie, se murum pro dorao 
Domini opponentes, ardore chrislianse fidei et religionis 
accensi, studuerunt circumspecta vigilanlia ordinare per 
diversa mundi climata inquisitores contra taies pfavitate 
hœretica maculatos earumque fautores diversarum secta- 
rum ad instar vulpium caudas habenlium colligatas, eisdem 
inquisitoribus auctoritate concessa per pœnas canonicas et 
civiles, sub certa forma certisque limitibus procedendi; 



.Digilizcclby Google 



— 53 — 
quorum prsedecessorumTestigia libenter afTeclibusferventibus 
imitamur. Sane ad audieDtiam nostram gravi dudum et cla- 
mosa însinuatione deducta quod nonnulli de ordine fmtrum 
minorum inquisilores hsereticœ praviUtis in provincia Sancli 
Anlhonii authorritate sedis apostolicœ deputali, qui fuerunt 
pro tempore exorbitantes extra discrelionis limites, et inqui- 
sitionum officii apostolici, mandati et commissionis eorum 
6nes et limites excedentes, ducti cupiditatis ardore ac ins- 
tigati malitia, quam piures imo multos mares et fœminas 
Paduse et Vincensis civitatum et diocesium, pnetextu offîcii su- 
pradicti, malitiose ac nequiler aggravarunt, exigendo peccu- 
niarum summas maximas ; quinimo gravissimas ab eisdera 
el alias eos dampnis, injuriis et prœssuris innumeris lace- 
rando, quse etiam peccuniarum summae in utilitatem officii 
pnelibati et ecclesise Romanse seu etiam pi-œdicti soi ordi- 
nis minime sunt conversse; sicque nos ex bis nec immerito 
commoti graviter el turbati, volentes tamen scire plenius 
verilatem ut possemus in talibus oportunum remedium 
saltem in posterum adhibere, venerabilem fralrem nostrum 
Guidonem, episcopum Xantonensem, de que digne pole- 
ramus in bac parte confidere, ad parles illas duximus 
propterea destinandum, ut super bis diligenter inquirerel 
inde fideliter relaturus. Qui juxta mandatura nostrum illuc 
se personaliler conferens in exequendis sibi commissis pni- 
denler et discrète processit. Ex cujus fide digna relatione 
comperimus inquisitores prsedictos in praemissis graviter 
deliquisse et nonnulla ex bis super quibus apud nos insur- 
rexerat clamor et delatio contra eos veritate fulciri nequentes, 
igitur sicuti nec debemus bujusmodi prasdictorum inquisi-. 
lorum excessus, coniventibus occulis, sana consoientia, 
prœtei'ire, ac propterea intendentes transgression! talium 
obviare, et in his apponere oportunum remedium in futu- 
rumauctoritateduximusper alias nostms littenis statucndum, 
ut usque addiclae sedis bencplacitum per ipsius sedis lilleras 
apparens facientes plenam et expressain de aliis bujusmodi 



I 



DiBiiizcdb, Google 



— 54 — 
nostris Ulteris mentionem, per personas dicti ordinis fratrum 
minorum inquisîlioni contra pravitatem eandem non 
exerceatur otficium in Paduana et Vicensi civitatibus et 
diocesibus supradictis, sed illud volumus per fratres vestri 
ordinis authoritale sedis deputandos ejusdem usque ad nos- 
trum beneplacitiim exerceri, et decernimus ex nunc irritum 
et inane, si secus scienter vel ignoi-anter fieri contin- 
gerel ac nullius existere firniitat«s : ideoque dis- 
crétion! vestrae per apostolica scripta mandamus, quatenus 
vos vel altervestrum de csetero dumbeneplacitum hujusmodi 
perdurabit per fratres prsedicti vestri ordinis unum vel 
plures, sicut expedire videiitis, quos ad id authoritate nostra 
juxta modum dudum per sedem eandem in talibus ordina- 
tum deputarecuretis,pr8edictum inquisitionis offîcium contra 
hserelicam pravitatem et faciatis diligenter et fideliter in 
eisdem Paduana et Vicensi civitatibus et diocesibus exerceri, 
sic vos in hujusmodi prudenter et sollicite habituri quod, 
pneter dîvinse retributionis pnemium, nostram et pi'sefalas 
sedis benedictionem et gratiam exinde consequi valeatis. 
Datum Laterani undecimo kalendas februarii pontilicatus 
nostri anno octavo. 
Extrait et collationné de l'original... Dedoat. Capot, 

XVII. 

ISt7, 4 mril. — Procuraiion donnée par le chapitre de Saintes & 
Guillaume Hélic, chanoine et archidiacre de Sainlea, Héhe Haignan, curé da 
Saint-Hesme, Jeao I>aîg1e, curé d'Asnepuîit, et Pierre Perrotin, clerc, pour le 
représenter aux états généraux de 1317 i. —OrigiMal nr parchentt» aux 
arehites nationalet, J. 443, w> if. 

Universis présentes litteras inspecturis capitulum Xaocto- 

t. c En 1317, ce fut dans i<ae réunion d'états que furent reconnus les 
droits de Philippe le Long.... Ces! à ceUe assemblée que fut due l'interpré- 
tation ou plutôt la création de la loi salique, dont personne n'avait 
soupçonné le sens avant les légistes du qualoraidinc siècle. > Georges Picot, 
EUtoin de» étaU ifénératui, 1. 1, p. S7. 



Disiiizcdby Google 



— 55 — 
nense salulem in Domino. Noveritis universi quod nos 
predictum capitulum ordinamus et constituimus procu- 
ratores nostros spéciales discretos viros dominum Guil- 
lelmum Helie, concanonicum nostrum, Xanctonensem, ai'chi- 
dyaconum Vulguessini gallici in ecclesia Rolhomagensi, * ac 
magistros Heliam Magnani, Johannem Aquile, Sancti Maximi et 
de Asinoponte nostre Xanctonensis dyocesis redores, et Pe- 
tmm PeiTotini clericum, et quemlibet eorum in solidum, ita 
quod non sit melior condicio occupantium, ad comparen- 
dum pro nobis coram illuslrissimo domino rege Francie et 
audiendum que ipse dominus res ordinandura duxeril in 
hoc mense pasche, et faciendum etiam ea que nos si 
essemus présentes facere teneremus. Et hoc omnibus signi- 
fîcamus quorum interest vel interesse potest per bas pré- 
sentes litteras sigillo Dostro majori sigillatas K Actum et 
datum Xanctonis die lune in crastino pasche, anno Domini 
millesimo trecenlesimo decimo septimo. 



Au dos est écrit : Helia;^ Manhani, procurator capital! 
Xanctonensis, présentât se. -~ Senescallia Xanctonensis. 

1. Un des six archidiaconés du diocèse de Rouen était l'arcliidiaconi^ du 
Vexin français, Wnleattini Francici. 

i. T.a collectfo* de tceaux, de M. Douët d'Arcq, indique au t. II, p. 611 ; 
(73i8(131Tj. Fragment de sceau rond, da40 iiiill. Arch.deVSnp. J. 443, 
D* i6T, Saint Pierre et saint Paul debout. Dans le champ, le soleil et la 

lune. siGiLLVH CAPiTVL XAN.. NEF4.. (sigilluDi cnpituli Xauctonensis.) — Con- 

Ire-Eceau. Deui riefs adossés, contra sir.iLLVii (contra sigilUiml .^[ipondu 
à une procuration pour assister aux états généraux de 1317. » 



Disiiizcdby Google 



XVUI. 

i377, i9 aott. — Don par le roi Charies V de 500 francs d'or ft Bei^ 
nard II, «véque de Saintes, et Pierre Courtoys, pénitencier du pape Gré- 
goire XI.— Ori^ai; Hbliothigne naUoaale, J^ndt /irançait, 224. 

Charles, par la grâce de Dieu roy de FraDCâ, à nos amez 
et féaulx les généraux conseillers à Paris sur les aides- 
Savoir faisons que nous donnons à nos bien amez l'evesque 
de Xaiates et frère Pierre Courloys, penancier de nostre 
saint père le pape, la somme de cinq cens frans d'or à pran- 

dre el avoir de el sur noz diz aydes Donné à Saint-Ger- 

main-en-Laye, le xix« aoust mccclxxvii. 



XIX. 

4476, S Mit. — iVidimus (15 mars 1477) fait par l'ofQciaJ de Cahors de 
la bulle du pape .Sliie 4*, par laquelle, à l'instance du roy Louis 11* el de la 
reyne Ohartotte, son épouse, il accorde indulgence pléoi^re à ceux qui risite- 
roiunt l'iglise cailiédralle de Saint-Pierre de Saint>!s dolée par l'empereur 
Cliariemagne, et qui contribue roicnt à la réparation de ladite église, et donne 
pouvoir à l'évéque, au doyen, au chapitre et aux conFeaseurs qu'ils cfaoi- 
siroienl d'absoudre de tous les cas, inéine des réservés au saint si^e, et des 
censures et simonies. i — Bibliothèque natumats, nu.; collection Doat, 
T. CXVII, f° S98-34a. 

Universis et singulis hoc presens publicum instrumentum 
Iranssumptum, seu viditnus, lecturis et inspecturis, officialis 
Tliolosaiius salulem in Domino sempiternam presentibusque 
fidem indubiam adjungetis. Ad universitatis vestre notitiam 
deducimus et lenore presentium atleslamurnos vidisse, len- 
nuisse, palpasse et diligenter inspexisse quasdam litteras - 
apostolicasplenariarum indulgentiarum sanctissimi in Christo 
patris et domini nostri domini Sixti, divina providentia pape 
(juarli, ecclesie beati Peu-i principis apostolorum Xanionensi 



Disiiizcdby Google 



concessai-um, cum filis sericeis nibei croceique coloris more 
romane curie in pendenti bullatas et plumbalas, sanas siqui- 
dem et intégras, non vitiatas, non cancellatas, nec in aliqua 
earum parte suspectas, sed omni prorsus vilio et suspîcione 
carentes, ut in eis prima facie apparebat pro nobis, parte 
venerabiliumvirorum decani et capituli Xanionensis ecclesie' 
presentatas, quarum ténor sequitur et est talis : 

« Sixtus, episcopus, servus servorum Dei, universis Chiisli 
fidelibus présentes litteras inspecturis, salutem et apostolicam 
benedictionem. Salvator noster, Dei patris unigenilus Jésus 
Christus, qui pro universomm salute fidelium carnem sumere 
et crucem subire non abnuit, ac beato Pelro apostolorum 
principi, collalis sibi clavibus regni cœlestis, ligandi atque 
solveodi tradidit potestatem, ejusque vicarium tam excel- 
lentissime-auctoritatis plenitudine stahilivît successonbus 
suis, qui ejus vices tenei*enl in terris, exemp]um laudabile 



l.llpeal paraître surprenant que dans ces bulles, sollicitées, accordées et 
répandues ponr la reconstruction de l'église cathédrale de Saint-Pierre, il soit 
question du roi et de la reine de France, du cardinal de PaTie, arcliidiacre 
.d'Aunis, de Raymond Péraud, professeur de théolo^e et futur cardinal de 
Gurck, du doyen et du chapitre de Saintes, et que l'évëque ne soit nommé 
nnllepart. h'évtqae éUit Louis de Rochechouart (liSO-IO août 1499), qui 
avait été élu par le chapitre contre te cardinal Alain de CoBtiTy. Sur le re- 
fus de l'archevêque de Bordeaux, BInine de Grelle, il demanda et obtint la 
«mBnnation de son électinn de l'archeyèque de Dourges qui s'intitulait aussi 
pimat d'Aquitaine. Il eut de graves démêlés avec son chapitre, fut excommu- 
nié, et même emprisonné. Dans la collection I«ydet et I.epine, à la biblio- 
thèque nationale, l. XI, f» ^1 verso, on lit: ( Bref de Siite [V au roy à l'oc- 
casion de la révolte de l'évéqne de Saintes, l'i* août 1476. — Autre bref du 
même pape à l'èveque de Saintes, au aiyet de sa rivolle et de ce que, étant 
suspens, U nommait aux bénéfices de sou diocèse, l>''aoatli76.— Autre bref du 
mfime au conseil du roy sur la révolte de l'évèque de Saintes, 1*' août 1476.1 
Hassiou, Bitt. de la Saintonge, 111, 377 et après lui l'abbé Rriand, Hitt. de 
Figtùe Stmtone, II, 30, ont raconté qu'en 1479 Louis de Rochechouart avait 
été condamné à une amende au profit de l'hûtel-Dieu de Paris, de l'ordre 
des cbartreui. Il refusa de payer, En iiSS, le parlement de Bordeaux le con 
damna & l'emprisanneioent. 



Disiiizcdby Google 



pnebuit imilaadum, ut sicut idem redemplor noster huma- 
no gcneri salutem praeparavit aeleraam, ita nos qui insufTi- 
cientibus mentis ipsius apostolorum principis sumus ordina- 
tione supcma successores eflecti, considérantes venerabiles 
ecclesias prœcipue cathédrales insignes, non modico [sed?] 
sumptuoso opère coastmclas, sepius non mediocribus repa- 
rationibus et restaumtionibus indigere, ac ecclesias ipsas, ne 
ad ruinam perpetuam tendant, Chiisti fidelium donis et muneri- 
pus temporalibus ipsos, Christi fidèles sanctorum mentis et iii- 
tercessionnibus ac indulgentiis et remissionnibus prsesertim 
pleaariis multum posse adjuvare, pro ecclesiarum hujusmodi 
l'estaurationibus et reparationibus, Ghrisli fidelibus predîctis 
ad consequendam cum electis eteme hereditatisetbeatitudinis 
portionem, indefessas nostre vigilanlie curas totis viribus im- 
pendamus. Dudum siquidem cupientesul ecclesia Xancto- 
nensis, quae secunda in honorem beati Pétri principis apos- 
lolonim extitit in orbe teiTamm erecta, et per Carolum mag- 
num dotata, et quse sumptuoso plurimum opère œdificari^ 
ut acepimus, cœpta erat, et ad cujus operis consummatio- 
oem, nec non clauslri, navis et aliorum sedificiorum ejusdem 
ecclesiae reparationem, quse etiara deformitali subjacere vî- 
debanlui' et in'eparabilem minabantur ruinam, proprise non 
suppetanl facultates, sed ad hsec pia Christi fidelium suffta- 
gia fore noscuntur quamplurimum opportuna, carissimi nos- 



i.La BibliolhiquedeVécoledeschartrtê,l.Ti^HHl8f^-i86i},p.iiS~m, 
a publié de H. d'Arbois de JubainvUle plusieurs chartes el bulleu d'indul- 
gences accordées pour la recontitruction de la cathédrale de Troye(1215'lt52). 
Celles du pape Nicolas V {1451 et 1*52), p. Îi3 et 2i5, cilenl aussi les titres 
de lacatbédrftledeTroyes, < que poxt ttomanam el Antiochenseminter cèleras 
cathédrales euolesias Galliarum sub nomine gloriosissimorura l'etri et Pauli 
apostoloniin, perbeatiimPotentiaDuni,allerum ex septuaginta duobus discipU' 
lisdomini nostrilhesu Christi, de precepto et ordinatiocie aposlolorum hujusinodi 
quadragesimo primo' anno posL nscensionem Domini miraculose erecta seu 
unsirucla cl etinde magaiTice et sumpluose saltiin usqiic illius Davim conti- 
nuata el compléta fuerat.» 



DigilSedby Google 



— 59 — 
tri Ludovici, christianissimi Francorum régis, ac dilecti nos- 
tri Jacobi fratns nostri tiluli sancli Clirysogoni presbiteri 
cardtnalis Papiensis nuncupali, qui archidiaconatum de Alni- 
sio in dicta ecclesia ex apostolica dispcnsatione obtinel^ piis 
supplicationibus ac desideriis inclinali, indulgentiam el ple- 
Dariam peccatorunt remissionem, per felicis recordationis 
Nicolaura quintum * el Pium secundum, roraanos pontifices 
et predecessores noslros, Christi fidelibus dictam ecclesiam 
certis tune expressisdiebusettemporibusconcessis, cumcer- 
tis facultatibus, prout in nostris inde confectis litteris, qua- 
rum et prœdecessorum eorumdem litteraram hujusmodi for- 
mas et tenores, ac si de verbo ad verbum praesentibus inse- 
rerentur, haberi volumus pro expressis, plenius continetur, 



1 . Jarques HeDsboDa, cardinal de Pavie, coqdu sous le nom d'AramaDalo et 
de Piccoloinini, né à Lucqueg, érëque de Frascati et de Lucques, mort à 57 
ans, le 10 septembre 1179, fut créé cardinal du titre de Saiat-Chrf5ogoDe, 
en 1461, parCalixIe 111, et fat envoyé comme légal en Ombrie par Sixte IV. On 
voit qu'il était archidiacre d'Aunls. 

2. Non prœtermilttiDdum hoc est, poniincem hoc anno pro instaurando per- 
ducendoque ad culmen Xantonensi templo, cujus magna moles vetusiale lem- 
porum collabebalur, prœmia mdulgentiarum stipem ia id opus collaturis im- 
pertiisse. PerraotuBvero ad id fiiit eccIcBiœilliusdignitaie, de quahtecafreit: 

■ Nîcolaua, etc. Cum, sicut fide dignorum relatioaibus didicimus, licet ec- 
clesia Xantooensis, quaa oliin a mi primordio secunda in toto orbe sub honore 
dict) principis apostolorum emineutissimis sinicluris et cedificiis mirîlico opè- 
re consiructa et per inclytte recordationis Garolum Magnum regem Franciœ 
magnis redditibus el facultatibus opulenlissimis dolala fuisse dicatar, causau- 
tibus tamen diris gucrris, quie partes illas per annorum curricula diulius af- 
flixerunt, ecclesia ipsa in suis facultatibus et redditibus adeo diminuia exis- 
tit, quod ex^a ab itlis, de qua dilecti filii capitulum et aliœ personœ inibi 
ia copioso numéro AltisHimo famulantes sustentanUir portione detracta, ecde- 
Na prœdicla ci^us structura retustissima, et super quemdam lacum ubi aniea 
pturima sanctorum martymm corpora projecta fuere, ronslnicta et fuodata, 
et lam ex defectu fundamentorum quam aliis sinislris casibus comiit, ex fa- 
cullalibua prcedictis reparari nequeat, BÏntque proplerea Christi fidelium suf- 
fragia plurimum opportuna, etc. Uatum Ronue apud S. Pelnun, an.MCDLI, 
pridie non. decembrig, pontificatus nosiri amio V *. Bahonnius, Annalet ecele- 
tùutici, anno liai, §9. 



Disiiizcdby Google 



— eo- 

de novo concessimus et tenore prsesentium confirmavimus, 
et in earum l'obore quoad omnia et singula in eis contenta 
permanere volumus. Cum aulem, sicutaccepimus, anonnul- 
ïis revocetur in dubium an dictam ecclesiam Xanctonensem 
modis et formis, ut in aliis nostris litteris continetur, visi- 
tantes easdem talcs ac tanlas consequantur quales et quantas 
indulgentias qui certas basilicas et ecclesias almae urbis 
anno jubilaei deputati ad hoc visitantes consequuntur, et an 
episcopus, decanus et capitulum prsedictae ecclesiie Xancto* 
nensis per se et seorsum confessores deputare valeant; nos 
igitur hujusmodi ambiguitates de medio amputare et prae- 
dicti dilectisfiimi filii nostri Ludovici, christianissimi Franco- 
rum régis, et dJlecIse in Chrislo fitise nostne Karolae reginse 
ejus consortis*, piis iteratis precibus inclinati, et amplioi'i? 
gratisB prserogativa dictam ecclesiam Xanctonensem prosequi 
volantes et cupientes, ut dictse ecclesise ruinse obvietur, nec 
non fidelibus ipsis devotio eo magis augeatur quod ex hoc 
dono cœlestis gratiae conspexerint se refeclos, litteras ac in- 
dulgentias prsedictas, quoad terminum fesli penthecostes ab 
occasu lertiaî ferise immédiate sequentis usque ad occasum 
quintae feriaa etiam immédiate sequentis harum nostrarum 
lillerarum seiie autoritate apostolica extendentes pariter et 
ampliantes, decernimus quod prsefati qui dictam ecclesiam, 
ut praereilur, visitaverint et manus adjulrices poirexerinl, la- 
ies et tanlas indulgentias consequantur quales et quanlas 
fidèles ipsl utriusque sexus anno jubilaei almae urbis certas 
basilicas visitantes juxta nostrarum el prxdecessorum nos- 
trorum super hoc confectarum littemrum tenorem conse- 
quuti fuerunt aut consequi potuerunt aut poterunt in futu- 
rum; indulgentias autem et rcmissiones ad instar jubilaei et 
ipsum jubilaeum in forma ecclesiae consueta auctoritate pi-ae- 



1. Louis XI, né en U23, roi de France, 1461-1483, a»ail Épons* en secon- 
des n(>ces, mars 1451, Charlotte de Savoie, fille de Louis, duc de Savoie, 
morte le ]■" décembre 1483. 



Disiiiz^dby Google 



dicta ex cerla nostra scientia, de nostrœ plenitudine potesta- 
lis et de Domini miseratione coofisi, tenore pnesentium eis- 
demvisilantibuselat^muretiDdulgemuSjVolentestamenquod, 
ad instar ecclesiarum urbis, dicti Christi fidèles habeant vi- 
sitare quatuor allaria per dictos decaiium et capitulum 
deputanda. Ul autem Christi ûdeles antedicti utriusque sexus 
et cujuscumque status ad eamdem confluentes eccle^iam, 
conscientise pacem et aniraarum salutem (per) praesentes 
indulgentias ad instar jubilsei Deo propitio consequantur, pur- 
gatisque illorum cordibus ad illas suscipiendas constituantur 
promptiores et gratiae salutaris, episcopo Xanctonensi, decano 
prsedictse ecclesiae Xatictonensis pro se et seorsum da- 
inus facullatem confessores eligere tôt quot votuerint, depu- 
tandi seculares vel regulares in dicta ecclesia et ejus circui- 
tu et aliis locis dictas civitatis et in suburbiis, qui quidem 
episcopus, decanus,et capitulum, et confessores possint audire 
confessiones quorumcumque dictam ecclesiam visitantium, 
et pro majori eorum quiète et conscienciarum examinatione, 
et per quatuor dies ante tempus hujusmodi indulgentiarum et 
in illo, et postillud per alios quatuor dies eorum confessio- 
nibus diligenter auditis eos omnes et singulos ab universis et 
singuUs sententiis excommunicationis ajure vel ab homioe 
latis, etiam ad instantiam pailis anathematisationis, suspen- 
sionis ac inlerdicti, aliisque sententiis, censuris et pœnis qui- 
buscumque canonicis, undecumque vel qualilercumque con- 
tractis, necnon ab omnibus et singulis criminibus, excessibus 
et peccatis quantumcumque gravibus et enormibus, etiam 
sedi apostolise in génère vel specie resevatis, ac si de omni- 
bus mentio fieret expresa specialiter ac speciûce, et quse 
nobis et successoribus nostris deberent exprimi et declarari 
aole eorum absolutionem, etiamsi eorum absolutio per quas- 
vis régulas aul constitutiones nostras vel praedecessorum 
nostrorum romanorum pontificum, seu eorum aliquem, aut 
quœvis alia scripta apostolica adeo sedi apostolicse reservata 
foret, quae in generali concessione minime comprehendi va- 



Disiiizcdby Google 



lerent, quibus omnibus et sii^Iïs quoad hsec dero([atum 
esse volumus, et expresse et ex cerla scientia per praesentes 
decernimus absolvere et paenilenliam salutarem injungere, 
omnemque inh!d)ilitatis et infamiae maculam perjurio aul 
quocutnque alio modo contractam abolere et ad prisUnos 
honores, privilégia, status et dignitates, ac si supradictam 
maculam minime contraxissenl, redurere, juramenta quae- 
cumque relaxare, jejunia cuncta, si veto vel alias ad ea 
obligali existèrent, remittei'e, el in alia pietatis opéra remit- 
tere. Prœlei'ea episcopo, decano et capitulo prsefatis, aut ab eis 
deputatis speciaUter, damus facultatem dispensandi super 
quacumque trregularitate qualitercumque contracta, et 
cum symoniace, vel alias non rite et canonice promotis, vel 
oi-dinatis, scienter vel ignoranter, etiamsi medîatores hujus- 
modi forent, ut ad omnes etiam presbyteratus ordines pro- 
moveri et in eis licite ministrare possint et eos habilitaadi 
ad dignitates, canonicatus, prsebendas el quaecumque alia bé- 
néficia sœcularia vel regularia eis conferenda, si alias illorum 
capaces forent, ut recipere et relinere valeaot. Insuper de- 
cano dictse ecclesiaB et dilecto filio Raymundo Peraudi, sa- 
crse paginas professori, ac dicUe ecclesise canonico, ac col- 
lectori nostro vel subcollectori, conferendi eisdem syraonia- 
cis de novo, postquam abrenunliaverint, dicta benefîcia sic 
per symoniam habita et obtenta in eonim manibus et eis 
restituendi, (de) dictis beneficiis, vel officiis (et eorum) fnicti- 
bus maie perceptis componendiet remittendi, secundum quod 
opus fuerit,etprout eisdem decano, coUeclorivel subcollec- 
tori videbitur faciendum, necnon vota quaecumque excepta 
commutandi et relaxandi per pressentes concedimus faculta- 
tem. Praeterea volumus ut si Christi fidèles utriusque sexus 
infradecennium, praBfîxum terminum iodulgentiammide bonis 
suis pro reparatione dictae ecclesiae Xantonensis speciali in- 
tenlione pie distribuerint, vel per nuntios capituli miserint, 
etiam post diclum decenniiun, possint eligere coofessorem 
ssecularem vel regularem qui eos ab excessibus et delictis, 



L-.,gnLbyG00gIe 



praeterquain sedi apostolicse reservatis, totiensquotiensopus 
ïuerit, cos absolvere possit et in articulo mortis plenariam 
omnium peccalorum suorum remîssionera valeat impertiri. 
Et quia ssepe imo contingere polerit ut hi de quihus verisi- 
mililer dubitatur quod sinl ab hoc sseculo migraturi, qui 
vii-tute harum nostl'aiiim literarum se fecerinl absoivi sub 
plenae remissionis forma, ea vice ab hac luce non décédant, 
et ideo a nonnulis vertatur in dubium an etiam dato, ut 
prBeferlur, quod ab hac luce non decesserint, fuerint plena- 
riam peccatorum remissionem consecutt, nos hujusmodi 
ambiguitatis dubium volentes de raedio amputare, volumus, 
decerninus et declaramus taies peccatorum suorum plena- 
riam fuisse consecutos remissionem, et etiam volumus nihi- 
lominus in futurum, toliens quotiens ad talem statum perve- 
nerint, ut verisimiliter de eorum morte dubitetur, et in mor- 
tis articulo banc nostram indulgentiam quoad praedictam 
plenariam remissionem suffragarij Caeterura inopiœ paupe- 
rum patemo compatientes afïectu, ne in pi'sejudicium ani- 
mae cedat corporalis paupsrtas, motu proprio et ad nullius 
inslantiam, sed de mera noslraliberalitate concedimusut,si 
qui Christi fidèles devotione accensi, paupertate tamen op- 
pressi, pi'œdictam ecclesiam Xancfonensem visilavcrint,elpro 
reparatione, rx)nservatione et manutentione ejus manus ad- 
juirices minime pondère valeant, dum tamen in dicta ec- 
clesia pro incolumitate sanctœ Romanse ecclesiae et augmente 
fidei Christi, et carissimi âlii nostri christianissimi r^s 
Francise ejusque consortis, carissimi infantis delphini Vien- 
nensis ac casterorum liberorum, et regni Franciae prosperi- 
tate ad Dominum preces effuderint, prâiatam indu^enliam 
modo et forma suprascriptis consequï valeant. Caeterum 
cum hi qui obsequiis et servitiis dilectissimi 61ii nostri 
christianissimi Francorum régis ejusque consortis et caris- 
simi infantis delphini Vieniî&nsis accseterorum liberorum pro 
luitionc et augmento reipublicae pi'aefati regni Francise insis- 
tenles,cîeterique Christi fidèles utriusque sexus diebus et tem- 



Disiiizcdby Google 



— 64 — 
poribus statutis persîepe ad visîtandam dictam ecclesiam v&- 
nire non pouerint, ne eis C6dat in pœnam quod in ani- 
marum profectum cedere débet, volumus motu et autoritate 
quibus supra ut, dum semel in anno durante dicto decennio 
praefati lîdeles dictam ecclesiam visitaverint, inanusque adju- 
trices porrexerint ut prœfertur, vel per certos nuntios per 
eosdem decanum et capitulum deputandos aliquam peccu- 
nise quotam vel valorem juxta dictorum decani et capituli 
ordinationem ad dictée ecclesiae reparationem miserint, eam 
indulgentiam quoad omnia et singula eligeudo confessorem 
ad eorum arbitrium consequantur, quam assecuti fuissent si 
dictam ecclesiam una de statutis diebus visitassent. Et ut 
animarum salus eo tempore potius procuretur quo magis aiio- 
rum egent suffragiis et quominus sibi ipsis proficere valent, 
auctoritate apostolica de thesauro ecclesie animabus in 
pui^torio exislentibus succurere volentes qux per charita- 
tem ab hac luce Ghristo unitse decessissent, et quœ dum 
viverent sibi ut . hujusmodi indulgentia suffrageretur me- 
ruerunl, paterno compatientes affectu, quantum cum Deo 
possumus, de divina misericordia confisi et de pleuitu- 
dine potestatis, concedimus pariter et indulgemus ut, si 
qui parentes, amici aut caeteri Christi fidèles pietale commoli 
pro ipsis animabus purgatorio igni pro expiatione pœnarum 
eisdem secundum divinam justitiam debitanim expositis, du- 
rante dicto decennio, pro reparatione dictae ecclesias Xaucto- 
nensis certam pecuniarum quotam aut valorem juxta dicto- 
rum decani et capituli dictae ecclesiae ac nostri collectons or- 
dinationem dictam ecclesiam visitantibus dederint, vel per 
diclos nuntios ab eisdem deputandos durante decennio mise- 
rint, volumus ipsam plenariam remissionem per modum suf- 
fragii ipsis animabus purgatorii, pro quibus dictam quotam 
pecuniœ aut valorem persolverintjUtprsefertur, pro relaxatione 
psenarum valere et sufTragari. Volumus insuper omnes 
utriusque sexus Cbrisli ûdeles de plenitudine potestatis ex 
Dostra mera liberalitate, qui manus vis itando vel mittendo 



Disiiizcdby Google 



— 65 — 

per supradiclos nuotios pro dicta ecclesia porrexerint adju- 
trices, ac omnes et singulos eorum parentes defunctos aut 
beoetactores qui cum charitate decesserunt, in omnibus pre- 
cibus, suflragiis, jejuniis, orationibus, disciplinis et caeteris 
omnibus spiritualibus bonis quse fiunt et fîeri poterunt in 
tota universilali sacrosanta ecclesia Ghristi militante et omni- 
bus membris sjusdem participes in perpetuura fieri. Et quiahu- 
jus modi nostne indulgentiee quibusdam legitimis impedi- 
meatis anno isto miUesimo quadiingentesimo septuagesimo 
sexto ad plénum denuatiari non valuerin t diebus et tempo- 
ribus juxta aliarurn nostrarum litterarum tenorem statutis, 
motu et auctoritâte prediclis volumuj et decernimus ut ejus- 
dem iâtius millesimi quadriogenlesimi septuagesiroi sexti 
anni quatuor diebus con^nuis, in quibus fieri poterit a 
primis vesperis illius solemnitatis aut festivitatis quam 
decanus et capitulem duntaxat duxerint eligeudam, usque 
ad occasum quartae diei immédiate sequentis, hujusmodi 
nostrae indulgentiïe, quoad omnia et singula, ut in aliis et 
hujusmodi litteris nostris plenius conlinetur, plénum sor- 
tiaotur effectum et valorem, nonobstantibu in conlrarium fa- 
cieutibus. Ne autem propter alias indulgentias in illis for- 
san partibus concessas et in posterum concedendas pi'se- 
misssarum indulgentiarum explicatio impediatur, aut 
Clii-isti fidelium mentes ab illonim salutari primo fsicj 
retrahanlur, uuiversis el singulis cùjuscumque dignita- 
lis, status, gradus vel conditionis aut pneemineotiee per- 
sonis, ne in civitale Xanctoncnsi alias indulgentias plena- 
rias publicare aut executioni demandare facere praesumant 
aut permitlant, sub excommunicationis lalae senteotiie pœna 
eo ipso districtius inhibemus, alias indulgentias plenaiias 
quoad civitatem et diocesira Xanctoaensem praedictas dicto 
durante decenuio suspendentes, nulUusque fn-mitatis exisLere 
decernentes. Vemm quia forsan non'ulii malignitatis im- 
buti spiritu in publicationibus indulgentiarum et litterarum 
higusmodi seremissos, seu rebelles, vel négligentes reddere 



dby Google 



— 66 - 

niterentur, eisdem auctorilate, scientia et tenore quibus su- 
pra, slaluimus et decemimus quod quicumque locoruiQ or- 
dinarii et metropolitani, aut eorum vicarii, vel officiales, seu 
abbates, aut alterius cujuscumque dignitatis ecclesiasticae seu 
alii inferiore gradu constitu(i, sive parochialium ecclesiarum 
rectores seu eorum vicarii aul locum teneates, vel alias ec- 
clesiasticse vel mundanse cujuscumque dignitatis, status, 
gradus vel conditionis, qui pro parte dictorum decani et ca- 
pitali dictx ecclesise fuerint requisiti, etiamsi religiosi men- 
dicantes vel nou mendicantes fuerint, nonobslante quocum- 
que privilegio quoad hoc, quod minime volumus eis suffra- 
gari pnesentes lilteras et singula in eis contenta ut ad 
veram singulorum fîdelium nolittam perveniant débite 
non publicaverint et illas publicari non permiserint, seu 
se affectata malitia in illis négligentes ant rebelles reddi- 
derint, excommunicationis sententiam cum suspensione a 
divinis volumus et decemimus eosdem ipso facto incurrere, 
a qua quidem sententia nonnisi a nobis vel successoribus 
nostris romanis pontiJîcibus canonice intrantibus, prœter- 
quam in mortis articulo, et postquam condignam fecerinl 
satisfactionem, absolvj possint et valeant, declaïamusque 
eos similes censuras et pœnas incursuros, si aliquid directe 
vel indirecte exigere pro publicatione earumdem prœsump- 
sennt, praecipientes sub similibus pœnis quatenus per suas 
litteras faciant et permittant publicare; volentes quoque 
motu et auctoritate predictis ut oinmes contradiclores aut 
quovis modo impedientes predictarum nostrarum litterarum 
indulgenliaram denuntiationem aut publicationem, decanus 
et capitulum aut noster coUector vel subcoUector possint 
publiée excommunicatos facere denuntiari, nonobstanlibus 
quibuscumque similium vel alïarum indulgentiarum qua- 
rumcumque specialibus vel generalibus et revocationibus 
per nos aut prœdecessores et forsan successores noslros, 
de illis ex quacumque causa vel ratione, etiamsi pro qua- 
cumque expeditione contra christiani nominis iniraicos, 



DigilizcdtyGOOgle 



— 67 — 

Tel sub quavis verbonim forma factis-et fiendis, quas etiam 
si de illis earumque latis tenoribus specialis et expressa, et 
non sub conditione habenda foret mentio, ad litteras et 
concessionetn hujus modi se minime extendere decernimus 
par présentes ; et insuper quia difficile esset quod littene 
originales présentes ad unius cujusque prssenliam defe- 
rantur, volumus ac diclis auctoritate et tenore decernimus 
quod earum Iranssumptis sub sigillo cujuscumque antistitts 
et manibus duorum notariorum publicorum débite subs- 
criptorum, ac decani et capituli pnediclse ecclesiae sigilli 
impressione munitis fîdes adhibeatur indubia in omnibus 
et per omnia, et illis ubique detur ac si oiiginales litterœ 
exhiberentur. Nulli ei^o omnino hominum liceal banc pa- 
ginam nostrse confirmationis, extensionis, amptiationîs, 
constitutionis, lai^tionis, indulti, derogationis, concessionis, 
decreti, declarationis, inhibitionis, suspensioais, statut!, 
prsecepti el voluntatis infringere, vel ei ausu temerario con- 
traire. Si quis àulem hoc altemptare prsesumpserit, indigna- 
tionem omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Paulî aposto- 
lorum ejus se noverit incursurum. Datum Narais, anno in- 
carnatiouis dominiez millesimo quadringentesimo septua- 
gesimo sexto, tertio nouas augasti, pontificatus nostri anno 
quinto. Sic siguatum supra plicam : D. Gallectus. s 

In quarum quidem litterarum apostolicamm superius in- 
sertarum visione et inspectione fidem et testimonium, hoc 
prtesens transsumptum seu vidimus ad modum publici in»- 
tmmenti, et tôt et tanta quot erunt necessaria, cui qui- 
busve tantam ac talem fidem in judicio et extra sicut origi- 
nali superius inserto volumus adhiberi, per notarios iufra- 
criptos curiae archiepiscopalîs Tholosse jurâtes et scribas 
fieri, et eisdem decemi et capitule concedi mandavimus, 
el ad majorem pnemissorum omnium roboris (irmilatem 
habendam et obtinendam, auctoritatem nostram judiciaiiam 
pariter et decretum pro tribunali sedentes, hora tertiœ seu 
circa in curia arcbiepiscopali Tholosana interposuimus et 



Disiiizcdby Google 



— «8 — 
harum série inteiponimus, salvo jure nostri et quolibet 
alieno. Actum et datum sub sigillo curiae archîepiscopalis 
Tholosae, die décima quinta mensis martii, anno a nalivi- 
tate Domini millesimo quadringentesimo septuagesimo 
septimo , pontificatus ejusdem domini nostii papœ 
Sixti anno quitito, illustrissimo principe domino nostro 
domino Ludovico, Dei gratia Francorum rege, régnante, et 
reverendjssimo in Christo paire et domino domino Petro, 
miseratione divina archiepiscopo Tholosano cxistente, "«pne- 
sentibus in pnemissis venerabilibus et discretis vins domi- 
nis mî^stris Petro de Terceato presbytero, Àdemaro de 
Novalhiis, Arnaldo Raynundo de Gavarreto, tam in legibus 
quam in decretis licenticiato, Bemardo Bodonis, Johaone de 
Gôr presbiteris, Andréa de Brena, Petro.... et Petro Cothe- 
rici, tam in I^ibus quam in decretis baccalariis, Tholosœ 
habitantibus, tesUbus ad praemissa vocatis specialiter et 
rogatis, et me Laurenlio Chapelli, notario cive Tholosano 
publico auctoritatibus imperiali, l'^a, et dominorum de 
capitulo, curiœque archîepiscopalis Tholosae jurato et scriba, 
qui dictanim aposlolicarum indulgentiarum Utterarum prae- 
sentationi, visioni, pi-sesentis transsumpti concession!, auc- 
toritatis judiciarise et decreli interpositioni, omnibusque 
aliis prœmissis, dum sicul praemittitur fièrent et ageren- 
tur, prsesens fui, et facta diljgenti coUatione çum suo vero 
originaU, ac magistro Bernardo Barralis notario mecum 
■dstente, signo meo publico signavi in fidem omnium pne- 
missorum requisitus. L. Capelli, notarius. 

Et me Bemardo Barralis clerico et notario Lodovense 
oriundo... Tholosano aucthoritatibus apostolica, et impe- 
riali, publico notario, qui prsedictarum Utterarum apostolica- 
nim indulgentiarum inspection!, lenuitioni, concessioni judi- 
ciariaeque aucthoritalis et decreti interpositioni , hujusmodi 
vidimus concessioni, et aliis omnibus et sii^ulis dum sicut 

' i. Pierre de lion, anhevAque de Toulouse, 5f<vrier 1475-JanTier Ii91. 



. Disiiizcdby Google 



— 60 — 
prsemittitur peragerentur, et fièrent una cum praenominatis 
teslibus inlei'fui, eaque orania et singula sic fieri vidi, audivi, 
et in notam sumpsi, a qua hoc prsesens publicum instni- 
mentum seu vidimus abstrahi, et scribi feri, et deinde facta, 
diligent! collatione cum dicto vero originali hic me subs- 
cripsi, et signo meo publico, quo in meis publicis instru- 
mentis utor, una cum prsefato magistro Laurentio Chapelli 
notario publico sequenti, signavi in fidem et (estimoniiun 
omnium et singulorum prsemissornm. B. Barralis. 

Exti-ait et collatione de l'original en parchemin trouté 
aux archives des frères prescheurs de la ville de Caors par 
l'ordre et en la présence de messire Jean de Doat, conseiller 
du roy eo ses conseils, pfésidan en la chambre des comptes 
de Navarre et commiss^iire député par lettres patentes de sa 
majesté des premier avril et des vingt-U'oisième octobre mil 
six cent soixanle-sept pour faire recherche des titres concer- 
nans les droits de la couronue et qui peuvent servir à l'his- 
toire dans tous les trésors des chartes de sadite majesté, et 
dans toutes les archives des villes et lieux, archeveschés et 
eveschés, abbayes, prieurés, commanderies et autres commu- 
nautés ecclésiastiques et séculières des provinces de Guienne 
et Languedoc et du pays de Foix, et dans les archives des 
archevesques, évesques, abbés et piieurs et commandeurs 
qui en pourraient avoir de séparées de leurs chapitres, faire 
faire des extraits de ceux qu'il jugera nécessaires et les en- 
voyer au garde de la bibliothèque royale, par moy Gratian 
Capot, prins pour greffier en ladite commission soubsigné. 
Fait à Alby le vingt cinquicsme avril mil six cent soixante- 
neuf. Dedoat. Capot. 

XX. 

i4T},26 mnenibre. — Lettres d'indulgences accordées par le doyen et 
le chapitre de Saintes à (Claude, veuve de François Perret, en vertu de la 
bulle (ou du motus propriusj du pape Siite IV, au clinpilre de Saintes, por- 
tant concession d'indulgence à ceui qui contribueront à la reconstruction* 
de l'église catbMntle de Saini-Pierre. — Oriçmal sur parchemi» avo) ar- 



Digilizcdby Google 



ehivetde la CAare»le-InfMe»re. Seeattperd». Communicationde M. Louis 
de Richemoad. 

Universis présentes litteras inspecturis, nos decanus et 
capitulum Xanctonensia, salutem in Domino. Notum facimus 
quod sanctissimus dominas nosler dominus Sixtus papa 
quai'tusetmodernus, cunclisutriusquesexusChiisti fidelibus, 
infra decennumin festo penlhecostis ultime lapso inceptum et 
deinceps computanduni,de suis bonis pro reparatione ecclesie 
cathedralis Xanctonensis speciali intencione pie distribuen- 
tibus vel per nuacios capituli mittentibus quatenus eciam 
post dictum terminum possinteligere confessorem secularem 
vel regularem qui eos ab excessibus et delictis, preterque- 
sedi apostolice reservatis, lodens quoeiensopusfuerit,absol- 
veret, et insuper totiens quotiens ad t^Iem slatum pervenerint 
ut verissimiliter de eorum morte dubitetur atque in mortis 
articuloplenariam suorum peccatorum remissionemeisvaleat 
impertiii, de sue plenitudine pietatis facultate concessit. 
Voluit quoque idem dominus^ motu proprio, omneset singu- 
los hujusmodi benefaclores atque eorum parentes deffunc- 
los aut eoinim bénefactores quorum caritate decesserint, 
in omnibus precibus, suffragiis, elemosinariis, jejuniis, ora- 
cionibus, disciplinis et ceteris omnibus spiritualibus bonis qui 
Tueront vel fieri poterunl in tola sacrosancta Christi ecclesia 
militanti et omnibus membris ejus participenlibus in per- 
petuum fieii. Cum itaque devola in Christo Glosda, vidua Fran- 
cisci Feret deffuncti, ad proprius ecclesie reparacionem 
juxta summi pontifici intentionem, prout per présentera 
nobis in hujusmodi testimonium a nobis sibi traditum ap- 
probamus, contulerit ejusdem auctoritatis pontificalis ut in- 
dulgencia predicte ecclesie concessa quoad in superioribus, 
contenta, ut quamdam valeat, merito constat esse con- 
cessum. Datum sub sigillo predicte ecclesie anno Dominî 
millesimo cccc*> lxxvii" die xxvi» mensis novembris. 

Fonna absolutionis in vita : Misereatur tui, etc. Domi- 



Disiiizcdby Google 



— 71 — 

nus Doster Jhesus Christiis,per meritum sue passionis, le ab- 
solvat ; et auctoritale ipsuJs et aposiolica inichi in hac 
parle commissa et tibi concessa, ego absolvo le ab 
omnibus peccalis tuis. In nomine patris, etc. 

Foiiua absolucionis in mortis articulo : Misefeatur lui, etc. 
Dominus noster Jhesus Christus, per meiitum sue pas- 
sionis, te absolvat, et aucloritate Spiritus Sancti et apos- 
tolica michi in hac pai'te commissa et tibi concessa, ego ab- 
solvo te ab omnibus peccalis tuis, libi, tuorum plenariam 
omnium peccatovum remissionem conterendo. In nomine 
patris, etfîlii et spiritus sancti. Amen. 

Au dos est écrit: Closde vefVe Françoys Feret. 
XXI. 

4479, 4 mai. — «HaDcleinent de l'évêque de Limoges * à son clergé 
pour l'innlcr à receroir et publier les indulgences accordées pour la res- 
tauration de l'église cathédrale de Saintes. (Ex. mss. episcop. Lemovic). » — 
Copie de l'abbé Legros; Mélangea mantuçriU, t. III, p. iSfi, à la Inblio- 
thiqui d« grand séminaire de Limoges, i 

Johannes, Dei gracia episcopus Lemovicensis, universis 
et singulis abbatibus, abbatissis, prioribus, priorissis, prepo- 
sitis, decanis, cantoribus, succenloribus, thesaurariis,sacris- 
tis, canonicis, tam secularibus quam regulaiibus, archipres- 
byteris, cappellanis, rectoribus, curatis et non curatis el eo- 
rum ^dcariis et loca tenentibus, ceterisque personis ecclesias- 
ticis, per civitatem et diecesim noslras Lemovicenses ubilibet 
conslilutis, salulem in Domino sempilernam. Gratum pari- 
ter et acceptum credimus impendere Domino famulatum, 
dum Chrisi âdeles, precipue nobis subdilos, ad illa carilatis 
opéra peragenda incitamus, per que salus acquiritur anima- 
nim. Eterne eoim mercedis parliceps eificilur, qui bono- 

1. L'évéque de Limoges était alors Jehan III de Barthon (1457-ii85). 

2. CeUe pièce a été déjà publiée dans le Bullelin religieux du diocèse de 
La Socittlle et Sainte», I. X,p. 252(12 mai 1874), mais avec quelques fautes 
qui en motiveat la réimpression. H. Louis Guibert a bien voulu collationner 
notre copie. 



Disiiizcdby Google 



—72 — 

rum operum se coostitutt promotorem. Sane, cum sanctis- 
simus et dominus noster, dominus Sixtus, divina providen- 
lia papa modernus, ad serenissimi et illustrissimi principis 
et domini nostri domini Ludovici, Def gracia Francorum 
régis, supplicacionem, omnibus et singulis utriusque sexus 
Christi fidelibus, vere penitentibus et confessis, qui eccle- 
siam cathedralem Sanctonensem, certis diebus, in bultis su- 
per hos concessis latius expressis et declaralis, dévote visî- 
tarent, vel qui ex seaectute vel infu-mitate, aut locorum dis- . 
tancia, seii impedimento vel atia quavis racione et occasîone, 
diebus indulgqntiainim hujusmodi, ad predictam ecclesiam 
pei'sooaliter accedere nequirent, et de bonis sibî a Deo colla- 
lis certam cotlam pecuniarum, juxta suarum qualitalem per- 
sonai'um, pcr venerabiles dominos decanum et capitulum 
predicteecclesieXanctonensis provida ordinatione moderan- 
dam personisaut locis,ad boc per eosdem decanum et capitu- 
lum, diclo tempore, pro illius ecclesie Xanctonensis comple- 
mento et fabrica cum efîectu solverent, quasdam indulgen- 
cias plenarias, cum certis graciis et facultatibus concesserit 
et indulsertt, prouthec lacius in licteris de vidimus lictera- 
rum apostolicanim, dictas indulgencias continencium, vide- 
bitis contineri; nos igilur, volentes et plurimum affectantes 
indulgencias et remissionem hujusmodi in nostris civitate et 
diocesi publicari, vobis omnibus et singulis supradictis, in 
virtute sancteobediencie, precipimus et mandamus quattinus, 
cum procuratores dicte ecclesie Xanctonensis, seu ad hoc 
commissi et deputati presencium latores, ad vos, seu loca et 
ecclesias vestras accesserint, ipsos bénigne recipiatis et ad- 
mittatis, et carïtaUve tractetis, ac dictas indulgencias, juxla 
earumdem formam et tenorem, publicari et denuntiari per- 
mictatis, eciam cum verbi divini predicaciooe, dum et quo- 
cies expédient, et sine contradicione quacumque inducentes, 
populum vestro regimini commissum, verbo pariter et exem- 
plo, ut in dictis predicationibus intersint, ad verbum Dei tam 
saluberrimum audiendum, peimiltentes dictis procuratoii- 



Digilizcdby Google 



— 73 — 

bus, seu commissis et depputatis io ecclesiis in quibus eis 
videbitur expediri, capsas seu truncos ordinare in quibus 
Christi fidetium donaciones reponantur, secundum formam 
et tenorem dictarum iicterarum apostolicarum, absque tamen 
prejudicio illorum quorum intererit. 

Ut autem Christi fidèles pi-edicti devocius ad premissa ani- 
menlur, nos, de omnipotentis Dei misei-icoixlia, etbeatonim 
Pétri et Pauli, atque Marcialis, patroni nostri, apostolorum 
ejus, mentis et intercessionibus confisi, omnibus et singulis 
vere penitenlibus et confessis, in sermonibus hujusmodi 
comparentibus et de bonis suis ad reparationem dicte eccle- 
sie Xanctonensis erogantibus, manusque suas adjutrîces por- 
rigentibus, quociens idfecerint, quadragenta dies deinjunc- 
tis sibi penitenciis mtsericordiler in Domino relaxaraus, 
presentibus post annum minime valituris, a data presen- 
cium computandis. 

Datum sub sigillé nostro rotundo, die quarta mensis raaii, 
anno Domini millesimo quadragentesimo septuagesimo nono. 

Et plus bas: De mandato domini. N. Vicini. 

XXII. 

i486, 27 décentre. — Lettres d'indulgence nccordéea par le pape Sixte 
IV siu fidèles qui contribueront à h reconstruction de l'égliae cathiidrale de 
Saint-Pierre de Saintes, ■ la seconde dans l'unJTers entier qui soit dédiée an 
prince des ap4tres i, et publiées par le doyen et le chapitre de Saintes. 1 

UnIVERSIS PRESENTES LITTEBAS IHSPECTURIS DECANUS ET 



1. Cette pi^ et tes deni suivantes ne sont pas inédites dans la rigoureuse 
acception du mot : car elles sont imprimées ; mais elles sont d'une telle rareté et 
d'une si haute importance qu'on nous pennetlra une reproduction qui sera 
certainement une publication. Ces lellresd'indulgences, fort répandues au XV* 
siècle, surtout en Allemagne, sont devenues cbez nous introuvables. Les deux 
premières viennent de Beriin ; la troisième de lUayence; et nous les devons 
k Benjamin Fillon. 

On sait que le pape Nicolas V (6 mars U47-24 mars 1155], après avoir 



Disiiizcdby Google 



— 74 — 
CAPiTulum ecclesie calhedralis Xanctonensis* salutem. Notum 
facimus quod sanctissimus in Chrislo pater et dominus nos- 
ter Sixtus, divina providentia papa quartus etmodemus', 
cunctis ulriusque sexus Christi fidelibus, qui pro luitione or- 
thodoxe fidei contra Thurcos et reedificatione ecclesie nos- 
tre Xanctonensis, secunde in loto orbe terramm ad honorem 



Taii, à t'eieniple de son prédécesseur, le pape Eugène IV, (1i31-1M7) un 
appel aux souverains de la chrétienté contre les Turcs, accorda, le 12 août 
Ifôt, des indulgences pléniêres, dul°' mai 1452, à ceux qui aideraient de 
leur bourse le roi de Chypre menacé par Mohammed II. Des commissaires, 
envoyés par le roideChypre, parle pape, parcouraient l'Allemagne, et par eux 
oupardesdéléguésdélivraient, en échange dechaqueaunidneunpeuforle,<un 
acte, dit Léon de Laborde, qui indiquaitlebut etlaraisonde l'indulgence, 
citait le nom du donateur, la date et le montant de son offrande, le tout ac- 
compagné des signatures des préposés à la renie et des sceaux nécessaires 
pour en constater ta validité. Ces pièces furent appelées lettres d'indulgence ; 
elles restaient dans les familles comme témoignages de la piété de leurs 
membres ; et c'est au respect qui s'attache à tout ce qui a appartenu à nos 
pères qu'on doit la conservation du petit nombre que nous en pouvons citer.» 

Bientôt il y eut dans chaque localité un préposé el un dépOl ; et celte mul- 
tiplidté fit que les copistes ne purent suffire à écrire les lettres. On eut re- 
cours k l'art que venait d'inventer Guttemberg. Le premier monument daté de 
l'imprimerie en caractères mobiles est une lettre d'indulgence sur vélin avec 
iemillésime de liSiet le nom de Mayence. Nous n'avons pas l'intention d'in- 
sister et nous renvoyons au livre de Léon de Laborde : Nouvelles reekerehti 
jur l'origine de Vimpriiiurie (in-4", Paris, 1840) où l'on lira avec profit le 
chapitre: Detcriptioa des lettres d'indulgence du pape Nicolaa 7, pro re- 
gno CypH, t'mjurim/n «n iiSi. Les fac-similé que donne l'auteur ressemblent 
assez A noj trois pièces pour les caractères el les dispositions du texte ; le 
nombre des lignes seul est différent, et le texte varie selon le sujel. Les for- 
mules, ponr é:re les mêmes, ne sont pas cependant identiques. Nous devons 
jouter qu'aucun des types que l'auleur a graves n'est celui de nos parche- 
mins, qui, eux-mêmes, ne sortent pas des mêmes presses. Il nous est donc im- 
possible de flxerle lieu d'impression de nos pièces. La seconde a servi de cou- 
verture et est légèrement rognée à droite ; lu première est parfaitement intacte. 

1. Savary de Vivone était doyen en liSO el Guy de Toureste en 1488. 

!. François d'Albescola de l^a Rovère,.fils d'un pêcheur du village de Cella, 
cordelier, professeur de théologie, cardinal, succéda, en 1471, â Paul 11, 
sons le nom de Sixte IV, et mourut ilgé de 71 ans, en 1481. Innocent VOI fut 
son successeur. 



Disiiizcdby Google 



DiBiiizcdb, Google 



oiU eaUc aalicinlit Xanàmui r^Uicc.'Ri 
aram pani ^rau^ moiUniua.cû(ti< vauriB rniw icpi 
gf c Saut jnoi (aie i to» «h Km;:jdb<»iincbeiici'|S 
biKiiit.vct enôcia» nÊw imTcrinc qtmu« pgfTuu dijS • 
CoUapCkc rdinutw rôacn* i)UMiai« «pas fitem abroh 
nlimiucr «ec>; ma» auktrcf .dog in mom* oracttl» p 
aidàM«p«idb(cr4CiilataacOTKalic 

lu a bcndiAcimMAinfti que Ckultw (ma cft 1 

V»Uc9ioq;idcnibnâiaiiniat<«aitfiiMm4r!i"<>" 

bfifiâoKSquiincinunkcaîiamiitiiSawpxabiMJi 



nperpauup 

(idapininliibi 

m» tdtimonSia nobi* ndna» iffMbaamszpaimexiM 

b quo ad iii riip<rï*Sibiia itcotu. va et am<j<n Tilot m 

^ *- ^o:tm abfolutioîi 

i 3l<re)nrnuS.£>iisiif 3e(ii«tpap<riicrÉ 
' upitiinfainl>ipalb.£gotcaM«liw* A) 

fotmaabrolDCioTi 

ir mi s bm nf 3clit« ns p<r mn 

pccotia ni* pcrnis aji6l)i*.ct«b 
POH* pm-gMo^fj n ijini CnacmFis c(cc aiiu» le ()c(e 



DigilizcdbyLjOO< 'K 



tm&mfpcctum ÎDecanaô ^ Capû 

ll«tSfxmitwir6iidiltffla«ni|cpa |if ct£>n9nf <Simi«l>nuiif «w 
piUclil>'<ij>niinMKo»l!odai;efi<lciptraiJ!arcostrceiltfiainôcc^ 
pcaiapbftnafttfmds«e.tcbmmhm(ftcak uiroicwocpictillrH 
iiicSm (eailiTi vclregiito;i| eoB ab oibu* ctutla>'ioctiiti»ôtaS 
ikcrc porTicct infeiper toacna i|noiKii«>il cilc ftsâ scaotmiit vt vc 
|ilaunâaîiii)iiospca««srcinlS«ic cMTakatinpminMliKpIcin 
iQnod 3im««nriiM pipi oSamw aiptotonu. 

(pumapotioing oûn calefie Ibflnigiei: m qtnba* me et m pcrpcai^ 
napcntnednobtmciifc«lmiôiratâpfiminMlwrcdmim<Kâ paii 
nua cm fimnloim cm&nioiuii. 
«««InealMtKmi bnâamuiitqttMiparciiioMAinaoçaM cap 

a>maMbùavimitriia<&mbtmu-imba»maiia»<mSicm 

■MûituiiaitiufafiàmvtHàMtimattiMicsittptTfûutflbtîtm 
^ tno M Oiiàateptmtatdàan vtiiiiliilgcniiap;t«liac cakStMt 
Krmf»xiScfallum.î3aû(U>agXUpx4iàttaU6e»i lMC«Miw ^ 
àSyxcccJixni 

n^tn otta tonenequôticnd. 

liiKpiitaaM CMbri)lii«.2liiamii>tt an* t tpla nicbin fcXf» 
••peaiiwiiu».3Bnotcpnsafiliiaijnrinilbiia>. 

B0apIenaricrcnjiflioni0ï'~S*S*"" 

«iBfiKiMnilaiMttabMiucCtcg^aiSoBtiiteipfiuTapkcinicWM 
S loBBin ociKaiaM iMwas Td mm*» R «MM morriAitièàrfi' 
l w i. ,ifafil l tit ipli—i»0dBaMyp«8yt«iiitlB»iif rowNWlP Itti 
■dMr 3ii noie pfwi lilq ■: Ijiôl^ai^aaK*. 




1^^ 



DiBiiizcdb, Google 



DiBiiizcdb, Google 



beati Pétri apostolorum principis tundate, de bonis suis 
speciati intentione pie distribuerint vel per nuncios nosiros 
miserint, qualinus possint eligere confessorem secularem 
vel regularem qui eos ab omnibus excessibus et delictis pi-as- 
terquam sedi aposlolice reservatis, totiens quotiens opus fue- 
ril, absolvere possit; el insuper, totiens quotiens ad talem 
statum devenerint ut verisimiliter de eorum morte dubi- 
teur, atque in mortis articuto, plenariam omnium suomm 
peccâtorum remissionem eis valeat imperliri, de sue pleni- 
tudinis potestale facultatem concessil. Quod Innocentius 
papa octavus approbavit. 

Facultas ASSOCiATiONis sive participationis omnium ec- 
clesie sufTragiorum in quibus nunc et in perpetuum parti- 
cipent ncdum obtinentes hujusmodi gratiam confessionalis 
sed etiam eorum parenies>et benefactores defuncti, que fa- 
cultas taxata est unica taxa simul cum confessionali. 

Voluit quoque idem sanctissimus dominus noster motu 
proprio omnes et singulos hujusmodi benefactores atque eo- 
rum parentes defunctos aut eorum benefactores qui cum ca- 
ntate decessennt in omnibus precibus, sufTragiis, missis, 
elemosinis, jejuniis, orationibus, disciplinis et ceteris omni- 
bus spiritualibus bonis que fmnl et fieri poterunt in tota 
univei'sali sacrosancta Christi ecclesia militante et omnibus 
membris ejusdem in perpeluum participes fieri. Gum itaque 
devotws in Christo Berhardus Hertbeth presbiter ad ipsius 
fidei piam subventionem et defensionem et dicte ecciesie 
reedificationem, juxta summi pontificis intentionem prout 
per présentes sibi in hujus lestimoniumanobis traditas ap- 
probamus, contulerit, ejusdem auctoritate pontiflcis eidem 
ut indulgenlia, predicte ecciesie concessa, quoad in supe- 
rioribus contenta, uli et gaudere valeat merilo constat esse 
concessum. Datum sub sigillo predicte ecciesie ad hoc 
ordinato die XXVII mensis decembris, anno Domini 

HCCCCLXXXVl. 

Forma absolutionisih vita totiens quotiens. Misereatur 



Disiiizcdby Google 



— 76- 

tui, etc. Dominus noster Jésus Christus, per meritum sue 
passionis, te absolvat. Âuctonlate cujus et apostolîca michi 
in hac parte commissa et tibi concessa, ego te absolvo ab 
omnibus peccatis tuis. In nomine pati'is, et filii et spiritus 
sancti. 

FOBtlÀ ABSOLUnONIS ET PLENA.AI& REHISSIONIS itl mortis 

articulo reali vel verisimili. 

Misereatur lui, etc. Dominus nosler Jésus Christus, per 
meritum sue passionis, te absolvat. Et ego, auctoritate ipsius 
et apostolica michi in hac parte commissa et tibi concessa, 
te absolvo ab omni sententia excommunicationis majoris vel 
minoris, si quam incurristi. Deinde absotvo te ab omnibus 
peccatis tuis contritis et confessis et obtitis, conferendo tibi 
plenariam omnium tuorum peccatorum remissionem, remil- 
tendo tibi penas nui^atorii in quantum sancte matris eccle- 
sie claves se extendunt. In nomine patris, et filii, el spiritus 
sancti. Amen*. 



1. Ce parchemin, de il ceniimèlres de large sur 17 de haut, a 28 lignes 
d'impresaîoQ. Sceau de cire rouge en applique, à une queue de parcliemin. La 
cire a disparu; mais elle a Idissé son empreinte sur le papier. On voit très 
distiiic[ement,dans un OTale de sept centimètres, saint Pierre coiffé de la tiare, 
assis sous un dais, tenant les clefs de la main droite ; au-dessous un icu poi^ 
taol deux defa en sauloir. La légende parait très bien ; mais elle est illisible. 
C'est bien le Kceau du chapitre de Saint-Pierre de Saintes. L'abbé Grasilier a 
écrit: fLes actes autbealiques des déléguée du chapitre étaient scellés d'un 
sceau que l'on conserve encore. On y voit saint Pierre coiffé de la tiare, te- 
nant les clefs et assis sous un dais Qeurdelixé ; h ses pieds est l'écu de Fran- 
ce, SIGILLYH iNDVLGENTiARVii SANCTI PETW XANTONENSis. » Notre empreinte 
montre des clefs, non des Beurs de lys. Enfin un sceau du chapitre de Sain- 
tes, .de 1215, grftVé plus haut, représente saint Pierre debout, vu de 
face, tête nue, sans nimbe, tenant de la main droite un livre appuyé sur la 
poitrine et de la main gauche ses clefs. Au xvu* siècle le sceau du chapitre 
représentait saint Pierre el saint Paul. 

Les mots imprimés ici en italiques sont manuscrits sur l'original ; ce qui 
prouve que le parchemia a été réellement délivré. 



Digilizcdby Google 



1488, a mari l. — Lettres d'indulgenues publiées par Raymond Pc- 
raud, archidiacre d'Aunis en l'égtige cathédrale de Suintes, * envoya par le 
pape Innocent VIll pour prêcher la guerre contre les Turcs. 

Universis presentes litleras inspecturis Raymundus Pe- 
raudi, sacre pagine professor, ai-chidiaconus Alniensis in 
ecclesia Xaoctonensi, sedis apostolice proihonotarius ad Âl- 
maniam univei^aque et singula provincias, civilates, teri^s 
el loca Germanie sacro romano imperio principibiisque 
electoribus ac subdJtis ubiliLet subjectis, oralor, nuncius et 
commissarius apostolicus,salutem. Notum faciinus quatenus 
sanctissimus dominus noster Innocentius papa octavus et 
modernns cunctis uti'iusque sexus Christi fidelibus pix) tui- 
tione orthodoxe fidei contra Thurcos juxta ordinationem 
nostram nian[usj adjutrices pomgentibus ultra jubileuin et 
alias indulgentias, gratias, facultates quas supradicti Ghiisli 
fidèles obtinere possunt visitando ecclesias per nos aut per 
commissarios nostros deputandas, ac si visitassent ecclesias 
Urbis tempore jubilai, proul in bullis aposlolicis desuper 
confectis plenius continetu'r, possint eligere confessorem ido- 
neum secularem vel regularem qui eos vita comité ab om- 
nibus excessibus et delictis piiîterquani sedi apostolice reser- 
vatis totiens quotiens opus fueril absolvere posb'it et insuper 



I . I^ lé([ende qui est au bas de l 'héliogravure dit à tort iiOûj c'est 1488. 

% Raymond Peraud, né en U35 à Saint-Cermaiu de Maruncennes, sur la 
paroisse de Saint-Pierre de Surgéres, de parents pauTres, prieur de Saint- 
Gilles de Surgéres, chanoine de Saintes et de Poitiers, archidiacre d'Aunis, 
entoyé de Louis XI, qu'il avait sans doute connu à Surgères en 1159, auprès 
des papes Paul II et Sixte IV, de Sixte IV, en France, d'Innocent VIll en Al- 
lemagne, pour yrecueillir dessuhsides contreles Turcs, évBque et cardinal de 
Gurck en 1193, député à Trente par Alexandre VI en 1500, pour ménager une 
réconciliation entre Maximilien l"* et Louis XII, évËqne de Saintes, 1583, 
mort en 1504. J'ai résumé, dans l'SpigrapMe tantone, p. 121-128, les princi- 
paux actes de sa vie. Voir aussi Arcère, Hùtoire de La RocheUe,l, 296, 619. 



Digilizcdby Google 



— 78 — 
totiens quotiens ad talem statum devenerint ut verisimiliter 
de eonim morte dubiteur, etiam si tune eos ab hac luce de- 
cedere non contingat atque ia veio mortis articule, plena- 
riam omnium suorum peccatorum remissionem eis valeat 
impertiri de sue plenitudine potestatis facultatem concessit ; 
voluitque idem sanctissimus dominus nosler motu proprio 
omnes et singulos hujusmodi benefactores, atque eonim pa- 
rentes defunctos et eorum benefactores qui cum cantate de- 
cesserunt, in omnibus precibus, sutTragiiSimissis, elemosinis, 
jejuniis, orationibus, disciplinis et ceteris omnibus spiritua- 
libusbonisque fîuDt et fîeri poteruntintota univei'sali sacro- 
sancla Christi ecnlesia militante et omnibus membris ejusdem 
in perpetuum participes fieri. Cum itaque devotus in Christo 
Marais Schrager, presbiterplebanus Munsteranensis diocesis, 
ad ipsius ftdei piam subvetitionem etdefensionem juxta summi 
pontificis intentiones et nostras ordinaciones,proutper pré- 
sentes litteras sibi in hujusmodi testimonium a nobis Ira- 
ditas approbamus, de suis bonis contulerit ejusdem aucto- 
ritate pontificis sibi ut indulgentia pro predicta tuicione fidei 
concessa quoad in superioribus contenta, uti et gaudere 
valeat, merito constat es^e concessum. Datum sub sigillo 
nostro ad hoc ordinato, die^XJ/mensis martis, anno Domini 

M.CCCCLXXXVIII. 

Forma absolutionis...' (Le reste, à part deux ou trois 
mots, comme dans la pièce précédente). 

XXIV. 

H90. — Lettres d'indulgences de Raymond Pérand, archidiacre d'Annîs 
en l'église de Saintes, professeur de théologie, protooolaire apostolique, 
légat a tatere dans tes provinces de Danemarck, Suède, Norwége, Lironie, 
PniKse et Russie, pour prêcher la guerre contre les Turcs. > 

1. Ce parchemin a 23 centimètres de long sur 21 de lai^e et confient 287 
lignes. I;es mots universis et misqleatur sont en capitales ainsi que l'indica- 
tion des formules. 

2. Ces lettres diffèrent un peu des précédentes. Aussi nous n'hésitons pas 
à les reproduire, tout en supprimant les formules finales. Notre texte ue res- 



Disiiizcdby Google 



DiBiiizcdb, Google 



Disiiizcdby Google 




\ 



iyni&6m^mii(li lâcrepkgfni «wôf «rtbidianiniis Art 
ymm'-»i Mmami vitiucrCiif a fin^la^maas atotatcs « 
«dpibur» dcctoiifo-a ctiibdiltS'Vbîliba liibwct'- Ontot ni 
|iutcnueMnctiniiiiuaDtiàetf'|imacânis«^aoctaiiiis «ttnc 
eoitbotsicc iit}cicôtiathurtDaiiixia(mlnia«ioiicn«(ltântaîi 
luiras ^sfaoiltateâgsfiipdictijcpilitricapbtanépant 
utadas|atfivi(ttafrent«à4avTfotstpe1ut)itei]|>iitinbulli 
riig^ oMTotc icoticû fcailarc ud re((ulàré qf cosiritii eamtn a 
itistoticsquoticaepiisfucritablohifponit.^ttufitptolic 
c coi^ tnottt Oubt OiT-ctiâ fi tûc coa ab bat luce tecttn* nÔ «« 



ifiûtoÂeripotcftintotairaiûcrlâliGitrofa 
iiitaq(tnietu(ni^o cV>*8ra AÇlel^tf^ 
ont et tsFmiioni in^a lumt pSnncie mmioj et tiraj «dinti < 
aditao aœrobam^tervt&bonievbilcrit ciaTdtancttjtôtifi 
iio ad inlinpiorib) otita vti et gaudf valcatltniriteœRat < 

iMotti0 in irita toonts quoflf n0 

icritûiuepaniôistîEablâliiat-ancteaii? t aptia mfc^jin b 
rpccisiinalniioi«patriectiili)ctrpiritusGinc«tAmcn' ; 

mtUpi0îtiniiino2ti0arnmIou(ltinlf 

û&clpp^dmfi tcab{ôinat-et(go ancicî^* crapthamij 
«al» :i)g ll «i»iiM »jP«»fe»«'8a maints ii^nn«rfe<|uâina>i|l 

i et Qntinis Ëincti Ame» 



: de Saintes l^go . 



DiBiiizcdb, Google 



DiBiiizcdb, Google 



-79 — 

Uoiversis présentes litteras inspecturis Raymundus Peyrau- 
di' , archidiaconus Alnisiensis in ecclesia Xanctoneosis, sacre 
théologie professer, sed[is apostolijce prothonotarius et 
saoctissimi domini nostri pape refei'endarius domeslicjs, ad 
Almaniam universaque et singula, provincias, civîLates, 
terras et loca Germanie sacro romanoimperio illiusque elec- 
toribusetsubditis ubilibet subjectis, necnon Dacie, S[uec]ie, 
Nordvegie, Livonie, Pruscie et Russie régna ac insulas et 
provincias et alia dominia, terras atque loca illis adjacentia, 



semble pas tout à fait à celui des lettres qu'a publiées Léon de Laborâe, et qui 
commencent toutes par ces mots : i UnÏTersis Crisli Gdelibus presrïutes litteras 
inspecturis pauunus Chappe, consiliarius, ambasiastor et procurator generalis 
sereoissimi régis Cypri in hac parte, salutem in Domino. Cum sanctissimus in 
Crislo paler et dominus nosler dominas Nicolaus, diTina providentia papaV, 
aSectioni regnî Cypri misericordiler compatiens contra perfidissimos crucii 
Chrisli hosIesTheucroset Saraceiios...ï Notre pièce est formée de quatre frag- 
ments qui forment un tout, à fort peu de choses près complet. D'autres frag'- 
ments, imprimés la même année, quoique n'appartenant pas à la même pièce, 
nous ont permis de rétablir tout ce texte, à part un ou deux mots. Ces frag- 
ments ont été trouvés à Mayence dans la couverture d'un livre. On voit 
que la pièce, impression de 16 centimèlres de long sur il de haut, n'a point 
servi : car le nom est en blanc. 

1. Nous reproduisons quelques lignes de la même pièce, avec ses abré- 
viations et ses lettres capitales, en indiquant par des points les lettres 
abseules que nous avons remplacées, et par un trait vertical les lignes du 
parchemin. Il y a quelques variantes avec la pièce précédente : 

t Univeeisis présentes litteras inspecturis Raymûdus peyraudi Archidiacoo 

alnisien inecclesia Xancton | sacre théologie pfessor sed ce ptho- 

notaris et sanctissimi dni nri pape Refsrendarius domesli | eus ad al nia. Uni- 

versaq et singula poin itates terras et loca Germanie Sacro româo imperio 

illiusq electo | ribus et subditis u... ibet subiectis. ?fecnon Dacie. S or- 

duegie. Livonie. Pruscie et Russie régna, uc usulas et poincias | et alia do- 

minia te... seatqloca illis adiactia cH plen ate legati de lati.'re Orator 

Ntkcius et Cêmissarius aplicSalutê. Notû facim quod Sanctissimus in iro pater 

et dus no Innocêtius papa octau et modem acessit oib et singulis 

viriusq seius mi fldelibus... ro tuitione orthodoxe Sdei 3tra....s eiusde fidei 
inimicos iuxla ordinalioiiem nram manus adiutrices porrigetib pler iu.. 

leù el alias indulgètias gris et fa quas xriSdeles ipsi obtiners possunt 

visitando ccclesias per nos aut | comissarios nro.. eputftdas ac si visitassent 
basilic... tpe iuibilei pût in etris aplis desuper ofeclispleoi oinet.....* 



DigilizcdbyGOOglc 



-80- 

cum plena potestate legati'de latere, orator, nuncius et corn- 
missarius apostolicus, salulem. Notum facimus quod sanc- 
tissimus in Xristo pater et dominus nosler Innocentius papa 
octavus et modernus concessit omnibus et singulis utrius- 
que sexus Xristi fidelibus pro tuitione orthodoxe fidei conlr.i 
[Turcho]s ejusdem fidei inimicos, juxta ordinationem nos- 
tram manus adjutrices porrigentibus propter jubileum et 
alias indulgentias, gratias et fa[cultates] quas Xristi fidèles 
ipsi obtinere possunt visitando ecclésias per nos aut com- 
missarios nostro[s d]eputandas ac si visitassent basilicas 
[urbis] tempore jubilei prout in litteris apostolicis desuper 
confectis plenius continetur, atque eligere cpnfessorem 
idoneum secularem vel regularem qui eis semel in vita 
ab omnibus et singulis peccatis, excessibus, criminibus 
et delictis etiam sedî apostolice generaliter vel specialiter 
reservatis, absotutionem plenissimam impendere, ab aliis 
vero eidem sedi non reservaiis vita eis comité totiens 
quotiens eos ab solvere, et in morlis arliculo ac e[ciam? 
tolien]s quotiens de eorum morte dubitatur, etiam si 
tune eas decedere non contingat, plenissimam omnium 
peccatorum suorum remissionem eis impartiri valeat. 
Induisit etiam sanctissimus dominus noster motu suo 
proprio omnes et singulos Xristi fidèles hujusmodi ac 
eorum parentes et benefactores defunctos qui cum charitate 
decesserunt in omnibus precibus suffragiis, missis, elemo- 
mosinis, jejuniis, orationibus, disciplinis et ceteris omnibus 
spirituatibus bonis que flunt et fieri poterunt in tota uni- 
versalisacrosancta Xristi ecclesia militante et omnibus mem- 
bris ejusdem in perpetuum participes fieri. Et ne super 
pnemissis a quocumque verti possit in dubium, voluit ipse 
sanctissimus dominus noster quod presentibusnostris litteris 
tanta adhibeatur fides quanta adhiberetur si sub bulla sua 
plumbea expedite forent, necnon easdem sub quibuscum- 
que generaliter vel speciliater de similibus gratiis, faculta- 
tibus foi'san emanandis revocationibus et suspensionibus 



Disiiizcdby Google 



— 81 — 

nullateous comprehendi debere. Et quia dévot in Xristo 
ad ipsius fidei piam subventionem et defen- 
sionem juxta summi pontificis inlentionem et nostras 
ordinationes, prout per présentes litteras sibi in hujusmodi 
testimonium a nobis traditas approbaraus, de suis bonis con- 
lulerit, ideo auctoritate apostolica nobis commissa ipsi ut 
dictis gratiis et indulgentiis uti el gaudere possit et valeat, 
concedimus panier et indulgemus per présentes. Datum sub 
sigillo nostro ad hoc ordinato die mensis anno 

Domini millesimo quadringentesimo nonagesimo. 

Forma absolutionis in vita totiens quotiens... {Le reste 
cormne dans la première pièce). 

XXV. 

4bQ6, 26 /»{». — Bref de Jules II à Louis XII pour nommer à l'éTèché de 
Saintes François Soderini, cardinal de Vollerra <.— Ori^tnaî jurparcAf- 
vtin aux archivti itattonaUs, l SS8, no 5. 

Carissimo in Christo filio nostro Ludovico, Francorum ré- 
gi christianissimo, Julius, papa II. 

Caiissirae in Christo fili noster, salutem et apostolicam 
bénédiction em. Gratissime nobis fuere liltere majestatis tue 
quas pro dilecto fiHo nostro Francisco, titulo Sancte Suzanne 
presbitero cardinali Vulteranensi, super provisioiiem eccle- 
sie Xanctonensis nuper scripsisti. Itaque nulla dubitatione 
interposita, cardinalem ipsum eidem Xanctonensi ecclesie 



1. François Soderini, né à Florence, professeur & Pise, évéque de Volterra 
en U9S, cardinal du titre de Sainte-Suzanne en 1503, se démit de l'éTËché 
de Saintes l'an 1516, en faveur de son neveu Julien Soderini, et mourut à 
Itume en ibii. J'ai résumé, dans VEpigraphU Sant<me, p. 1S8-130, cetpi'on 
sait de lui. -- Ce bref du pape Jules II prouve que c'est bien à la bolliciU- 
tion du roi Louis XII, auprès duquel François Soderini avait rempli plusieurs 
missions, qu'il reçut l'évéché de Saintes. Seuiemeul au lieu de i507, comme le 
dit le Gallia, 11, coL 1082, il fandra lire désormais i506. 



Disiiizcdby Google 



prefecimus in episcopum et pastorem. Nam ob singulares 
ejus virtutes non minus nobis et venerabilibu's fratribus nos- 
tris sancte Romane ecctesie cardinalibus quam tue celsit'udi- 
ni caras est. Superest ut quem, tanto studio et afTectu eidem 
Xanctonensi ecclesie prefici petiisli, pacificum in possessio- 
nem illius reddere cures, ut sine molestia atque lite intégra 
et libéra perfruantur. Datum Rome apud Sanctum Petrum 
sub annulo piscatoris, die xxvi junii w dvi, pontiâcatus 
nostris anno tei^tio. StGisui;.'iDUS. 

XXVI. 

iS48, 99 mai. — Bulle du pape Paul III (Alexandre Farnèse) au cardinal 
Charles de Bourbon-Venddme, évéque de Saioles, * poiu' lui conférer Tab- 
baye de 1- Triniti de Veoddme. — BUtl. *at. ftmdt lat. ms.; coltecHo» Ga- 
gniirtt, fv> il,0i9, f 227. < Titres de l'abb. de la Sainte-Trinité de Ven- 
dAme. Layelte cottée Balles.* 

Paulus, episcopus servus servorum Dei.dileclofiUoCarolo, 
sanclœ romanae ecclesiœ diacono cardinali de Vendosme, 
salutem... Cum monasterium sanctissirae Trinitatis Vindo- 
cinensis, quod dilectus Alius noster Anthonius, titulo Sanctse 
Marie in porticu presbiter cardinalis de Meudon^.ex conces- 



1 . Charles de Bourbon, 5* fils de Charies de Bourbon, duc de Vendôme, pair 
de France, et de Françoise d'Alençon, né le 32 décembre 1523, pourvu, en 
1510,â23aas, de l'éveché de ^fevers, en 1544 de celui de Saintes, dont iiftat 
(imultanémentèvfiquejusqu'eulSGO, évéquedeBeauvais[157S-1575),archevS- 
que de Rouen le 20 septembre 1550, légat d'Avignon eu 1565, pair de Fran- 
ce, commandeur du Saint-Esprit, cardinal du titre de Saint-Siite, le 9 janvier 
ISiS, lieulenanl général au gouvernement de Paris et Ile de France en 1551 , 
abbé de la Trinité de Vendfime, de Saint-Vincent de Laon, de Saiut-ÎVicolas- 
aui-Bois, de Fonldouce, de Signy, etc, élu roi par la ligue sous le nom de 
Charies X, mort i Fonteoay-le-Comte, le 9 mai 1590. Anselme, I, 329. 

2. Antoine Sanguin, dit le cardmal de Meudan, évoque d'Orléans (1533), 
archevêque de Toulouse en 1553, créé cardinal par Paul lii en décembre 
1539, grand aumOnier de France le 7 août 15i3, gouverneur de Paris, mort 
à Paris en 1559. ANSBuœ, Hittoire Aet grandt o//tcieri, VIII, 263. 



dbyGoilgle 



-83 — 

sione et dispensatione apostolica in commendam nuper 
obtinebat, commenda hujusmodi in manibus noslriscessit... 
tibi conferimus dictam ecclesiam Vindocinensem cum epis- 
copatu Xanctonensi, licet, ut asseris, xxni vel circa anoum 
attingeres tue etatis, necnon Sanctii Vincentii extra muros 
Xauduneases^ et Saacti Nicholai in Bosco ordinis sanctî 6e- 
nedicti Laudunensis diocesis monasteria ex concessione et 
dispensatione apostolica in commandam obtines... Daturn 
Rome anno incarnalioni dominice HDXLVnt, iv kalendas ju- 
nii, pontificatus nostri anuo xir. 

xxvn. 

ISiS, 2 âéeembre. — Visa da roi Henri II au cardinal de Bonrbon pour 
l'abbaye de la Trinilé de VeadOtne. — Idem. 

Henry, par la grâce de Dieu, roy de France, à iioz amez 
et féaulx les maistres des requestes, conseillers au grand 
conseil, baillis de Chartres et de Blois, et à leurs tieutenans, 
salut. Sur ce que nostre très cher et très amé cousin le car- 
dinal de Vendosme nous a fait remonstrer que, vacant puis- 
naguère l'abbaye de la Sainte-Trinité de Vendosme par ré- 
signation de nosti-e cher et amé cousin le cardinal de Meu- 

don, il en a eslé pourveu par nostre saint père le pape 

nous a supplié luy octroyer nostre congé et permission 

pourveu qu'en icelle ne soit rien trouvé contre les libériez de 

l'église gallicane vous mandons le faire jouir, etc 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le 2* décembre mdxlvui. 

XXVIII. 

f535. — Déclaration de ce que doiranl au roi, eo la ville de Saintes, les 
dercs et choristes de l'église cathédrale de Saint-Pierre. — Expédition tur 
papier ai*a archive* de Saintet. 



1 . .Saint-Vbcent de Lâon, abbaye de l'ordre de Saint-Senott fondée vers 
580 au diocèse de Laoa. Charles de Bourbon l'eut en commande après Louis 
de Boarbon-VendOme, érèque de Laon. 



Disiiizcdby Google 



— 84 — 

C'est la déclaration du prévost et recepveur des clers et 
choristres de l'églize cathédralle Sainct-Pierre de Xainctes, 
que met et baille pardevant nous, monsieur le mayre et cap- 
pitaihe de la présente ville de Xainctes, commissaire % ce 
députté, comme appert par les lettres patantes de nostre 
sire le roy, des ranthes deuhes en ladicle ville et faux- 
bout^tz, mil cinq cents cinquante-trois. 

Et pi'emièrement sur ung jardiin estant assis au chasteau 
apartenant au curé Saint-Fryon, doibt par chacun an quin- 
ze solz. A la marge: * C'est le jardrin où ce tient M. Labbé, 
médecin. 

Sur la maison de Lauran Bruyère, estant assize près la 
halle de Xainctes, doibt par chascunan vingt solz. A la mar- 
ge: Tient M. Grégoireau, procureur. 

Sur la maison de OUivier Fougeron, recouvreur, estant 
assize en la parroisse Saincl-Michel, doibt par chacun an 
vingt-ung solz. A la marge: C'est la vefve feu Mathurin Thi- 
bault, qui est mariée avec le juge de Pont-Labbé; et c'est la 
maison oi!i demeure la vetve feu Boucquet. 

Sur la maison de feu Tamisier, en la ruhe des Ballais, où 
se tient Girard, sergent royal, doibt trente-quatre solz six 
deniers. A la marge: C'est Girard le sergent, et ne paye que 
XX solz. 

Sur la maison de la vefve de feu Delacourt, que tient à 
présent M. de Monlifault, à cause de sa dite femme, doibt 
quarante solz. En marge: C'est MM. de La Gesterie et Dela- 
vault. 

Sur la maison de feu Jehan Thibaud, dictle Gaigneur, pâ- 
tissier, doibt deux solx six deniers. En marge: C'est la mai- 
son de M. Hélie, pâtissier. 

Sur les maisons de feu Nicolas et Guy Relyons, à cause 



' 1. Les mentions i la mar^ sont certainemeot nu peu postérieures à l'an- 
Dée 1663. 



DigilizcdbyGOOglc 



— 85 — 
de leurs maisons, doibvent deux sotz six deniei's. Enmanjn: 
Ce sont les maisons des Relions. 

Sur la maison de Régnée Rabattée, en ia paroisse Sainl- 
Maur, doibt par chaiscun an trante solz. 

Les hoyrs feu Bertrand Begasseau pour leur maison, es- 
tant assis en la pai'oisse Saint-Michel, devers le petit port de 
la dicte ville, dix solz., En marge: C'est le four de M. Re- 
veillaud et la maison de Mousset. 

Sur les maisons et estables de Jannoet et frère Jehan de 
Xaintes doibvent par chascun an quinze solz. En nianjc: 
C'est M. Bernard, procureur, qui tient, et le Bourcierprès 
la poissonnerie. 

Sur la maison de Guillette Robichonne, assLzc en la pa- 
roisse Sainct-Maur, doibt par chascun an quarante solz. 

Sur la maison "de maistre Joubert Souillard, assize en la 
parroisse Sainct-Maui-, doibt par chascun an dix solz. En 
marge: Tient Teste, apolicaîre. 

Sur la maison ^e Arthus Hori-yon, hoste du cheval blanc, 
hors la ville de Xainctes, estant au bourg et paroise Sainct- 
Maurice-les-Xainctes, quatre livres cinq solz. En marge: 
Tient M. Barbol. 

Les hoyrs feu Gourbillon, demeurant en la parroisse 
Sainct^Eutroppe, pour leurs maisons doibvent par chascun an 
soixante solz. 

Me Jehan Ogier, procureur en la ville de Xainctes, h cau- 
se de sa maison doibt par chaiscun an h la dicte receptc 
dix solz. 

Sur la chappelanie et maison que tient Me François Berne, 
chanoine de Xainctes, en la paroisse Sainct-Maur, doibt 
par chaiscun an dix sola. En marge: Tient Ghaignevert, à 
cauze de sa femme. , 

Sur la maison de Maryt Trichet, demeurant à la montée 
Sainct-Eutroppe, doibt par chaiscun an auxdicts choiistes 
vingt solz. En marge: Tient Jehan Gousset, garde des pri- 
sonniei's. 



Disiiizcdby Google 



Sui- la maison de Micheau Pigeai-d, estant assize en La 
Berthoanièi'e, doibt par chaiscun an quatre livres dix solz. 
En marge: J'ay esté payé autrefois de ladicte rente; et tient 
les lieux Guillaume Holier, geôlier des prisons. 

Sur la maison de feu Jehan Faure et sur la maison de Gor- . 
ix)n, de Sainct-Pallais, et Guilhaume Renoul, doibvent par 
chaiscun an soixante solz. 

Anthoine Regnard doibt pour un cai'tier de pré assis en la 
pallus par chaiecun an soixante solz. En marge: Tient M. 
Guillebon. 

Sur la maison de Jehan Tercigné dict Dabo, assize, en La 
Berthonnière, doibt par chaiscun an soixante-quinze solz. 
En marge: Le tout est à bas; et se seroit Ghaignevei-t qui 
debvroil ladicle rante. 

Sur la maison de messire Micheau deLaumosne, choristre 
de ladicte églize, doibt par chaiscun an à ladicte l'ecepte 
soixante solz. En marge : Raimond Redon doit au lieu de 
Rolland Papin; et avoit esté amorti la rante. 

Sur ta maison de syre Jehan Guybert, assize en la parrois- 
se Sainct-Michel, doibt par chaiscun an quarante solz. En 
marge : Tient la vefve feu Me Ligoly. 

Sur la maison que tient M^ Gharles Regnault, en la par- 
roisse de Sainct-Maur, doibl par chaiscun an douze sotz. 

Sur la maison de Macé Rataud, assize en la parraisse de 
Saint-Pieri"e, en la ruhe des Jacopins, doibt par chaiscun 
an trente-sept solz six deniers. En marge: Tient le filz de 
feu sire Anthoine Delahaye, sairurier. 

Sur la maison de Pierre Tereigné, en la parroîssedeSainct- 
PieiTC, doibt par chaiscun an vingt-sept solz six deniers. 

Jehan Sourcille sur sa maison qu'il tient en la parroisse 
Sainct-Pierre, en la ruhe des Ballais, doibt sept solz six de- 
niers. 

Sur les maisons de Sébastien Sorin et Baudet, estant as- 
size en la montée Sainct-Macoul, paye par chaiscun an vingt- 
sept solz six deniers. 



Disiiizcdby Google 



Sur la maison de Guilhaume Pradeau, demeurant ù la 
montée Saïnt-Eutrope, doibt par chaiscun an quarenlc solz. 
En marge: Guilbon et sa belle-mère. 

Sur la maison de Huguette Deneufville, fournyère, doibt, 
à cause de sa dicte maison, trente-sept solz six deniers. Eii 
marge: Tient Duval, à cauze de son four. 

Sur la maison de syre Jehan Guibeil, marchant, ladicte 
maison estant en la parroisse Sainct-Michel, quatre livres. En 
marge: Tient la vefve feu M. Ligolly. 

Sur la maison de Ëstienne Baudouin, en la pan-oissc 
Sainct-Pallais, doibt par chaiscun an quarante-cinq solz. 

Sur la maison de M(> Gervays BouIIeur, barbier, à cause 
de sa femme, appartient ladicte maison assize en la parroisse 
de Sainct-Pierre, soixante-quinze solz.£nmarj/e:TientM. de 
lia Tour, qui est de la maison de ville. 

Sur la maison de Jehan Repaillier doibt par chaiscun an 
trente solz, estant assize ladicte maison en la parroisse Sainct- 
Maur, trente solz. 

Les hoyrs feu M* Jehan Thirouyt doibvent à cause de 
leurs maisons par chaiscun an trante solz. En marge: Doib- 
voit M. Dalvy, et l'a amorty. 

Sur la maison de Symon Brenon, demeurant l\. Sainct-Pal- 
lais, doibt par chaiscun an trante solz. En marge: Tient 
Toussaint, sei^ent royal. 

Ainsy signé: Holier, notaire royal, R. Delafont, recepveur. 

Gregoïreau, greffier. L'original est au trésor. 

XXVIII. 

i54$-i378. — Extraits des regisires secrets du parlement de Itordeaux. 
BiMiolhique natiotiale; Jondt Pirlgord, Lespineet Leydel, t. XI, page» 
580 «t nhanta. t 



1. Nous avons fait cliercher & Bordeaux ces rugisires secrcls du parlement, 
et inutilement. Nous sommes donc forc6 de nous coalcnler de celte indica- 
tion un peu sommaire. 



Disiiizcdby Google 



i542, 22 juin. — AiTêt du parlement qui ordonne que 
les évoques seront tenus de payer les frais des commissions 
et procès faits aux hérétiques, attendu l'évidente négligence 
des évoques. 

i546, ier avril. — Le parlement commet un conseiller 
pour aller à Marennes procéder contre les hérétiques. 

i553f iS janvier et i^r février. — L'évoque de Saintes 
est tenu de fournir 800 livres pour la procédure contre les 
hérétiques.* 

i554,S5mai. — Le parlement commet deux conseillers 
pom" se rendre à Saint-Savinien, en Saintonge, procéder 
contre les hérétiques, et que l'évêque de Saintes foumira la 
somme de 100 escus pour faire ladite inquisition. 

i558, 23 août. — Plainte portée contre l'évêque de Sain- 
tes par le procureur général à l'occasion de sa négligence 
contre les hérétiques. Cet évoque est condamné de fournir 
aux frais pour les commissions à peine de saisie. 

1560, 5 août. — Edit attributif de juridiction aux évêques 
pour crime d'hérésie. 

i565, ii-i2 mai. — La cour ordonne qu'en conséquence 
de l'établissement d'une chambre des grands jours de Sain- 
tonge et Périgord et du nombre insuffisant de conseillers 
aux chambres, les ofâciers de la deuxième chambre passe- 
raient à la première. 

i559, 6 avril. — L'évêque de Saintes présente requête au 
roy, injurieuse pour le parlement, pour suspendre le paye- 
ment des sommes qu'il doit pour les commissaires. 

1578, 7'août. — L'évêque de Saintes entre au palais, va 
à l'audience. Il ne parait pas qu'il ait été reçu. 



1. L'évSque de Saiules, de 151)0 à 1579, émit Trùlaud de Biiet. 



Disiiizcdby Google 



1554, 94 décembre. — Leilres patentes de Ueniï II, confiiinaiit à t'érËque 
de Saintes, Trisland de Bizet, < le droit de visiter les abbaye«, prieurés, cu- 
res, etc. — Tidimiu tur parchewiin aux archivttde Saint-Jlutrope. 

Henry, par la grâce de Dieu, roy de France, aux sénes- 
chaulx de Poictou, Xainctonge, Angoulmois, ville et gouver- 
nement de La Rochelle ou leurs lieulenans et à chascun 
d'eulx en droict soy, si comme à luy aparliendra, salut. Nos- 
tre amé et féal conseillier et aumosnier ordinaire, messire 
Tristand du Bizet, évesque de Xainctes et abbé commanda- 
taire de l'abbaye Saint-Niçollas au Boys de Laon*, nous a 
faict reraonstrer que, à cause de sondict évesché, deppendent 
plusieure abbayes de monastère, prieurez, cures et aultres 
benefBciers, sur lesquelz il a droict et luy aparlient ou à 
ses viccaires, commissaires et depputez, la Visitation, 
refTormatioD, et avocation des abbus et malversations qui y 
sont, comme y faire dire et sellebrer le divin cei-vice comme 
il appartient selon l'intention des fondateurs d'iceulx, faire 



i. Tristand de Bixet, naliTde Trayes en Champagne, fils de Jaquette Iter- 
Ihière, reli^eui de Clairraux, fui érêque de Sainles en 4550. Il mourut k 
80 us, le 8 noTcrabre 1579, et Tut enterré à Paris dans le collège âes ber- 
nardins. Son cœur fut enseveli à Clnirvaux, devant l'autel de tous les saints. 
Dans la lisle des hommes illustres enterrés en l'église .de Clairraui on lit: 
■ 39. Ante capellam omnium sanctorum cor domini Tristandi de Dizet ; et obtit 
VI idus nOTembris MOLZXIX. > Il fut recouvert d'une petite pierre lailtée en 
forme de cœur, qu'on leva en 175t. Voir ff al fia, II, col. 1083, e[ /> Meor 
de ClairvaMX, d» III» tn XVIII» tiécle, par l'abbé Charles Lalore, profes- 
seur de théologie au grand séminaire de Troyes. (Paris, Ern. Thorin, 1875, 
in-S»). 

9 SaiiH-Ifieolat-attx-Boie, abbaye de Saint-Benoit, au diocèse de 
I^aon, paroisse de Cré'py, canton de La Fère, arrondissement de Lnon 
(Aisne). Trisland de fiizct succéda comme abbé au cardinal Charles de Bour- 
bon, son prédécesseur sur le siège de Saintes. Il fut aussi nommé, en 1545, 
abbé de Signy, diocèse de Reim«, en Champagne, arrondissemcut do Hézié- 
res (Ardennes). 



Disiiizcdby Google 



relTorincr lesdiclz abbez, prieure, religieulx et curés et vivre 
selon l'observation de leur oi-dre tant régulière que séculière, 
faire faire les réparacions esdicts béneffices qui y sont néces- 
saires. A cause de laquelle visilatlon ledict exposant et ses 
prédécesseurs évesques dudict Xainctes ou ses viccaires, of- 
ficiers, commissaires et depputez, ont accoustumé prandre, 
chascun an, sur aucuns desdicts abbés, prieurs, curés et au- 
tres bénefliciers, quelques sommes de denyers par droict de 
Visitation ou pension pour ayder à supporter les grandz fraictz 
qu'il convient supporter ordinairement audict évesque, en- 
semble le droict du sceau épiscopal, des provisions et insU- 
tulions, que faict ledict exposant ou ses vicaires, des béneffices 
de sondict évesché, des Icctres de dispences des seraces, lec- 
tres dedispence de non résider esdicts béneflices, plus le 
droict que ledict exposant et ses prédécesseura ont accoustu- 
mé d'avoir et prandre des lectres de fabricques ou fabrices, 
entendre les noms des fabricqueurs ou mai^iliers depputez 
au régime et gouvernement de i-evenu des fabricques ou fa- 
brices, elles droicts et debvoirsàicelui exposant appartenirsur 
les biens des curés qui meurent et decceddent en sondict dio - 
cèse. Toutes foys pour autant que plussieurs des abbcz, prieurs 
et curés desdicts abbayes, prieurés et cures se sont par cy de- 
vant mis en résistance de ne voulloir obéyr ne payer lesdicts 
droitz de Visitation et autres susdits et que pour raison de ce se 
mouvèrent plussieurs procès en divers lieulx et ressortz etpar 
devant divers juges, en tel et si grand nombre qu'il falloicl 
auxdicts prédécesseurs dudict exposant évesque dudict Xainc- 
tes avoir plusieurs procureurs et solliciteurs pour en faire 
poursuicte en chascun de ces lieux, et par ce moyen estoient 
constituez en fraictz et despenz insuportables, tellement 
que à cause de ce et pour obvyer à telz litiges et visitations, 
se délaissoient à faire, dont s'ensuyvent plussieurs abbus et 
malversacions par lesdicts béneffices au grand scquandalle du 
peuple, au moyen de quoy ses prédécesseurs comme aulcuns 
autres évesques de noslre royaulme auroient cy-devant obte- 



Disiiizcdby Google 



— 91 — 

iiu de feu nosti-e très honoré seigneur et père le roy dès dc- 
ceddé et nous, lectres par lesquelles vous estoit mandé ou 
aulcun de vous leur donner et à leurs commis et depputez 
assistance, confort et ayde de bras séculier, en manière que 
leui-s ordonnances coneemant lesdictes visitations, refforma- 
tions et coiTections fussent entièrement exécutées etaccom- 
plyes, et que à ce fayre et souffrir vous eussiez à contraindre 
lesdicts abbez, prieurs, curés et aultres qui apartiendront, et 
aussy à paier lesdicts droictz annuelz de visitations ou pen- 
sion et autres accoustumez par prinse et saisie de leur tem- 
porel, nonobstant oppositions ou appellations quelzconques, 
et sans préjudice d'icelle la congnoissance, jugemant et déci- 
sion desquelles, pourobvyerà sursite de jugemens,estoit commi- 
se et atribuéeànostre grand conseil;età présent fcroict grande- 
mant besoing audict exposant de faire, ou faire faire par ses 
vicaires, commis et depputez, lesdictes visitations, refforma- 
tions et corrections sur lesdicts béneffices de sondict éves- 
ché, comme en tel cas est requis et nécesaire ; mais je doub- 
le (sic) que luy ousesvicaires ne feussent obéys par les résis- 
tances que pounoienl faire lesdicts abbez, prieurs et curez 
des dictes abbayes, prieurez et cures, si l'ayde du bras sécul- 
lier ne luy estoit sur ce imparty. A ceste cause il nous a très 
humblement requis noz lettres à ce nécessaires. Pour ce est- 
il que nous, ces choses considérées, voulans ledict exposant 
estre conservé en ses droicts et auttorytez, selon que ont esté 
ses prédécesseurs évesques dudict Xainctes, vous mandons 
et à chascun de vous en droict soy et si comme à luy apar- 
tiendra, commandons et enjoignons par ces présantes que 
audict exposant, ses vicaires, commis et depputez proc- 
cedans à la Visitation desdites abbayes, prieurés, cures et au- 
tres béneffices de sondict évesché de Xainctes et subjects à 
la Visitation, refformation et correction susdictos, vous leur 
donniez assistaace du bras séculier, si besoin est et requis 
en estes en manière que les ordonnances dudict exposant ou 
de sesdicts vicaires, commis et depputez, concernans la- 



Disiiizcdby Google 



— 92 — 
dicle visilalion, refformation, corrections faictes suivant les 
saintz droiclz et constitutions canoniques, soyent entièrc- 
monl exécutées et accomplyes. Et à ce faire et souffrir, con- 
treignes et faictes contraindre les abbez desdicts abbayes, 
prieurs desdicts prieurés, curez desdictes cures et autres qu'il 
apartiendra et qui pour ce seront il contraindre, et à payer 
audict exposant ou ses depputez les droiclz annuelz de visi- 
lalion, ensemble les autres droictz et debvoire épiscopaulx 
telz que treuverès ledicl exposant évesque ou ses prédécesseurs 
évesques dudict Xainctes avoir soy et iceulx duement prins el 
receus, pour les causes et raisons cy-dessus desclairées et ce 
devès puys qu'il est évesque jusques à présent ou tel autre 
temps que de raison, par prinse et saissiseraent de leur tem- 
porel entre main et par toutes autres voyes et manières dues et 
raisonnables, nonobstant oppositions ou appellations quelz- 
conques et sans préjudice d'icelles pour lesquelles nevoullans 
quant à l'exposition desdictes sentences et ordonnances con- 
sernanl les visitations et refformacions et arrentemenz seul- 
lement que diffère la congnoissance et décission desquelles 
appellations attendre les causes susdictes, el que pour raison 
de semblables droictz de visitations ou provisions ont esté 
cy devant par lesdicts prédécesseurs introduictz plusieurs 
procès devant le grand conseil, et pour obvyer à rencontre 
des jugements et arrestz qui s'en pourroient en suyvre, s'il 
luy en convient faire poursuicte ailleurs, et à ce que plus 
briefve justice et sans confusion soit administrée en cest en- 
droict, avons commis el atribué el de noz certaine sience, 
plaine puissance et auctorité royale, commeclons et atribuons 
à nostre grand conseil, à icellui intimons, disons et deffen- 
dons à noz courtz et parlementz et autres noz justiciers et 
officiers. Car tel est nostre plaisir de ce faire vous avons et 
àchascun de vous donné plein pouvoir, puissance, auclorité, 
commission, mandemant spécial ;parcesdictesprésanlcs man- 
dons et commandons à tous nos justiciers, olficiere et sub- 
stictusque àvous et à cliascun do vous en ce faysant soyt obey. 



Disiiizcdby Google 



Et pour ce que de ces dictes présentes l'on pourra avoir à 
besoingner en plusieurs et divers lieux, nous voulons que 
aux vidimus d'icelles faicls soubz scel royal ou duement 
collalionnés par l'ung de noz amez et féaux notaires et secré- 
taires, foy soit adjoustée comme ad ce présent auriginal. 
Mandons en oultre au premier nostre huissier ou sei^ent 
sur ce requis, faire tous exploiclz et assignations qui seront 
requis et nécessaires pour l'exécution de cesdictes présentes, 
sans pouvoir demander aucune permission, assistance, placet, 
visa ne pareatis. Donné à Saint-Germain-en-Laye, le vingt- 
qualriesme jour de décembre, l'an de grâce mil cinq cent 
cinquante-quatre etde nostre règnele huitiesme. Ainsi signé: 
Par le roy en son conseil, et au-dessoubz : De Laubespine, 
et sellées du grand sel à simple queuhe. 

Aujourd'huy dix-huitiesme (lacune) mil cinq cent cinquante 
ung, la coppie cy dessus escripte a été deuhement collation- 
née et vuidimée à son vray original non vicié, par nous, Pier- 
re Daguesseau, escuyer, lieutenant général civil et criminel 
de la séneschaucée de Xainctonge au siège de Saint-Jehan 
d'Angély,^ estant o nous Jehan Pelletier, greffier, mandant 
au premier sei^ent royal sur ce requis de, à la i^ueste du- 
dit évesque, assigner par devant nous tous ceulx dont par 
luy sera requis pour respondre aux fins et conclusions que 
ledict révérend vouldroit entreprendre et aultrement pro- 
céder sur le contenu desdictes lettres comme de raison, en 
faisant du tout rellacion. 



1. Pierre d'Aguessea», seigneur de Rabaine et de La Cailletière en l'île 
d'Oleron, lieutenant général du siège royal de Saint-Jean-d'Aagély. i Dans 
l'eiercice de cette charge qu'il posséda pendant plusieurs années, il donna, 
nous apprend Haicliin, des marques éclatantes de sa vertu e( de sa capacité 
et surtout de sa fidélité inébranlable, de sa fermeté et de son ardeur pour 
le service du roy et )a défense de l'église, t II fut maire de Saint-Jean d'An- 
gély en I5i3 et en 1563. Il était Dis d'Olivier d'Agnesïcau, seigneur de Ha- 
Iba, de Rabaine etde La Cailletière, etc., et de Marguerite Joyeux. 11 épousa 
l'Aune de Camescase ; 2° Matburinc de Cumoat. 



Disiiizcdby Google 



— 94 — 
Faict audict Sain6t-Jeân d'Ângély, pat' nous lieutenant sus- 
dict, les joui" et an que dessus. 

Dagoesseau. Pelletier. 

Au dos : Thrésor, au sac des visites. 

XXX. 

f 579, S9 mart. — t Epilaphe < de cuivre de Trisland de Bizel, évéque de 
Saintes, coolre un pilier en dehors de ta chapelle de sainte Generiève, dans 
l'égline des Bernardins de Paris <.> — BibUothègm nationale; ms.,/ondi 
latin, n" i7,0S9; colUctio» &aîgnières, fol. 2S9. 

Messire Tristand Bizet, natif de Troyes en Champagne, 
évesque de Saintes, abbé de Saint-Nicolas au Bois, diocèse de 
Laon, pour la bonne affection qu'il a eue envers ce coll^ 
des Bernardins, auquel, comme i-eiigieulx profès de l'abbaye 
de Clairvaulx, y ayant esludié en sa jeunesse et par ce mo- 
yen, par la grâce de Dieu, proveii de grandes dignitez et biens 
ecclésiastiques, lesquelz comme biens des pauvres voulant 
employer en œuvres méritoires au proffît de tout le christia- 
nisme et advencement de l'ordre de Gisteaulx, a donné aux 
escholiers d'iceluy collège raille livres tournois de rente, à 
départir premièrement à deux lecteurs par iuy nouvellement 



1. C'est le titre de l'inscription relevée par Gaigniires. 11 est facile de voir 
que c'est li utie fondation. L'épilaphe gravée sur le tombeau dans nette idG- 
me chapelle Sainte-Geneviève, était ainsi confue d'après le Gallia, II, 1083, 
reproduite, p.fSîpwVBpigraphieSantone: TniSTANDODEBEBiinECENSiCLi- 

RBVALUSREUGIOSOSAHGTOHENSl BPISCOPO S. BEIWARDO C\'IV8 REIJQVIAS ARGBNT&A 
CAFSA INCLVDI CVRAVIT DEVOTISSIMO AC DE DERNARDINIS QVORVH STVDIA FONDATIONE 
tWrr X&RmSSIMO FRATER NICOLAVS BOVCHEHAT CISTEROI CŒNOBIAnCHA POSTREMAE 
VOLVNTATIS EXECVTOR POSVIT VIXIT ANNOS LX\X OBirT VI [DVS NOVEIIB HDLUXIK. 

Un dessm représente lelombean. 

2. Le collège des bernardins à Paris fut fondé vers 12^4 dans l'enclos du 
Chardonnet. L'église passait pour un chef-d'œuvre de l'an ogival. Il ne reste 
rien ni du monastère ni de l'élise. 



Disiiizcdby Google 



-95 — 

fondez^, l'un en théologie et Tautrc es langues grecques et 
hébraïques, à chacun ijc livres tournois; au lecteur ordinaire, 
aussi en théologie, pour augmentation de ses gages accoustu- 
mez c livres tournois; à chascun des trois bacheliers de cha- 
cun cours de théologie : quant ils respondront de tentative, 
XX livres tournois ; quant ils respondront de sorbonique, xxx 
livres tournois ; quant ils respondront de grande ordinaire, 
xxx livres tournois, et quant ils prendront le bonnet de doc- 
teur, XL livres tournois; au premier des régens ordinaires, 
XXV livres tournois, au second xx livres tournois, au iije xv 
livres tournois et au qualiiesme xij livres tournois; pour ay- 
der à fonder et entretenir une enfermerie pour les malades 
en cedit collège, c livres tournois; pour une messe pour cha- 
cun jour à perpétuité dont celle des vigilles des festes Notre- 
Dame, et du jour de saincte Genviefve sera dicte à note, dia- 
cre et soubzdiacre, c livres touniois; pour un service com- 
plet tous les ans au jour de son décès, pour la récréation de 
lacommunaulté des eschoUiers de ceditcollége,'x livres tour- 
nois ; au secretain qui administrera ce qui sei'a nésessaire 
tant audit service que messe ordinaire, viii livres tournois; au 
proviseur pour faire observer ceste fondation,! livres tournois; 



i. Ea 1577, il fonda, «à l'honnenr et gloire de Dieu, de la trâs sacrée 
vieif e Harie, de monEieur saint Bernard et de toute la cour de paradis, & 
lottjourg, au couvent de Glerraux, deux relijpeux nonces que les abbei de 
Clervaux seront tenus envoyer étudier au collège des bernardins à Paris.» 
(Bibliothèque de Troyes; Martyroî. de Clainaux, ms. 1093, fol. 196 y.] 

Le 5 juillet 1577, il traite avec Jacques Beguyn et Jehan Jolly, maîtres 
.orfèvres à Paris, pour une chasse de trobpietk et demi de long, trois pieds 
de haut et de vingt pouces de large, pesant 160 marcs, enrichie des images 
des douze apAtres, de l'image de Notre-Dame, de saint Bernard, et de la por- 
traiture d'un religieux priant à genoui en habit de cislerien. fiizet doit 
fournir l'argent; et il commence par donner 109 marcs 3 onces 3 gros. Le 
prix sera réglé à l'amiable, par experts. — Martyroî. de CIain>a%x aui ar- 
chives de l'Aube; pièce publiée parM. Guignard, dans la Po^roJo^ lof we de 
Migne, t. CLXXXV, col. 1795. 



Disiiizcdby Google 



au procureur qui fera la recepte el distribution desdites mil- 
le livres tournois, xx livres toumois;et, où ladite fondation se- 
roit mal observée, ledit fondateur ent«nd que le revenu en 
soit baillé à l'hoslel-Dieu de Paris, jusques à ce qu'on ait 
donné ordre à la faire observer, retenant néanmoins ce qu'il 
faudra pour la célébration de ladite messe et service, et le 
tout aux autres chaînes portées es lettres de fondation qui 
seront leues par chacun an en plain chapitre dudit collège 
devant tous les religieulx, le premier mercredy de caresme*, 
lesquelles lettres ont esté passées pardevant l'Admirai et Val- 
lée, nottaire au chatelet de Paris, le xxi\« de mars sivcLxxvij. 
Requiescat in pace. Amen*. 



1. L'écussoQ dessiné ici porte: BcarteU, aux i et 3, gitatre hUett; aux 2 
et i, deux ipéet en pal au e\ef chargé de deux hures. En cfTct, Tristand de 
Hizel portait: D'aïur au sautoir engretU d'or, accompagné de quatre bUeti 
de mime, d'après (îaspard Jongelin, Purpura divi Bernarâi, p. 87 (16U]. 
L'écu est sommé de la mitre surmoDiéc d'une crosse. Devise: GRATIS DEI 

SVX m (1V(H1 SVN. COR. 15. 

i. Le i" dimanche de l'avent 1 lil, la chasse de vermeil donnée par Tris- 
tand de Bizet fut ouverte- on y trouva des reliques: bras de saint Harc, évan- 
gélisle; de la légion thébaioe; b&ion de saint Thomas de Canlorbery; du 
tombeau de saint Domiti, confesseur ; de saint Etienne, S* abbé de Ctteauz ; 
Domini Gerardi,Farsensis; fragmenl de la cucuUe de saint Bernard, plus d'au- 
tres ossements sans inscription, et ^es mots : tReliquie quorum nomina nM 
]!iteat.* (Inventaire de 1711, fol. H reclo.) Lalore, p. 1G2. 

Le S6 aoAt 1713, on fit l'inventaire et l'estimation des pierres précieuses 
attachées aux reliquaires do CUirvaux : < 25i> & la grande chasse donnée par le 
R. P. Tristand, éveaque de Xaintes, sont (ouïes pierres fausses...* (Archives 
de l'Aube ; Bévue det Sociétés Savantes, V* série, t. V, p. 503, par d'Arbois 
de Jubainrille). 

Eo 17i1, d'après l'inventaire de dom Guylon, on voyait au trésor de Clùr- 
vaoi: t8o un buste de vermeil travaillé, mentionné au testament de dom 
Tristan de BiEet, évéque de Saintes, fait en 1579... ■ (Suit la description) ; 
I 76° Seosuit la grande chasse de vermeil que dom Tristand de Biiet, natif de 
Trojcs en Champagne, religieux de Clnirvaux, évoque de Saintes, a fait faire 
el donnée à Clairvaux pour y conserver les reliques de saint Bernard vers l'an 
1579 (son portrait est sur bois au trésor.) Elle est fuite en église à deux pi- 
gnons... ■ (Description), Lai^ore, p. 69 et 70. 

Ornements précieux (inventaire i)e150i): (151.J«iueU Bertière, mater pa- 



Disiiizcdby Google 



-97- 



XXXI. 

16i8, dicembre. — L'évêquc de Saintes, Michel Raoal, protesle conlre 
l'opposiliou à lui faîte par le chapitre de mettre ses armes aux clefs de 
TOÛte des deux ailes de la cathédrale qu'on reconstruit, — Original tur 
japier datu Ui minulet i« BerlAavld, notaire royal à Saintes. Commu- 
nication de M. TA. de Brimond d'An. 

Ce jourday pardevant le notaire royal gardenotte héré- 
dilaire en Xaintonge, et en la présance des lesmoins 
souscrîptz et nommés, révérant père en Dieu messire Michel 
Raoul, évesque de Xaintes et conseiller du roy en ses 
conseils d'estat et privé, en sa personne a dit avoir veu la 
coppie d'une oppozition que le jour d'hier Danno, ser- 
gent royal, délaissa à sa porte; par laquelle vénérable et 
discrette personne maislre Seguin de La Place, chanoine de 
l'églize catédralle de ladite ville, en quallité de saindicq de 
messieurs les doien, chanoines et chappiti-e d'icelle églize, 
a déclaré qu'il s'oppose à ce que ledit signeur face mettre 
et engraver ses armoiries ez voultes des deux ailes de ladite 
églize que font à présent Nicollas Bâillon, Louys Hérault, 
Denis Malleau et Estienue Hillairet, maistres massons, et ce 
pour les cauzes contenues et que ledit sieur de La Place a 
exprimées en ladite coppie-opposition , signée du notaire 
pardevant lequel il prétend l'avoir faicte en son nom, incéré 
et déclaré en ladite coppie, comme il seroit requis et néces- 
saire, à laquelle oppozition ledit signeur eust respondu dès 
lors, sy elle eust esté formée en sa présence, comme il faicl 
à présent, et dit qu'elle a esté sucittée pour quereller ledit 
signeur et luy cauzer un différant pour chose qui a esté 



Iris Trislandi de Bi/et, capsulam completom. 155... Calixdatus eudesïe in pri- 
ma missa domni Trislandi de Trecis, 152i. i Lalobe, id. p. 91. « Il donna 
une chapelle de drap d'or tonte complecle.t Palrolog. lot., ibid.; LuoBti 
p. IM. 



Disiiizcdby Google 



voulue, consantie et accoi-dée au contrat faict avec lesditz 
massons par ledit signeur doien, ledit de La Place ou 
autres dépultés dudit chappitre, et encore ledit doien faisant 
pour ledit signeur évesque : car par clauze expresse couchée 
audit contrat du tiers jour jeuillet dernier passé, receu 
par Mareschal, notaire royal, il a esté conveneu que lesdits 
massons feront des aimoiries sur chacune des clefs de ladite 
voulte, sotct du roy noslre sire, dudit signeur évesque et 
dudit chappitre, ainsy qu'elles leur seroient désignées par 
lesdits sieurs; ainsy, il n'y a aucune cauze ny raison val- 
lable pour laquelle ledit saindicq doibve s'oppozer à ce que 
celles dudit signeur évesque soient mizes et gravées sur 
lesdites clefs; et s'il faut garder l'ordre et le rang d'un 
chascung ou mesme celluy de l'escriture dudit contrat, il 
n'y a rien à douter que, apprès celles du roy qui doivent 
tenir le premier lieu, les armoiries dudit signeur évesque, 
chef sans contredit de ladite églize, doivent estre pozées et 
engravées es dites clefz de voulte, ce que ledit saindicq ne 
doit débattre quand bien ce qu'il dit serait véritable que 
non, assavoir que ledit signeur ne contribue rien à la 
despence et Traitez de ladite voulte, parce que le respect et 
l'honneur deu à sa dignitfé, la raison et le consentement 
desdits sieurs du chappitre contenu audit contrat, requièrent 

que ainsy soict faict et au l'obligation que constîent 

ledit contrat monstre clairement que le pris de ladite 

bezongne doit estre p£Ùé par les reveneus de la bource 

commune desdits signeur évesque et chappitre des deniers 
qu'il a entre ses mains de ladite bource commune; partant 
ledit saindicq ne doit desnier une choze sy manifeste et que 
luy mesme en contractant a recongneue véritable. Or, pour 
montrer que ledit signeur évesque dezire l'avencement et 
perfection de ladite besongne et veult vivre en paix avec 
lesditz sieurs du chappitre, il leur déclare que, s'ilz veuUent 
persister en ladite oppozition et empescher l'exécution dudit 
contrat, en ce qui regarde le lieu auquel sësdites armoiries 



Disiiizcdby Google 



doivent estre pozées el mizes, et veullent coatester que ce ne 
soit apprès celles de sa majesté, il offre en passer par le 
jugement el advis des personnes de quallité et d'honneur 
de la présente ville ou autres desquelles ilz voudront s'ac- 
corder el convenir avec ledit signeur évesque, lequel, à 
deffault de ce faire proraplement, proteste contre eux du 
retardement de ladite besongne et de tous les inconvéniens 
qui s'en suivront pour n'estre pas parachevé dans le temps 
préfixé pour cest effect par ledit contrat, ensemble de tous 

despans, domaiges et intéreslz* 

Bertauld. 

XXXII. 

46iO, 44 décembre. — ProtestatioD de Joachim d« Geriza;, doyen de 
Saintes, conire MH. du chapitre, qui l'ont fait violemmeut sortir de l'assem- 
blée capilulaire. — Original mr papier, dam Us minutes de Berlauld. 
ComM»nicatio» de M. Théophile de Sremond d'An. 

Aujourd'huy, qualrîesme du mois de décembre mil six 
ceiilz vingt, par devant raoy, notaire royal soubzsigné, et en 
présence des tesmoings baz nommés, a compareu en sa per- 
sonne noble et discret Joachim de Gerizay, doyen de l'églize 
calhédralle Saint-Pierre de la présente ville de Xaintes, le- 
qui;I a dict et déclairé que ce jourd'huy, les sieurs chanoy- 
nes de la dicte églize l'auroyent violament faict sortir du 
chapitre à la réquisition du sieur de lia Place, sindicq, avecq 
plusieurs injures oprobres, pour opiner, ainsy qu'ils disoient, 
sur certaine affaire contre les habilans du village de Gi- 
bourne, nonobstant les remonstrances que leur a faict Jedict 
sieur doyen, qu'il avoit intérezt communq avecq eux en 
ladite affaire ; contre laquelle violance il a protesté de se 
pourvoyr comme luy estant faicte en hayne du procès qu'ilz 
luy ont cydevant suscité touchant les droictz de son doyenné 

1 . Le reste de la pièce est enlièrement adiré, sauf la signature du notaire. 

DigilizcdbyGOOglc 



— 100 — 
auquel ils tachent le faire renoncer par toutes sortes devexa- 
cions et pei'sécutions, comme aussy a protesté de se pour- 
voyr contre eux de ce que, contre les status et au grand 
scandale du peuple, ilz tiennent leurs assemblées capitulai- 
res pendant le divin service et le sermon, combien que ledit 
sieur doyen leur ayt i-emonstré que cella ne se debvoit faire. 
Dont et de tout ce que dessus, ledit sieur doyen a requis 
acte à moy ledit notaire, que luy ay octroyé pour le faire no- 
, tifier à qui il appartiendra, et pour luy valloyr et servir en 
temps et lieu ce que de raison. Faict audict Xainctes,au lo- 
gis du doyen, en présence de Mai'lin Cazault et Anthoîne 
Bertauld, clerc, demeurants en ladicte ville de Xainctes. 
J. DE Cerisay, doyen de Xaintes. M. Cazault. Bertauld. 
Bertauld, notaire royal à Xaintes. 

XXXIII. 

i6%i, 22 août. — PioUslation de Michel Raoul, évêquc de Soiotes, 
contre le refus fait par le chapitre d'enterrer en l'église cathédrale son frère 
Joachim Raoul de La ChcTrie, vicaire général du diocèse de Saintes. — 
MintUet de Bertauld, notaire roj/at à Saintes; communication de M. TA. 
de Bremond d'Art . 

Pardevant le notaire royal en Xaintonge et présens les 
lesmoings soubzcriptz, révérant père en Dieu messire Michel 
Raoul, évesque de Xaintes, estant en son pallais épiscopal et 
parlant à monsieur maistre Jehan de La Vergne, chanoyne 
dudicf Xaintes, luy a dict qu'il a esté adverty que les sieurs 
chanoynes et chappitre de son église cathédralle Saint- 
Pierre de la présente ville, ont faict reffus d'assister en coi-ps 
processionnellement aux obsecques de feu monsieur maistre 
Joachim Raoul, sieur de La Chevrie, conseiller et aumosnier 
du roy, frère dudict seigneur évesque, oncle des doyen et 
grand archidiacre de ladicte église * et vicaire général du 

1. Joachim Raoul, vicaire-général de Saintes, mourut, d'après Hugues Du 
Tema et le Gallia, le 9 août 1621. 



Disiiizcdby Google 



— IM — 

dioceze de Xaintonge, mesmes d'accorder la sonnerie des 
cloches, soubz prétexte, comme ilz présuposoient, de n'avoir 
esté priés de luy donner lieu de sépulture en ladicle église 
de Saint-Pierre, et de ce que ledict feu sieur n'a faict de 
fondation en icelle, bien qu'il en eust esté chanoyne et grand 
archidiacre ung longtemps, laquelle pi'ésuposition et prétexte 
est directement contraire à la chaire et prière que ledict 
seigneur évesque avoit faicte audict sieur de La Vergne de 
représanter audict chappitre ce qui est de son intention, le 
sommant et interpellant de déclarer s'il a faict lesdictes 
offres audict chappitre dont il l'avoit requia et chaîné ; lequel 
sieiu* de La Vergne a faict i-esponse, déclaré et attesté 
qu'estant au chapitre de ladicte église exlraordinaii-ement 
assemblé, le lundy neufîesme des présens mois et an, à 
l'issue de Ja grande messe, sur les difficultés que la majeur 
part desdictz chanoynes faisoient d'accorder lesdictes cloches 
et d'assister audict enteiTement à cause, disoient~ilz, que le 
corps dudict deffunct n'estoit ensepulturé en ladicte église 
de Saint-Pierre et n'i faisoit de fondation, dicl et représenta 
ausdiclz chanoynes que, pour lever toutte difficulté sur ce 
subject, il avoyl charge dudict seigneur évesque, frère du 
deffiinct, de leur dire que, s'ilz voulloient donner lieu de 
sépulture honnorable en ladicte église selon la qualité dudict 
deffunct, il y seroit inhumé et fonderoit ung anniversaire en 
icelle dont il promettoit faire le payement en son propre et 
privé nom, ce que ledict chappitre n'auroil voullu accepter, 
ains persévéré en son reffus de donner lieu de sépulture, 
d'assister aux funérailles et de voulloir permettre la sonnerie 
des cloches en ladicte église pour ledict feu sieur de La 
Chevrie, ce qui ne peult estre desnié pai' aulcun desdits 
chanoynes, la chose estant très véritable, et toutesfois le 
greffier du chappitre n'auroit voullu mettre lesdictes offres 
sur son registre, comme il est tenu et obligé ; de laquelle 
sommation et response ledict seigneur évesque a requis acte 
qui luy a esté octroyé par ledict notaire pour luy survir et 



Disiiizcdby Google 



— 102 — 

valloir en temps et lieu ce que de raison. Faicl à Xaint«s, le 
vingt-deuiiesme jour d'aoust mil six centz vingt-ung, en 
présence de Anlhoine Bertaud, clerc dudict Saintes, et de 
Malhurin Miot, sei^ent royal, demeurant à Jonzac. ' Michel 
[Raoul]. J. DE La Vergne. Myot. Bertaud. Bertaold, 
notaire royal. 

XXXIV. • 

16S9, B octobre. — Plaintes de Pierre de Hanrice, abbé de Hasdion, cha- 
Doiae, contre les chanoinea ses confrères. — Minutes de SertAuld, no- 
taire à Saiatei. CovmiMicatio» de M. Th. de Bremmd d'Art. 

Aujûurd'huy cinquiesme [du mois d'octobre 1629], après 
midy, par devant le notaire royal de Xaintes et tesmoings 
bas nommés, c'est compareu et présenté en sa personne 
révérend père en Dieu messire Pierre de Maurice, preslre, 
abbé conventuel des abbayes de Notre-Dame de Bonlieu et 
de Masdton, chanoine de l'égtize calhédralle Saint-Pierre de 
la présente ville et archidiacre d'Aunis, demeurant audit 
Xaintes, lequel a dict et déclaré qu'aucungs des sieurs cha- 
noynes ses confrères, indignés de ce que le procès ayt esté 
faict à quelques particulliersqu'ilzaffeclionnoyentjaccuzéset 
préveneus des émotions et séditions commises en ladicte 
ville et lieux circonvoysins, et de ce que monsieur de Fér- 
ues, gouverneur de cette ville, cousin dudit sieui' de Uau- 



1. Joachim Raoul de LaCherrie, chanoine el grand archidiacre de l'églue 
de Saintes, à qui Nicolas Posquier écrit plusieurs lettres {Lettret, liv. VII, 
lettre 16, et liv. IX, ieUre 9), l'une pour l'inviter h venir changer d'air en 
sa maison et fuir Saintes i où les maisons sont recluses et pressées i et où 
l'air ne pénètre que c puant <!l rance *. Voir Nicolat Patguier, p. 55 et 166, 
par H. Louis Audial, qui n'a pas indiqué que ■ Monsieur de La Cherrie ■ 
était si proche parent de révéque de Saintes, el qui lui donne le prénom de 
Hatbieu. 



Disiiizcdby Google 



— 108 — 

rice, ^ par commandement du roy, les auroit fait saisir et 
mis ez mains de monsieur de La Tuillerie, conseiller du roy, 
maistre des requestes ordinaire de son hostel, intendant de ta 
justice, police, fmances et marine ez provinces de Poiclou, 
Xaintonge, Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle et 
isles adjasantes, commissaire dépulté par sa majesté pour 
faire justice desdictes esmotions, et refuzé au sieur doyen 
de ladicte églize, son assistance pour faire sauver aul- 
oui^ des accuzés, mesme le filz de la servante de la 
damoizelle de La Guérinière, mère dudict sieur doyen; 
lequel iîlz, comme plus coupable des céditions et meurtre 
commis, a esté roué vif. Pour s'en vanger contre lesdits sieurs 
de Pernes et de Maurice, prenant advantage de l'indisposi- 
tion et malladie dudict sieur de Maurice, par diverses menées 
et pratiques faictes en ledict chapitre, ce servantz pour 
animer les autres sieurs chanoines de logemantz de gens de 
de guerre faict en leur temps qu'ilz imputent aussy audlct 
sieur de Pemes, ont attiré la haine et malveillance de 
plusieurs sur lesdits sieurs et les ont portés à des délibéra- 
tions plaines de passions et suppozitions o conviction contre 
l'honneur desdits (sieurs de Pemes) et de Maurice : de quoy 
leur ayant faict plainte et des mauvais traictements qu'ilz 
recepvoient en leur proceddé, leur représentant avecq ardeur 
les bonnes et sincères intentions dudict sieur de Pemes et 
de mois illisibles) le général et le particulier et qu'il ne 
voudroit pour rien leur avoir ne au public procuré aulcui^ 
préjudice ne moings favorizé les huguenolz au préjudice des 
catholiques, comme ilz luy imputent, que s'il en avoict 



1. Pierre de Haurisse, abbé de Masdion, devait Stre frère de Jacques de 
Maurice, écuyer, «ieur des Touclieg, qui en 1634 et 1625 est qualiQé « lieu- 
tenant en la ville et citadelle de Saintes pour le service du roi soubz l'autorité 
de monsieur de Pemes. s 11 mourut le i" août 1613 et fut enterré dans la 
chapelle Sainte-Eustelle en l'église Saint-Pierre de Saintes. Gallia, 11, coll. 
127. 



Disiiizcdby Google 



employé aulcungs avecq des catholiques pour exécuter la 
volunlé du roy, il en randeroit conte à sa majesté, lesditz 
sieurs doyen el de Cerizay, son fi-ère, archidiacre de Xain- 
tonge et sindicq dudit chappitre, et quelques autres sieurs 
chanoynes, leurs alliés et plus affectionnés, ayants incisté et 
lesmoigné ne prandre créance à son discours, il auroit en 
la challeur d'icelluy, aifirmé avecq sermant qu'il leur avoit 
dict la véritlé et incontinant lesmoigné une cincère repen- 
tance d'avoir faict ladicte affirmation avecq sermant, prié le 
compaignée de Texcuzer, de entrer en considér3.tion que 
l'innocence oppressée de la sorte qu'estoit la sienne à des- 
sing emporte les plus vertueux ; néanmoings, au lieu de la 
traicter fraternellement, ces malveillans, quy à diverses fois 
se sont beaucoup plus emportés par une forme injuste envers 
eux-mesmes, auroient faict coucher par escript au registre 
dudict chapitre, contre les formes ordinaires, un long discours 
et en icelluy employé pour le randre odieux des termes de 
sermant dont il n'a jamais uzé et en seroit grandement 
dcsplaizanl, en quoy ilz manilestent leur passion ; que s'ilz 
en eussent esté examps, après les tesmoignages qu'il leur 
randit d'estre desplaizanl d'avoir affirmé par sermant son 
innocence et celte dudit sieur de Pernes, ilz se' fussent 
contentés de leur représenter chaiitablement la faulte sans 
continuer... et mesme pom' le... possible faict... affectionnés 
en la présente ville... Lesquelz il proteste de nulle... pour- 
roient faire cy après auj... et biens el de se pourvoir... d'en 
avoir i-éparacion ainsy qu'il a... tenu en aulcune demeure 
de ce qu'il... chappitre, attendu qu'à desseing... d'icelluy les 
sicui-s quy luy sont... faire journellement des propozi- 
tions... el d'îcelle prenant prétexte... el les sieui's de Lam- 
bert et de... alliés, desquelles susdicles déclarations... ledict 
sieur de Maurice en a requis acte... signifier et et notlifierà 
qu'il appart[iendra].., je ledicL notaire luy ay accordé pour 
luy servir en temps et lieu que de raison. [Fait en ladite 
villede] Xaincles,aul(^is canonial dudict sieur de M[aunce]... 



Disiiizcdby Google 



— 105 — 

Gabriel Bausang et Martin Leglize... sieur de Mauiice, 
demeurant audict Xainctes, lesmoings requis. De Maurice. 
Bbcssant. m. de Léglize. M. Limouzin, notaire royal à 
Xaintes. 

XXXV. . ., 

iSil, 18 juin, — Protestation de Paul Delestre, promoteur de la cour 
ecclésiastique de l'évCque de Saintes, coDtre le chapitre qui veut tenir un 
synode particulier. — Original tur papier dam le» minute» de Limouxin, 
notaire à Sainte», faisant partie de la collection de M. Th. B. À. 
Commtmicatim d» même. 

Aujourdhuy dixhuitiesme du mois de juing mil six cens 
quarante-sept, heure de six du maltin, paixievant le notaire 
royal à Xaintes et tesmoins bas nommés, a esté présant en 
personne vénérable messire Paul Delestre, prestre, pro- 
moteur de la cour eccléziastiquc de monseigneur l'évesque 
de Xainctes; lequel a dit et expozé qu'il vient d'entandre 
qu'on veult sonner la grosse cloche de l'églize catédralle de 
Saint-Pierre de Xaintes, et aprins que messieurs du cha- 
pitre de ladite esglize veuUent tenir un sinode parlicullier, 
quy est au préjudice de mondit seigneur. C'est pourquoy 
il a déclaré qu'il c'est oppozé, comme de fait il s'oppoze par 
ses présantes, à ce que lesdîts sieurs du chapitre tiennent 
ledit sinode, protestant qu'au préjudice de ladite présanle 
oppozition il soit passé' outre, de tous despans, dommf^es 
et intéretz, et de ce pourvoir ainsy qu'il appartiendra; dont 
il m'a requis acte, que luy ay octroyé pour servir ce que de 
raison, et coppie d'icelluy pour le faire signiffier ou notiflier 
à quy il appartiendra. Fait à Xaintes au tablier du notaire, 
en présânce de Mathias Cosson, clerc, et Louis Gamier, 
marchant, demeurans audit Xaintes, tesmoins requis. De- 
lestre. M. Cosson. L. Garnier. M. Liuouzm, notaire 
rayai à Xaintes. 

Notiffîé ledit jour à monsieur Sauvé, sciadicq de messieurs 



Disiiizcdby Google 



— 106 — 

du chapitre de Xaintes, sur les six heures du mattin, aux 
fins qu'aucun n'en prétande cause d'ignorance, par coppie 
délaissée audit sieur sindicq, parlant à luy qui n'a rien dît. 
M. LiHOUziN, notaire royal à Xaintes. 

XXXVI. 



1648, i5 mai. — Lellre du roi Louis XIV à François de Fontenay- 
Hareuil, son ambassadeur à Rome, pour obtenir du pape des bulles en faveur 
de Louis de Bassompierre, érgqué nommé de Saintes, — Bibl. nationale, 
maitutcriu, /oHd» Dnpuy, 727,/, 75. 



Monsieur le marquis de Fontenay, estant nécessaire pour 
le service de Dieu et la consolation de mes subjects du dio- 
cèse de Xainctes, que le siège épiscopal ne demeure pas da- 
vantage vacant et qu'il soit au plustost remply de la per- 
sonne du sieur abbé de Bassompierre, ' que j'y ay nommé, 



1. Louis de Bassompierre, né le i7 août 1610, d'Henriette. de Balzac d'En- 
Iragues, sœur de la fameuse marquise de Vemeuil, et du maréchal François 
de Bassompierre. Clerc du diocèse de Paris, il reçut l'abbaye de Baucher- 
ville, ordre de Saint-Benott, au diocèse de Rouen, par brevet du roi, le 31 
octobre 1635, l'abbaye de Saint-Pierre de Chezy, ordre de Saint-Benoit, au 
diocèse de Soissons, le même jour ; abbé de Saint-Vol usien de Foîi, en 1658, 
où il fit des merveilles de charité, dit le &allia, XIII, 185, aumAnier de mon- 
sieur frère unique du roi en décembre 1651, charge qu'il vendit 25,000 écus 
à l'évêqne de Valence, Daniel de Cosnac, il fut désiré pour l'évècbé d'Oloron, 
près de Saintes, devenu vacant en 16i5 par le transfert de Jacques Raoul à 
Hailleiais. Voir sur son épiscopat le ffallia, Saint-Pierre de Saintes, Bul- 
letin de la société des archives, III, p. 103, etc. Dans l'inventaire bit, après 
le décès du maréchal son père, le 15 octobre 16i6, il est quati6é labbé de 
Sainl-PierredeChézy et de Saint-Georges de Boucherrille, iils et seul héritier 
par bénéfice d'iuventaire du défunt seigneur marescbal. ■ Le 17 juin 1675, il 
fil son testament par lequel il laissait tout son bien aux pauvres et aux 
égRsef, c sans «ncune charge de remploy du patrimoine que je devais avoir 
k mes père et mère,farce que leurs dettes ont excédé les biens qu'ils avoient 
au jour de leur mort et qui om été vendus par décret ou par moy, pour le 
payement de leurs créances. » Le 21 octobre, il quitta Saintes et mourut le 



Disiiizcdby Google 



— 107 — 
tant à cause de la bonne volonté que j'ay pour luy que 
parce que ses bonnes qualitez me donnent tout suject de 
croire qu'il y fera tout le fruict que l'on doibt attendre d'un 
bon pasteur, je vous escris la présente par l'avys de la 
reyne régente madame ma mère, pour vous dire que vous 
ayez à employer de nouveau en mon nom vos oflices et ins- 
tance, tant pr^ de sa sainteté que partout ailleurs oi!i be- 
soing sera, à ce que ledict évesché soit, sans perte de temps, 
proposé au consistoire en faveur dudit sieur abbé de Bas- 
sompierre, faisant pour cest effect fever les obstacles et dif- 
ficultez qui s'y sont rencontrez et empescher qu'il n'en sur- 
, vienne de nouveaux. Je vous recommande cette affaire bien 
particulièrement, puisque j'en ay le succez exlresmement à 
cœur. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait, monsieur le mar- 
quis de Fonlenay, en sa saincte garde. Escript à Paris, le 
XVemayl648. Louis. 

DE LOHÉNIE. 



i*' juillet suivant, & Paris. «Bélasl le pauvre monsieur de Saintes, écrit nu- 
dame de Sévigné, le 1" juillet 1676, s'esl eudonni cette nuit au Seigneur d'un 
sommeil étemel. H a été vingt-cinq jours malade, saigné treize fois ; el hier 
matin il était sang âèvre et se croyait eutiërement hors d'alDùrea. Il causa une 
heure avec l'abbé Têtu, et tout d'un coup il est retombé dans l'agonie, et en- 
fin nous l'avons perdu. Coniroe il était extrêmement aimable, il est extrême- 
ment regclté. 1 11 fut enterré en l'église de la mission de Saint-Laiare ; et son 
cœur fiit déposé dans la cathédrale de Saintes. La Omette de juillet disait : 
cCe digne prélat a laissé ses amis sensiblement allljgés, les pauvres de son 
diocèse dans la dernière désolation, et tous ceux qui le connaissoient, édifiés 
des actions exemplaires de sa vie et de sa résignation chrétienne à la mort, s 
Le 6 juillet, d'inventaire des effets délaissez par H. de Bassompierre i fut 
fait en présence de Pierre de Gascq, chevalier, aeigneur baron de Cocumoat, 
conseiUer du roi, prudent et lieutenent général en la sénéchaussée de Sam- 
tonge el siège présidial de Saintes, de Bertrand Denier, prêtre, dirscteor du 
séminaire, assisté de Paaiel GeoiTroy, son procureur, d'Abraham Lecomte, 
conseiller et procureur du roi audit siège; l^féron, vicaire général, Nicolas 
Rogeau, pMtre, secrétaire du défunt, AntJMine Le^îvre, * principaux doin<i- 
tiques dodit feu seigneur èvSque.» 



Digilizcdby Google 



i648, S octobre. — c BrefdlQQOcent X pour moDsîeur de Bassompierre, 
évtqae de Saintes ». — BiU. tuxt. Moniueritt, _fimiM Dtipny, 787,/. 73. 

Dilecto filiOjLudovico deBassompieiTe,presbitero Senonen- 
sis diocesis, Innocentius papa X. Dilecte û\i, salutem et apos- 
tolicam benedictionem. Vita ac morum honestas aliaque lau- 
dabilia probitatis et virtutum mérita, quibus apud nos fide 
digno commendaris lestismonio, dûs tnducunt ut tibi red- 
damur ad gratiam libérales. Cum itaque tu, quem charissi- 
mus in Christi filius noster Ludovicus, Françonim rex chris- 
lianissimus, vigore concordatorum dudum inter sedem apos- 
tolicam et clane raemoriae Franciscum primum, Francorum 
regem, tune in humanis agentem, super nominatione per- 
sonnarum cei-tis inibi expressis modis qualificatarum, ad ec- 
ctesias regni Francise privilegio non sufïiiltas pro tempore 
vacantes promovendarum per regem Franciœ pro tempore 
existentem facienda initorum, ad ecclesiam Xanctonensem 
pasloris solatio destilutam nobis per suas litteras nomina- 
vit, exponi nobis nuper feceris quod novem lestes, in pro- 
cessu coram dilecto filio nostro et apostolicas sedis ia regno 
Gatlise commorante nuntio confecto examinati, deponant te 
ex légitime matiimonio procreatum esse, nihilominus quia 
nonnulli prsetendunt te defectu natalium arguere^ et desuper 



i. (Aotraguas accoucha le 17* d'ousti (1610). C'est en ces (ennes que le 
maréchal de Bassompierre (Joumai de mavie, I, 9Si, ëdit. de la société de 
l'h^toire de France) an non ce la naissance de son âts; et plus loin, p. 294, il 
raconte la promesse de mariage faite à sa maîtresse, promesse qui donna lieu 
à tant de débats et de procès. Tallemaat des Réaui, niatoriette*, III, 336, 
dit : • Mil* d'Entragues eut un fils de Bassompierre qu'on appela longtemps 
l'abbé de Bassompierre ; c'est atyourd'hni H. de Xaintes. Elle prétendit obli< 
ger BassompieiTe à l'épouser ; la cause fut renvoyée au parlement de Rouen ; 
il y gwgnasoDfrocés...Elle ne laissa pas de s'appeler, comme elle fait encore, 



Disiiizcdby Google 



— 109 — 
iamdudum bine inde controversum fuit sententiis hinc 
inde, uoa videlicet pro legitimitate, altéra vero con-, 
tra, in partibus prolatis, nobis proplerea bumiliter sup- 
plicari fecisti ut tibi in praernissis opportune providere de 
benigoilate apostolica dignaremur; nos te, praemissorum me- 
ritoram tuorum intuitu, specialibus favoribus etgratiis pro- 
sequi volentes et a quibusvis exconimunicationis, suspensio- 
nis et interdicti, aliisque ecclesiasticis sententiis, censuris 
et pœnis a jure vel ab homine quavis occasione vel causa 
latis, si quibus quomodolibet innodatus existis, ad efTectum 
presentium dumtaxat consequendum bac série absolventes 
et absolutum fore censentes, hujusmodi supplicationibus 
inctinati, ex vote venerabilium fratrum nostrorum S. R. E. 
cardinalium, negotiis et consultationibus rerum consistoria- 
lium prïepositorum, tecum ut defectu nalalîum, si quem te 
pati compertum fuerit, nonobstante, prsedictse ecclesiae ad 
nominationem bujusmodi prxfîci et prsesse ac munus con- 
secrationis suscipere, dictamque ecclesiam in spirituabbus 
et temporalibus administrare et regere, necnon quœ juridic- 
tionis et ordinatiohis sunt exercere, ac qusecumque et qua- 
liacumque bénéficia ecclesiae quomodolibet et dicta et quali- 
ficata, si tibi alias canonice conferantur aut apostolica aucto- 
ritate commendentur, recipere, et, dummodo plura simul non 
sinl quam quœ a concilio Tridentino permittantur, retinere 
libère et licite valeas, apostolica auctoritate tenore presen- 
tium, sine pnejudicio litis, ita utper prœsentem dispensationem 
nultum prejudicium partibus illatum esse praetcndi unquam 
possit, dispensamus; ac insuper tibi, ut in praedtcta eccte- 
sia et quibusvis aliarum ecclesiarum et quorumcumque bo- 



niadame de Bassompieire.* Le GalUa trouve que Marie de Balzac ώrilait 
d'Stre épo\ué«, tdigaam qoam conjnf^m duceret BossumpetrEeus ; > le maré- 
chal, qui avait bien ses raisons pour Vêla, n'en voulut rien faire. Ce qui n'a pas 
«npeché l'abbi Briand, Hiêt. de rigliêe Santone , de croirequ'ii fallait 
traduire par ■ sa dî^e ipoose* ce latin qui affirme qu'elle ne l'était pas. 



Digilizcdby Google 



— no- 

norum ecciesiasticorum provisionibus et commendis et 
. aliis gratiis, concessionibus et lilteris tam graliam quam 
justitiam concemenlibus, seu mentis, per te a sede predicta 
oecnon ejus de latere Isatis, ac quibusvis aliis personis, 
cujuscumque gradus, cooditionis et prseeminentias existen- 
tibus pro tempore impetraiidis, seu tibi a quoquam et mo- 
tu proprio concedendis, nuUam de defectu hujusmodi ac 
prsesenti induite mentionem facere tenearis, nec propterea 
dispensationes, impetrationes, collationes, commendae dispo- 
sitiones et gratias hujusmodi de subreplionis et nullitatis vitio 
ootari possint, sed validae etefïicaces existant ac tibi sufTragen- 
tur in omnibus et per omnia, ac si in illis de dicto defectu 
mentio facta fuisset, indulgenius, irritumque et inane, si se- 
cus super his à quoquam, quavis auctoritate, scienter vel 
ignoranter contigerit attentari, decernimus, nonobstantibus 
Pictavensi conciiio contra illegitimos, oecnon quibusvis 
constitutionibus et ordinationibus apostolicis ac ecclesia- 
rum, in quibus bénéficia hujusmodi fuerint vel extiterint 
confirmatione apostotica vel alia quavis flrmitate roboratis 
statutis et consuetudinîbus, cseterisque contrariis quibus- 
cumque. Datum Romœ apud Sanctam Mariam majorera, sub 
annulo piscatoris, die tertia octobris mdcxlvui, pontificalus 
nostri anno quarto. 

H. À. Maaaldus. 

xxxvni. 

iSSO, Si mai. — Procuration de Uuia de Bfttisompierre, évèque de Sain- 
tes, pour répondre de la somme de trente mille livres qu'emprunte sa mère, 
Harie-Charlotte de Balzac d'Entraigues, t yeure > du maréchal de Bassom- 
pierre. — Original da%t lu nin%tei de Matkiiri» Lim/ntzi%, hotairt à 
SaMes. CamnuMicatioii de M. Théophile de Bremo^d d'Art. 

Aujouixl'huy vingt uniesme du mois de may mil six cent 
cinquante, avant midy, pardevant le notaire et tabellion royal 
à Xainctes sovbzsigné, et tesmoios bas nommés, a esté présent 



Disiiizcdby Google 



— îll — 

et personDelIement estably en droit comme en vray jugement, 
illustrissime et l'évérendissime messire Louis de Bassompierre, 
conseiller du roy en ses conseilz, seigneur évesque du dict 
Xainctes, y demeurant, lequel de sa bonne volonté a constitué 
son procureur général et spécial M (en blanc), auquel 
ledict seigneur constituant a donné pouvoir et puissance 
de, pour luy et en son nom, comparoistre pardevant tous 
notaires qu'il apartiendra et par espécial intervenir en un 
contrat ou obligation dé la sonime de tranle mille livres que 
doibt emprunter haulte et puissante dame Marie-Charlotte 
de Balzac, vefve' de feu hault et puissant saigneur messire 
François de Bassompierre, vivant mareschal de France, père 
et mère dudict seigneur constituant, pour estre amployée la- 
dicte somme à t'acquit des dettes de ladicte dame, de con- 
santir au nom dudict seigneur constituant que les biens à 
luy donnés par ladicte dame sa mère par coptrat de donna- 
tion entre vifz, du ,vingt-cinquiesme septembre, receu par 
Duboys et Groyn, notaii'es au cbasteliet de Paris, soient af- 
fectés, obligés et bypotecqués au payement de tadicte somme 
de tranfe mil livres envers celluy quy en fera le prest et 
l'amploy, et oultre ce, ratiffier, en tant que besoing sera et 
qu'appartiendra audict seigneur constituant, le bailh de terres 
et seigneuries de Boissy, Saint-Yon, Breux(?) et Breuil, ses 
apartenances et dépendances, que doibt faire ladicte dame sa 
mère, au proût de celluy quy prestera ladicte somme de trante 



). Marie de Balzac a toujours prétendu SLre l'épouse du maricfaal, malgré 
l'arrit du parlement de Rouen, et malgré le maréchal lui-même. On a tu que 
dans le bref d'iunocenE X (pièce n« XXXVII) neuf témoins aTaienl attesté la 
naissance régulière de Louis de Bassompierre et que cependant, n'osaul y 
croire comptèlement, le pape accordait des dispenses. Voir le P.Anselme^Hù- 
iùire det grands n^cierê de la eouronn», 1. VII, p. ^7, qui dit de François de 
Bassompierre: tll laissa deux 6U naturels... Louis, b&tard de Bassompieire 
nédeltfaricd^Raliac...* oubienLtfCbenaye-Desbois, i>tc/t(HDi.(b lanoMeue, 
II, 51, qui répète la même phrase. Hugues du Tems, Clergé di Franc», l. II, 
le dit seulement fils de François et de Marie de Baltac. 



Disiiizcdby Google 



— H2 — 
mille livres, et généralement faire, etc., (formules). Faict et 
passé audict Xainctes, en maison épiscopalle, en présance 
de maitre Louys Gasquet, praticien, et de Louys Garnier, 
marchant, dudict Xainctes, tesmoings congnus et requis quy 
ont tous signé. 

Louis de Bassohpierre, évesque de Saintes, h. Garnier. 
Fasqubt. m. Liuovzin, notaire royal à Xainctes. 

XXXIX. 

i654, t Juin. — Procuration par Philippe AubeD, prfiire, pour la 
Ruccession de René Gilbert, dianome de Saint-Pierre, qui lègue 18,000 livres 
SOI frèreti de la chsrité à Saintes. — Original lur papier dans le» 
minute» de Cattoulet, en l'étude de M* Pinaâseau, notaire à Sainte». 

Aujourdhuy deuxiesme du mois de juin 1654, pardevant 
le notaire ri,yal en Xainctonge soubsigné, et présens les 
tesmoins cy bas nommés, a esté présent et personnellement 
eslably vénérable et discrette personne messire Philippe 
Aubert, prestre, docteur en théologie, demeurant en l'abbaye 
Nostre-Dame hors les murs de la ville de Xainles, lequel, 
au nom et comme l'un des exécuteurs testamentaires de feu 
monsieur maistre René Gilbeii, vivant chanoine de l'église 
cathédralle de Saint-Pierre de Xainctes, a fait et constitué 
son procureur M. auquel ledit sieur consti- 

tuant a donné plein pouvoir et puissance de comparoir pour 
luy et sa personne représenter par devant tous juges, com- 
missaires, notaires et autres personnes qu'il appartiendra, 
et par spécial de, pour et au nom dudit constituant, consentir, 
comme il consent par ces présentes, concurremment avec 
monsieur maistre Nicollas Gombaud, doyen de ladite -église 
et exécuteur testamentaire dudit feu sieur Gilbert, qu'il soit 
pris et distraict la somme de dix huit mille livres partie de 
plus grande du léguât dudit feu fait aux pauvres, pour icelle 
somme estre convertie en fons de rente hypothécaire pour 
rendre mille livr^ aussy de rente au proffît des pauvres qui 



Disiiizcdby Google 



— «3 — 

seront gouvernez par les frères de la charité qui doibveat 
estre establis en ladite ville de' Xainctes à condition que le 
contract qui sera sur ce lait sera communiqué audit sieur 
constituant. Fait et passé en ladite abbaye les jour et an 
que dessus, en présenee de Denis Tabois, maistre dliostel en 
icetle, et Philippes Chastain, clerc, demeurans audit 
Xainctes, témoins requis. Taboys. P. Chastain. Ph. 
AuBERT. Cassoulet, notaire royal héréditaire. 

XL. 

4668, il avra. — Quittaace donnée par Henry de Larst, évèqne de La 
Rochelle, d'une somme de 1^,000 livres pour les ornements de l'égliBe cathé- 
drale. — Bibliothiq»t natiottali, mantncriU,Ji>»ds /rançait, SS969 ; col- 
Uctùm Beaitmarchait, qnUlancet ecclinattiqiiet, w i07i. 

Nous, Henry de Laval, évesque de La Rochelle, recon- 
noissons avoir receu de M. Samuel Robin, sieur de I^aTur- 
pinière, receveur des tailles de l'élecLion de Mauléon, la 
somme de quinze cents livres imposée en ladite élection, 
l'année 1667, pour estre employées en omemens pour nos- 
tre église cathédralle, suivant l'arrest du conseil du... 1666; 
de laquelle somme de quinze cens livres nous quittons ledit 
sieur Robin et tous autres, par ces présentes faites à La 
Rochelle, le xxie avril 1668. 

Henry de L\tal, évesque de La Rochelle. 

XU. 

iG19, 7 f(A}finbr«. ^ QuilUnce par l'érêque de Saintes, Louis de Uas- 
tompierrc, d'une somme de 250 livres, quatrième quartier d'une rente de 
l,000livre3 sur le a\er%h.—B'Mioihèqne nationale, maMUCrilt/Ondt /ran- 
(ais, S5$70,n''ii3S. 

Illustnssime et révérendissime Louis-François de Bassom- 
pierre, conseiller ordinaire du roy en ses conseils d' estât et 
privé, évesque de Xaintes, confesse avoir reçu de H la 



Disiiizcdby Google 



— 114 — 

somme de deux cent cinquante livres, pour un quartier es- 
cheu te dernier mars mvi» quarante-neuf, à cause de mil 
livres de renie constituée, le dernier novembre uvc soixante- 
dix, sur le clergé. Dont quittance. Faict et passé à Paris, es 
esludes, le septiesme décembre hvic soixante-dix-neuf et a 
signé. 

Louis DE Bassohpierrb, évesgue de Xaintes. Vallon de 
Serignac. Pillart. 



XLII. 

J7f 5, S6 avril, — Brevet de pension de 500 livres sur râvéché de fiaiat- 
Pons accordée par Louis XV à Gaspard Harquentin de Closmaria, depuis 
vicaire gÉnéral de Saioles, et à d'autres. — OrigiiKil fur parehemi» à ta 
UiliotMq»e de Saintet. 

Aujourd'huy vingt quatriesme du mois d'avril mil sept 
cent treize, le roy étant à Versailles, bien informé des bon- 
nes vie, mœurs, piété, doctrine, grande suffisance et au- 
tres verlueuses et recommandabtes qualitez qui sont en la 
personne du sieur Louis Berton de Grillon, prestre du dio- 
cèse de Cavaillon, sa majesté a cru qu'il employeroit avec 
zèle el aplication lous ces taleos pour le service de l'église ; 
dans cette veûe elle iuy a accordé et fait don de l'évesché de 
Saint-Pons, vacant par le décès de M. Jean-Pierre-François 
de Montgaillard, qui en estoit dernier titulaire et paisible 
possesseur, à la charge de trois mille livres de pansion an- 
nuelle et viagère que sa majesté veut estre dorénavant 
payée sur les fruits et revenus dudit évesché, à eommencer 
du jour de la datte du présent brevet, sçavoir : huit cens li- 
vres à M. Dominique-François Hamon Desroches, clerc du 
diocèse de Paris; six cens livres à M. de Vigny, 

prestre du diocèse de ;cinq cens livres à M. 

Pierre-Antoine Pinel de La Marleiière, prestre du diocèse de 
Goutances; six cens livi'es à M. Bernard, prestre 



Disiiizcdby Google 



^ 115 — , 

du diocèse de ;* et cinq cens livres à M. Gas- 

pard Marquenlio, prestre du diocèse du Mans, lesdites pen- 
sions franches et quittes de toutes charges ordinaires et 
extraordinaires, tant par ledit sieur Berton de Grillon que 
pai' ceux qui luy succéderont audit évesché, m'ayant à cet 
eSet sa majesté commandé d'expédier audit sieur Berton de 
Grillon * toutes lettres et despesches nécessaires en cour de 
Rome, tant pour l'obtention des bulles et provisions apos- 
toliques dudit évesché que pour la création et honiol<^a- 
don desdites pensions, et cependant, pour assurance de sa 
volonté, le présent brevet qu'elle a signé de sa main et fait 
contresigner par moy, consseiller secrétaire d'état et de ses 
commandemens et finances. 

Louis. Pheuppeaux. 

Au dos est écrit : Brevet de pension de la somme de 500 
livres sur l'évesché de Saint-Pons. 

XUII. 

LES DTNBBS DU CHAPITRE DE SAINTES 

A.— 16H, 9 aeril. 3— Somtnatîoa faite à l'évdque de Saintes, Michel Raou), 
par le syndic du chapitre, Seguin de La Place, à l'effet d'obtenir qu'il donue à 
dîner au chapitre, suivant un vieil nsage. * — MitMltsde Verjat, m l'élude 
de il. Uopold P/tilipftm, notaire à Saintet. Commmicalim d« M. Ck. 
Dàngibea»d. 



i. Lea blancs sont dans le teite. 

î. Jean-Louis Balbe Berton de Grillon, iHre de FrançoÎA-Félii Balbe Ber- 
ton, duc de. Grillon, fut ensuite archevêque de Narbonae, abbé de Chaulieu, 
commandeur du Saint-Esprit, et mourut h Avignon, le 15 mars 1751, âgé de 
67 ans. 

3. Nous réunissons ces deux pièces de dates différentes qui ont Irait au 
même lait. 

i. Déjà sous TrisUnd de Bizet, évêque de Saintes (1550-1579), le dtner 
des chanoines avait donné lieu à des discussions. On lit dans l'Spijfraphie 
saxtoiM, p. 263, ce passage inédit du chanoine de Saintes, François Tabon- 
rin : « J'ay bonne souvenance que, du vivant de feu monsieur de Bizet, 



Disiiizcdby Google 



— «6 — 

Aujourd'huy, pardevant le notaire roya) et en pi^éseoce 
des tesmoins cy soubzcripts et nommés, a esté pi-ésen véné- 
rable et discrette personne monsieur maistre Seguin de La 
Place, chanoine de l'église cathédralle de SainUPierre de 
cest ville de Xainctes, et scindicq du chapitre d'icelle, y de- 
meurant; lequel a dit etdesclaré, que, en suivant l'antienne 
religieuse et louable coustume, institution et practique par 
les premiers chrestiens pour entretenir entr'eux la chanté 
chrestienne, de tous temps gardée et observée entre les* 
sieurs évesques et les ecleziastiques, raesme par le deffunt 
sieur évesque, l'espace de 40 ans qu'il a tenu le siège epis- 
copal de laditte ville et diocèse de Xainctonge, comme ses 
prédécesseurs avoyeni accoustumé, après la cellébration des 
grandes messes aux festes annuelles de pasques, pentecoste, 
toussaincts, nouel et encores le jeudy sainct, en laditte 
église cathédralle, de continuer les disners aux doyen, cha- 
noines, semy prébandés, soubschantres, maistre de muzique, 
chantres, choristes et enfens de cœur de laditte église, ce 
qui auroit esté toujours inviollablemenl gardé et observé 
jusques à l'advénement de messire Michel Raoul, évesque 
de Xainctes, à aprésent, qui auroit interrompu et relTusé 
d'entretenir une (elle et sy religieuze coustume, pour le mes- 



£vesque de Saintei quand vifoit, il Euriva une année, pendant que j'estois 
enfant de c<Eur, que le jour de la feste de monsieur sainct Eulrope estoit le 
jour du service de pasques et que, k l'issue de matines, l'on Ht ta célébration 
et aoleanité du service ; el, après iceluy fait, l'on s'en alla en procession à 
Sainct-Eutrope dire la g^rande messe; au retour de laquelle procession, l'on 
pensait aller, comme la coutume estoit, digner à l'évescbé, tant messieurs 
les doyen el chanoines que les choristes de laditle église et enfans de cœur ; 
el cuidaot entrer dans la maison de l'évesché pour digner, l'on trouva la 
porte fermée; el parlant gui portier pour ouvrir la porte, il Hl response qu'il 
n'y avoit point de digner aprèsté pour messieurs les doyen el chanomes, ni 
pour les clers el choristes, ocaiion que chascuo se relira chez soy ; el ce 
fusl, comme je crob, en l'aunée mil cinq cens soiianle-cinq ou soixanle-siz. 
A ce jour-là, tous les chantres de musicque vinrent digner i la psalelte, li 
oA uosire maistre envoya chercher des vivres pour digner. > 



Disiiizcdby Google 



— 117 — 
pris qu'il faict desdits chanoines et chapitre, jaçois qu'il ayt 
conservé, en qualité de doyen, 20 ans et plus, avec eux con- 
servé et maintenu laditte louable coustume et faict enli-ete- 
nir avec ledit chapitre audit feu sieur évesque, son prédé- 
cesseur, ce que recongnoissant eslre de debvoir, donne & 
quelques habituez de laditte église ausdites Testes quelque 
argent pour le disner et à aulcuns semy prébendez seuUe- 
ment pour disner, anéantissant par ce moyen ladite antienne 
coustume. A ces causes ledit scindicq a sommé et somme 
par ces présentes ledit sieur Raoul, évesque, de continuer 
lesdils diners à tous chanoines prébendez indifléremment et 
habituez en laditte éghse, et mesmement le jour de pasques 
prochain, yssu de la grande messe, protestant, à faulle de ce 
faire, se pourvoir ledict scyndic ainsi qu'il verra estre affaire 
et de tous despens, dommagnes et intérest, et généralement 
tout ce qui se peult et doibt estre faict. Dont et de tout ce 
que dessus ledit notaire a octroyé acte.... Fait à Xainctes, 
en la maison du sieur de La PfîLce, h l'heure de une après 
midy, le vendredy 9 de avril 1621, présens tesmoins à ce 
appeliez et requis Anthoine Desbats et Alexandre Billaud, 
clerc, demeurant en laditte ville. 
De La. Place. Desbats. Billaud. Verjat, notaire rotfal. 



B. — Yen 1730. — t Discussion du droit prétendu par ce chapitre louchant 
tes dlnere dits feslages * que l'évAque a coutume de donner quand il ofllcic 



1. • Les Teslius, comme presque tout le reste, ont été érigés endroits, daus 
le moyen Age de notre histoire, surtout de la part des ecclésiastiques. « Par 
■ arrSt de Paris, dit Ragueau dans son indice, du 11 mai 13iG, l'én^que 
» d'Angers fut condamné à faire cinq ou six festins en l'an à son chapitre. 

• En autre arrêt du G mai 138S, la récréance est adjugée A l'archiprélre 

• d'Angers de ses droits au festin qui se fait au réfectoire du chapitre dudit 

> lieu le jour de S. Vves. Et par autre arrêt du 7 avril 1385, il appert que 

> ledit archipreire doit au chapitre un festin. Et par arrêt du 6 avril 1406, 

> l'évêque du Pu; doit une fois l'an au chapitre de son église un banquet. 



Disiiizcdby Google 



— dis - 

aux quatre grandes féics. i — BiiliotAiSM nalionale; namucrtis, fanât 
françaù, 14,597, f 259. 

Quand à l'autre chef qui regarde les fcslages ou dinere 
que l'évêque de Xaintes a coulumc de donner à tout le 
chapitre lorsqu'il officie aux quatre grandes festes de l'an- 
née, ce clief faisoit aussi partie du procès qui étoit, en 1619, 
entre mcssire Michel Raoul, évèque de Xaintes, et ce cha- 
pitre; et tes arbitres cy-dessus mentionnez prononcèrent 
aussi sur cet article en la forme que nous allons voir. 

Voici en propres termes quelle étoit la demande de 
l'évoque là-dessus: a Que les actions intentées par le syndic 
du chapitre contre ledict sieur évêque, dont... la sixiesme 
est pour les dinere que prétend le chapitre cstre dûs par 
ledict sieur évè(pie cz quatre festes annuels quand il lait 
l'office seront toutes rejctécs Comme nulles et sans fon- 
dement vallable. » 

Voici pareillement en pr^res termes quelle fut la déci- 
sion des arbitres: « Pour le sixième, concernant les dinere 
prétendus par le chapitre, les parties diront plus ample- 
ment. B 

L'on voit par cette décision que le chapitre ne prouvoit 
alors aucun droit ni possession vallables pour soutenir cette 
prétention; il n'y a point d'auti'e décision depuis. 

Mais celte question ayant esté agitée depuis entre M. de 
Bassompierrc, évêque de Xaintes, et ce chapitre, cet évoque 
ne voulut point reconnoître ce prétendu droit du chapitre. 
Cependant, pour témoigner que ce n'estoit point par aucun 
motif d'inlércst qu'il le contcstoil, il vojilut bien faire un 
accommodement là-dessus avec ce chapitre, et passa même 



B Aussi, le 22 février 153fi, a élé donné arrfil pour ces festins entre l'cïJîque 
> et cliapitre d'Angers.... » L'nhbaye de S.iinl -Thierry, près Reims, doit nu 
roi le pasl à sou couronnement. » Gltot, Béperteire de jurisprudence, VU, 
p. 3i8, arlicle Festin OU Festaoë, 



Disiiizcdby Google 



— 119 — 

une transaction par laquelle, au lieu de ces dtners, il s'en- 
gageoit de donner, tous les ans, 300 liv. pour estre employez 
aux omemens et décoi'ation du gi'and autel de l'église calhé- 
di'ale, moyennant que le* chapitre donnât de son costé la 
somme de 100 liv. pour le même effet. Cette transaction, qui 
avoit esté passée entre l'évêque et les députez du chapitre 
autorizés par acte capitulaire pour la passer, ^ant esté 
portée au chapitre assemblé pour la raliflier, deux chanoines 
s'y opposèrent, nonobstant laquelle opposition la transaction 
fut ratiffiée. Mais peu après lesindicdecechapitre, aunomde 
tout le corps, obtint des lettres royaux pour faire relever le 
chapitre de cette transaction, et il fit signiflîer ces lettres 
royaux audit seigneur de Bassompieire. 

Voici ce qu'on lit là-dessus dans un mémoire présenté par 
ce même M. de Bassompierre à ce chapitre sur Icure différens: 
« Quant à ce qu'on appelle les festages ou dîners des quatre 
Testes annuelles, lesdicts sieurs du chapitre prétendans qu'ils 
leurs sont dûs de droit et qu'ils en sont en possession, et mes 
prédécesseurs avec moy croïant le contraire, nous l'r.vons 
soutenu et soutenons, fondez sur ce que le droit ne parroit 
point par aucun titre et que contre cette prétendue possession 
l'on peut alléguer des raisons qui font voir qu'elle n'est pas 
suffisante; l'un et l'autre furent examinés par les arbitres 
de 4619 qui n'y trouvèrent pas de quoy condamner l'évêque de 
ce temps-là. Mais ils interloquèrent sur cet article dans leur 
jugement arbitral en ordonnant' que la preuve en seroitplus 
amplement faite, ce qui est une espèce de hors de cour sur ce 
sujet; que si, depuis ce tems-là, les évêques, mes prédécesseurs 
"(c'est-à-dire messire Michel Raoul, du temps duquel la sen- 
tence arbitrale avoit été rendue, et messire Jacques Raoul, son 
successeur; car il n'y avoit point eu d'autres évêques entre 
cette sentence et ledit seigneur de Bassompierre) et moi- 
même nous avons donné ces diners, ce n'a pas esté de droit 
ni par force y étant condamnés, puisqu'au contraire les 
arbitres les avoit mis à couvert de cette prétention 



Digilizcdby Google 



— 120 — 
Lesdits sieurs du chapitre sçavent ce que j*ay voulu 
ménager avec eux sur ce sujet et par quelle raison j'ay sou- 
haité que ces dincrs fussent remis après les gi-andes festes, 
jusques où même je m'étois porté pour n'eslre pas obligé de 
cesser cette cérémonie honnête et volontaire, de laquelle je 
devois bien avoir la disposition. Depuis mêmej'aurois désiré 
de convenir cette dépense fort inutile en un bien considérable 
à l'église par une transaction faite'avec le chapitre. Mais les 
lettres royaux qu'ils prirent et me firent signiffier pour s'en 
faire relever, quoi qu'elles ne fust désavantageuses qu'à moy, 
m'ayant remis au môme état qu'auparavant, je me trouve en 
celui où la sentence arbitrale nous avoit mis et tout prest à 
exécuter ce qu'ils prouveront que je dois à l'égard de ces 
diners, pourveu qu'ils ayeni des preuves meilleures que celles 
que les arbitres en 1619 ne jugèrent pas suISsantes ni 
vallables pour condamner l'évêque à ces festages ou dîners. » 
Le chapitre n'enfrepi'it point, pendant le reste de la vie de 
M. de BassompieiTe, de lui produire de meilleures preuves 
de ce prétendu droit; et selon toute apparence cet évêque 
cessa aussi de leur donner ces festages ou dinei-s. M. de La 
Brunetière lui ayant succédé immédiatement dans cet évâ- 
ché, le chapitre voulut l'engager à payer ces festages en 
argent, croyant par là mieux assurer son prétendu droit; it 
tascha de lui faire valoir la transaction passée avec M. de 
Bassompierre, lui cachant que lui-même chapitre s'en estoit 
fait relever par des lettres royaux. Mais ledit seigneur de La 
Brunetière, ne se croyant poirit engagé par cette transaction, 
refusa de donner de l'argent, et le chapitre n'osa entrepren- 
dre de l'y contraindre. Cependant, cet évêque qui esloit fort 
honnesle et libéral pour donner à manger, comme le sçavenl 
tous ceux qui l'ont connu, voulut bien donner ces dîners 
pendant tout le temps qu'il fut évêque de Saintes, s'en fai- 
sant même un plaisir, mais ne le regardant point comme 
une obligation. 
Après sa mort, M. de Chevriers de Saint-Mauris lui ayant 



Disiiizcdby Google 



— 121 — 

succédé, immédiatement le chapitre voulut recommencer à 
faire valoir la transaction passée avec M. de Bassompierre, 
comptant bien que le nouvel évoque ne seroit pas informé 
que le chapitre s'estoit fait relever lui-même de cette tran- 
saction par des lettres royaux; et même le sindic de ce cha- 
pitre cul la témérité de faire signiffier au même évêque par 
un huissier une sommation d'exécuter cette Iransaction. 
Mais cet évêque, ayant appris ce qui s'estoit passé, répondit à 
cette sommation par un acte conçu en ces termes : t Le 17* 
raay 1706, à la requesle de messsire Alexandre de Chevriere 
de Saint-Mauris, soussigné... dit et déclare à M. Fronton de 
La Roche, chanoine et siudic du chapitre de l'église cathé- 
drale de la présente ville, pour réponse à l'acte qui a esté 
signiflié audit seigneur évêque, le i6 du présent mois, par 
Joubert, huissier, qu'il n'a jamais éludé, mais foiinellement 
refusé de signer aucun traité avec lesdicts sieurs du chapitre 
en confonnité de celui passé entre le seigneur de Bassom- 
pierre, son prédécesseur, et le chapitre, dès qu'il a sçu la 
surprise qu'il y avoit de ne pas l'avoir averti que ladite tran- 
saction entre ledit seigneur de Bassompierre et ledit chapi- 
tre étoit demeuré sans exécution, par des lettres de restitution 
prises par ledit chapitre pour en estre relevé. » Depuis ce 
temps-là, cet évêque évita pour l'ordinaire de donner ces 
repas au chapitre, même en espèces, alléguant tantost ses 
inûrmités qui étoient très-réelles et tantost s'absentant les 
jours qu'on avoit coutume de les donner. Car, il vouloit éviter 
d'avoir là-dessus un procès au parlement de Bordeaux, sça- 
chant bien que ce parlement étoit trop favorable à ce cha- 
pitre, et il étoit tout occupé de trouver les moïens de lier 
cette contestation et d'autres beaucoup plus importantes au 
pai'lement de Paris ou au conseil du roy, comme on le voit par 
plusieurs mémoires qui restent de lui. 

Il ne fut que huit ans évêque de Saintes. Après sa mort, 
M. Le Pilleur lui ayant succédé dans cet évêché, le chapitre 
recommença à le presser d'exécuter la transaction passée 



Disiiizcdby Google 



— 122 — 

avec M. de Bassompierre, lui cachant toujours, comme à ses 
prédécesseurs, que cette transaction étoit demeurée nulle, 
parce que le chapitre s'en estoit fait relever, comme il a esté 
dit plusieurs fois cy-desaus. M. Le Pilleur, qui ignoroit ce 
fait, qui d'ailleurs étoit très facile et qui ne vouloit point 
avoir de discution avec ce chapitre, parce qu'il étoit déter- 
miné à ne point garder cet évêché, se laissa persuader de 
passer une transaction avec ce même chapitre, le 25 juin 
1712, par laquelle il s'engagea, tant pour lui que pour ses 
successeura, de payer ces festages ou dîners en aident, c'est- 
à-dire de donner, pour cet effet, tous les ans 300 liv. moyen- 
nant que le chapitre donnât de son costé 100 liv., et que le 
tout fût employé en omemens et décoration du grand autel 
de l'église cathédrale. L'on sçait que, pour passer cette 
transaction, il se cacha des gens qui faisoient alors son con- 
seil, et on l'a appris d'eux-mêmes. C'est qu'il présumoil bien 
qu'il ne seroit pas de cet avis. Mais enfm il est incontestable 
que ce prélat n'a pu eng^er ses successeurs par cette 
transaction, et qu'elle n'a pii lier que lui seul personnelle- 
ment. 

Cet évâque aiant donné sa démission, M. Léon de Beau- 
mont fut nommé à cet évêcbé en 1716 et ne put avoir de 
bulles qu'en 1718, à cause des difficultés qui s'y trou- 
voient alors et qui sont assez connues. Dès qu'il fut en pos- 
session et avant qu'il fût arrivé à Saintes, le chapitre ne 
manqua pas de lui demander l'exéculion de la transaction 
passée avec M. de Bassompierre, et combinée, disoit ce 
chapitre, par la transaction passée avec M. Le Pilleur; à quoy 
le nouvel évêque répondit toujours que, lorsqu'il seroit sur 
les lieux, il éclairciroit cette affaire à l'amiable avec ces 
messieure, sans vouloir s'engager à rien avant que d'avoir 
connu le mérite de cette affaire; le fait est vériffié par les 
lettres du sindic du chapitre qui fit plusieurs nouvelles ins- 
tances sur les réponses du nouvel évêque. 

Ce nouvel évêque avoit acheté plusieurs meubles de M. Le 



Disiiizcdby Google 



— 123 — 

Pilleur, son prédécesseur, sur le prix desquels ledit seigneur 
Le Pilleur le pria de payer quelques arrérages de la somme 
de Irois cents livres qu'il s'estoit obligé de payer tous les ans 
au chapitre pour les causes cy-dessus énoncées. Ce qui fut 
exécuté de la part du nouvel évêque, lequel ne fit payer ces 
arrérages qu'au nom de M. Le Pilleur, comme on le voit par 
les quittances du chapitre. Ledit seigneur de Beaumont, 
nouvel évêque, étant arrivé à Saintes, le chapitre lui réitéra 
les demandes d'exécuter les deux transactions et lui demanda 
de plus de payer les arrérages qui avoient couru depuis sa 
prise de possession, ce qu'il n'avoit ja:iiais demandé à aucun 
de ses prédécesseurs. 

Le nouvel évêque ne crut p:i3 devoir admettre cette 
innovation, ni même rien fair e qui pût obliger ses successeurs 
à suivre les transactions dont il étoit question. Mais, pour 
montrer sa bonne volonté au chapitre et le désir qu'il avoit 
d'éviter toute contestation avec cesmessieure, il leur proposa 
de passer une nouvelle transaction dans laquelle il s'enga- 
geroit personnellement, et sans conséquence pour ses succes- 
seurs, à payer les 300 liv. chaque année, pendant sa vie, aux 
mêmes conditions que messieure de Bassorapierre et Le 
Pilleur. 

Ces messieurs du' chapitre ne voulurent point d'abord 
consentir que cette clause de non préjudice pour les succes- 
seurs fût mise dans la transaction. Et l'évêque aïant cru 
devoir persister de l'exiger, ils le firent assigner au parlement 
de Boi-deaux, pour estre condamné à exécuter les deux 
transactions et à païer les arrérages de 300 liv. depuis qu'il 
étoit en possession. Cependant, s'étant ravisez depuis et 
connoissant que leur prétenlion étoit mal fondée, ils renlrè- 
rent en proposition d'accommodement et consentirent que la 
clause de non préjudice pour les successeurs fût mise dans 
transaction, se réservant d'y protester contre cette clause. Mais 
comme on éloit dans ces termes, il arriva un autre incident : 
l'évêque aianl fait un mandcm ent pour le jubilé dernier tout 



Disiiizcdby Google 



-124 — 
semblable à ceux qui avoient esté faits en pareil cas par M. de 
La Brunetière, qui a esté de tous les évoques de Saintes celui 
qui a eu te moins de contestation avec tes chapitres pendant 
les vingt-cinq ans qu'il a occupé. ce siège, ce chapitre, tou- 
joui-s pointilleux sur ses prétendus pnvilèges, s'imagina 
qu'ils estoient altérez pai- ce mandement et entreprit d'en 
faire appel comme d'îiius au parlement de Bordeaux. Cela 
obligea l'évêque à étudier les titres de ce chapitre, ce qu'il 
n'avoit pu faire jusqu'alors ; et ayant trouvé combien ils 
en estoient mal fondez et combien ils en abusoïent pour 
s'arroger des droits d'une très-peraicieuse conséquence qu'il 
ne lui estoit pas permis de tolérer, il se vit obligé malgi-é 
lui d'attaquer à son tour ce chapitre sur quatre principaux 
abus, sur lesquels il les fit assigner aux requestes du 
palais à Paris en vertu de son commitimus, et y fit évoqner en 
même temps la question des festages et celle du mandement 
sur laquelle ces messieurs avoient voulu faire un appel 
comme d'abus au parlement de Bordeaux. 

Il est à remarquer que, pendant que les parties étoienl en 
voye d'accommodement sur l'affaire des festages, ces mes- 
sieui's du chapitre firent prendre secrètement un defFaul 
contre l'évêque au parlement de Bordeaux, où ils l'avoienl fait 
assigner auparavant sur cette affaire, comme il a esté dit cy- 
dessus. Mais dans l'étude et la recherche que l'évêque fit des 
titres de ce chapiti-e, il trouva le mémoire de monsieur de 
Bassompierre cy-dessus mentionné, dans lequel il apprit que 
ce chapitre avoit pris des lettres royaux contre la transaction 
qu'il avoit passée avec ledit seigneur de Bassompierre; il 
trouva aussi une copie de ces lettres royaux. Ce fait, qui avoit 
esté ignoré jusqu'alore par ce nouvel évêque, parce que le 
chapitre le lui avoit caché très-soigneusement comme à ses 
prédécesseurs, lui fit connoître ce qu'il devoit attendre du 
procédé de ces messieure, et l'a déterminé à laisser ce chef 
comme les autres à la décision des juges. 



DigilizcdbyGOOgre 



— 125 — 

C'est 8008 répiscopat de Léon de Deanmonlqae ce passait cela. Ce 
fragment ne nous dit pss la Bn d'une querelle qui darait depuis près 
de deux siècles. Elle ne se termina pas là. En effet, le successeur de 
Léon de Beaumont, Germain Chasteigner de La Chasteigneraye, eut en- 
coreàlutter; mais cettefoisUyeutanevictoire. En effet, sous ce titre: 
«Chapitre qui veiit assujettir son évéque à lui donner quatre repas 
tous les ans, « je trouve dans le t. XLVII" des Cames célèbres, curieuses 
et intéressantes de toiiles les cours souverainesdttroyaume{P3m, 1778), 
p. 3-50, un résumé de la cause que Romain de Seze plaidait pour 
révéque de Saintes, Germain de La Chataigneraye; je reproduis la 
partie historiqae, laissant de côté la question de droit qu'a traitée 
l'avocat: «Une contestation singulière (disait H. Romain de Seze) 
s'est élevée entre le chapitre de Saintes et M, Tévèque. Le chapitre 
soutient qu'en vertu de l'ancienneté d'un usage dont il suppose l'exis- 
tence, M. l'évÊque peut fitre assujetti à lui donner quatre repas par 
ao, ou à lai payer une somme en argent, représentative de ces repas; 
et que les transactions passées avec quelques uns des prédécesseurs 
de H. de La Châtaigneraie, forment pour lui an engagement qu'il ne 
peut rompre. H. de La Chftteigneraie soutient, au coutraire, que 
l'usage invoqué par le chapitre n'est pas prouvé ; qne quand il seroit 
prouvé, il n'étoit pas prescriptible de sa nature, de manière à pou- 
voir donner efficacement lieu à des transactions; et qu'enfin les 
transactions même qu'on lui oppose, ne forment pas, pour lui, un 
engagement dont il ne puisse s'affranchir. En l'année 1663, H. de 
Bassompierre étoit évéque de Saintes. Le chapitre voulut obliger cet 
évéque i lui donner quatre repas, qu'il disoit être connus sous le ^ 
nom de festages. M. de Bassompierre soutint que ces festages avoieut 
toujours été volontaires et libres de la part de l'évèque, et que, s'il 
avoit suivi jusqu'alors un usage d'honnêteté, qu'on lui avoitdita^oir 
été pratiqué par ses prédécesseurs, ce n'étoit pas qu'il s'y crût forcé ; 
mais c'étoit seulement parcequ'il n'avoit pas vu d'inconvénient  le 
snîvre. Démêlés à ce sujet entre M. de Bassompierre et le chapitre. 
Enfin, cette même année 1663, transaction, dans laquelle H. de Bas- 
sompierre, soutenant de nouveau la liberté des festages et disant 
qu'il étoit bien aise de prévenir les contestations qui ponrroient s'éle- 
ver entre le chapitre et lui, s'obligea à donner, tous les ans, poar 
tenir lieu de ces repas, une somme de cent ëcus, qui devoit être 
employéeàla décoration du maitre-autel de la cathédrale, et fit obli- 
ger, en même temps, le chapitre à y contribuer pour 100 livres. 

c Cette convention, passée en 1663, estlepremier titre du chapitre. 
Mais cette conversion en argent ne tarda pas à cesser d'être du go&t 



Disiiizcdby Google 



— 126 — 
da chapitre. En songeant à la préférence qu'il avoit donnée aux cent 
écussur les repas, il s'apperçat bienlAtdc la Taule qu'il avoit faite. Il 
sollicita, en conséquence, et obtint, deux ans après, en 1665, des 
lettres royaux pour le faire relever de cet acte, qu'il venoil Je passer 
avec son évëque, et le rendre ainsi sans effet. Il fit signifier aussitôt 
ces lettres à H. de Bassompierre, et Tacte demeura sans exécution. 

> M. de La Brunetière succéda, en 1677, à M. de Bassompierre. On 
ignore s'il donna les repas an chapitre; mais, au moins, il ne lui 
donna pas les cent écus, et il n'y eut aucune espèce de convention 
faite avec lui. 

> A M. de La Bmnetiëre succéda, en 1703, M. Chevrier de Saint- 
Manris. Trots ans après son élévation à ce siège, le chapitre fit signi- 
fier à cet évéque l'acte passé 40 ans avant avec M. de Bassompierre, 
H. de Saint-Mauris qui sçavoit très bien que les conventions sont 
personnelles et qu'il n'svoit pu t^tre lié par celles de son prédécesseur, 
refusa de signer cet acte; et il en adressa, en même temps, un aii 
chapitre, le 17 mai 1706, dans lequel il commence par se plaindre à 
lui de ce qu'en lui faisant signifier Tacle passé avec M. de Bassom^ 
pierre, il eut négligé de l'avenir des lettres royaux qu'il avoit prises 
pour s'en faire relever, cl où il ajoute ; (Nous allons rapporter ici ses 
propres termes; car ils sont trop sages pour nous dispenser de les 
rapporter); s qu'au surplus, il n'a jamais fait et ne fera jamais diffi- 
culté d'exécuter les louables conlnmes qu'il trouve établies, bien moins 
encore celles qui tendent à entretenir la paix et l'union entre ceux 
qui, à raison de leur état, sont plus particulièrement obligés à en 
donner l'exemple BU commun des fidèles; que sa porte et sa table ont 
toujours été ouvertes à ceux desdits sieurs chanoines qui ont voulu 
y venir ; qu'aux jours, surtout, des quatre fêtes annuelles, auxquelles 
il a officié, il a toujours souhaité que sa table fût remplie, el a vu 
avec peine que la plupart et presque tous s'en sont obstinément 
dispensés; qu'il gardera toujours la même conduite, etc. n Le chapi- 
tre a ditqueH.de Sainl-Mauris, qui avoit refusé de signer la conven- 
tion de 1663, avoit préféré de donner les repas; et on voit cependant, 
dans l'acte signifié par cet évoque, que le chapitre s'obstinoit à ne 
pas les prendre. Il ne faut donc compter M. de Saint-Manris, ni pour 
les repas, ui pour tes 300 livres. 

» En 1711, vint M. Le Pilleur, auprès de qui le chapitre se hâta de 
faire la même tentative qu'il avoit faite auprès de H. de Saint-Mauris, 
et celle-là lui fat plus heureuse; il présenta à cet évéque laconven- 
tioa de 1663, el lui laissa ignorer tout ce qui s'ùtoit passé depuis. Il 
ne lui parla ni des lettres royaux qui l'avoient détruite, ni du refus 



Dis^izcdbyGOOgft 



— 427 — 

qa'avoieDt fait d'y sonscrire les deux prélats, ses prédécesseurs. Il 
lui Qt entendre qu'elle iivoit toujours eu son exécution, et parvint 
ainsi à rengager a en Taire une semblable, le 35 juin 1712. 

> H. de Beaumont remplaça, en 1716, M. Le Pilleur; et, ma^é le 
dernier accord passé avec celui-ci. Tautre eut le courage de secouer, 
pendant trente ans, le joug que le chapitre vouloit imposer à sa di- 
gnité. Il est rrai que le chapitre s'ea veugea sur la successioD, et 
qu'après la mort de ce prélat, il parvint, à force de tracasseries, à 
arracher du séminaire de Saintes, son légataire universel, nne par- 
tie de ce qu'il lui avoit refusé dans le cours de sa vie. 

» Si M. deBeaumonteut l'adresse d^échapper aux pièges du chapitre, 
le chapitre eut, à son tour, celle d'y faire tomber M. de La Corée qui 
lui succéda: cela ne lui fut pas même difficile. Avant d'être évéque 
de Saintes, M. de La Corée avait commencé par être chanoine, puis 
chantre, puis doyen du chapitre. Le chapitre l'avoit même demandé 
poor évêque. M. de La Corée croycit presque lui devoir cette place ; 
et, quoiqu^il ne la tînt que de lui-même, il se regardoit comme lié 
envers ceux qui l'avoient sollicitée pour lui. Le long séjour qu'il avoit 
fait d'ailleurs dans ce corps, l'avoit accoutumé à prendre, des droits 
que ce corps s'altribuoit, une opinion qu'd conserva encore quelque 
temps quand il fut évêque. Ces différentes considérations influèrent 
beaucoup sur le peu de résistance qu'il apporta aux désirs du chapi- 
tre; et lorsqu'on 1746, c'est-à-dire on an après son élévation, il signa 
un accord pareil à celui de 1663 et celui de 1712, on peut dire que 
la reconnoissance lui tenoit la main. 

B Enfin, après M. de La Corée, est venu M. de La Chataigneraye, qui 
n'avoit ni les mêmes raisons que lui pour plier sous les lois du 
chapitre, ni la même opinion de ses prétendus droits. Il y a même 
cette différence singulière entre H. de La Chateigneraye et les six 
évéques qui l'ont précédé, que, quoique sur ces six évêques il y en 
eât trois qui eussent consenti à se lier par des conventions, et trois 
qui l'eussent refusé, aucun n'a cepenijant essuyé de procès de la part 
du chapitre; au lieu que c'est par là qu'il a débuté avec M. de La 
Chateigneraye. Il a même affecté de prendre le momentoàles affai- 
res l'avoient appelle à Paris, pour présenter furtivement, le 15 juin 
1770, sa requête au parlement de Bordeaux, et demander la permis- 
sion de l'assigner en celte cour, pour voir homologuer, avec lui, les 
actes passés avec MM. de Bassomplerre, Le Pilleur et de La Corée. Il 
obliDl, en effet, cette permission, et assigna M. de La Qhataigneraye. 

» H. l'évéque de Saintes n'a jamais refusé, et ne refuse pas même 
encore de donner à diaer aux membres du chapitre qui officientavec 



Disiiizcdby Google 



lui aux jours de solemnité où il of&cie lui-méni(!. Loin qu'il ait ja- 
mais songé k détruire un usage inspiré par l'honnëtelé, et dont l'ob- 
servation sied si bien au cbef d'une église, il Tauroit introduit hù- 
méme s'il ne l'avoit pas trouvé établi Si le chapitre a pu s'uveagler 
au point d'imaginer qu'une convention particulière, passée avec un 
évëque, formoil une chaîne qui embrassoit et lioit tons ses succes- 
seurs, il s'est étrangement trompé; et c'estde cette erreur singulière 
que H. l'évéque de Saintes a voulu le désabuser. » 
L'article qui indiquait l'issue du procès se termine par ces mots: 
o Par arrêt du parlement de Bordeaux, rendu le 13 juillet 1775, 
sur les conclosions de H. l'avocat général Dupaly, le chapitre a été 
débouté de sa prétention et condamné aux dépens envers N. l'évéque 
de Saiotes. > 

xuv. 

1759, i8 octobre. — Lellre des qualre chanoines semiprébendés au 
chaptire de Saioles, Barrau, Binel, Gaubert et Semp^, & Dumoulin, avocat i 
BordeRiuc, pour lui demander une consultation contre les droits qne veulent 
s'arroger les chanoines et contre l'arrêt du parlement de Bordeaux de 1651 
favorable auxdits chanoines. Mémoire h l'appui. — Original tnrpapierà 
M. Sutropt Jowm. Comvnnieation d» même. 

A Saintes, ce 18 octobre 1759. 
Monsieur, les chanoines semiprébendés, fondés au nombre 
de quatre dans l'église cathédralle de Saintes, ont l'honneur 
de vous prier avec instance de vouloir bien leur faire part 
de vos lumières en leur donnant une consulte en règle sur 
leur fondation, sur un arrest du parlement de Bourdeaux et 
sur les articles qu'ils ont l'honneur de vous envoyer, le tout 
ensemble avec la présente. Il s'agit donc, monsieur, que le 
chapitre, animé plutost d'un esprit de domination que de 
charité et de zelle pour le service divin, est toujours attentif 
à humilier comme de vils esclaves tous ceux qui, par leur 
rang et leur état, peuvent à juste raison jouir du privil^e 
de confraternité, ainsi que notre titre le porte ; et ce droit 
est tellement odieux à des chanoines moins occupés de 
l'espiil de leur étal qu'enflés de leur prééminence, qu'ils 



Disiiizcdby Google 



— 129 — 
cherchent tous les moyens d'en effacer jusqu'à ia moindre 
vraysemblence; et pour cet eflet, ils veulent nous imposer 
un joug contraire à l'usage et h la fondation. Il est juste 
que nous nous opposions i!i une pareille entreprise et 
qu'émus par la voix de la nature nous tâchions d'éviter les 
fers et détruire les abus. La cour du parlement rendit un 
arœst en 1651 sur quelques ailicles contraires et opposez 
à notre fondation, arrest qu'on n'a pu jamais obtenir sans 
qu'on aye surpris visiblement l'équité de la cour; il vous 
sera aisé, monsieur, d'en voir l'évidence ; nous vous en 
laissons le juge; et convaincus de votre grande érudition, 
de votre droiture et de votre équité, nous mettons nos inté- 
rests entre vos mains ; nous nous flattons que vous voudrez 
bien avoir la bonté d'y travailler incessament, aflu que nous 
puissions opposer des différences quand le chapitre nous 
attaquera comme il nous menace tous tes jours. Faites- 
nous aussi la grâce de croire que nous avons l'honneur 
d'être, avec tout le respect possible, monsieur, vos très 
humbles et très obéissants servitdhi's. Seupé. Binet. Barrau. 
Gaubert. 

Articles a examiner et a décéder tant sur l'usage, sur 

LA fondation que SUR l' ARREST DU PARLEMENT. 

lo II est de l'usage que les chanoines semiprébendés, 
lorsqu'ils veulent s'absenter, tant pour vaquer à leurs affaires 
que pour cause de maladie ou de délassement, ils ne deman- 
dent jamais permission au chapitre. Cependant aujourd'hui 
le cliapitre veut les y contraindre quand ce ne seroit que 
pour s'absenter une heuœ ou même pour sortir de la ville. 
On prie d'examiner l'article de l'arrest du parlement page 8, 
ligne 5^ : car c'est sur cet article que le chapitre se fonde ; 
si par cet article les chanoines semiprébendés sont obligés 
de demander la permission toutes tes fois qu'ils voudront 
s'absenter, tant pour vaquer à leurs affaires que pour cause 
de maladie ou pour délassement. Il est de l'usage de 



Digilizcdby Google 



— 130 — 

demander au chapitre permission quand on veut sortir de la 
province; mais ce n'est pas de cette permission dont il 
s'agist icy. 

^0 Dans l'arlicle de l'arrest page 8, ligne % il conste que les 
chanoines semiprébendés n'ont été institués que pour dire 
la messe, faire 1 oifice et les autres fonctions pour les autres 
chanoines infirmes ou malades, ou pour ceux qui nommé- 
ment ont quelque commission du chapitre. Ce qui n'étoit 
autrefois que pour soulager ou aider les autres chanoines 
. qui se portent bien, devient aujourd'hui une loix pour dis- 
pencer totallement les chanoines à faire le service divin. 
Car tout le poids du chœur ne route principalement que 
sur les quatre chanoines semiprébendés ; ils disent la messe, 
chantent l'ofTice, les vespres, portent la chappe non seulement 
pour les chanoines infirmes ou malades et pour ceux qui 
ont des excuses légitimes, mais encore pour ceux qui se 
poi*tent bien et qui n'ont aucune excuse; cependant contre 
1 usage: car de nos jours nous avons vu un chanoine, nommé 
M. Coquerel et rempli de ' l'esprit de son état, qui faisoit 
régulièrement sa semaine, disoit la messe et faisoit l'office, 
lorequ'il n'avoit pas d'excuse légitime. En effet, n'est-il pas 
absurde et contre le bon sens que les chanoines ayent 
droit de se dispenser de faire leur semaine lorsqu'ils n'ont 
pas d'excuse légitime, par cette seule raison que les cha- 
noines semiprébendés sont fondés et institués pour suppléer 
pour les infirmes et les malades et pour ceux qui ont des 
excuses légitimes? Ne sont-ils pas plutost que comme un corps 
auxiliaire qui doit soulager les chanoines, qui cy-devànt 
faisoient tout le sei"vice divin 1 Hé quoy ! en seront-ils aujour- 
d'hui exempts? Est-ce l'esprit de l'église? Est-ce l'intention 
du parlement? Ne prendront-ils les revenus que pour en 
user comme d'un patrimoine séculier, que pour le dépencer 
dans un honteux repos et dans la mollesse? N'est-ce pas 
contraire à l'intention des fidelles, au droit cannon, puisque 
non dalur àeneficium nisi propier officivm ? Echaperont-tls 
enfin à la vigilence du parlement? 



Disiiizcdby Google 



— 131 — 

S" On demande si les chanoines semiprébendés, et qui disent 
la messe, font l'office de toutes les fonctions canoniales pour 
ceux qui n'ont aucune excuse légitime, ne sont pas en droit 
d'exiger tout le salaire ou émolument que les chanoines 
perçoivent dans leur semaine, ainsi qu'il est dit dans la 
fondation, page 10 ligne 8. Il est vrai que ces émolumens 
ou salaires sont évalués dans l'arrest, page 8, h quarante sols; 
mais il faut considérer aussi que les émolumens des cha- 
noines n'excédoient pas celte somme en 1641 , au lieu qu'au- 
jourd'huy, en 1759, ils onl quadrublés. 

Ao 11 est dit dans l'arrest, page 9 ligne 13, que, selon l'usage 
de l'église métropolitaine de Saint-André de Bourdeaux, les 
fêtes solennelles, dimanches et festes doubles qu'on a accou- 
tumé de chanter la musique dans ladite église, lesdits 
chanoines semiprébendés de Saintes qui sçaurontia musique 
descendront de leurs sièges et chanteront la musique pour 
la plus grande solennité de l'office. On fait une objection et 
l'on demande si les chanoines semiprébendés de Saintes, 
eux qui par leur fondation, page 6, ligne 17, ne sont pas obli- 
gés de chanter la musique, pourroieni demander par requeste 
civile ou autrement d'en être dispensés par les raisons sui- 
vantes: lo parce que les demi chanoines de Saint-André 
de Bourdeaux ont obtenu un arrest qui les en dispense ; 
2o parce que les chanoines semiprébendés de Saintes 
sont fondés et institués à l'instar des demi chanoines de 
Saint-André de Bprdeaux, et que le parlement ne leur a 
imposé celte obligation que parce que c'était l'usage de 
l'église métropole, et que, cet usage ayant cessé, ne peuvent- 
ils pas demander de jouir du mesme privilège que les demi 
chanoines de Saint-André de Bourdeaux, d'autant plus que 
tout le poids du chœur ou de l'office ne roule que sur eux 
quafre; ils font deux semaines dessuitte, ils disent la messe, 
font l'office à matines et à vespres, chantent l'invitatoire, 
disent les leçons, chantent les répons et portent la chappe; 
ils disent les messes des obits, les anniversaires, disent les 



Disiiizcdby Google 



— 132 — 

messes de Notre-Dame, et après s'être essoufflés à tous ces 
exercisses et à la psalmodie, ils chanteat la musique et sou- 
vent il arrive que la pailie de musique à la main ils sont 
obligés de faire l'office, et par un excès de dureté les cha- 
noines aiment mieux laisser reposer les musiciens à gages 
que de tes faire soulager ; d'ailleurs il étoil de l'usage qu'ils 
ne chantoient la musique que les joui's des plus grandes 
fêtes solennelles, et non pas les dimanches et les jours dou- 
bles de la semaine, et te chapitre n'y avoit jamais trouvé à 
redire. On peut donner encore la preuve de tous ces faits 
par les anciens chanoines semiprèbendés qui sont curés k 
présent dans le diocèse. Et aujourd'hui les chanoines veulent 
les obliger de ta chanter tous les jours de l'année. 

50 It est dit dans la fondation, page 11, que les sieurs 
Mangaud et Trouiitard, chanoines semiprébendés, possédoient 
deux maisons et desquelles ils jouïroient à perpétuité eux et 
leurs successeurs. On demande si t'on peut obliger le chapitre 
à représenter lesdites maisons à leurs successeurs, attendu 
que chaque chanoine est logé et qui plus est, le chapitre a 
quatre maisons qu'ils aiment mieux louer à des étrangers 
que de les donner à des chanoines semiprébendés. 

6^ Les chanoines prennent trois mois de vaquences. 
Encor au moins on demande si conformément à tous les 
bénéficiers du royaume, les chanoines semiprébendés de 
Saintes ne pourroient pas en obtenir un mois et demi en 
pourvoyant toutesfois à leur service. Chose encore éton- 
nante, c'est que le chapitre en accorde quarante-huit joure 
aux prestres du bas chœur et aux musiciens à gages et ref- 
fuse un jour aux chanoines semiprébendés. 

Monsieur, nous vous renouvelions encore instamment nos 
supplications de vouloir bien avoir la bonté d'examiner tous 
ces points cy dessus, tant la fondation que l'arrest, et de nous 
donner le plutost que vous le pourrez des armes en main 
pour deffendre nos droits et notre liberté. Car nous ne 
demandons pas, à Dieu ne plaise, de nous relâcher et de 



Disiiizcdby Google 



-^ 133 — 

rallantir notre zelle et notre ferveur pour le service divin, 
pour la gloire de Dieu, pour le salut et l'édification des 
fidelles; au contraire nous désirons ardemment de l'augmen- 
ter plutost, mais avec descence et comme des personnes 
libres, et non comme de vils esclaves. Nous ne cesserons de 
faire des Toeux au ciel pour qu'il daigne vous combler de 
grâces et de bénédictions. 

XLV. 

4760, 4 Mari. — c Coosultalion de Dumoulin ataé sar quelques diseus 
sioos entre le cbaptire catbédral de Saintes et les sein i-p rébandés, sur les 
obligations des semi-prébaDdés envers les chanoines concernant le service, » 
— OrigiHol t%r papier apparle*a)it à M. Sutrope Joua», à Uorlagite. 
ComvamieatioH dit mtme. 

Vu la bulle de fondation de deux semiprébendes dans 
l'église cathédrale de Saintes du mois de juin 4529; un ar- 
rest de la cour, rendu entre le syndic du chapitre cathédral 
et trais chanoines semiprébendes de ta même église, du 4 
septembre 1651; un mémoire à consulter pour les chanoines 
semiprébendes avec quelques lettres missives contenant di- 
vers doutes ; 

Le conseil soussigné estime: !<> qu'il est dangereux que 
les proposants entreprennent aucun procès, sans avoir en 
main la résignation faite par Jean Goumard, chanoine de 
Saintes, de son canonicat pour être érigé en deux semipi-é- 
bendes, h l'instar de Saint-André de Bordeaux, du 13 juin 
1594; la sentance de l'évesque de Saintes sur la suppression 
de ladite chanoinie, du 27 janvier 1597, et la bulle du pape 
Clément, de l'an 1599, pièces qui se trouvent visées dans 
l'arrest de la cour, du 4 septembre 1651. 

Car ta bulle d'érection des deux semiprébendes, du 15 juin 
1529, qui ftit vidimée et collationnée par Josué de Pichon, 
conseiller au sénéchal de Saintes, le 27 janvier 1650, ne fai- 
sant mention que de deux semiprébendes, sur la résignation 
du canonicat de François Goumard, il dut êlie pris de 
nouveaux arrangemens lors de la résignation de Jean Gou- 



Disiiizcdby Google 



— 134 — 
mard de la chanoinie, du 13 juin 1594. Et par la s^taoce 
rendue pai" l'évesque de Saintes sur la suppression de ladite 
chanoinie, aussi bien que par la bulle du pape Clément de 
l'an 1599, qui fut suivie d'un acte capitulaire du chapitre du 
26 juillet 1601, ainsi que le tout est énoncé, page 3 in fine 
el page 6 in fitie de l'avrest imprimé du 4 septembre 1651. 

Il y auroit beaucoup d'imprudence, tant de la part des 
proposans que de la part du chapitre, d'enti-eprendre aucune 
affaire sans avoir retrouvé les pièces dont s'agit, ou !out au 
moins la procédure sur laquelle fut rendu l'arrest du parle- 
ment. 

La disposition de cet arrest suppose effectivemenl qu'il y 
avait eu un premier procès entre les quatre semiprébendés, 
d'une part, et le chapitre, d'autre part, sur lequel il fut passé 
■ un concordat ou transaction entre lesdites parties, les 29 juin 
et 2 juillet 1619. et contre lequel concordat le sindic du cha- 
pitre prit des lettres de restitution en entier qui furent mé- 
prisées en partie par l'arrest du 4 septembre 1651, de sorte 
qu'il n'est guères possible d'avoir une saine et parfaite intel- 
ligence de cet arrest de la cour, sans avoir au moins sous les 
yeux le concordat du 29 juin 1619. 

2o II pareil, par la bulle de fondation des deux premières 
semiprébendes du 15 juin 1529, que les titulaires ou semi- 
prébendés sont obligés de faire une continuelle i-ésidence 
dans la ville de Saintes, sans même qu'à l'occasion de la peste, 
guerre ou autre événement semblable, ils puissent s'absenter 
sans la permission et licence du chapitre, absgtie eo quod oc- 
casione pestis mit guerrarum seu alterim cttjuslibet casus, 
absque permissions et licentia predictorum dominorun deca- 
ni et capilnli a dicta ecclesia et civitale Sentonensi se ab- 
sentare possint et valeant. 

Il est dit encore que les deux semiprébendes doivent as- 
sister à tous les ofTices, messes et services de ladite église. 

Que s'ils s'absentent sans licence du chapitre, même pour 
infirmité, ne fût-ce qu'un seul jour, per diem unutn, l'absent 



Disiiizcdby Google 



— las- 
sera pvtvé de toutes' les distributions de la semaine, -et s'il 
s'absente pendant une entière semaine, it perdra toutes les 
distributions d'un mois, et au cas d'absence d'un mois en- 
tier (sous entendu, sans licence du chapitre), le semiprében- 
dé absent sera réputé dans le cas de la désertion, qui opé- 
'i;era la vacance de son bénéfice comme par mort. 

Cependant on voit, par l'afrest du *4 septembre 1651, que 
les dispositions rigoureuses qu'on vient de rappeler dans la 
bulle, avoient été changées ou adoucies par te concordat du 
29 juin 4619, puisque l'airest ordonna que ce concordat sor- 
tiroit son efîel, en ce que les seraiprébendés ne perdront leurs 
distributions que pour le temps et heures qu'ils seront ab- 
sents du sei-vice sans légitime excuse, et en cas d'absence 
d'un mois sans excuse demeureront pendant trois mois pri- 
vés des gros fruits et distributions ordinaires. 

Cette disposition de l'arrest paroît avoir dérogé à la rigueur 
des conditions imposées dans la première bulle du 15 juin 
1599, parce que vraisemblablement le chapitre y avoit lui- 
même renoncé par le concordat, postérieur de près de 100 
ans du 29 juin 1619, qui a servi debaze et de fondement à 
l'arrest de la cour. C'est pourquoi la représentation de ce con- 
cordat est absolument nécessaire aux proposans, pour s'as- 
surer positivement que les semiprébendés furent affranchis 
de demander la permission au chapitre de s'absenter du 
service pour un jour ni pour deux ni pour trois, sauf h per- 
dre leurs distributions pour le tems et heures de l'absence 
du service sans légitime excuse. 

Le même arrest ajoute qu'en cas d'absence d'un mois sans 
excuse, les semiprébendés demeureront pendant trois mois 
privés des gros fruits et distributions ordinaires, ce qui est 
aussi une dérogation très essentielle à la bulle de 1529 qui 
déclaroit le bénéfice vacant de plein droit, par l'absence d'un 
mois sans licence du chapitre. 

On conviendra sans peine que si le chapitre étoit lui-mê- 
me hors d'état de représenter ce concordat du 29 juin 1619, 



Disiiizcdby Google 



ou qu'il refusât de le représenter pour ne lui être pas favo- 
rable, les proposans seivient bien fondés à s'en tenir à la 
disposition littérale de l'aiTest du 4 septembre 1651 , qui ne 
les assujettit aucunement à demander la permission de s'ab- 
senter, et qui leur impose seullement la nécessité d'une ex- 
cuse légitime pour ne pas perdi-e lears distributions dans le 
cas de l'absence, quand même elle seroil d'un mois. 

Le chapitre auroil grand tort de prétendre se prévaloir de 
la disposition de cet airest pour obliger les semiprébendés à 
demander audit chapitre la permission de s'absenter puisque 
l'arrest indique précisément tout le contraire en attachant 
seullement la perte des distributions à l'absence volontaire 
des semiprébendés, si elle n'est fondée sur une excuse légi- 
time, c'est-à-dire que les" semiprébendés peuvent même s'ab- 
senter durant un mois sans congé du chapitre et sans être 
privés d'aucunes distributions, pourvu qu'ils aient une excuse 
légitime à fournir dont ils puissent faire la preuve en cas de 
dény, et sans devoir craindre la vacance de leur bénéfice, 
quand même ils se soient absentés durant un mois sans ex- 
cuse légitime. 

L'exécution faite de cet arrest depuis un siècle, dui-aot le- 
quel les semiprébendés se sont absentés en divers tems sans 
en avoir démandé le congé au chapitre, achève de développer 
l'esprit et le sens de l'an-est, parce qu'il n'y a pas de meil- 
leur interprète d'un titre que la roanièie dont il a été exécu- 
té pendant un grand nombre d'années: Talis censetur lilutus 
gualis invalait mus et possessb, comme dit Chai-les Du- 
moulin dans son conseil 50 no 38 et sur la coutume de Pa- 
lis, § 68, verb. franc aleu n» 22. Et comme l'usage de de- 
mender la permission au chapitre a été i-estraint au seul cas 
où l'on veut sortir de la province, les proposans sont biea 
fondés à se maintenir dans cette possession qui paroît visi- 
blement autorisée par l'arrest de 1651. 

3o Le même an-est ordonne que les semiprébendés feroient 
le service gratuitement pour les chanoines malades ou ab- 



Disiiizcdby Google 



-137- 

sents par commissioD du chapitre, et que, quand ils feroient 
le service pour les chanoines en hebdomade qui n'auront 
cause Intime d'absence, c'est-à-dire q[ui ne seront ni ma- 
lades ni députés par te cbapitre, en ce cas les semiprében- 
dés seront avertis le jour auparavant, et celui des semipi-é- 
bendés qui sera en rang d'officier sera payé par chaque jour 
à proportion de quarente sols par semaine par le ti^ésorier 
du chapitre, sur les droits du chanoine pour lequel il fera 
le service. Cette disposition de l'arrest déroge pareillement 
de deux manières à l'une des conditions imposées par la 
bulle du 15 juin 1529, puisqu'à la page 10 et 11 de ladite 
bulle, il est dit que le doyen et chanoines seront les mailres 
de faire l'office du chœur pendant leur semenne, en tout ou 
en partie, comme ils voudront, et que dans ce cas les semi- 
prébendés qui auront rempli les devoirs du chanoine heb- 
domadère prendront tous les émolumens qui eussent ap- 
partenu audit chanoine dans la semaine. 

Or l'arrest de ta cour a mis à cette clause de la bulle une 
explication qui devoît être relative au concordat du 29 juin 
1619, qu'il seroit par conséquent très nécessaire d'avoir sous 
les yeux, pour s'éclaïrcir s'il est permis aux chanoines de 
s'affranchir impunément, el à leur fantaisie, du service de 
leur semaine, pour contraindre les semiprébendés de faire 
un service perpétuel moyennant la triste rétribution de 5 sols 
et 8 deniers par jour sur les émolumens du chanoine qui 
s'engraisse dans l'inaction, ou qui vit dans la contemplation. 
Si l'on est obligé de s'en tenir à la disposition litéralle de 
l'airest, les chanoines, en bonne santé et non occupés à des 
commissions du chapitre, sont les maîtres d'oblit^er les semi- 
prébendés en rang d'officier à faire leur service de la semaine, 
à ta chai|;e seullement de l'avertir la veille et de lui payer 
5' sols 8 deniers par jour, au moyen de quoi il n'est plus 
question de remonter à ]a bulle de 1529, puisqu'elle se trouve 
abolie dans ce chef, par la disposition de l'arrestqui étoit re- 
latif lui-même au concordat du 29 juin 1619. Il faudroit 



Digilizcdby Google 



— 138 — 
voir ce dernier acte pour reconnoitre si la fixation du salai- 
re de 40 sols par semaine étoit relative au montant des re- 
venus du chapitre, ou si ce fut une taxe faite à perpétuité et 
indépendament du plus ou moins de revenu de chaque cha- 
noine: car il n'est guères naturel de croire qu'en 1651 les 
émolumens de^chaque hebdomade du chanoine ne s'élevas- 
sent qu'à 40 sols. Cependant si cela étoil véritable, onne doute 
pas un moment que les semiprébendés faisant le service du 
chanoine paresseux ne fussent en droit de demander l'entier 
émolument de sa semaine, sur le pied actuel à oause de 
l'augmentation excessive du prix de toutes choses depuis cent 
ans. 

4o Par rapport au chant de la musique, on trouve dans 
l'arrest de 1651, page 5, un arrest cité par les prébendes de 
l'église Saint-André de Bordeaux du 8 mars 1641, qui les dis- 
Pensoit de chanter la musique ; et cependant ledit arrest de 
1651 a ordonné que, selon l'usage de l'égUse métropolitaine 
Saint-André, les chanoines semiprébendés de Saintes qui 
sçauroient la musique, descendroient de leurs sièges, et 
chanteroient la musique pour la plus grande solemnité de 
l'office aux fêtes solennelles, dimanches elfêtes doubles, qu'on 
a accoutumé de chanter la musique dans ladite église de 
Saint-André. 

Il n'est pas question de remonter à la fondation des deux 
premières semiprébendés du 15 juin 1529, où l'on prétend 
qu'à la page 6, les Semiprébendés sont dispensés de chanter 
la musique : car outre qu'on ne trouve point cela dans la 
bulle, il en faut toujours revenir à l'arrest contradictoire du 
4 septembre 1651, qui a ordonné aux semipr^endés de chan- 
ter la musique selon l'usage de l'éghse Saint-André de Bor- 
deaux aux fêtes solennelles, dimanches et fêtes doubles, de 
manière que, s'il est véritable que cet usage eut cessé dans 
l'église Saint-André de Bordeaux par quelque règlement 
nouveau ou délibération capitulaire, les proposans seroient en 
droit de se prévaloir du même exemple. Mais, dans la venté. 



Disiiizcdby Google 



— 139 — 

il est notoire que, dans le chapilre Saint-André de Bordeaux, 
il y a des semiprébeudés qui chantent la musique lorsqu'ils 
sont musiciens, comme l'abbé Barrière et quelques autres. 
De sorte que les proposans n'auroient pas grand profit à re- 
cueillir de l'exemple du chapilre Saint-André qui peut avoir 
fermé les yeux sur le droit où il est de contraindre les semi- 
prébendés de chanter la musique, sans avoir pour cela déro- 
gé à ce droit; que ledit chapitre est toujours à tems de Taire 
valoir quand il lui plaira, et lorsqu'il aura des semiprébeu- 
dés chantant musique, parceque les droits de simple faculté 
ne prescrivent jamais, si ce n'est du jour de la contradic- 
tion ou du refus paracte; et il en seroit tout de même du chapi- 
tre de Saintes, quoiqu'il se soit contenté pendant plusieui's 
années du chant en musique des semiprébendés aux fêles 
solennelles; il n'auroit point pour cela perdu le droit de les 
faire chanter aux dimanches et fêtes doubles, en conformité 
de l'arrest de 1651. 

5o II est véritable que, dans la bulle de fondation de 1529, 
page 11, il est dit que Mangaut et Trouillard, pourvus par le 
pape des deux semiprébendés, continueraient d'habiter les 
deux maisons où ils sont logés, et qu'elles demeureroient 
perpétuellement affectées à leui-s successeurs. Mais il n'est 
pas possible de raisonner solidement sur celte fondation 
primordialle puisqu'il y a tant d'actes postérieurement pas- 
sés entre les semiprébendés et le chapiti-e : une nouvelle 
bulle de fondation de deux autres semiprébendés, du pape 
Clément, de l'an 1599, un concordat du 29 juin et 2 juillet 
1619, et autres titres qui servirent de fondement à l'arrest 
du 4 septembre 1651 , de sorte qu'il y auroit beaucoup d'im- 
prudence à demander au chapitre de Saintes la représentation 
des deux maisons affectées à Mangaut et Trouillard et à leurs 
successeurs par la bulle de 1529, tandis que te corps des 
semiprébendés peut avoir dérogé soit par la bulle postérieure 
de 1599, soit par le concoixlat de 1619 et autres actes visés 
dans l'arrest de 1651. 



Disiiizcdby Google 



— 140 — 

Au travers de toutes les réflections que l'on vient de faire, 
les proposans doivent s'apercevoir qu'ils ne doivent pas légè- 
rement enti-eprendre un procès contre le chapitre, sans avoir 
préalablement en main les actes principaux référés et visés 
dans l'arrest de 165i. Ils doivent pareillement prendre des 
certificats du syndic de quelques chapitres cathédraux de la 
province de Guienne, sur la manière et sur les loix qu'ils ob- 
servent envers les chanoines semiprébendés, parceque ces 
sortes de comparaisons influent considérablement dans la 
police et discipline des chapitres envers les semipi-éhendés, 
qui sont communément mis dans ta cathégorie des choristes, 
comme il fut jugé par arrest contradictoire de lagrande cham- 
bre, du 3 juillet 1759, sur les conclusions de M. l'avocat gé- 
néral Dudon, en faveur du chapitre cathéditd de la ville de 
Sarlal, contre les semiprébendés du même chapitre. D'au- 
tant plus que, par la bulle de 1529, page 9, il est dit que le 
doyen et le chapitre de Saintes auront la même jurisdiction 
sur les semiprébendés que sur les choristes : tam in camU 
civilièus guam criminalibus, etc. Ce seroit encore un sur- 
croît de désavantage aux proposans qu'un de leur confrère 
se fut séparé d'eux pour subir le joug entier du chapitre par- 
ce qu'il n'y a que l'union d'un corps inférieur qui puisse le 
mettre en force contre le corps supérieur: nam regnum di- 
visum facile desolabitur, comme il est dit dans quelque en- 
droit de l'écriture. 

Dans toutes ces circonstances on estime que les propo- 
sans doivent commencer par se procurer d'autres pièces au 
delà de celles remises sous les yeux du conseil, pour être à 
portée d'examiner scrupuleusement leurs droits, et connol- 
tre la mesure de la résistance qu'ils peuvent opérer au cha- 
pitre, en mettant tout en œuvre, pour ramener au même 
centre leur confrère qui s'est écarté. 

Délibéré à Bordeaux, te 4 mars 1760. Duhouun. 

Honoraires, 24 livres et 4 livres au clerc. 



Disiiizcdby Google 



1773, 22 aoil. — f Provision de joyeux avènement sur la cathédrale de 
Saintes pour le sieur de Lord.» — Original ntr parchemin aWB arcKûes de 
la iibliothéqyu de Sainte*. 

Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, 
à nos chersetbien amés les doyen, chanoine etchapitrede l'é- 
glise el cathédrale de Saintes, tant conjointement que séparé- 
ment, salut. Ayantégardaux témoignages qui nous ont été ren- 
dus des bonnes vie, mœurs, piété, suffisance et capacité du sieur 
Jehan-Mathieu de Loi"d, prêtre du diocèse de Caors, vicaire 
général et officiai de Saintes, nous l'avons nommé et pré- 
senté, nommons et présentons, par ces présentes signées de 
notre main pour elfe par vous pourvu de la première cha- 
noinie et prébende qui viendra cy-après à vaquer en la dite 
église à votre collation, à nous due à cause de notre joyeux 
avènement à la couronne. Si vous prions et néanmoins man- 
dons et ordonnons que ladite première chanoinie et prébende 
qui viendra à vaquer en ladite église à votre collation, vous 
ayez à conférer audit sieur de Lord, l'y recevoir ou procureur 
pour lui, et à l'en faire jouir aux honneurs, prérogatives, 
prééminencus, droits, fruits, profits, revenus et émolumens 
y appartenants, pleinement et paisiblement, lui donnant place 
au chœur de votre église et voix délibérative en votre cha- 
pitre, les solemnités en tel cas requises, gardées et observées, 
à peine de nullité de tout ce qui se feroit au préjudice des 
présentes. Car tel est notre plaisir. Donné à Compiè- 
gne, le vingt-deuxième jour du mois d'août, l'an de grâce 
mil sept cent soixante-quatorze, et de notre règne te pre- 
mier. 

Louis. * 
Par le roy : Phelippeaux. 



1 . I.a BÎgnainre a été enlevée ; mais on Ut de la main de l'abbé Briand : 
• N. B. Hpiature du saint roi Louis XVI. * 



Disiiizcdby Google 



XLVII. 

1785, 5 septembre. — Ordonnance de Pierre-Lnuis de La Rochefoucauld, 
éTè<|ue de Sainles, fiiant au dimanche qui suivra le 22 seplembre de chaque 
année la fSie patronale de saint Maurice, célébrée à Salles, — Originttl mec 
sceau, amteni i la bU>liothig*e de Coçnac. Comm%i»ieatio» de M. Jitlet 
païUto». 

Pierre-Louis de LarochefoucatUd, par la miséricorde de 
Dieu et la grâce du saint siège apostolique, évêque et sei- 
gneur de Saintes, conseiller du roi en tous ses conseils, • 
sur ce qui nous a été représenté par le sieur Vinçonneau, curé 
de la paroisse de Saint-Maurice de Salles, en notre diocèse, 
que la fêle patronale de sa paroisse qui tombe le vingt-deux 
de septembre, jour de Saint-Maurice, n'est pas célébrée avec 
la piété et la décence convenables, lorsqu'elle arrite un 
jour ouvrier; nous avons ordonné et ordonnons par ces pré- 
sentes que la fête patronale de ladite paroisse sera transfé- 
rée au dimanche suivant le vingt-deux de septembre, à com- 
mencer dès la présente année. Donné à Saintes, en notre 
palais épiscopal, sous noire seing, le sceau de nos armes et 
le contre-seing de notre secrétaire, le cinq du mois de sep- 
tembre mil sept cent quatre-vingt-cinq. 

f Pi. Lo., Evêque de Saintes. 
Par monseigneur ; Rollet, secrétaire. 



1. Les mots souliKiiés sont imprimés dans l'origiQal. 



Digilizcdby Google 



LES SAINTE-CLAIRE DE SAINTES 

1617-1782 

Docmneote publiés par H. Loum Audut 



i6i7, 27 jantier. — Cession â Denis Paaquet, sieur de Lagebftton, de 
l'ofSce de Iréxorier provincial des guerres ea Guienne, par Fraiifoise de Céri- 
lay, veuTe de Charles Dreux. < — Mittutet de Bertauîd, notaire d Sain- 
U$. Cotnnnuiicatio» de M. Théophile de Bremond d'An. 

Par devant le notaire tabellion royal, garde-note de Xain- 
tonge, soubsigné, et en présence des témoins bas nommés, 
ont été présents et personnellement établis en droict damoi- 
selle Françoise de Cerizay, veufve de deffunct monsieur 
maistre Charles Dreux, conseiller du roy et trésorier provin- 
cial de l'extraordinaire des guerres de Guyenne, tant en son 
nom que comme mère tutrice de ses entîans et dudit feu, et 
monsieur maistre Thomas Dreux, conseiller et secrétaire du 
roy, maison et couronne de France, sieur de La Pomme- 
raye, tant en son nom que en qualité de coadjuteur à laditte 
damoiselle de Ceiizay à la tutelle de ses dits enffans par acte 
du juge des coui-s temporelles de l'évesché de Xaintes en 



1 . Le monastère des religieuses de Sainte-Claire fut fondé à Saintes au 
fenbourg Saint-Pallais, but remplacement où s'élève ai^oord'hui la prison dé- 
partementale, par Françoise de Ceriiay, veuve de Charies Dreui, conseiller 
du roi et trésorier provincial de l'extraordinaire des guerres en Guyenne, 
d'où sont sortis les Dreui-Bréié. C'est ce qui donne quelque intérêt aux 
deui pièces suivantes, qui se rapportent plutôt & lafondalrice qu'au couTent 
lui-même. 



Digilizcdby Google 



— 144 — 

datte du quatorziesme jour de novembre mil six cent seize, 
signé : Tourneur, grelfier, et en son propre et piivé nom, 
demeurant en la présente ville, lesquels de leurs bonnes vol- 
lontés ont vendu, ceddé et transporté par ces présentes, ven- 
dent, ceddent et transportent à monsieur maistre Dreux Pas- 
quet, ' sieur de Largebaston, ^ demeurant en la ville d'An- 
goullesme, présent, stipullant et acceptant, sçavoir est le 
premier et antien des oflices de trésorier provinciaux dudit 
extraordinaire des guerres, aux gaiges de hutct centz escus, 
dont souloit jouir ledicl deffuncl en vertu des lettres de 
provision du vingtiesme de décembre mil cinq cens quatre- 
vingt-quatorze, moyennant les prix el somme de vingt-trois 
mil livres tournois, laquelle Ie(Ût sieur Pasquet a payée à la 
dite damoiselle de Cérizay et audict sieur Dreux présante- 
menl, manuellement et comptant, en doubles et simples pis- 
tolles, pistoUetz, escus d'or, pièces de seize sols, testons et 
autre bonne moooye faisant ladite somme, qu'ils ont pnnse 
et serrée, d'icelle se sont contenté et contentent, en ont quitté 
et quittent ledit sieur Pasquet, et promis jamais en faire 
question ne demande et renoncer à toute exception de p.... 
non veue et receue et à la future répétition d'icelle; au- 
quel dit sieur Pasquet la dite damoiselle et ledit sieur 
Dreux ont baillé et mis présentement en ses mains les let- 
tres de provision dudit office bien et deuhemant expédiées en 
son nom, en datte du seiziesme décembre dernier passé mil 
sixcentzseize, signées p>ar le roy, déléguées et sellées (?),avesq 



1. D'une famille municipale de la ville d'Angouieme et originaire de La 
Rochefoucauld, où rivait, vers 1430, Aiinery Pasquet, auteur commuQ de 
tODR ceux de ce nom. Vigœr de u Pii£, 131, édition de 1846. 

i. Sit, pour Lage-BAton, commune de Samt-Projet-£aint-CoDslaDl, can- 
ton de Là Rt^chefoucauld (Charenle). Cette terre passa depuis A la maison 
Dulau, par le mariage de N. Dulau, sieur de La Brangerie, avec Anne Pas* 
quM, descendante d'Aymery Pasquet, sieur de Lagebàton, conseiller du corps de 
ville d'Angouieme en 1623, qui devait être ftls de Denis dont il s'agit. 



Disiiizcdby Google 



— 145 — 

les quittances de la finance et marc d'or, desquelles ledit sieur 
Pasquet s'est quontenté et quoQlente {formules).... En outre, 
ont aussi ladite datnoiselle de Cerizay et ledit sieur Dreux del- 
livré audit sieur Pasquet les pièces qui s'ensuivent: première- 
ment l'édict du roy pour la création des offices provinciaux en 
Guyenne en datte du mois d'aoust mil cinq cens quatre- 
vingt-ung; plus ung autre édict escript en papier pour la 
création de deux offices de trésoriers provinciaux en Guyenne, 
du mois de novembre mil cinq cens quatre-vingtz-qualorze; 
plus copie vidimée des lettres de provision de l'ofTice de tré- 
sorier provincial au nom de maistre Charles Dreux, en datte 
du mois de décembre mil cinq cens quatre-vingtz-quatorze, 
avec coppie de la quittance de la finance payée par icel- 
luy de la somme de quatre-vingt mille escus; plus une co- 
pie des lettres de dispense de sa majesté pour donner cau- 
tion par ledit Dreux à Paris, au lieu qu'il estoit tenu de la 
Toumir, par devant messieurs les trésoriers à Bourdeaux, les 
dites lettres en datte du treiziesme de mars mil six ceotz 
trois, plus une coppie de la lettre de déclaration du roy 
pour les dits trésoriers provinciaux, pour l'attribution de 
trois deniers pour livre pour leurs frais.... vacations 
et taxacions des deniers dont ils ont le maniement, en 
datte du mois de mars mil cinq cenlz quatre-vingt- 
quinze; plus coppie de quittance du sieur de Montescot de 
la somme de huicl cens escus, pai" luy receue dudit Charles 
Dreux pour paye de l'exemption et deschai^e du supplément, 
en datte du neufiesrae avril mil cinq centz quatre-vingt- 
quinze, et neuf deniers pour escus, laditte coppie signée 
Dorron; autre copie de quittance dudit Doiron, de la somme 
de cinq cens livœs à laquelle ledit office a esté taxé pour le 
droict de confirmation, en datte du deuxiesme décembre 
nul six centz onze; ung exploict de... commandement fait 
pour payer la somme de deux mil deux centz livres, dix-sept 
livres onze sols, en date du dix-huitiesme febvrier mil six 
centz treize : Signé Dorron ; plus ung extrait des registres du 



Disiiizcdby Google 



— 146 — 

conseil, avec coppie des lettres du roy sur icelluy, en datte 
du vingt-uniesme juillet mil six centz douze, et les dites let- 
tres du treiziesme décembre de ladite année; coppie de la 
quittance de ladite somme de deux mil deux centz dix-sept 
livres onze âols à laquelle ledit ofïîce a esté taxé, signée, et 
ladite quitance signée Dorron ; deux coppies de quitances 
coUationées par Tourtin chescune de trois centz livres pour 
le droict annuel et dispense de quarante jours, l'uae en 
datte du cinquiesme de février mil six centz treize, l'autre 
en datte du sixiesme janvier mil six centz quatorze; une 
quitance de monsieur Puget, trésorier daTespai^e, en datte 
du vîngtiesme aoust mil six centz treize, par laquelle il reco- 
gnoist avoir receu dudit Dreux la somme de neuf vir^ 
livres; plus l'acte de tutelle des enffans mineurs dudit feu 
Charles Dreux, au nom de la dite damoiselie de Cérizay, 
comme mère tutrice desdits enffans et usufruitière des biens 
dudit Dreux et de la.... dudit maistre Tbomas Dreux, secré- 
taire du roy, pour coadjuteur à ladite Françoise de Cerizay; 
ledit acte dudit jour quatorziesme novembre mil six centz 
seize, signé : Tourneur, greffier ; lesquelles susdites pièces 
ledit sieur Pasquct a prinses et s'en est contenté et contente, 
en a quitté et quitte ladite damoiselie de Cenzay et ledit 
sieurDreux, et promis jamais n'en fairequestion nedemande.... 
A ledit sieur Dreux promis de bailler audit Pasquet les cop- 
pies collationnées des dernière compteraux (?) rendus par 
ledit deffunct à messieurs les trésoriers généraux dudit 
extraordinaire, promettant lui ayder des originaux s'il en a 
besoin (Formules). Fait et passé en ladite ville de 
Xaintes, en la maison desdits sieui-s Dreux et damoiselie de 
Cerizay, avant midy, le vingt-septiesme jour de janvier mil 
six cent dix-sept, présents témoins à ce appelles et requis: 
Mathurin Casanet et Bonaventure Reparon, clercs, demeu- 
rant audict Sainctes. Dreux. Françoise de Cerizay. D. Pas- 
quet. H. Casanet. Reparon. Bertauld, notaire royal à 
Saintes. 



Disiiizcdby Google 



n. 

f6Sf, 19 décembre. — Testament de Françoise de Cerîia;, veave de 
Charles Drenx, ot fondatrice du couvent de l'ordre de Sainte-Claire, en la fiile 
de Saintes. — Jfmutet de Bertauld, notaire royal à Ifaintei, Commtmi- 
cation de M. le comte ThéophU» de Bremond d'Ar$. 

Au Qom du père, du ftlz el du saint esprit, amen. Sachent 
tous pi^sens et advenir que je, damoiseUe Françoise de Ce- 
risay, vefve de monsieur maistre Charles Dreux, conseiller du 
roy el trésorier provincial de l'extraordinaire des guerres en 
Guyenne quand vivoit, détenue au lict par infirmités de mal- 
ladie, toutestois saine d'esprit, mémoire et entendement, con- 
sidérant qu'il n'y a rien plus certain que la mort ne rien plus 
incertain que l'heure d'icelle, ay ce jourd'huy faicl et fais mon 
testament et ordonnance de dernière volonté comme s'ensuit : 
Premièrement je recommande mon âme à Dieu le père tout 
puissant, créateur du ciel et de la terre, le priant me faire 
pardon et miséricorde de toutes les fautes et ofTences que j'ay 
commises, par le mérite de la mort et passion de mon sau- 
veur et rédempteur Jésus Christ, el par l'intercession de la 
sacrée vierge Marie el de tous les saintz du paradis, et Ihors 
que mon àine sera séparée de mon corps, la voulloir colloc- 
quer en son saincl paradis, élizant la sépulture de mondil 
corps en l'église du couvent des frères' prescheurs de la pré- 
sente ville, me remettant pour mes funérailles à la voUonté 
et dispositions de noble et discret Charles de Cerisay, mon 
frère, archidiacre de Xainclonge, lequel je prye d'y apporter 
le moings de pompes que faire se pourra et en convertir la 
despence selon sa volonté en aulmosnes ou autres œuvres de 
piété. Et en ce qui concerne les biens dont Dieu m'a donné 
la disposition, déclaire par cestuy mon dict testament et or- 
donnance de dernière voUonté, que je donne et lègue audict 
couvent des frères prescheurs la somme de cent cinquante 
livres une fois payée, à la chaire da prier Dieu pour le salut 



Digilizcdby Google 



— 148 — 

de mon ftme et célébrer pendant l'an de mon décès 

tous les jours une messe à mon intention pour l'ex- 

pialion de mes péchés; pareilles somme de cent cinquante 
livres au couvent des cordeliers de ladicte ville aussy une fois 
donnés et avec la mesme charge de dire pendant un an chas- 
quejour d'icelluy une messe pour moy; autre somme de cent 
cinquante livres à l'église parroissialle de Saint-Pierre du- 
dict Xaintes, pour estre employée en ornemens et autres né- 
cessitez de ladicte parroisse, une fois payée comme dessus; 
en outre à messire Nicolas Taselot, preblre curé de ladicte 
parroisse, la somme de trente livres; au collège des pères 
jésuites de ladicte ville, la somme de soixante livres une fois 
payée; item à l'hospital de ladicte ville la somme de trois 
centz livres aussy une fois payée, laquelle somme de trois 
centz livres je veux eslre dellivrée es mains des dames de la 
congrégation de la miséricorde, auxquelles je veux que la dis- 
position en appartienne, me confiant pour ce regard et re- 
mettant à leur discrétion et piété, du payment de laquelle 
somme de trois centz livres la supérieure de ladicte compa- 
gnie et congrégation poun'a bailler valable acquit sans que 
ledict couvent dudict hospital ne autre personne s'en entre- 
mette, ce que je prohibe par exprès; plus la somme de cent 
livres à Suzanne Guillol, ma servante; à Judith Louyer, cy- 
devant ma servante, la somme de cinquante livres, en con- 
sidération des services qu'elles m'ont rendus; à Martin Ga- 
zanet, ta somme de cinquante livres; à Françoise Perrineau, 
femme de Claude Bonnet, la somme de trente livres ; item à 
Rose Thaunay, la somme de dix-huit livres, pour le salaire et 
service qu'elle m'a rendu; à Jehanne et Marie Souchet, sœurs, 

aussy cy-devanl mes servantes, la somme de trenfe livres 

d'elles, tous les susditz légatz une fois payés. Et au parsus 
de mes biens non dormes, j'ay institué et institue, par cestuy 
mondict testament et ordonnance de dernière vollonté faict 
pour cause de mort, mes héritiers universels PieiTe et Fran- 
çoise Dreux, mes enfans, la direction desquels je commelz et 



Disiiizcdby Google 



— 140 — 

recommande à monsieur maistre Thomas Dreux, conseiller 
et secrétaire du roy, à monsieur maistre Pierre Dreux, con- 
seiller du roy en son grand conseil, mes beau-père et beau- 
frère, à noble et discrets monsieur maistre Joachim dcCerisay, 
doyen de l'église cathédralle Saint-Pierre de ladite ville, et 
ledit Charles de Cerisày, mes frères, lesquelz de Cérisay je 
prie de prendre la charge et curatelle des biens de mesdits 
enfans et leur conserver selon leur pmdenee, faire faire in- 
ventaire de leurs meubles et titres pardevant notaires et 
tesmoings en présence dudit monsieur maistre Thomas Dreux, 
sans que autre juge s'en puisse entremettre, déclairant que 
je certiffie mesditz frères suffizans et capables, tant pour 
l'exercice de ladite charge et curatelle que faction dudit in- 
ventaire, voulant aussy que ladite Françoise ma fille soict 
nourrie et élevée en la maison de damoiselle Jehanne Raoul, 
ma mère, et qu'à ces fins pension luy soict déiîervie par mes 
ditz frères convenable à son aage et condition, ainsy que le 
tout sera par eux advisé, cassant et révocquant tous autres 
testaments et dispositions que je pourrois avoir faiiits con- 
traires en tout ou en partye à cestuy raondit testament et 
ordonnance de dernière vollonté, lequel je veux valloir en 
ladite forme de testament codicille ou autre meilleure que 
faire se poun'a, et à l'entretien d'icelluy ay obligé et oblige 
tous mes ditz biens présens et future quelconques; et afin 
que se soict chose ferme et stable, ay requis le notaire royal 
soubzsigné voulloir rédiger par escript mondit testament. Ce 
que je ledit notaire ay faict et appres luy en avoir faict lec- 
ture de mot à autre et qu'elle a faicL la soubzmission au 
cas requise, l'en ay jugée et condempnée de son consente- 
ment et vollonté. Faict et passé en ladite ville de Xaintes, en la 
maison de ladite damoiselle, apprès midy, le dix-neuviesme 
jour de décembre mil six centz vingt ung, présents tesmoings 
à ce appelés et requis, maislre Nouel de Mcssac, Anthoinc 
Berlhaud et Charles Bouyer, clercs, Jeban Cherbonnier, 
masson, Anlhoine et Arnaud Dclahayc, maistres seri'uriei's, 



Disiiizcdby Google 



— 150 - 

et de René Maucouii, tailleur d'habitz, demeurant audit 
Xaintes ; ledicl Arnaud Delahaye a déclairé ne savoir signer. 
Françoise de Cerisay. Demessac. Cherbonnier. Bouter. 
Bertaud. R. Maucourt. A. A. Delahaye. Bebtauld, notaire 
royal. 

tGS9, St aoât. — [tËFDcalion du précèdent testament. — Idem. 

Et advenant le dernier d'aousl mil six cent vingt>neuf 
apr6â midy, par devant le notaire royal à Xaintes et tcsmoings 
bas nommés, a esté présente el pei-sonnellemenl establye en 
droict ladielG damoiselle Françoise de Cerisay desnomméc 
au testament de autre part; laquelle, de son bon gré, volunlé, 
a déclairé qu'elle révocoil, comme de faicl elle révoque par 
scâ présentes, le contenu audict testament en tout ses poinctz 
et clauses ; elle ne veull ny n'entend qu'il sorte à eflaict, ains 
l'a cassé et annuité, casse et anulle, et emprés que lecture 
luy en aist par moy ledict notaire esté faicte, tant dudict tes- 
tament que présente renunciation, elle en a requis acte à 
moy ledict notaire que luy ay octrayé pour luy servir et val- 
loir en temps et lieu que de raison. Faict au boui^ Saint- 
Pallais lais dict Xaintes, au monastère de Sainte-Clère, en 
présence de Jehan Tercinier, maislre chirurgien, dudict Saint- 
Pallais, Daniel Cerbelle, marchand, Jehan Foroin, praticien, 
Jacques Bigot, archer de monsieur le prévost, Jehan Guslin, 
maistre tailleur, Michel Gaudin, marchand, Denis Cillor, mar- 
chand, tous dudit Xaintes el dudit faux boui^. Ledit Gaudin 
a déclaré ne savoir signer. 

Françoise de Cerisay. f J. Tercinier. Sillor. Foroin. 
Serbelle. J. Bigot. J. Gustin. M. Limouzin, notaire royal à 
Xaintes. 



III. 

iOiS, i I Mars. — Cliarlc!» do Cerisay, grand archidiacre de Saintonge, 
s'oppose à l'entra eu religion de Françoise Dreux, sa nièce, el à sa prise 



Disiiizcdby Google 



d'babit de religieiue de l'ordre de Saime-Claire <. — Minutes de Limoutin, 
notaire à Sainte*. Communicalioit de M. Th. de Sremond d'Art, 



Aujourdhuy onziesme de mars mil six cens vingt et neuf, 
heure de dix ou environ, estant dans la maison de damoi- 
zelle Françoise de Cerizay, ' vefve de Charles Dreux, vivant 
escuycr, sieur du Port-d'Arclou, conseiller du roy et trezorier 
de l'extraoïxlinaire des guerres en Guienne, située en la 
paroisse de Saincl-Pallais laiz Xainctes, pardevnnt le notaire 
royal à Xainctes et tesmoings basnommés, c'est compareu et 
présenté en sa personne vénérable et discret monsieur 
maistre Charles de Cerizay, prestre, ^ chanoyne et grand 
archidiacre de Xainctonge et vicquaire général de révérand 
père en Dieu monseigneur i'évesque de Xainctes, et y demeu- 
rant; lequel, parlant à la pereonne du père Marcellin,'* 
récollé de l'ordre Saint-François, treuvé dans ladicle maison 



I. Nous n'arons pas à faire l'hisloire de Sainte-Claire. L'ablié Itrinnd, 
HUtOire de l'église satttone, l. II, p. 380-308, a raconté la fondation dn 
monastère, d'i^rès la manuscrit d'une religieuse « qui se nominail steur 
Marie de l'enfant Jésus ■, et qui t se détermina à cet utile Irarnil pnr le conseil 
d'un père Hacaii'e du Verger, confesseur el supérieur de son monastère. » 
L'auteur de ce récit, inconnu à Joseph Briand, nous est rérélé par noire livre 
de vélures; elle se nommait Françoise-Marie Chevreuil, Gllc de Christophe 
Chevreuil, procureur au siège présidial de Saintes, et de Louise Richard, 
uée a Saintes, en ll>61, entrée au monastère le S mars 1CT6, professe le 1i 
mars 1677, morte le !•' janvier 17i4. 

3. Françoise de Ceiizav, mariée par contrat du 13 septembre IGIO, était 
mte de Jean de Cerizay, écuyer, seigneur de La Roche, el de Jeanne Itaoul 
deLaGuériniére, sicurde l'évftquc de Saintes, Michel itaoul de La Guiboui^ére. 

3. Son trère, Joachim de Cerizay, doyen du chapitre de Saintes, était 
qualifié auménier ordinaire de la reine mère, en l&^J, époque à laquelle 
(14 avril) il aflerme à Malhurin Viaud, matlrc coutelier de la ville de 
Sainleit, el pour la somme de 1,300 livres, les dhnes el autres revenus lui 
appartenant <sans doute comme doyen) en la paroisse de Clianiers. En 1G47, 
il était cufé de firizambourg. 

4. Harcelliu de HoDlatuoD. 



Disiiizcdby Google 



— 152 — 

de ladicte damoîzelle Dreux, ^ luy a dit et déclait-é 



1. A côté de la rclalion assez circonslanciJe el qu'a plus ou moiDS fidfle- 
rnenl reproduite Briand, on lira a*ec inléi-él les pages suivantes, nécesNaires 
pour rintdli||:ence de ccrlaineâ de nos pièces el exlrniles d'un ouvragée asscE 
rare, i Notice o» abrégé historique de la/andatio» det couvents de BécoU 
ïetsdelaproBinee de l'JMmacaUe-Conception en Ouyeniu. A Limoges, de 
l'imprimerie de P. Chapoulaud, placedcs Bancs, mdcclwviii.» Cespagesnoas 
ont été, ainsi que celles qui concernent les tëcollels de Urouage, de Cognac, de 
111e d'Oleron el de Sainles, forL obliguanimeol communiquées par y, P.-B. Bar- 
raud, de Cognac. 

( Françoise de Ceiizay de Dreux csl fondatrice de ce couTcnt. Elle éloil de 
Nanles ; son oncle, Hgr Micliel Haoul, ëvéque de Sainles. l'appela auprès 
de lui el la maria avec M. de Dreui:, IrËsorier de rextraordinaïre des guerres. 
Ëlant devenue veuve, elle lenoiiça aux vanités du monde ; elle réâolul de 
fonder un monastère de Sainlc-Claire et de s'y faire elle-même religieuse, 
Hlo commençai d'abord par bùtir un couveni, où elle se relira avec d'au- 
tres personnes pieuses qui vi voient ensemble sous la direction des pères 
récollets. Son oncle, ayant eu connaissance de son dessein, craignit qu'elle ne 
nt tort à ses enfants dont elle était luliice, et s'y opposa. Persuadé que les 
récoilets l'aulorisoient el l'en Ire tenoient dans ses projets, il leur défendit de 
In voir, de la diriger, même de lui dire In messe ; il mit à leur place les pè- 
res jacobins. Elle aroil une lille qu'elle aimoil lendrenient, et qui, dans la 
suite, fut ahbcsse du nouveau monastère. Il lit faire une assemblée de pa- 
rents et la lui dla. I}ue]que rudes que fussent ces épreuves, madame de 
Dreux ne se découragea pas ; elle continua à bâtir son couveni ; cl y ayant as- 
semblé un nombre considérable de filles, clic s'occupa des moyens d'en faire 
une communauté de religieuses. Elle cntrelenoil toujours uue correspoudance 
secrète avec les réMllets. I.cs pères Sèverin, < Rubéric et Harcellin Hontozon 
ètoient ceux en qui elle avoit le plus de confiance. Oc dernier lui conseilla 
d'écrire au révérendissime I'. Bénigne de Gènes, général de l'ardre de Saint- 
François, pour lui demander que le monnsière qu'elle vouloil fonder sous la 
régledcSaiotc-Clairc, lût agrégé à l'ordre, sous la cooduileetjuridicliondtis ré- 
collets de la province de Guyenne. Sa Icllre est du 26 décembre 1C27. Ce- 
pendant, mademoiselle do Dreux, qui, comme nous l'avons dit, fut enlevée A 
sa mère, avojl d'abord été placée à l'abbaye des bénédictines de Saintes, 
d'où elle fut IraïUifércc à révéclié. Son allacliemenl à sa mère fut plus 
fori que tontes les épreuves qu'elle eut à souffrir : elle se déroba h la vigilance 



1. Jean-Joseph Surin, né i Bordeaux en ItiOO, moK en IGKi, habita longtemps 
Marennes d'où il partit en 1631, pour aller diriger le couvent des limeuses 
ursnlines de Loudun. 



Disiiizcdby Google 



— 153 — 

qu'ayant esté adverty hier au soir seulleinanl qu'en iadicte 



du t'éffique pour aller rejoindre sa mère, et en passani sur le pont qui «in- 
duit au feubour^ Saiiit-Pallais, où élail silué le uoareaU couvent, elle enira 
dans uue chapelle dédii'c h Nolre-Damu. 1^, elle se conpn les cheveux et fit 
vœu de D'avoir jamais d'autre époux que Jdsus-Cbrisl. I,'éviïi)uc cl son neveu, 
doyen de In cathédrale, la suivirent bienidl, el n'oublièrent rien pour la ra- 
mener, mais, leur ayant montré sa tSte rasée, elle leur dit : ■ Voyez, mes on- 
> des, ceUe léte n'est plus propre pour le monde, ajquel je renonce de loitle 
1 mon alTccIioa; elln n'est propre que pour un voile, que j'ai réM)lu de prcn- 
1 dre, et de n'a voir jamais d'autre époux que mon seigneur Jésus-Christ; lais- 
» sez-moi jouir des douceurs célestes qu'il fait goûter aui âmes qui lujsonlm- 
■ lièrcDient dérouées. ■ Ces paroles touchèrent l'évêque et son doyen ; ils se 
retirèrent. C'étoit une fille de quinze ans; ils espérèrent que )c temps ralenti- 
roil sa ferveur, mnis ils se trompèrent. Madame de Dreux re^ut une réponse 
favorable du générnl de l'ordre de Sain (-François, datée de Rome à Ara 
ccali, le H février 1628. Ëlln était accompagnée d'une autre lelirc adressée 
au P. provincial des rècollels. C'éloit le I*. Marcelin Monlozon. Il lui ordoii- 
noil de visiler le lieu et voir si les conditions nécessaires se Irouvoient pour 
ce nouvel établissement, surtout le consentement de l'évêque du lieu, les- 
quelles étant remplies, il lui donnoit le pouvoir de les agrégcT et recevoir 
sous sa juridiction. La plus grande difficulté étoit d'obtenir le cocisentement 
de l'évêque. H n'; avoil pas lieu de l'espérer après tout ce qui s'èloit passé : 
mais c'éloit un prélat plein de piété; il aimoit sa nièce; et parce qu'il recon- 
nut dans toutes ses démarches beaucoup de droiture, il coosenlit à tout ce 
qu'elle voulut; il renonça même à sa juridiction sur le monastère, sauf le 
droit et le règlement du concile de Trente. Les récollets les acr«plèrent dans 
leur chapitre leuu i Limages, le 2 décembre 162K. L^' P. Marcelin Mootozon 
fiit nommé directeur; il sorloit d'être provincial. On fit venir des religieuses 
du couvent de Tulle pour instruire et former les novices. Il «'agisgoit de don- 
ner l'habit h trois ou quatre postulantes qui l'altendoient avec impatience, 
surtout mademoiselle de Rreui. Ses oncles vinrent encore s'y opposer; ils 
firent emporter le saint sacrement, le labernacle et les autres ornemens 
qu'on avoit préparés pour ta cérémonie. Cette généreuse Qllc ayant protesté 
de tous les événemens de sa vie, si on donnoit atteinte à sn vocation cl au 
vœu qu'elle avoit fail d'être religieuse, ils se retirèrent, cl elle prit l'babil 
sous le nom de sœur Ki-ançoise de Jésus. Sa mère, madame de Cérizay de 
Dreux, le prit aussi sous le nom de sœur Françoise du Saint-Esprit et elle fit 
profession sept ans après. On ne peut s'empêcher d'admirer la prudence de 
cette pieuse fondatrice. Elle avoil d'abord projeté cet établissement de 
cooc«rt avec une veuve nommée Marie Sunson Lainé, qui l'abandonna dans 
■ l'exécution; elle eut à vaincre toutes les opposilioas de sa parenté ; on lui fit 
des procès ; les ouvriers uunquàrent de bonne foi. Elle eut i supporter tou- 



Disiiizcdby Google 



— 154 — 

maison ledict père ou autre de son oi-di-e estoient en volunté 
de donner l'abit de relligieuze de l'ordre de Sainte-Glaire à 
damoizelie Fiançoize Dreux, sa niepcc, et à plusieurs auti-es 
fdles, jaçoil que ladiele maison ne soit convantuelle pour 
n'avoir esté en icelle institué aucune congrégation relligieuze, 
ny mesme y avoir pour le présent en icelle dicte maison 
aulcunes relligieuzes professes dudit ordre pour la conduitte 
et instruction de celles quy dezirent suivre cette reigle, de 
plus que ladite maison n'est dottée d'aucung lond ou revc- 
neu asseuré, outre que ladite Françoize Dreux n'a jamais 
esté et n'est encores en estât de pouvoir dire avecq liberté et 
franehize sy son intention est d'embrasser la vie relligieuze, 
d'autant qu'elle est en la puissance et soubz l'aulhoi-itté de 
sadicte mère, pour à laquelle obéir plus tost que suivre son 
inclination, elle se porte à prandre Thabit et de suyvre une 
vie relligieuze; à quoy ledict de Cerizay ni autres parans de 
ladicte Dreux ne veuUent néanmoings contrarier ny l'em- 
pescher de suivre la vocation de Dieu en une vie relligieuze, 
sy tant est qu'elle y soit appellée, mais seuHement pour 
cmpescher que par inconsidération ou légèreté elle ne se 
porte à embrasser ung desseing qu'elle ne puisse accomplir, 
et ayant congnu que par plusieurs artifices elle y a esté 
induitte, à raison de quoy y a desja instance formée et 
pendante pardevant nosseigneurs du parlement de Paiis, où 
messieui's maistres Pierre Dreux, conseiller au grand 
conseil du roy, Jehan Dreux, chanoine en l'églize Notre- 
Dame de Paris, et autres parans paternels de ladicte Fran- 
çoise Dreux, ont demandé qu'elle soit séquestrée, ledict 
sieur de Cerisay [déclare] qu'il s'oppose par ses présentes, 



lea les ri^eurâ d'une horrible famine. Les religieuses de Tulle se retirèrent; 
elle supporta toutes les dépenses. Tous ces obstacles nous font connatU-c la 
grandeur do son ime; aussi Dieu bénit-il son ouvrage. Sa communauté a 
toujours été des plus régulières, ei tout le diocâse de Saintes l'a toujours res- 
pectée comme une maison d'exeoiple, de ferveur et de piété. > 



Disiiizcdby Google 



— 455 — 

pour les raisons cy dessus et autres qu'il desduira en temps 
et lien, à ce que ledict père Mnrcellin ne autre récoliet 
ayent à passer outre à donner le veille bénist à ladicte 
Dreux, sa niepce, protestant à fauUc de ce faire de se pour- 
veoir ainsy et comme il verra bon estre; et pour le regard 
des autres filles, a ledict sieur de Ceiisay prié ledict père 
Harcellin de prandre garde à elles pour ne les mettre pas 
en une maison quy pour le présent ne peut estre prinze 
pour maison relligieuze et de prévoir que de cela il peut 
arriver plusieurs gi'ands et signnllés inconvénians ; et sur ce 
que ledict père Marcellin, le père gardien du couvent des 
récollés de cette ville dudit Xainctes, et autres relligieux 
dudict ordre, ont dit que ce qu'ilz faisoient estoit avecq 
l'authoritté et consantemant de mondict seigneur l'évesque 
de Xainctes quy leur en avoit donné pouvoir, a icelluy sieur 
de Cerisay requis et sommé tant ledicl père Marcellin, gar- 
dien et autres, deluy faire veoir le pouvoir qu'ilz en avoient 
dudict seigneur évesque; lesquelz ont dit l'avoir et qu'en 
verlu d'iceiluy ilz ne laisseraient de passer oultre, nonobstant 
ladicte présente oppozition, sans toutesfois avoir voutlu faire 
paroisire de leurdict prétandu pouvoir, dont ledict sieur de 
Cerisay m'en a requis acte à moy ledict notaire, que iuy ay 
octroyé, ensemble de sa protestation qu'il a iait devant nous 
de se pourveoir soit par appellation comme d'abus ou autres 
moyens que de raison, et ouitre a déclaré que pour esviter 
scandalle il se retiroit. El à l'insianl a ledict sieur de Cerisay 
fait les mesmes protestation et oppozition à ladicte damoizelle 
Françoise de Cerizay, sa sœur, et Iuy a déclaré qu'elle 
demeuroil chaînée de sa filhe pour la représenter toutesfois 
et quantes que par justice seroil ordonné, atlandu mesme le 
bas aage de sadicte filhe quy ne peut avoir plus de treize à 
quatorze ans ; à quoy ladicte de Cerizay n'a respondu sy non 
qu'on se pourveust ainsy qu'on vevroit estre à faire. Ensuilte 
de quoy ledict. sieur de Cerizay s'estant voullu addresser à 
Marie Sanson, vefve du (eu sieur Lesné, laquelle n'a jamais 



Disiiizcdby Google 



— 150 — 
fait profession de mener une vie relligieuze, sy non despuis 
huict jours en ça, et néanmoins prétand, sans avoir fait 
aucungs veux ny profession de ladicte vie relligieuze, estre 
supérieure de ladicte maison, ladicte Sanson luy a fait dire 
qu'elle se treuvoit mal et n'estre pour lors en estai de parler 

à luy, et a icelluy dict sieur de Cerizay fait les mesmes 

protestation et déclaration à une fîlhe nommée Michelle, 
domesticque de ladicte Sanson; laquelle Michelle estant 
allée pour le raporter à ladicte Sanson, elle ne l'a voulleu 
escoutter et seullemant fait dire qu'on ne parloit point à 
elle; dont et de tout ce que dessus ledict sieur de Cerizay 
m'en a aussy requis le présent acte, que lui ay octroyé 
pour luy servir et valloir en temps et lieu que de raison. 
Fait en présance de messieurs maislres Bcrtrand-de Suber- 
ville, prestre, docteur en théologie, chanoine et maistre escolle 
de ladicte église cathédralle Saint-Pierre dudict Xaincles, 
Estienne Brigard, aussy prestre, docteur en la faculté de 
Sorbonnc, aussy chanoine dudict Xainctes, et Philippe 
Aubert, aussy prestre, prieur de Mareilly et promoteur de la 

cour co de l'évesché dudict Xainctes, tesmoings requis. 

C. DE Cerisay. E. Brigard. P. Aubert. B. de Suberville, 
pour avoir esté présent à tout ce qxii a esté dict avant far- 
rivée dudict père gardien seulement. M. Limouzin, notaire 
royal à Xainctes. 

IV. 

4629, il ïMrs. — Charles de Gcrif^ay somme Louis Haucben, chaaoine 
cl secrétaire de l'évËclid de Sainles, de lui faire connatlre »i les registres du 
secrétariat rcnfeniie.it quelque autorisatioD pour l'érection d'un monastère 
de l'ordi-e de Sainte-Claire, au faubourg Saint-Pallais. — Mémt provenance. 

Aujourdhuy onziesme de mars mil six cens vingt et neuf, 
après midy, pardevant le notaire royal et tesmoings bas 
nommés, c'est présenté en sa personne vénérable et discret 
monsieur maistre Charles de Cerisay, prestre, chanoine, 



Disiiizcdby Google 



grand archidiacre de Xainctonge et vicquaire général de 
monseigneur l'evesque dudict Xainctes, lequel parlant à la 
personne de vénérable et discret monsieur maistre Louis 
Mauchen, * aussy chanoine et secrétaire dudict seigneur 

évesque, lequel a requis sommé et interpellé par ses 

présentes de dire et déclarer présentement sy dans ses 
registres du secrétariat il y a quelque permission donnée 
par ledict seigneur évesque à damoizelle Françoise de 
Cerisay, sa sœuT, Marie Sanson, vefve du feu sieur Lesné,' 



1. 11 devait eirelilsd'aulre Louis HaucheD, sieur de Héré et de La Sérye, 
et de Marie Fouyne, lei^quels, par acte du'2t janvier 1611, et au prix de 
7,600 livres, achétenl la métairie de La Boucaudrie en Chanicrs, de Fronton 
de Ln Roche, écuyer, sieur de Quéry, conseiller au parlement de Rordeaui, et 
de Jchannc de Meslivier, son épouse, ledit sieur de La Roche agissant du 
consentement du damoiselle Marguerite Couraudin, lion aïeule, dame de 
Guimps et de La Rigaudière, le contrat passé au château de Guimps, par 
Bertauld, notaire royal i Saintes. Louis Mauchen avait, en 1637, deux 
frères, René et Jacques, aussi chanoines de Saint-Pierre de Saintes; et 
en 16S0, il se qualifie curé de Sainte-Eulalie de Préguillac. En 1618, Marie 
Fouyne et son mari, Louis Mauchen, sieur de La Boucaudrie, et secrétaire da 
t'évéque de Saintes, vivaient encore. Marie Fouyne, au nom de son mari, 
vend alors les biens seigneuriaux de Mods et de I^ Faurie, sis paroisse de 
Cromiéres, prés de La Flèche, en Ai^ou, appartenant audit sieur Mauchen 
par partage avec ses frères et sceurs de la succession de Mathieu Mauchen 
et Marie Potier, ses père et mère, ce qui semble indiquer que les Mauchen 
liraient leur origine de ce pays -là. 

2. Marie Sanson a été avec H"» de Cérizay, la fondatrice du couvent de 
l'ordre de Sainte-Claire à Saintes ; et c'est sans doute en celle qualité qu'elle 
fait suivre sa s^nature d'une croii. Voir Briand, Hùt. de l'églUe Sauione, 
II, 282. I«B deux pièces suivantes donnent les noms du fils et de la fille de 
Marie Sanson. On observera qu'en 1618 (Voir la pièce qui suit), aussi bien 
qu'en 1632, elle avait conservé sa demeure particulière. C'est que Marie 
Sanson n'avait pas fait profession, et avait a abandonné l'entreprise ». Mais 
alors, pourquoi signer avec une croiiT En 1643, elle habitait la rue Juive, 
en la maison de Joachim du Bourg, el se qualifiait veuve de François Laisné, 
maiThand, Voir Bulletin de la société des archives, I. 1", page 80. 

i632, 27 septemhrt, — Damoizellc Marie Sanson, veuve de François 
Laisné, demeurant i. Xainctes, donne procuration pour mettre en pension 
Fraufois l.a)sué, son fils, chez un marchand, en la ville de La Rochelle, 
pour un an ou deux, et en passer coDlral pardevant notaire, pour que sou dit 



Disiiizcdby Google 



— 158 — 
ou autres, d'ériger ung monastairc de relligieuses de l'ordre 
Saincte-Claire, dans le faux bourg de Saint-Pallais lais la 
pt-ésenle ville de Xainctes, et cy ensuilte de ce il y a quelque 
fondation ou dotation d'icelluy et par quy, ou sy mondil 
seigneur de Xainctes a permis par quelque autre voye 
d'establir une communauté audict lieu ou authorizé aulculne 
fondation faicte pour l'eutretien d'icelle, dont ledict de 
Cerisay somme ledict sieur Mauchen de luy dellivrer coppie 
de tout, offrant de le payer de sallaire compactant, pro- 
testant, à faulte de ce faire, de tous despans, dhommaiges 
et intérestz, parlant audict sieur Mauchen, treuvé en sa 
maison canonialle audict Xainctes, quy a dict n'avoir 



fils puisse appreodre le Iradc et commerce dn ses marchandises, et ce chei 
tel marchnad que bon sembler» à son dit procureur [Nom m b'anc), auquel 
marchand mon dil Gis n sera tenu de porter honneur et respect n. en lui 
donnant bon paiement, et de composer pour la nourriture et pension de son 
dil fils à telle somme qu'il sera advisé par Ixdit procureur, etc. A Saintes, 
en la demeure de ladite constituante, en présence de Louis Gamicr et Pierre 
Itlancq, dudit Xaintes. Marie Sanson f . Cahnier. Blancq- H. Ijmouzin, notai- 
re royal i Xaincla. (Minute* de LiMouzi». Communicatio» de M. Th. d» 
Brenumd d'Art.) , 

4648, 23 octobre. — Damoiselle Marie Sanson, Teure de Fran;ois Laisné, 
demeurant à Xainctes, île sa bonne volonlé, a constitué sa procuratrisse 
généralle et spécialle, damoiselle Marie Laisné, sa fille et dudit Tcu, à la- 
quelle elle a donné pouvoir d'ester, et comparoir, et sa personne représenter 
par devant tous qu'il appartiendra, et par spécial de transiger et accorder 
tous les différents, meui et à se mouvoir tant à Xainctes qu'en la cour, et 
survenus entre la constituante, tes sieurs Sanson, Guibertz, Etauliers, Goji, 
on leurs béritiers, et biens tenaniz, et dutres personnes que ce soit, coDser- 
naniz les maroys de J^ Roche, que le roy a prins pour les fortificalions de 
firouage, et la rantbe de vingt-cinq livres dhue parle sieur Sanson, que 
autres affaires qui consernent la constituante et ses eniïnns, pour terminer 
lesditz différents, sellon que ledictc l.aisné, sa fille, verra bon estre et à 
propos recepvoir sommes cl deniers, si aucuns son) dheux, provenant! desdicis 
différeQtz,cl générallcment contracter pour tous lesdicU différenlz et toultes 
autres affaires {Suivent la farmulet). Fait k \aintes, en la demeure de 
ladicle constituante, en présence de maistre Jehan Itéveillaud et Estienne 
Goy, praticiens, demeuranix audict Xaintes, tesmoings requis, qui ont tous 
signé. Marie Sanson. M. Limouzin, notaire royal i Xainclet. (idem). 



Disiiizcdby Google 



— 159 — 
mesmoire d'avoir expédié aulcuoe chose touchant ce que 
dessus, sauf quelque permission de faire dire messe en ung 
autel dressé à la maison où demeure ladicte damoizeile de 
Cerizay et n'avoir veu aulcune fondation ne auttre chose 
consernant l'érection d'ung couvent ou communauté audicl 
lieu ; dont et de tout ce que dessus ledict sieur de Cerizay 
m'en a requis ie présent acte, que luy ay octroyé pour luy 
servir et valloir en temps el lieu que de raison. Faict en 
présence de Louys Garnier, mareschal, et Jehan Guîet, 
cordonnier, dudict Xainctes, tesmoings requis. Mauchen. 
De Cerisay. * 



V. 

4648, novem^. — Noie sur l'incendie de l'abbaye de Saintes, écrite sur 
la feuille de garde du registre de vS(ures et professions de la main qui a 
transcrit les formules de réception au Doviciat des années 1667, t658 et 
suivanles. 



L'année mil six cents quarenle huict, le neufiesme novem- 
bre, le feu s'eslant mis à l'abbeye de Saintes, qui estoit en 
denger de brusler entièrement, les révérends pères récolets 
furent les premiers qui allèrent donner de l'assistance pour 
la conservation tant des dames religieuses que de leur 
monastère. La porte du nostre fut ouverte toute la nuicl 
pour y recevoir les choses les plus présieuses qu'elles avoient 
dans leur abbeye, lesquelles leur furent conservées et ren- 
dues entièrement. Le lendemain, jour ensuivant, nostre com- 
munauté fit porter le disner à madame et à ses filles qui 
estoient fort travaillée de l'accident qui leur estoit arrivé, el 
du danger oii elles s'estoient treuvées. La lettre que laditte 
dame de Saintes escrivit de sa propre main à notre révé- 
rende mère abbesse, qui est attachée ici, marque sa reco- 



I. Uauquc la ùgnalurc du notaire, Matbuiîn Limouxiii. 



Disiiizcdby Google 



— IGO — 
gnoissance et son amitié pour nosti'e maison, qu'elle a 
conservé jusques à la mort. 

VI. 

1648, novembre, f— heure de Françoise Je Foii-Candale, abbcsse de 
Nolrc-Ilame de Saintes, h Marguerite de Burdonnin, abhessedcs Snimc-Claire, 
pour les remercier de ce que sa communauté a Tait pour tes bénédictines 
dans l'incendie de l'abbaye. — Sceau en applique, l 

Ma révérande mère, je n'ay peu jusques à slheure avoir 
le loysir de vous escrire pour vous remercyer de tant de 
charité, que vous et toutes mes chères sœurs vos fdles nous 
ont fait dans un temps plein d'afUicsion ; noslre reconnais- 
sance, ma chère mère, de cette communoté et de moy, ne 
finira jamais qu'avec nos vies; encore j'espère qu'elle sera 
éternelle, si Dieu nous fait miséricorde. Je vous supplie, ma 
chère mère, de donner de noslre part cesto assurance à 
vostre sainte communoté, et en, prendre pour vostre parti- 
culier. Aussi, j'espère que Dieu, pour lequel vous avez eu 
toutes tant de charité pour nous, vous récompensera au dou- 
ble. Cependant nous ne laisserons pas de rechercher les 
occasions pour vous tesmoigner que nous sommes vériîable- 
ment, ma revérende mère, votre très humhle servante. 
Fr. de Foix. 



1. Ce sceau, reproduit ici par les suins de H. le m^or Gaucberel, montre 
la' sainte famille. En légende on lit : f sigillvh fahilus dokvs a NAZARmn, 
8eea* dt la famille de la maiton dt Naiaretk. Il est moderne, comme on 
le voit. Il y en eut \ n autre, je pense : car, en 1706, sur lu Vie de taint 
Jérôme, l'auteur dom Martîanay , qui dédie son lirre à l'abbcsse CbaHotle de 
Caumont-Lauzun, grave les armes de l'abbesse, puis celles de l'abbaye : un 
champ semé d'étoiles avec la Vierge assise sous un dais et tenant son fils sur 
ses genoux. Voir BiUUlin de la société, UI, p. 173. 



Disiiizcdby Google 



_16l — 

A la révérande mèra, la révérande mère vicaire des révé- 
rendes mères de Sainte- Claire. 

En note : Celte lettre est écrite de la propre main de 
madame de Foix, première abbesse de Sainies, sainte reli- 
(peuse, en reconnessance de ce que nous avons fait pendant 
leur incendie. 



VII. 

CATALOGUE DES RELIGIEUSES PROFESSES DE CE MONASTÈRE DB 
SAINTE-CLAIRE DE SAINTES, DESPUIS SA FONDATION JUSQUES A 
PRÉSENT, DANS LEQUEL LEUR NOU, LEUR PROFESSION ET LEUR 
MORT SERONT MARQUEZ. 1 

i630. — La très révérende mère Françoise de Jésus de 
Dreux, ' inslitutrice, fit solennellement profession, le i^ sep- 



1. Ce registre est importaDt. Outre l'état du monastère depuis sa foodatioa 
jus<]'i'à la veille de sa destruction, il nous cite une foule de familles sainton- 
geaises et de religieux recollets. Qucl<[ues notes de M. Théophile de Bremond 
d'Ars, malheureusement trop rares, éclairent cei'tains noms ; la plupart sont 
suflisainnient désignés dans la pièce, ou bien déjà notés dans des livres impri- 
més, auxquels nous renvoyons A l'occasion, pour éviter les redites. Nous 
avons cru devoir aussi supprimer toutes les formules; le premier acte de 
vëtuié et de profession a sem de modèle à tous les suivants; il était donc 
inutile de les copier autant de fois. iNous avons fait de même pour les signa- 
tures qui se répètent au bas de chaque acte ; à quoi bon, en elTet, transcrire 
-dtuis une deuxième pièce les noms des religieux par exemple qui figurent 
immédiatement dans une première, uniquement parce qu'ils ont assiste k la 
cérémonie religieuse? Il en a été ainsi pour tes quaMcatifs ; le R. P. Phi- 
lippes Rocques, indiqué une fois ou deux comme i supérieur et confesseur 
du monastère > n'est plus appelé que f le P. Rocques i, tant qu'il conserve 
les mêmes fonctions. Cette remarque s'applique & tout le registre. Mais les 
moindres changements soit de rédaction, soit d'attributions, sont soigneu- 
sement reproduits. En un mot, nous avons conservé la physionomie de ce 
précieux document tout en t'émondant des superfluités trop encombrantes. 

S. Françoise de Ureux, fille de Charles, seigneur du Port-d'Arclou, con- 
seiller au pariement de Bretagne, et de Françoise de Ceriiay, lesta en favenr 
de son frère, le i*' septembre 1030, jour de aa profession. 



DigilizcdBy Google 



— 16-2 — 
tembre 1630, entre les mains du très révérend père Léon 
Vacquier, provincial des rêcolés de Guyenne. — A la 
marge est écrit : JAorle le 21 août 1643. 

1630. — La très révérende mère Mai^uerite de la Trinité 
de Bardounin ' fit sa profession, le l*"" septembre 1630, 
entre les mains du très révérend père Vacquier, provincial. 
— A la marge : Morte le Se»™" novembre 1671. 

1630. — La sœur Jeanne du Saint-Sacrement Guillot, ^ 
sœur laye, fit sa profession, le sixiesme octobre 1630, entre 
le§ mains du révérend père Laurent Cheyron, gardien des 
recelés de Saintes. — Morte le 16 octobre 1645. 

1630. — La sœur Catherine de la Nativité Croisé, 3 sœur 



i. Tout porte à croire que Marguerite Rardonnin apparlenait à la famille 
Bardonnin de Sonneville, MnGrmée dans sr noblesse en 1667, el qui portait: 
lyatur, à S molettet d'éperon d'or, 2. i, selon les ROles taintottgeait, 
page 25i. Laine, Nobiliaire de La Bochelle, leur donne des armes toutes 
dilTérenleG. 

2. Suzanne Guillot, norice au couvent de Sainte-Glaire, au faubourg 
Saint-Pallais-lès-Saintès, Ulle de feu Jehau Guillot, marchand, et d'honnële 
femme Suzanoe Daufln, désirant faire son dernier vœu et profcfision en 
ladile religion, dispose de ses biens par testament fait au parloir dudit 
couvent, le vendredi i octobre IG30, pardevant Limouzin, nolaii'e à Saintes. 
Elle déclare avoir ci-devanl donné et légué audit couvent tout ce qu'elle 
pouvait donner et que «ses forces se sont pu érendre, de peur d'incommoder 
ses héritiers > ; donne présentement audit coiivenl la somme de 30 livres A 
elle due par damoîselle Marie Sanson, veuve du sieur I^sné ; quitte Durand 
Guillot, son frère, de In jouissance de ses biens meubles el immeubles 
dont il a joui jusqu'à présent, à la condition qu'il s'en contentera pour sa 
part dans sa succession ; institue ses héritiers universels Pierre el Marie 
Guillot, ses neveu et nièce, enfants dudit Guillot, son frère, cl de Madelène 
Aubin, sa femme, pour l'afTection qu'elle porte à sesdits neveu et niècoi 
d'autant qu'elle a à se plaindre de sondit frère pour plusieurs choses qu'elle 
t ne désire exprimer ». Signé : Sœub Jeanne du Saint-Sacrement. 

3. Calherine Croizel, novice au couvent de Sainte-Claire, fille de feu André 
Croizct, marchand, et de honnête feinme Elisabeth TielTelin, désirant tester 
pardevant même notaire que ci-dessus, donne au couvent tous ;ies biens 
meubles, et le tiers de son patrimoine paternel et maternel, celui-ci après le 
décès de sa mère, et le reste à ses héritiers naturels. Fait au parioir, 
le 5 octobre 1630. 



Disiiizcdby Google 



.laye, fit sa profession, le sixiesme octobre 1630, enti-e les 
mains du révérend père Laurent Cheyron, gardien des 
recelés de Saintes. — Morte le 26 août -1659. 

iôSO. — La très vénérable mère Marie de la Présentation 
Chassériau fit sa profession, le 21 novembre 1630, entre les 
mains du révérend père Laurent Cheyron , gardien des 
recelés de Saintes. — Morte 16-18 juillet 1647. 

i03$. — La révérende mère Marie de l'Incarnation 
Rivière fit sa profession, le 23 janvier 1633, entre les mains 
du révérend père Philippes Rocques, supérieur et conlesseur 
du monastère. — Morte ie 5 novembre 1644. * 

■Î633. — La sœur Marthe de la Transfiguration Colardeau, 
sœur laye, fît sa profession, le premier février 1633, entre 
les mains du révérend père Philippes Roques, supérieur et 
confesseur du monastère. — Morte le 19 de janvier 1685. 



1. I^ 31 février 1647, renonciation, dcmnl Limouiin, noiaire k Saintes, 
par le couTeol de Suinte-Claire à la doDaiîon à lui ci-^levant faite par damoi- 
selle Franco îse-Angélique Rivière, alors mineure, et depuis mariée à Louis 
Lemaignen, écuyer, sieur du Chasteilier, sergent-mi^or de la citadelle et lie 
d'Œeron, et représentée ea ces présentes par monsieur maislru Abraham 
Leennte, coDseiller et procureur du roi auprésidial de Saintes, d'une somme 
de 2,(X)0 livres pour droit d'entrée audit couvent pour y faire ses prières, 
etc., «ans préjudice de In somme de 1,500 livres due audit couvent pour la 
dot de feu sœur Marie de l'Incarnation, sœur de ladite Angélii]ue Rivière; 
acte p^é au parloir, les capitulantes ayant été assemblées au son de la 
cloche. Ont signé la minute : Sœur Marguerite de ia Trinité, abbessc; sœur 
Claire de Saiate-Hagdelabe, vicaire ; sœur Marie de la Présentation, discrète; 
sœur Hagdelaine de la Résurcclion, discrète ; sœur Marie de Saint-Jean 
l'évaDgélisle, discrète; sœur Agnès du Sainl-Sncrement, discrète ; sœur Séra- 
pbique de la Croix, discrète; sœur Marie de Saint-Kran^^ois, discrète; Masson 
et Garaier, témoins, Il résulte de cet acte que Françoise-Angélique Rivière 
o'èl.i!l pas entrée au couvent comme novice, mais qu'elle y avait seulement 
acquis un droit d'entrée pour s'y livrer à certains eiercîces religieux, 
prières et autres, moyennant la somme, 1res ronde pour le temps, de 3,000 li- 
vres, et supérieure à la dot (1,500 livres] fournie par sa sœur, qui était 
professe, circonstance qui doit attirer rétention. 



Disiiizcdby Google 



— 164- 

•1634. — La vénérable mère Madelaine de ia Résurrection . 
AHaire* fit sa profession, le 2 février 4634, entre les mains 
du R.P.Philippes Roques... — Morte le 19 décembre 1677. 

1634. — La vénérable mère Marie de Saint-Jean TEvan- 
géliste Joubert' fit sa profession, le 22 juillet 1634, entre 
les mains du R. P. Philippes Roques... — Moile le 4 avril 
1666. 

4634. — La vénérable mèi'e Claire de Sainle-Madelaine 
Laborde fit sa profession, le 22 juillet 1634, entre les 
mains du R. P. Phillippes Roques... — Moilele 29 novem- 
bre 1652. 

iô34. — La révérende mère Agnès du Saint-Sacrement 
de Lhaye fit sa profession, te 8 décembre 1634, entre les 
mains du R. P. Philippes Roques... — Morte le 8 janvier 
1667. 

i634. — La révérende mère Séraphique de la Croix 
Neaulme fit sa profession, le dernier décembre 1634, entre 
les mains du R. P. Philippes Roques... — Morte le 24 mai's 
1676. 

i6S5. — La sœur Marie de Saint-François Peccadeau fit 
sa profession, le 2 de février 1635, entre les mains du R. P. 
Philippes Roques. — Morte à La Rochelle, le 5 d'avril 1658. 

i635. — La vénérable mère Cœcile de Saint-Mathieu 
Prieur* fit sa profession, le 15 avril 1635, entre les mains 
du R. P. Philippes Roques. — Morte le 19 octobre 1671. 

1635. — La sœur Paule de Saint-Jérosme Gros, sœur 



1 . n y a des Allaire au présidial et en l'élection de Saintes à celte époque. 
Voir, p. 47, Btvdeset doeumenU relatifs à la ville de Saintes. 

i. pour les Jouberl, voir,p.Gi,^ftuî«ii!t(J(ifiinieHl< sur la vUU de Sain- 
tes. SoDt-ilsde la même famîlteT 

3. Cécile Prieur ne flgure pas dans la généalogie de.'; Prieur, dressée par 
H. l^tiiii Audial, p. 81 ie& Stttdeteldoeatnents reluti/aàla ville de Saintes. 



Disiiizcdby Google 



— 165 — 

laye fit sa profession, le 9 aoust 1635, entre tes mains du 
R. P. Phtiippes Roques, supéncur et confesseur du monas- 
tère.— Morte le 23 décembre 1639. 

i635. — La révérende mère Gabrielle de Saint-Marc 
Bigeon iît sa profession, le 8 septembre 1635, entre les 
mains du R. P. Martin Carrier, provincial. — Morte à La 
Rochelle, le 16 juin 1667. 

1635. — La révérende mère Thérèze de Saint-Joseph 
Seguin fit sa profession, le 7 novembre 1635, entre les 
mains du R. P. Philippes Roques. — Morte le 17 janvier 
1666. 

i635. — La sœur Angélique de Saint-Philippe Seguin fit 
sa profession, le quatriesme novembre 1635, entre les mains 
du R. P. Philippes Roques... — Morte le deuxiesme février 
1640. 

i636. — Ia sœur Béatrix de Saint-Michel Bouchery, 
sœur laye, fit sa profession, le onxiesme aoust 1636, entre 
les mains du R. P. Martin Canier, ex-provincial. — Morte 
le 23 octobre 1671. 

i636. — La révérende mère Anne de Sainte-Claire 
Baudoin de Bonnemort fil sa profession, le 4 octobre 1636, 
entre les mains du R. P. Philippes Roques... — Morte le 29 
de may 1676. 

1637. — La sœur Marie de Saint-Palays Petiteau, sœur 
laye, fit sa profession, le 16 avril, 1637, entre les mains du 
R. P. Philippes Roques, supérieur et confesseur du monas- 
tère. — Morte le 5 février 1652. 

Î637. — La très révérende mère Françoise du Saint- 
Esprit de Cerizay-Dreux, ' institutiice et fondatrice du 



1. Françoise de Ceriiay, fille de Jean, écuyer, seigneur de La Ronce, et 
de Jeanne Raoul de La Guériniére, avait épousé (1610) Charies Dreux, 



Disiiizcdby Google 



-d66 — 
monastère, Dovice despuis l'année 4630, fit solennellement 
ses vœux de religion, le 19 du mois de décembre 1637, 
entre les mains du R. P. François Maledan, deffînileur et 
supérieur du monastère. — Morte le 23 juillet 1643. 

i638. — La sœur Claire du Saint-Sacrement Seguin ûi 
sa profession, le huictiesme décembre 1638, entre les mains 
du R. P. François Maledan, defliniteur et supérieur du 
monastère. — Morte le 10 juillet 1644. 

iQ39. — La vénérable mère Anne de Jésus-Maria Badifie^ 
fit sa profession, le 8 de décembre 1639, entre les mains 
du R. P. François Maledan, custode et supérieur du 
monastère. — Morte le 3 de juin 1676. 

iQ40. — La révérende mère Delphine de Sainl-Elzéar 
Ochard fit sa profession, le 22 juin 1640, entre les mains 
du R. P. Pierre Labarte, supérieur et confesseur du monas- 
tère. —'Morte le 11 octobre 1682. 

iQ4i. — La révérende mère Marie des Anges de Grain 
de Saint-Marsaud du Guademoulin fit sa profession, le 
12 novembre 1641, entre les mains du T. R. P. Urbain 
Ville, provincial. — Morte le 30 de may 1676. 

iG42. — La sœur Colombe de Jésus Billaud fit sa pro- 
fession, le premier janvier 1642, entre les mains du T. R. P. 
Urbain Ville, provincial. — Morte le 13 septembre 1659. 

seigneur du Port-d'Anslou, doat elle devint veuve en 1616, après en avoir 
eu UD flls et une fille, Fratifobe, ci-dessus mentionnée. Bbauqiet-Fiusad, 
ffénéal. JtRmx-Hatzi, dans le Diction. det/amilU» de Vawie» Poitou. 

i. BadiOfe, famille du présidial et de l'écbeiînage de la ville de Saintes, 
anoblie, en )a personne de Jacques, par lettres de Louis XIV du mois do 
janvier I6i4. D'uprès l'ordre des temps, Marie liadifTe pouvait être sosur ou 
nièce de Samson Badifle, docteur eu théolo^e, chanoine de Saint-Pierre de 
Saintes, conseiller au siège présidial et curé de Uontigoac en la chatellenie 
de Pons, en 1638, époque à laquelle (81 février) il afferme à Etienne Boul- 
lenger, marchand à Pons, le revenu temporel, dîmes, terrages, comptants, 
etc., de ladite cure de Hontignac, au prix de 500 livres par an, acte reçu 
Lîmoazin. 



Disiiizcdby Google 



— i67 — 

i643. — La vénérable mère Dorothée de la Nativité 
Mousset fit sa profession, le iesme novembre 1643, entre 
les mains du R. P. Edmond Taquener, supérieur et confes- 
seur du monastère. — Morte le 4 d'avril 1672. 

:I643. — La révérende mère Izabeau de Saint-Bonaven- 
lure Mercier de Uaut-Faye * fit sa profession, le 20 décem- 
bre 1643, entre les mains du T. R. P. Martin, père de 
province, deffiniteur et commissaire à ce député. — Morte à 
La Rochelle, le 2 d'avril 1673. 

1644. — La vénérable mère Louyse de l'Ascension Simon 
fit sa profession, le 29 may 1644, entre les mains du T. R. P. 
Mardn Carrier, père de province, deffiniteur et commissaire 
à ce député. — Morte le 27 janvier 1693. 

i644. — La vénérable mère Angélique de Jésus Dodouyn 
fît sa profession, le 5esme juin 1644, entre tes mains du 
T. R. P. Martin Carrier, père de province, deffr.iiteur et 
commissaire à ce député. — Morte le 4 de juin 1676. 

i646. — La sœur Renée du Saint-Esprit de Luchet fit sa 
profession, le 25 janvier 1646, entre les mains du R. P. 
Léon Lenoble, confesseur du monastère et commissaire à ce 
député. — Morte le 15 février 1664. 

1646. — La vénérable mère Françoise de Jésus de Luchet 
fit sa profession, le 25 de janvier 1646, entre les mains du 
R. P. Léon Lenoble. — Morte le 7 juin 1676. 

i646. — La sœur Euslelle de Saint-Eutrope Fouyne * fit 



1. Lemercier de Haute-Faye et de JaDveHe, famille ancienne el distinguée, 
à laquelle appartenait Henri Ixmercier de HauLe-Faye, marquis de Jaurelle, 
lieutenant général des armées du roi, mort en 1692. Voir Orijfine de la 
maiiM de Bremond d'An, p. 76 ; et pour les armes el la représenUtion 
actudle, la IfobUtte de Saintmge et d'Au*U en, i 789, par M. de La Horinerie, 
p. 193. 

i, Fouyne, famille du présidial de Saintes, â laqueUe appartenait Harie 
Fouyne, qui, le 21 janvier 1611, arec son mari, honorable homme maître 



Disiiizcdby Google 



— 168 — 

sa profession, le 8esme du moys de may 1646, entre les 
mains du R. P. Léon Le Noble, confesseur du monastère. — 
Morte le 13 juillet 1661. 

i646. — La sœur Clotilde de Saint-Rémy Dousset fit sa 
profession, le huitiesme du moys de may 1646, entre les 
mains du R. P. Léon Le Noble. — Morte à La Rochelle 
le 9 février 1657. 

i646. — La sœur Valérie de Saint-Mai-tial de Grain de 
Saint-Marsaud de Gademoulin > fit sa profession, le 25 de 
may 1646, entre les mains du R. P. Léon Le Noble, confes- 
seur du monastère. — Morte le 28 janvier 1657. 

1646. — La vénérable mère Marie de l'Incarnation de 
Luchet fit sa profession, le 21 novembre 1646, entre les 
mains du R. P. Jacques de Ceys, deffiniteur et supérieur du 
monastère. — Moi-te à La Rochelle le 13 de may 1670. 

1649. — La révérende mère Marie de Saint-Joseph de 
Latour de Saint-Fort * fit sa profession, le 22 d'aoust 1649, 



Louis Mauchen, sieur de Héré et de La Sérye, et pardevaal BerUuld, notaire 
à Saintes, achète In inélairie de La Boucaudrie, paroisse de Chaniers, de 
monsieur mailrc Fronton de La Roche, écuyer, sieur de Quéry, conseiller au 
parlement de Bordeaux, agissant du consentement de damoiselle Marguerite 
Couraudiii, son aïeule, dame de Guimps et de La Rigaudière, lequel Fronton 
promet de faire ratilier ladite vunte par damoiselle Jehanne de Hestivier, sa 
femme, ladite vente consentie au prix de 7,600 livres tournois, dont i,000 
comptant, par acte pa^sé au château de Guimps. Voir aussi Bstrait* et doc»- 
mentt s»r la ville de Saintes, p. i3. 

1. Elle manque, ainsi que Marie de Saint-Maraaud citée plus haut (an- 
née 16i1), et la généalogie des Grain de Saint -Marsault de Gademoulin, puitlié 
par i^né, AreAivei de la noMetie, t. II. 

2. Ke figure pas dans -la filiation que nous connaissons des La Tour de 
Saint-Forl-sur-Né, mais devait Sire petite-Glle de Bertrand de La Tour, che- 
valier, seigneur de La Ferriére, de Coyron et de Boéxe, et d'Anne Jourdain 
d'Ambleville, dame de Sainl-Forl-sur-Ké. Cette ancienne maison, sortie, 
d'après d'Hoiier, de la branche des La Tour de Limcuil en Périgord, cadets 
des l.a Tour d'Auvei^e, portait en effet dans ses armes : lyaiur, tené da 
Fra*ce, d la tmtr d'argmt, ainsi qn'on le voit encore sur un écusson d'une 



Disiiizcdby Google 



enti-e les mains du R. P. Paul Gatemot, defTmiteur et supé- 
rieur du monastère. — Moi-te le 20 de may 1677. 

i65i. — La sœur Susanne de Jésus Tisserand fit sa profes- 
sion, le premier de janvier i65i, entre les mains du R. P. 
Paul Gaiemot, detBniteur et supérieur du monastère. — 
Mortele5mayi679. 

i653. — La révérende mère Pacifique de Saint-Anthoine 
de Thézac fit sa profession, (e quatorziesme de mars 1653, 
entre les mains du T. R. P. Martin Carrier, père de province, 
gardien des recelés et supérieur du monaslëre. — Morte 
le 2 janvier 1706. 

1654. — La révérende mère Claire du Saint-Sacrement 
de Ttiézac fit sa profession, le cinquiesme juin 1654, entre 
1^ mains du T. R. P. Martin Carrier, père de province, 
gardien des récolés de Saintes et supérieur du monastère. 
— Morte le 7 juillet 1711. 

i654. — La sœur Marie de l'Incarnation Mai7on fit sa 
profession, le seiziesme septembre 1654, entre les mains du 
R. P. Théotime Brizon, supérieur du monastère. — Mourut 
le29de juin 1664. 

i656. — La sœur Marie de la Croix Collardeau, sœur 
laye, ût sa profession, le 27 d'aoust 1656, entre les mains 
du R. P. Paulin Berbion, supérieur du monastère. — Mourut 
le 29 décembre 1675. 

i656 — La sœur Marcelle de Sainte-Marthe Chapperon, 
sœur laye, fit sa profession, le 27 d'aoust 1656, entre les 
mains du R. P. Paulin Berbion, supérieur du monastère. — 
Mourut le 10 janvier 1713. 



salle basse du château d'Ars, représeDlant les annoiries de Marie de I^Tour- 
Sainl-Fort, marquise d'An. Od ne peat donc s'expliquer pourquoi Vertot 
altribae à Raymoiul de Latour-Saint-Forl, reçu chevalier de Halte en 1682, 
des armes tonies différenlas : M ff»«»l4t, a S ehtttviu d'argent. 



Disiiizcdby Google 



-170 — 
i658.^ — La vénérable mère Françoise du Sainl-Esprit 
Richard fil sa profession, le 15 septembre 1658, entre les 
mains du R. P. Théotime Brizon, deffiniteur et supérieur du 
monastère. — Mourut le 25 aoust 1709. 

i659. — La vénérable mère Claire de S;iint-François . 
Chabrignac fit sa profession, le 3esme de juin 1659, entre les 
mains du R. P. Théotime Brizon. — Morte le 6 de féviier 
1694. 

16591 — La sœur Geneviesve de Saint-Louis Lallemand, 
sœur laye, fit sa profession, le 1^»^^ d'octobre 1659, entre 
les mains du R. P. Théotime Brison, * deffiniteur et supé- 
rieur du monastère. — Morte le 12 de juillet 1668. 

i660, — La vénérable mère Agnès de Saint-Joseph 
Chabrignac fit sa profession, le 15 de juillet 1660, entre les 
mains du R. P. Théotime Brizon, custode et commissaire à 
ce député du T. R. P. provincial. — Morte le 9 avril 1712. 

i663. — La sœur Anne de Saint-Joseph Dhérisson fit sa 
profession, le 28 d'octobre 1663, entre les mains du R. P. 
Paul Besse, supérieur du monastère. — Morte le 10 d'aoust 
1667. 

i666. — La sœur Valérie de Saint-Louys Coudreau fît sa 



1 . A partir de 1657 commence le registre des vëtures, qui se Iroure plus 
bas. Jusqu'à l'année 168i, les deux regùttrei, vëtures et professions, sont 
distiacta. Au 3i janvier 1687, ils deviennent communs. 

2. Brison, Ilrizon et mSmeBrissoa, estun nom qui se reproduit souvent sous 
ces différentes formes parmi ceux des bourgeois et notables de Saintes. On 
trouve, en 1615, Lancelot Brisson, l'un des 20 et quelques procureurs (!!) de 
la ville, qui poursuivent à la cour des aides, à Paris, l'annulation de six nou- 
veaux titres d'office nouvellement érigés, dans la pensée sans doute qu'ils 
sont déjh bien asseï nombreux pour ruiner les plaideurs ; en la même année 
1615, V. Brisson, marchand, impliqué dans un procès avec Marie Guyiard, 
veuve de Jehan Pbitippier, président en l'élection, Henri Hoyne, sieur de 
l'Epineuil, lieutenant criminel, Qls de ladite Guytard, et plusieurs autres, 
contre Jehan Philippier, sieur de Beaulieu, président en l'élection. 



Digilizcdby Google 



— 171 — 

profession, le 2 d'aoust 1666, entre tes mains du R. P. Louys 
Dambert, deffiniteur et supérieur du monastère. — Morte 
le 19 octobre 1733. 

1666. — La sœur Colombe de Saint-Michel Martin, sœur 
laye, fit sa profession, le 2 d'aoust 1666, entre les mains 
du R. P. Louys Dambert, supérieur du monastère. — Morte 
le 7 novembre 1702. 

i67i. — La sœur Thérèze de Saint-Joseph Remard fit sa 
profession en qualité de sœur laye, le huit septembre 1671, 
entre les mains du R. P. Valérien Cosson, supérieur du 
monastère. — Morte le 94 de février 1717. 

1674. — La sœur Mai^uerite de Saint-Jean-Raptiste 
Guerry fit sa profession, le S^sme may 1674, entre les mains 
du R. P. Valérien Cosson. — Morte b 26 mars 1723. 

^675. — La sœur Marie de l'Incarnation Dupuch fit sa 
profession, le 6 janvier 1675, entre les mains du R. P. 
Valérien Cosson. — Morte le 12 de juin 1685. 

'/676. — La sœur Agathe de la Passion Robillard de 
Champagne fit sa profession, le 12 avril 1676, entre les 
mains du R. P. Valérien Cosson, supérieur du monastère. 

/677. — La sœur Marie de l'Enfant Jésus Chevreuille fit 
sa profession, le 14 de mars 1677, entre les mains du R. P. 
Daniel Fournier, supérieur du monastère. — Morte le pre- 
mier janvier en 1744. 

i%18. — La sœur Angélique de Saint-Bernardin Dhoué 
fit sa profession, le septiesme d'aoust 1678, entre les mains 
du R. P. Daniel Fournier, supérieur du monastère. 

i&78. — La sœur Marie de Saint-Dodat Lamothe, sœur 
laye, fit sa profession, le septiesme aoust 1678, entre les 
mains du R. P. Daniel Fournier. — Morte le 6 décembre 
4726. 

f 079. — La sœur Julie du Saint-Sacrement de La Mar^ 



Disiiizcdby Google 



— 173 - 

tonie fit sa profession, le Hesme d'avril 1679, entre les 
mains du R. P. Daniel Fournier. — Morte le 24 janvier 

mi. 

1679. — La sœur Elizabet de Saint-Bonaveotuie Perrin 
fit sa profession, le 11 d'avril 1679, entre les mains du 
R. P. Daniel Fournier. — Morte le 14 novembre 1749. 

i679. — La sœur Eustelle de Saint-Eutrope Jeanne 
Drapier, sœur laye, fit sa profession, le 11 d'avril 1679, 
entre les mains du R. P. Daniel Fournier, supérieur du 
monastère. — Morte le 26 juillet 1721. 

1681. — La sœur Séraphique de la Résurrection de La 
Martonie fit sa profession, le premier jour de may 1681, 
entre les mains du R. P. Machaire Duvei^er, supérieur 
du monastère. — Morte le 11 mars 1739, 

1681. — La sœur Gabrielle de l'Annonciation Réveillaud ^ 
fit sa profession, le onziesme juin 1681, entre les mains 
du R. P. Machaire Duverger, supérieur du monastère. 

i68i. — La sœur Marianne de Saint-Joachim Pérouilh 
fil sa profession, le 27 juillet 1681, entre les mains du R. 
P. Machaire Duverger, supérieur du monastère. — Morte 
le 7 juillet 1709. 

4682. — La sœur Scholastique de Saînt-Benoist de La 
Martonie fit sa profession, le cinquiesme juillet 1682, entre 
les mains du R. P. Honnoi-é de La Rigaudie, provincial. 

— Mortelel9févrierl729. 

4683. — La sœur Marie des Anges de Saint-Aulaire 
fit sa profession, le second jour d'aoust 1682, entre les 
mains du R. P. Machaire Duvei^r, supérieur du monastère. 

— Morte le 30 de décembre 1715. 

4684. — La sœur Mélanie de la Visitation Mariaud fit sa 

1. Voir Btitdet nrtavUU dt Sainte*. 



Disiiizcdby Google 



— 173 — 

profession, le i>econd jour de février i 684, entre les mains du 
R. P. Machaire Duvei^er, supérieur du monastère. — Morte 
le 11 janvier en 1732. 



/657, i9 août. * — Réception de sœur Françoise du 
Saint-Esprit, religieuse de chœur, s 

Moy, sœur Françoise du Saint-Esprit, appelée au monde 
Marguerite Richard, fille naturelle et légitime de Jean Ri- 
chard, sieur de La Fernanderie, maislre des eaux et forets, et 
de damoiselle Marie Macquain, son épouse, native de l'ille 
de Ré, certifie à tous que, ce jour dixneufviesme aoust mil 



1. Ce registre des vËiores et proressioas des religieuses de SaiDle-Ciaire 
forme un cahier ÎD-i**, recouvert de parchemin et dod paginé. Sur la couver- 
ture on lit; Cmaient de Saintt-Clairt de Saintet. Begittre capitvtaire, 
1630 à 1780, Puis viennent deux pages blanches. T>e registre commence de 
ce cAté par la * Réception de soeur Françoise du Saint-Esprit, religieuse de 
chœur i., du 19 août 1657. Suivent 85 feuillets remplis des formules de prise 
de voile jusqu'à celle de la sœur Geneviève de Saint-Germain (6 juin 1782). 
Ici il faut retourner le registre, les actes étant écrits dans le sens inverse, et 
recommencer par le conunencement. De ce cAlé, après la feuille de garde se 
trouve le Calalogae det reliçitMet pro/eitet du monattire de Sainte- 
Claire de Saintet, qui comprend cinq pages. A la septième on lit : t Acte 
de profession de soeur Marie des Anges, soeur de chceur, > (37 juillet 1681). 
Les treute-i'ii premières pages sont numérotées, que suivent 26 feuillets, où 
se trouvent deux pages intercalées contenant des abjuralions. Alors se place 
un cahier un peu plus grand de format, contenant 8 feuillets cotés. Enfin 
viennent 32 feuillets qui contiennent des professions jusqu'à celle de sœur 
Félicité de Saint- François, en novembre 1781. 

S. Pour les professions de la période 1657 au 3 février 168^, il faut avoir 
recours au registre précédent qui contient les prises d'habit ; ou y retrouvera 
la plupart des noms. 

3. Les réceptions et les professions étant taules réd^ées sur la même 
formule, nous ne donnons qu'un spécimen de chacune. Nous indiquons seu- 
l«nent quand c'est une sœur ta;e. Les signatures se répètent fi-équemment. 
Nous ne les transcrirons guère qu'une fois, à moms qu'il n'y ait changement 
de quaUté. 



Disiiizcdby Google 



— 174 — 
six cents cinquante sept, étant âgée de dix-huit ans, j'ay pris 
le saint habit régulier de la religion dans le présent monas- 
tère de Sainte-Claire de la ville de Saintes, comme novice 
dudit ordre, des mains du révérend père Paulin Berbion, 
nostre confesseur et supérieur, à la grillé, publiquement et 
solemnellement en présence des témoings si-après signez. 
En foy de quoy Tay signé ma présante réception au novitiat, 
les jours et an susdits. 

Sœur Françoise du Saint-Esprit. Frère Paulin Berbion, 
supérieur et confesseur. Frère Martin Carrier, père de pro- 
vince. 

Et nous, sœur Séraphique de la Croix, abbesse du présent 
monastère, certifieons avoir receu au novitiat la susdite sœur 
Françoise du Saint-Esprit, comme il est dit si-dessus, 
accompagnée des sœurs si-desous signées avec nous. 

Sœur Séraphique de la Croix, abbesse. Sœur Margue- 
rite i»; LA Trinité, vicaire. Sœur Magdblainb de la Résu- 
rection, discrette. SœuR Marie de Saint-Jean l'Evangêliste, 
discrette. Sœur Agnès du Saiht-Saceji ent , discrette. 
SœuR Cécile de Saint-Mathieu, discrette. Sœur Thérèse 
DE Saint-Joseph, maîtresse des novices. Sœur Anne de 
Sainte-Claire, discrette. Sœur Marie des Anges, discrette. 
Sœur Anne de Jésus-Maria, discrette. Sœur Dauphins de 
Saint-Elzéar, discrette. 

En marge: Elle est morte le ^5 aoustl709. 

f 655, 5 juin. — Sœur Claire de Saint-François, appellée 
au monde Jeanne Chabrignac, fille naturelle et légitime de 
sieur Anthoine Chabrignac, boui^eois de la ville de Bor- 
deaux, et de damoiselle Marie Tireliret, son espouse, native de 
ladicte ville de Bordeaux,.àgée de dix-sept ans, prend Thabit 
de la religion des mains du R. P. Théotime Brison, deffini- 
teur, nostre confesseur et supérieur. Mêmes signatures, sauf 
Berbion et Carrier; en plus: Théotime Brison, deffinitewret 
commissaire provincial. Frërë Urbain Beauhe, récolé, et 



Disiiizcdby Google 



— 175 — 
Sœur Anne de Sainte-Claire. ' — En marge : Elle est 
morte le 6 de février 1694. 

iQ58, 6 octobre. — Sœur Geneviève de SainULouys, 
appellée au moude Jeanne Lallemand, fille naturelle et légi- 
time de Denis Lallemand, marchand chaussetier, et de 
Catherine Pairain, son espouse, native de Saintes, estant âgée 
de vingt-sept ans, prend comme sœur laye l'habit des mains 
du R. P. Théotirae Brison et de la R. mbve Séraphique de la 
Croix, abbesse. Mêmes signatures. Frère Lâctance Fres- 
siNET, récollet, présent. Frère Urbain Beaune, lecteur de 
théologie, présent. Sœur Geneviesve de Saint-Louys. — 
Eti marge: Elle est morte le 11 juillet 1668. 

iB59y i&- juillet. — Sœur Agnès de Saint-Joseph, appellée 
au monde Marie Chabrignac, fille naturelle et légititme de 
sieur Anthoine Chabrignac, boui'geois de la ville de Bor- 
deaux, et de damoiselle Marie -Tireliret, son espouse, native 
de ladicte ville de Bordeaux, estant âgée de quinze ans et 
demy, prend l'habit des mains du R. P. Théotime Brisson, 
Frère Barthélémy Ballbry. Sœur Agnès de Saint-Jo- 
seph, »iaMire«se des novices. — En marge: Est morte le 9 avril 
1719. 

i662, 52 octobre. — e Sœur Anne de Saint-Joseph, ap- 
pellée au monde Louyse de Hérisson, fille naturelle et légi- 
time de haut et puissant seigneur messire Robert de Hé- 
risson, chevalier, seigneur du Peiré, Millescu et autres lieux, 
et de dame Françoise Thibaut, son espouse, native d'Ale- 
veri, estant âgée de dix-sept ans :», prend l'habit « des mains 
du R. P. Charles Tandeau, nostre confesseur et supérieur, et 
de la R. M. Thérèse de Saint-Joseph, nostre abbesse, » 
Sœur Anne de Saint-Joseph. Frère Charles Tandeau, comr- 



1. Au bas de chaque acte sent répétées les signatures des religieuses. 
Comme elles sont presque loi^ours les mêmes, nous nous bornons à les citer 
lorsqu'elles se présentent pour la pr^nière fois. 



Disiiizcdby Google 



— 176 — 

nUssaire du révérend père Bruno, provinttal. Fr. Georges 
Brison, récolé 'présent. Fr. Nicolas Bigot, récolé et com- 
paignon du rév. P. Chartes Tandeau. Sœur Thérèse de 
Saint-Joseph, abbesse. Sœur Sëraphiqub de la Croix, dis- 
crète. Sœur Marie de Saint-Jean l'Évangeliste, vicaire. 
Sœur Marguerite de la Trinité, maistresse des novices. — 
Elle est morte, le 10 aoust 1667. 

i665, iS juillet. — « Sœur Valérie de Sainl-Louys, appel- 
les au monde Marie-Anne Coudreau, fille naturelle et légi- 
time de feu Ëstienne Coudreau, conseiller duroy au présidial 
de Xainles, et de damoiselle Marie Crislin, son épouse, na- 
tive de Xaintes, estant Agée de disse huict ans, » prend « le 
saint habit régulier des mains du R. P. Louys Damber, def- 
, finit^ir, nostre supérieur et confesseur et commissaire du 
révérend père provincial, et de la révérende mère Marie des 
Anges, abbesse. Mêmes signatures, sauf Tandeau, Brisson, et 
Thérèse de Saint-Joseph ; en plus : Fr. Louis d'Ambert, deffi- 
niteur de la province, et supérieur de ce monastère, commis- 
saire provincial pour ladite réception. Nicolas Limousin, 
récolé, frère lay. Sœur Marie des Anges, abbesse. Sœur 
Thérèse de Saint-Joseph, discrette. Coudreau. Coudreau. 
Coudreau. Fouyne. F. Peraud. Daudonneau. Tourneur. 
Sœur Angélique de Jésus, discrette. Sœur Valérie de 
Saint-Louys. — Elle est morte le 19 octobre 1735. 

i665, 1S juillet. — « Sœur Colombe de Saint-Michel, ap- 
pellée au monde Vincende Martin, fille naturelle et légitime 
de feu Marc Martin, huissier audiencier au siège présidial 
de Xaintes, et de honneste femme Marguerite Audouin, son 
espouse, native de Xainles, âgée de vingt-trois ans, » prend 
l'habit de sœur layque des mains du R. P. Louys Damber, 
defiSnit6ur, supérieur et confesseur, commissaire du provin- 
cial, et de la révérende mère Marie des Anges, abbesse. 
Mêmes signatures. Sœur Colombe db Saint-Michbl. — Elle 
est morte le 18 de novembre 1702. 



Disiiizcdby Google 



-177- 

i670, 15 août. — c Sœur Thérèse de SainUoseph, appellée 
au monde Izabeau Bernard, fîlle naturelle et Intime ée Pierre 
Bernard, boui^ois et marchand de la ville de Bordeaux, et 
dame Mai^uerite Mercier, son espouse, native de la ville de 
Bordeaux, kgée de vingt-cinq ans,» prend l'habit comme 
sœur laye, des mains du révérend père provincial. Mêmes 
signatures. Sœur Marguerite de la Trinité, abbesse (à la 
place de sœur Marie des Anges). Sœur Anne de Jésus-Ma- 
RU, vicaire. Sœur Anne de Sainte-Claire, discretie. Sœur 
Françoise de Jésus, discreite. Sœur Marie de Saint-Jban 
l'évangeuste, discreite. Sœur Marie de Saint-Joseph de 
Latour, tnaistresse des novices. Sœur Agnès du Saint Sacre- 
ment. Sœur Claire du Saint Sacrement, discrette. F. Va- 
LÉRiEN CossoN, lecteur en théologie, supérieur et commia~ 
saire du R. P. provinâal. Sœur Thérèse de Saint-Joseph. 

i671, M juin. — «Sœur Marguerite de Saint-Jean, ap- 
pellée au monde Izabeau Guerry, fille naturelle et légitime de 
Jean Guerry, bourgeois et marchand de la ville de Saintes, 
et hoimeste femme Marthe Piot, son espouse, native de la 
ville de Saintes, âgée de dix-sept ans, » prend l'habit des 
mains du R. P. Joseph Lénier, provincial. Sœur Marguerite 
DE LA TRiNrrÉ DE Bardonin, abesse. Joseph Lbsnier, ministre 
provincial. F. Valérien Cosson, confesseur. Frère Anastaze 
Saintorin, gardien. Frère Thomas Lesseyne. Frère Augus- 
tin Mayac. Frère Jacques Marionneau. Nicolas Limouzin. 
Frère Fortuné Prioreau. Sœur Marguerite de Saint-Jean. 
Sœur Magdelaine de la Resurection Allaire, discrette. 
Sœur Cécile de SAiNT-MATHiEU,prî««rrfwcrerte.SŒURANNE 
DE Sainte-Claire DE Bonnemort, discrette. Sœur Delphine 
DE Saint-Elzéard Ochard, discrette. Sœur Angélique Bau- 
doin, discrette. Sœur François de Jésus de Luchet, discrette. 
Sœur Glaire du Saint-Sacrement de Thézac, discrette. 
Sœur Anne de Jésus Maria, vicaire. Sœur Marie du Saint- 
Sacrement DE Latour, maistresse des novices, — Elle est 
morte le 26 mars 1723. 



Disiiizcdby Google 



— 178- 
i&73, 30 juillet. — Sœur Marie de l'Incanialion, appe- 
lée au monde Marie Puch, iille naturelle et légitime de Jean 
Puch, boui^eois et marchaot de la ville de Bordeaux, et de 
Suzanne Matra, son espouse, native de la ville de Bordeaux, 
ftgée de vingt-cinq ans, prend l'habit, comme sœur de chœur, 
des mains du R. P. Valérien Gosson, confesseur et supérieur, 
commissire du révérend père provincial, et de la R. M. Marie 
des Anges, abbese. Mêmes signatures. F. Valérien Cosson. F. 
Alexis Broussettes, lectexir de théologie. Sœur Marie des 
Anges, abbesse. F. Nicolas Limousin, récollet. Sœur Angé- 
UQUE DE Jésus, maistresse des novices. Sœur Dauphine de 
Saint-4lzéar, vicaire.SiŒXK Anne de Jésus-Marie, discrette. 
Sœur Françoise de Jésus, discrette. Sœur Glaire de Saint- 
François, discrette. Sœur Marie de l'Incarnation. — Elle 
est morte, le 12 de juin 1685. 

i675, Si mars. — «Sœur Agathe de la Passion, appellée 
au mondé Jeanne de Robillard, fille naturelle et légitime de 
messire Daniel de Robillard, chevalier, seigneur de Foobai^ 
bau et de GheroTi, et de dame Gabrielle Arnaud, son espouse, 
native de la paroisse de Thenac, âgée de vingt-un ans, » prend 
l'habil, comme sœur de cliœur, des mains du R. P. Valérien 
Gosson, et de Marte de Saint-Joseph, abbesse. Mêmes signa- 
tures et Frère Vital Badiffe, récolé et -présent. Sœur Ma- 
rie de Saint-Joseph, abbesse. Sœur Marie des Anges, maî- 
tresse des novices. Sœtjr Claire du Saint-Sacrement, vicaire. 
Sœur Dauphine de Saint-Elzéar, discrette. Sœur Loutse de 
l'Ascension, discrette. Soeur Françoise de Jésus, discrette. 
Sœur Agathe de la Passion. 

i676, 8 mars. — «Sœur Marie de l'Enfant-Jésus, appellée 
au monde Françoise-Marie Chevreuil, fille naturelle et lép- 
time de maistre Christofle Chevreuil, procureur au siège pré- 
sidial de Saintes, et de Louyse Richard, sa femme, native de 
la ville de Saintes, âgée de quinze ans et cinq mois,» prend 
l'habit de chœur des mains du R. P. Valérien Cosson et de ta 



Disiiizcdby Google 



— 179 — 
sœur Marie de Saiat-Joseph, abbesse. Mêmes signatures, sauf 
Vital Badiffe. F. Agathange Tessebon, gardien. P. Duver- 
oiER, théologal de Xaintes, présent. Chevredil. Sœur Marie 
DE l'Enfent Jésus. 

f677, 2 août. — « Sœur Angélique de Sainl-Bernardin, 
appellée au monde Marie Douhé, fille naturelle et légitime 
d'Estienne Douhé, marchand de la ville de Liboume, et de 
Marie Gabory, son espouse, native de la mesme ville, aagée de 
vingt ans etquatre mois, » prend l'habit des mains du R. P. 
Daniel Foumier, notre confesseur et supérieur, commissaire 
du R. P. provincial, et de la R. M. Delphine de Saïnt-Elzéar, 
abbesse. Mêmes signatures, sauf Gosson, Duvergier, Tcsse- 
ron. F. Daniel Fûurnier, mpérieur et confesseur dudit 
monastère et commissaire du R. P. provincial. Frërb Ma- 
CHAiRE MiCHELLET, récolé, présent. Frère Marcel Doudet, 
récolé, présent. Sœur Dauphins de Saint-Elzéar, abbesse. 
Sœur Pacifique de Saint-Anthoine, vicaire. Sœur Claire 
DU Saint-Sacrement, maistresse des novices. Sœur Françoise 
DU S.uNT-EspRiT, discrelte. Sœur Agnès de SaihtJoseph, 
discrette. Sœur Valérie de Saint-Louvs. Sœur Marguerite 
Saint-Jean-Baptiste. Sœur Angélique de Saint-Bernardin. 
— Elleest morte, le 4 janvier 1738. 

ÎÔ77, 2 août. — <t Sœur Marie de Saiot-Didac, appellée au 
monde Marie Lamothe, fille naturelle et légitime de Jean 
Lamothe, marchant chaussetier de ta ville de Xaintes, et de 
Susanne Pabeau, de la paroisse de Grezat, son espouse, aagée 
de vingt et un ans, prend l'habit, comme sœur laye, des 
mains du révérend père Daniel Foumier, nostre confesseur 
et supérieur, commissaire du R. P. provincial, et de la R. M. 
Delphine de Saint-Elzéar, nostre abbesse. Mêmes signatures. 
Sœur Marie de Saint-Didac. 

iG78, 6 mars. — Sœur Julie du Saint-Sacrement, appellée 
au monde Françoise-Julie de La Marthonie, fille naturelle et 
Intime de messire Raymond de La Marthonie, chevalier, 



Disiiizcdby Google 



— 180 — 
seigneur de Chalais et du Gaignon, et de dame Jeanne-Marie 
de Guip, son espouse, native de la ville de Xaintes, aagée de 
quinze ans, prend l'habit des mains du révérend père Daniel 
Foumier et de la R. M. Delphine de Saint-Elzéar, abbesse. — 
Sœur Julie du Saint-Sacreuent. — En marge : Elle est morte, 
le25 janvier 1731. 

1678, 6 mars. — Sœur HéUzabhpt de Saiot-Bonnaventure, 
appellée au monde Catherine Perrin, fille naturelle et légi- 
time de Jaques Perrin, marchand de la ville de Coignac, et 
de Mai^uerite Forest, son a-pouse, native de la mesme ville 
Agée de seize ans et quatre mois, prend rhid}it des mains 
du révérend père Daniel Foumier. Sœur Delphine de 
Saint-Elzéar, abbesse. Sœur Elizabhet de Saint-Bona- 
VENTURE. — En marge : Elle est morte, le 14 novembre 1 749. 

i678, 6 mars. — Sœur Eustelle de Saint-Eutrope, appellée 
au monde Jeanne Drapier, fille naturelle et légitime de 
Domique (sic) Drapier, marchant bonnetier de la ville de 
Xaintes, et de Marguerite Brichon, native de la paroisse de 
SaintrPalais-lez-Xaintes, aagée de vingt-deux ans et huit mois, 
prend comme sœur laye, l'habit des mains du révérend père 
Daniel Foumier. Seur Eustelle de Saint-Eutrope. Sœur 
Delphine de Saint-Elzéar, abbesse. Sœur Pacifique de 
Saint-Antoine, vicaire. P. Daniel Fournier, supérieur et 
confesseur dudit monastère et commissaire du révérend père 
provincial. F. Nicolas Limouzin, récollé, F. Machaire Mi- 
chelet. Sœur Louyse de l'ascension, discretle. 

1678, 25 novembre. — Sœur Anne de Saint-Alexis, appe- 
lée au monde Mai-guerite de Lemine, fille naturelle et légi- 
time de Jean de Lermine, sieur de Lestan, et de Hélizabhet 
Moinet, native de Charante, âgée de dix-sept ans, prend 
l'habit des mains du révérend père Daniel Fournier. Sœur 
Anne de Saint-Alexis. Sœur Delphine de Saint-Elzéar, 



La présente réception est rayée, et il est écrit en marge : 



Disiiizcdby Google 



— 181 — 
Ladicte sœur Anne de Saint-Alexis, après avoir fait et ter- 
miné son année de novitiat, ayant été appelée à la grille du 
SaÏQt-Sacremeot, en présence de toutes les religieuses 
cœrales, et sommée par moy, soubsigné, de déclarer si 
elle prétendoit faire ses vœux, à quoy n'ayant jamais voulu 
rien répondre non plus qu'aux autres interrc^tions, la com- 
munauté a conclu son reovoy, qu'elle a accepté qvec plaisir. 
Fbère Machaire Duverger, supérievr et confesseur. 

1679, H avril. — Sœur Séraphique de la Résurrection, 
appellée au monde Jeanne de La Marthonie, fille naturelle et 
légitime de messire Raymond de La Harthonie, chevalier, 
seigneur de Chalais et du Gaignon, et de dame Jeaone- 
Harie de Guip, son espouse, native de la ville de Xaintes, 
ftgée de quinze ans, prend l'habit des mains du révérend 
père Daniel Fournier. Sœur Séraphique de la Résur- 
rection. 

4680, 36 mars.^ Sœur Gabrielle de l'Anonciation, appel- 
lée au monde Gabiiele Reveillaud, fille naturelle et légitime 
de maistre Jean Reveilteaud, procureur au siège prezidial de 
Saintes, et d'Eustelle Balvid, sa femme, native de la mesme 
ville de Xaintes, âgée de dix-neuf ans, prend l'habit des 
mains du très-révérend père Honoré La Rigaudie, provincial, 
et de la révérende mère Pacifique de Saint-Authoine, ab- 
besse. Fr. Honoré, provincial. Frère Machaire Duver- 
ger, supérieur et confesseur. Fr. Nicolas Limousin. Fr J.-R. 
Londeys, récolé présent. Sœur pACinQUE de Saint-Anthoihe 
de Tuésac, abhesse. Sœur Daufhine de Saint-Elzéar, 
maistresse des novices. Sœur Agnès de Saint-Joseph, vicaire. 
Sœur Marie de l'Incarnation, discrette. Sœur Gabrielle 
DE l'Annonciation. 

1680, Si juillet. — Sœur Marianne de Saint-Joachim, 
appelée au monde Marie Peroûilh, fille naturelle et légitime 
de Barthélémy Peraûilh, marchant de la ville de Bourdeaux, 
et de Marie d'Orgi, sa femme, native de la mesme ville, âgée 

IS 



Disiiizcdby Google 



de seize ans huit mois, prend l'habit des mains du révérend 
père Machaire Duvei'ger, noslre supérieur et confesseur, 
commissaire du R. P. provincial, et de la R. M. Pacifique de 
Saint-Ânthoine, abbesse. Mêmes signatures, sauf Fournier, 
Honoré. Frère Machaire Duverger, supérieur et confesseur 
dudit monastère et commissaire du très-révérend père pro- 
vincial. FnÈRE Ange Daniel, récoté présent. Frère Thé- 
CLÈE RuissoN, récollé présent. Frère Eloy Romanet, récolé 
présent. Sœ«R Marie-Anne de Saint-Joachim. Sœur 
Claire du Saint-Sacrement de Thezac, discreite. Sœur 
Dauphine Ochard, maistresse des novices. Sœur Agnès de 
Chabrighac, vicaire. — En marge : Elle est morte, le 7 de 
juillet 1709. 

1681, ier juin. — Sœur Soolaslique de Saint-Renoisl, 
appellée au monde Anne de La Marthonnie, fille naturelle et 
légitime de messire Raymond de La Marthonnie, chevalier, 
seigneur de Chalais et du Gaignon, et de dame Jeanne-Marie 
de Guip, son espouse, native de la ville de Xainles, âgée de 
quinze ans, prend t'habit des mains du révérend père 
Machaire Duvci^er. Mêmes signatures, sauf Daniel, Rris- 
son, Romanet, Claire de Saint-François et Marie-Anne. 
Frère Silvestr& Faure, récolé, prêtre, présent. Frère 
Calixte d'Arthais, lecteur, récolé. Frère Michel de Caze- 
NAVE, pauvre récolé. Sœur Scolastique de Saint-Renoist. 
Sœur Pacifique de SainTiAntiioine de Thézac, abbesse. 

V&rURES et PROFESSrONS 

i68i, 57 juillet. — Sœur Marie des Anges, appelée au 
monde Marie de Saint-Aulère, fille naturelle et légitime de 
messire Claude de Saint-Aulère, chevalier, seigneur de La 
Dimerie, Rrie et autres places, et de dame Louyse Desmier, 
son espouse, native de la paroisse de Brie en Xaintonge, 
âgée de vingl-deux à vingt-trois ans {En marge : 25 ans), 
prend l'habit des mains du révérend père Machaire Duver- 
ger. Da»iel Fourhier, gardien des racolés de Saintes. Sœur 



Disiiizcdby Google 



— i83 — 
Marie des Anges. Sœur Pacifique de Saint-Anthoine de 
Thésac, abhesse. Sœdr Agnès de Saint-Joseph, vicaire. 
Sœur Louyse de l'Asension Simon, discrette. Sœur Fran- 
çoise DU Saint-Esprit Richard, discrette. Sœur Dauphine 
DE Saint-ElzéarOchard, maistresse des novices. Sœur Claire 
DU Saint-Sacrement de Thézag, discrette. Sœur Valérie 
DE Saint-Louis Coodreau, discrette. Sœur Marguerite 
Guerrt, discrette. Sœur Marie de l'Incarnation, discrette. 

4682, 3 août. — Acte de profession de sœur Marie-des- 
Anges, soeur de chœur. 

Moy, sœur Marie des Anges, appellée au inonde Marie de 
Saint-Aulère, fille naturelle et légitime de messire Claude 
de Saint-AulèreS chevalier, seigneur^de La Dimerie, Brie et 
autres places, de la paroisse de Brie, et de dame Louyse 
Desmier, son espouse, native de Xainlonge, certifie à tous 
que ce jour, vingt-septiesmejuillet.mil six cent quatre-vingt- 
un, âgée de vingt-deux à vingt-trois ans, ay pris le saint ha- 
bit de la religion dans le présent monastère de Sainte-Claire 
de Xaintes, comme novice dudit ordre, des mains du révérend 
père Machaire Duvei^er, nostre confesseur et supérieur, com- 
missaire du très révérend père provincial et de la révérende 
mère Pacifique de Saint-Antoine, abbesse, auquel habit Dieu 
m'ayant fait la grâce de persévérer sans interruption dans ce 
monaslère,j'ay aujourd'huy, deuxiesme aoust mil six centqua- 
tre-vingt-deux, non induite ny séduite, sans aucun compte à 
rendre, sans aucune note d'infamie, ayant une suffisante 
connaissance de la reigle et des constitutions dudit ordre et 
des austérités d'iceluy auxquelles je m'obligeois, j'ay volon- 
tairement et librement fait ma profession expresse et so- 



1 . aande de Beaiipoil de Saint-Aulaire, chevalier, seigneur de la Uiimerie, 
avait épousé en 1651 Louise Desmier du Breuil. Sod QIs Alexis de Beaupoil 
continue la descendance. CoUHCELLES, II, art Bea*poil, p. U. La géDéalogie 
y est des plus fautives. 



Disiiizcdby Google 



— 184^ 

lemnelle des' quatre vœux devant nostre grille entre les 
mains du révérend père Machaire Duvei^ei-, nostre confes- 
seur et supérieur, et de la révérende mère Pacifique de Saint 
Anlhoine, nostre abbesse, en présence des tesmoins bas 
nommez, en la forme que s'ensuit ; 

Moy, sœur Marie des Anges, fais vœu et promets à Dieu 
tout puissant, à la glorieuse toujours viei^e Marie, à nostre 
séraphique père saint François, à nostre bienheureuse mère 
sainte Claire, à tous les saints du paradis, et à vous, mon 
révérend père supérieur, et à vous, ma révérende mère ab- 
besse, de vivre tout le temps de ma vie sous la reigle de 
nostre ordre de sainte Claire, en obédience, sans propre, en 
chasteté et soubs la closlure ainsi qu'il est ordonné par la 
mesme reigle et les constitutions de l'ordre. 

Sœuh Marie des Anges suditc, professante sudite. Ma- 
chaire DuvERCER, supérieur et confesseur dttdit monastère, 
commissaire à a; député parle très révérend père provincial . 

Et nous, sœur Pacifique de Saint-Anthoine de Thésac, 
abbesse du susdit monastère, certifie avoir receu à la pro- 
fession ladite sœur Marie des Anges, assistée des autres sœurs 
d'iceluy; en foy de quoy nous avons signé-avec les discrettes. 

Sœur Pacifique de Saint-Anthoine de Thésac, abbesse. 
Sœur Agnès de Saint-Joseph, vicaire. Sœuh Dauphine de 
Saint-Elzéar QcakMi,maistresse des novice?,. SœurLouisë de 
l'Assenssion Simon, discrette. Sœuh Claire du Saint-Sacre- 
ment DE Thezac, discrette. Sœur Françoise de SAiNT-EspRrr, 
discrette. Sœur Valérie de Saint-Louis Coudreau, dis- 
crelte. Sœur Marguerite de Saint-Jean Guerrt, discrette. 
Sœur Marie de l'Incarnation, discrette. 

i68i, iO août. — a Sœur Gerlrude de Saint-Laurens, 
appellée au monde Marie Bergues, fille naturelle et légitime 
d'Emery Beiges, bourgeois, maître chirurgien de Bordeaux 
et lieutenant du premier chirui^en du roy, et d'Izabeau 
Tosthée, son espouse, de la paroisse de Sainte-Eulalie» &gée 



Disiiizcdby Google 



-,185 — 
de vingt-un ans, > prend « l'habit des mains du révérend pèce 
Honaoré de La Rigaudie, provincial, et de la révérende mère 
Pacifique de Saint-Anthoine , abbesse.» Mêmes signatures 
sauf Faure, Foumier. Honoré Larigaudie. Sœur Gertrude 
DE Saint Laurans. Frère Machaire Duverger, supérieur et 
confesseur dudict monastère. 

La susdite réception est rayée, et en marge il est écrit: 
Sortie pour ses infirmités. 

i683, 30 janvier. — « Sœur Héianie de la Visitation, ap- 
pellée au monde Marie-Elizabeth Manaud, fille naturelle et 
légitime de maître Berti-and Mariaud, avocat au prezidial de 
Xaintes, et de Françoise Baudoin, son espouse, native de la 
mesme ville, âgée de vingt-six ans, s prend « l'habit des mains 
du révérend père Machaire Duverger, confesseur et supérieur, 
et de la révérende mère Pacifique de Saint-Ânthoîne, abbesse. 
Mêmes signatures, sauf Umousin, Gertrude, Dauphine de 
Saint-Elzéar. Frère Damien Miallet, récolé présent. Frère 
Emmanuel Apeteguy, reculé présant. Frère Candide Grou- 
CHY, récolé présent. Sœur Agathe de la Passion. Sœur Méla- 
NiE DE.LA Visitation. — 1684, 2 février, a fait sa profession 
entre les mains du révérend père Machaire Duverger, nostre 
confesseur et supérieur, et de la révérende mère Claire du 
Saint-Sacrement de Thezat, abbesse. Mêmes signatures qu'à 
la réception, et Sœur Claire de Saint François, discrette; 
moins frère Damien Mialet, Emanuel Apeteguy, et frère Can- 
dide Grouchy. — En marge : Morte, le 11 de février 4732. 

1683, ier novembre. — « Sœur Rose de Jésus, appellée au 
monde Jeanne Martin, fîlle naturelle et légitime de Pierre 
Martin, sieur de Guissalle, bourgeois et eschevain de la ville 
d'Engoutesme, et de Jeanne Arnaud, sa femme, native de la 
mesme ville, en la paroisse de Saint-André, âgée de seize 
ans, » prend « l'habit des mains du révérend père Machaire 
Duverger, confesseur et supérieur, et de la révérende mère 
Glaire du Saint-Sacrement deThezac, abbesse. » Mêmes signa- 



Disiiizcdby Google 



— 486 — 

tui'es qu'à la précédente réception et Sœur Claire du Saint- 
Sacrehent de Tkezac, abbesse. Sœur Pacifique de Saint- 
Antroine de Thësac, discrette. Sœur Françoise du Saint-Es- 
prit, vicaire. Sœur Agnès de Saint-Joseph de Cbabrignac, 
discrette. Sœur Claire de Saint-François. Sœur Rose de 
Jésus, moins frère Candide Grouchy, et frère Damien Mialel, 
récolés, et sœur Mélanie. — 1684,8 novembre, a fait sa profes- 
sion entre les mains du révérend père Machaire Duverger et 
de la révérende mère Claire de Thézkc, abbesse. Mêmes si- 
gnatures et Constantin Arnaold, custode des recelés. Martin. 
Préveraud. F. Reht Thomas, recolé présent. 

i683, i5 novembre. — « Sœur Dorothée de Sainte-Claire, 
appellée au monde Françoise Desvaux, fille naturelle et légi- 
time d'Anthoine Desvaux, marchand de la ville de Bourdeaux, 
et d'Izabeau Dazilieau, native de la mesme ville de Bour- 
deaux, âgée d'environ vingt et six ans, » prend a l'habit des 
mains du révérend père Machaire Duvei^er et de i-évérende 
mère Claire du Saint-Sacrment de Thezat. » Mêmes signa- 
tures et Sœur Dorothée de Sainte-Claire. Frère Emma- 
nuel Apéteguy. — En marge : Elle est morte le 2 avril 
1697. — i684, 49 novembre, a fait sa profession entre 
tes mains de révérend père Machaire Duvei^er et de la révé- 
rende mère Claire du Saint -Sacrement de Thezac. Mêmes 
signatures. 

i684, S8 mai. — Sœur Magdeleine de la Trinité, appellée 
au monde Anne Valteau, fille naturelle et légitime d'André 
Valteau, sieur de Brouville, marchant et eschevin de la ville 
d'Engoulesme, et de Marie Arnaud, sa femme, native de la 
mesme ville, en la paroisse de Saint-Andi-é, âgée de dix- 
neuf à vingt ans, prend l'hahrt des mains du révérend père 
Machaire Duverger et de la révérende mère Claire de Thezac. 
Chevreuil. Sœur Magdeleine de la Trinité. Sœur Valé- 
rie DE Saint-Louis Coudreau, discrette. Sœur Marguerite 
DE Saint-Jean Guerrt, discrette. — 4685, 44 juin, a fait sa 



Disiiizcdby Google 



proression entre les mains de Machaire Duvei^er et de Glaire 
de Thezac. 

i685, 1^^ janvier. — Sœur Agnès de Saint-Jean, appelles 
au monde Marguerite de Calvimont, fille naturelle et légi- 
time de haut et puissant seigneur messire Gabriel de Cal- 
vimont, chevalier seigneur de Chasteau-Vieux, La Mothe- 
Monti-avel, et de dame Catherine de Queux des Trancars, ' 
son espouse, âgée de dix-neui ans, prend l'habit des mains 
du R. P. Machaire Duverger et de la révérende mère Glaire 
du Saint-Sacrement de Thezac. Mêmes signatures. Frère 
Rehy Thomas, récolé présent. Frèbe Anselme Buatyé, 
présent. Frère Félix Rossignol, présent. Sœur Agnès de 
Saint-Jean. 

Cette réception est rayée, et en marge il y a : Sortie. 

i685, 27 mars. — Sœur Geneviève de Saint-Anlhoine, 
appellée au monde Jeanne Porchaire, fille naturelle et légi- 
time de Claude Porehaire, marchant de la ville de Coignac, 
et de Marie de Dé, son espouse, âgée de dix-sept ans, prend 
l'habit des mains du R. P. Machaire Duverger, et de la 
révéï-ende mère Claire du Saint-Sacrement de Thezac. 
Mêmes signatures, sauf Buatyé, Rossignol. Frère Machaire 
MicHELET. Frère Théodore Mignot. Sœur Agathe de la 
Passion, discrette. Sœur Marie de l'Incarnation, maistresse 
des novices. F. Rémy Thomas, présent. Chevreuil. Sœur 
Geneviève DE Saint-Anthoine. — 1687,24 janvier,a faitsa 
profession entre les mains du R. P. Ignace Chambon, confes- 
seur et supérieur, commissaire du T. R. P. provincial, et de la 
R. M. Claire de Saint-François de Ghabiignac, abbesse. 
Mêmes signatures, sauf Michellet, Dnvei^er, Françoise du 



1. Le SobUiairt de (hiymnt, (Rordeaiu, 1856) 1. 1, p. 190, génial, de 
Calvimokt, nedooneque deux (ils, Honsré el François, à Gabriel de CaWimont, 
f seigneur du château vieux de la Hothe-Honlravel, > mort en 1670, qui 
avait épousé, ■ le 30 février 166i, Citiherine de Queux de Saint-Hitairc des 
TronqaaÎRS i, c'est-à-dire des Tntnquards. 



Disiiizcdby Google 



Saint-Espiit, Maiie de l'IacamatioD. Fbére Maxihin Sbhbrës, 
présent. Ignace Chahbon. Sœur Maiue de l'Enfant Jésus. 
Sœur Amgéuque de Saint-Bernardin. — Morte le % octo- 
bre 1786. 

i686, S5 mars. — Sœur Hélène de l'Annonciation, appellée 
au monde Hélène-Marie Duboui-g, fille naturelle et légitime 
de messire François Dubourg-Famou , escuyer, seigneur 
de Dion, et de dame Marie-Magdeleine Mauchein, son 
espouse, âgée de dix-huit ans, prend l'habit des mains du 
R. P. Ignace Chambon, et de la R. M. Claire du Saint- 
Sacrement de Thezac. Frère Ignace Chambon, supérieur du~ 
dit monastère et commissaire du révérend père provincial. 
Frère Constans Grolleau. Sœur Hélène de l'Annoncution. 
Frère Caliste d'Arthais, récolé. Frère Jean-Baptiste Faure, 
présent. — 1687, 3 août, a fait sa profession entre les mains 
du H. P. Honnoré de La Rigaudie et de la R. M. Claire de 
Saint-François de Chabi-ignac, abbesse. Sœur Hélène de 
Lan»ontution, professante susditte. Frère Christofle 
Sarlandie, religieux indigne. Frère Joseph Dulaura, def/i^ 
niteur. 

d687, S février. — Sœur Marie de SainUFrançois, appe- 
lée au monde Marie Méthé, fille naturelle et légitime de 
Mathieu Méthé , marchant de la ville de Xaintes, et de 
Jeanne Guen7, son espouse, âgée de quinze ans, prend 
l'habit des mains du R. P. Ignace Chambon et de la R. M. 
Claire de Saint-François de Chabrignac. Sœur Marie de 
Saint-François. SœuR Claire de Chabrignac, abbesse. Sœur 
Valérie de Saint-Louis, vicaire. Sœur Agnès de Saint- 
Joseph DE Chabrignac, discrette. — 1688, 3 février, a fait sa 
profession entre les mains du R. P. Anthoine Laillaud, con- 
fesseur, commissaire du R. P. vicaire provincial, et de la 
R. M. Claire de Saint-François. Seur Marie de Sen François, 
profaissente suditte. Frère Roch Rivière, reco//^. F.Mathieu 
Clavel, recollé indigne. 



Disiiizcdby Google 



— 189 — 
1687, S février. — Sœur Harie de Sainte-Claire, appelée 
au monde Marie Richard, fille naturelle et légitime de Fran- 
çois Richai'd, notaire au prezidial de Saintes, et de Cathe- 
rine Pneur, son espouse, de la paroisse de Sainl-Palais, 
âgée de dix-sept ans et demy, prend l'habit des mains du 
R. P. Ignace Ghambon et de la R. H. Claire de Saint- 
François. Frère Maxihilien Sehrrès, présent. Sœur An- 
gélique DE SuNT-BERnADiN, discrettc. Sœur Marie de l'En- 
fant-Jésus, discrette. Sœur Agathe de la Passion de Chah- 
PAIGNE, discrette. — \ 688, \ \ février, a fait sa profession entre 
les mains du R. P. Anthoine Laillault et de la R. M. Claire de 
Saint-François. Sœur Marie de Sainte-Claire, professante 
smditle. 

i69S, 34 février. — Sœur Anne de Saint-Joachim, 
appellée au monde Marie-Catherine Guillotin, fille naturelle 
et légitime de François Guillotin, maître chirurgien de la 
paroisse de Dollus, en l'isle d'Oleron, et de Catherine Che- 
vreuil, son espouse, de ta même paroisse de DoUus,' âgée de 
vingt-cinq ans, prend l'habit des mains du R. P. Zacharie 
Rainaud, nostre confesseur el supérieur, commissaire du 
R. P. provincial, et de la R. M. Pacifique de Saint-Anthoine 
de Thezac, abbesse. Frère Placide Chevauer. Guillotin. 
Guillotin. Sceur Anne de Saint-Joachiu. Sœur Françoise 
DU Saint-Esprit Richard, vicaire. Sœub Marie de l'Enfant 
Jésus Chevreuil, discrette. — En marge : Morte, le 3 janvier 
1742. — 1693, l'er mars, a fait sa profession entre les mains 
du R. P. Zacharie Reynaud et de la R. M. Claire du Saint- 
Sacrementde Thezac. Frère MATHURiNBARNALHiERjr^/i^teux 
recolé. Frère Prosper Mousnier, lecteur de théologie. 
Frère Placide Merveille, asistant. 

i69S, 8 décembre. — Sœur Claire de Saint-François, 
appellée au monde Charlotte de Lesseau, fille naturelle et 
légitime de Charles de Lesseau, sieur de l'Ogeardière, et de 
Louise de Horineau, son espouse, native de la paroisse de 



Disiiizcdby Google 



— 190 — 
Saint-Pierre de Royan, Agée de vingt ans, prend l'habit des 
mains du R. P. Zacharie Reynaud et de la R. M. Glaire du 
Saint-Sacrement. Frère Mathubin, religieux récolé indigne. 
Sœur Claire de Saint-François. Sœur Julie du Saint-Sa- 
GREHENT DE La Martonnie, discrette. Sœur Elizabhet de 
Saint-Bonaventure, discrette. — 1694, 6 janvier, a fait sa 
profession. 

i693, 16 août. — Sœur Mai^erJle de Saint-Calixte, 
appelée au monde Barbe le Givre, fille naturelle et légitime 
d'Anthoine le Givre, marchant droguiste de la ville de 
Saintes, et de Marthe Gueri-y, son espouse, native de la 
même ville, âgée de dix-huit ans, prend l'habit des mains 
du R. P. Zacharie Renaud et de la R. M. Claire du Saint- 
Sacremenl de Thezàc. Sœur Marguerite de Saint-Calixte. 
Frère Mathurin Barrallier. Sœur Eusabhet Perrin, dis- 
crette. — En marge: Moi"te, le 15 mars 1737. — 1695, 
6 janvier, a fait sa profession entre les mains du R. P. René 
Sornin , confesseur et supérieur, et de la R. M. Glaiœ du Saint- 
Sacrement. 

1697, 39 septembre. — Sœur Jeanne de la Croix, appelée 
au monde Jeanne Audière, fille naturelle et légitime de sieur 
Louis Audière, marchant de la paroisse de Dolus de Saint- 
André de l'ile d'Oleron, et de dame Mai^erite Raouïlt, son 
épouse, de la même paroisse, âgée de trante ans, prend, 
comme sœur laye, l'habit des mains du. R. P. Anthoine 
Besse, confesseur et supérieur, et de la R. M. Agathe de la 
Passion de Champaigné, abbesse. Frère Antoine Besse,smp^- 
rieur, commissaire du T. R. P. provincial. Sœur Sêraphique 
de la Ressuregtion, discrette. Sœur Agathe de la Passion, 
abbesse. — 1698, 9 novembre, a fait sa profession entre les 
mains du R. P. Celse Jouanneau, confesseur et supérieur, et de 
la R. M. Valérie de Sainl-Louis Coudreau, abbesse. Frère 
Gléhemt Derry, présent. Sœur Agathe de la Passion, pro- 
cureuse. Sœur Jeanne de la Croix, professante susdite. Fr- 



Disiiizcdby Google 



— 191 — 

Gelse JOANA.UD, supértetir et commissaire susdit. S(eur \a- 
LÉRiECouDREAU,fliîes*e. Sœur Agnès de Chabricnac, vicaire. 
Sœur Pacifique de Saint-Anthoine de Thesac, discrctte. 
Sœur Françoise du Saint-Esprit, discrette. Sœur Margue- 
rite DE Saint-Jean, discrette. Sœur Marie de l'Enfant- 
Jésus, maislresse des novices. Sœub Ahgéuque de Saint- 
Bernardin, discrette. Sœur Julie du Saint-Sacrement de 
LA Martonnie, discrette. Sœur -ëlizabeth de Saint-Bona- 
■VENTURE. — En »jflrje:Elle est morte le 19 de mars 1700. 

i698, 23 mars. — « Sœur Marthe du cœur de Jésus, apel- 
lée au monde Marie-Anne Drapier, fille naturelle et légitime 
de Jean-George Drapier, marchand, et de Marguerite Prous- 
teau, son épouse, de la paroisse de Saint-Vivian, âgée de dix- 
huit ans, B prend, comme sœur laye, « l'habit des mains du 
R. P. Antoine Besse et de la R. M. Agathe de la Passion. » 
Sœur Marthe du Cœur de Jésus. F. Fulgence Fontaines, 
récolé. F. Clément Bercy, récolé tesmoing. Sœur Margue- 
rite Guerry, procuretise. Sœur Séraphique de la Marton- 
nie, discrette. — 1700, 21 février, a fait sa profession entre 
les mains du R. P. Celse Jouanoaud et de la R. M. Valérie de 
Saint-Ijouis. Reveillaud. Sœur Marthe du Cœur de Jésus, 
professante susdite. Jeau-Geouge Drapie. Fr. Clément Berzy, 
tesmoing. P. Celse Johanaud, supérievr et commissaire 
susdit. S. Agnès de Chabrignac, vicaire. S. Valérie Cou- 
DREAU, abesse. S. Pacifique de Saint-Anthoine de Thezac, 
discrette. S. Claire du Saint-Sacrement de Thezac, dis- 
crette. S. Françoise du Saint-Esprit, discrette. S. Margue- 
rite DE Saint-Jean Guerry, discrette. S. Agathe de la 
Passion, pracureuse. S. Marie de l'Enfant Jésus, maîtresse 
des novices. S. Angélique de Saint-Bernardin, discrette. 
S. Julie du Saint-Sacrement de la Martonnie, discrette. 
— En marge: Morte le 10 janvier 1737. 

i700, 2 août. — « Sœur Monique de Saint-Augastin, ap- 
pellée au monde Angélique-Catherine Guillotin, fille natu- 



Disiiizcdby Google 



relie et légitime de François Guiliotin, maître chinii^en en 
la paroisse de Dollus, en l'isle d'Olleron, et de Catlierïne 
Chevreuil, son épouse, native de la même paroisse, âgée de 
28 ans, » prend « l'habit des mains du R. P. Denis Cblage, 
noslre confesseur et supérieur, et de la R. M. Valérie de 
Saint-Louis Coudreau, abbesse. » Sœur Monique de Saint 
Adgustih. Fr. Denis Colages, supérieur, confesseur et com- 
missaire du T. R. P. provincial. — 17(M, 6 août, a fait sa pi-o- 
fession entre les mains du R. P. TimoUiée Laporte, confes- 
seur et supérieur, et de la R. M. Agnès de Saint-Joseph, 
abbesse. » F. Thimothé Laporte, supérieur et commissaire 
susdit. Fr. Mathurin, récolé présent. S. Agnès de Chabri- 
GNAC, abesse. S. Marguerite de Saint-Jean, vicaire. S. 
PACinQUE de Saint Antoine de Thezac, discrette. S. Claire 
DU Saint Sacrement de Thezac, discrette. S. Françoise du 
Saint-Esprit, discrette. S. Valérie de Saint-Louis, discrette. 
S. Agathe de la Passion, mmtresse des novices. S. Marie 
DE l'Enfant-Jésus, discrette. S. Angélique de Saint-Beb- 
NARDiN, procureuse. S. Julie du Saint-Sacrement de la 
Martonnie, discrette. S. Gabrielle de L'ANNONaATioN. S. 
Reveillaud, discrette. — En marge: Morte le le^ feuvrier 
4750. 

i703, 24 août. — o Sœur Radegonde de Saint-Thimothée, 
appellée au monde Marie-Françoise Courage, fille naturelle 
et légitime de Charles Courage, marchant, et de Marthe 
Méthé, de la paroisse de Saint-Vivien, à Saintes, âgée de 
vingt ans, b prend « l'habit des mains du R. P. Timothée La- 
porte et de la R. M. Agnès de Chabrignac, abbesse. » Sœur 
Radbgonde de Saint-Thihotée. Frère Thadée Buisson, 
récollect. Frère Mathurin Barralhier, présent. Sœur Mar- 
guerite GuERRY, vïcaire.SŒUR Angélique DouHÉ.procttrcttse. 

La présente réception est rayée et en marge il est écrit : 
Elle est sortie. Elle est présentement carmélite dans cette 
ville. 

i703, 24 août. — « Sœur Paule de Saint-Jérome, appellée 



Disiiizcdby Google 



— 1Ô3 — 

au monde Maiie Bnislé, fille naturelle ef légitime de Valen- 
tin Bnislé, maître boulanger, et de Françoise Fleuret, son 
épouse, de la paroisse de Saint-Palais-lez-Sainles, âgée de 
vingt-six ans et neuf mois,» prend a l'habit des mains du 
R. P. Timothée Laporte et de la R. M. Agnès de Saint-Jo- 
seph de Ghabrigaac. » Sœur Paule de Saint-Jérohe. Frère 
Timothée Laporte, supérieur et commissaire du T. R. P. 
provincial. Sœur Agnès de Saint-Joseph, abbesse. — 
1704, 28 septembre, a fait sa profession entre les mains du 
R. P. Amand Dubois, confesseur et supérieur, et de la R. M. , 
Claire du Saint-Sacrement de Thezac, abbesse. Sœur Paule 
DE Saint-Jérome. — En marge: MoiOe le 13 d'avril 1736. 

1703,24 août. — tnSœur Collombe de Sainte-Barbe, ap- 
pellée au monde Jeanne du Gua, fille naturelle et légitime 
de Jean du Gua, maître maréchal, native de La Tremblade, el 
de Jeanne Delor, son épouse, native de Marennes, âgée de 
27 ans, » prend, comme sœur laye, l'habit des mains du R. P. 
Timothée Laporte et de la R. M. Agnès de Saint-Joseph de 
Chabrignac. Sœur Colombe de Sainte-Barbe. — En marge: 
Morte le 14 mare 1738. — 1704, 28 septembre, a fait sa 
profession entre les mains du R. P. Amand Dubois et de la 
R. M. Claire du Saint-Sacrement. Sœdr Collombe de Sainte- 
Barbe, professante susdite. Armand Dubois, supérieur et 
confesseur. 

Nous, sœur Claire du Saint-Sacrement de Thésac, abbesse 
du monastère de Sainte-Claire, certifie avoir reçu à la pro- 
fession la susdite Sœur Colombe de Sainte-Barbe assistée 
des autres religieuses du mona&tère ; en foy de quoy nous 
avons signé avec nos discrettes. S. Claire du Saint-Sacre- 
MENT, abbesse. S. Julie du Saint Sacrement de la Mar- 
T0NN1E, vicaire. S. Pacifique de Saint-Anthoine de Thezac, 
discrette. S. Françoise du Saint-Esprit, discrette. S. Agnès 
DE Saint-Joseph de Chabrignac, discrette. S. Valérie de 
Saint-Louis Coudreau, discrette. S. Marguerite de Saint- 
Jean, discrette. S. Agathe de la Passion, procureuse. 



Digilizcdby Google 



— 194 — 
S. Marie de l'Enfant-Jésus, discretle. S. Séraphique de 
LA Résurrection, maîtresse des novices. S. Mélahie de la 
Visitation, discrette. S. Gabrielle de l'Annonciation, 
discrette. 

1709, 8 septembre. — < Sœur Marie de la Nativité de la 
sainte Vierge, appellée au monde Marie Robert, fille natu- 
relle et légitime de Jacques Robert, juge de Talemon, et de 
Julie Descart, son épouse, native de Talemont, âgée de 36 
ans,D prend «l'habit des mains du R. P. Gelse Joanaud et 
de la R. M. Agathe de la Passion de Champagne, abbesse. 
SœuR Marie de la Nativité. F. Celse Joannaud, confes- 
seur. F. EsTiENNE Barbe, religieux récolet. Sœur -Agathe 
de la Passion, abbesse. SœuR Marguerite de Saint-Jean, 
abbesse. Sœur Gabrielle Reveillaud, discrette. — i710, 8 
décembre, a fait sa profession entre les mains du R. P. Sa- 
muel Lavergne, confesseur et commissaire, et de la R. M. 
Mai^erite de Saint-Jean, abbesse. Frère Honoré de Bel- 
ciER, compagnion. Frère Samuel Lavergne. Sœur Marie 
DE LA Nativité. — En marge: Morte le i"" mars i 742. 

1710, 14 mai. — « Sœur Rose de l'Ascension, appellée au 
monde Marie-Jeanne Trayaud, fille naturelle et l^itime de 
Jean Trayaud, entrepreneur dans les travaux du roy, natif 
du Limousin, et de Jeanne Gouperau, native de Marenne, 
âgée de 27 ans et cinq mois, » prend, comme sœur laye, 
« l'habit des mains du R. P. Samuel Lavei^ne et de la R. M. 
Marguerite de Saint-Jean GueiTy, abbesse. » Sœur Rose de 
L'AssENaoNs. F. Samuel Lavergne, confesseur, commissaire 
du T. R. P. provincial. F. Thomas Roux, récoté. Sœur Ge- 
neviève PoRCHAiRE, discrette. Sœur Rose de Jésus Guis- 
salle, mestresse des novices. Sœur Angélique Douhé, dis- 
crette. 

1712, 15 mai. — Moy, sœur Rose de l'Assencion, appel- 
lée au monde Jeanne Trayaud, fille naturelle et légitime de 
Jean Trayaud, entrepreneur dans les travaux du roi, natif du 



Disiiizcdby Google 



— 195 — 

Limouzin, et de Jeanne Gouperau, native de Marennes, cer- 
tifie à tous que, ce jour quatorzième may mil sept cens onze, 
âgée de 27 ans et cinq mois, j'ay pris le saint habit de la 
religion, en qualité de sœur converse, comme novice dudit 
ordre, des mains du révérend père Samuel La Vei'gne, notre 
confesseur, commissaii'e de très-révérend père provincial et 
de la révérende mère Mai^uerite de Saint-Jean, abbesse, 
auquel habit Dieu' m'a -fait la grâce de persévérer sans in- 
terruption dans le présent monastère. J'ai, ce joui-d'huy, 
quinzième mayl712, non induite n'y séduite, sans aucun 
conte à rendre, ayant une sutfizante connessance de la règle 
et des .constitutions dudit ordre et des austéritez d'iceluy 
auxquelles je m'engageois, j'ai librement et volontairement 
fait ma pi-ofession expresse et sollennelle des quatre vœux 
devant notre grille entre les mains du même révérend père 
Samuel La Vergne, notre confesseur et commissaire du très 
révérend père provincial, et de la révérende mère Marguerite 
de Saint-Jean, abbesse, en présence des témoings bas nom- 
mez en la forme qui suit : 

Moy, sœur Rose de l'Assencion, fais vœu et promets à Dieu 
tout-puissant, à la glorieuse toujoui'S Viei^e Marie, à notre 
bienheureux père saint François, à notre bienheureuse mère 
sainte Claire, et à tous les saints de paradis, et à vous mon 
révérend père supérieur et à vous ma révérende mère ab- 
besse, de vivre tout le temps de ma vie sous la règle de notre 
ordre de Sainte-Claire, en obédience, sans propre, en chas- 
teté et sous la closture, ainsi qu'il est ordonné par la même 
règle et les constitutions de l'ordre. Sœur Rose de l'Assan- 
siONS, professante susdite. Samuel La vergne, confesseur. 

Et nous, sœur Marguerite de Saînt-Jean, abbesse du 
présent monastère, ceilifions avoir receu à la profession la 
susdite sœur Rose de l'Assension, accompagnée des soussi- 
gnées avec nous. Sœur Marguerite Querry, abbesse. Sœur 
Gabrielle, vicaire. Sœur Valérie Coudreau, procureuse. 
S(ËUR Agathe de Chahpaigné, discrelle. Sœur AhgëuqOe de 



Disiiizcdby Google 



— 190 — 
Saint-Bernardin, discrette, Sœur Joue de la Martonnib, 

discretle. Sœur Séraphique de la Martonnie, discrelte. 
Sœur Rose de Jésus, maitresse des novices. Sœur Magdb- 
LEiNE, discrette. — En marge: Morte le 9 d'avril 1735. 

ilii, 31 octobre. — «Sœur Marie de Sainl-Jean, appellée 
au monde Marie Barbier, fille naturelle et légitime de Jean 
Barbier, sénéchal de Saujon, et de Marie Champigni, son 
épouse, native de Sablonceaux, âgée de 23 ans, » prend « l'ha- 
bit des mains du R. P. Samuel Lavergne et de la R. M. 
Marguerite de Sainl-Jean Guerry, abbesse. s Sœur Marie de 
Saint-Jean. F. Samuel h\FOREST,dùicre, recelé. Sœur Mar- 
guerite Guerry, abbesse. Sœur Gabrielle, vicaire. Sœur 
Valérie de Saint-Louis Coudreau, procureuse. Sœur Mag- 
delène Valetau, discretle. — 1712, 21 novembre, a lait sa 
profession entre les mains du P. Léonard Cybo, commissaire 
provincial et gardien des récollets de Saintes, et de la R. M. 
Maipierite de Saint-Jean. Frère Samuel LAFOREST,rfûï(Te, 
r^co/^. Frère Léon C^iiSSiE^am^, confesseur de SaiïUe-Claire. 
Frère Henri Mouunier, récolé^ diacre. F. Léonard Cybo, 
commissaire provincial et gardien des récolels de Saintes. 
Sœur Marie de Saint Jan. 

17i3,S5mars. — «Sœur Thérèse de Jésus, appellée au 
monde Mai^uerite Prévautière, fille naturelle et légitime de 
Jean Prévautière, marchant, du bour^ de Genté, et de Jeanne 
Ragot, native du boui-g de MonHeu, âgée de 23 ans, » prend 
«l'habit des mains du P. Léon Chardevoine et de la M. Mar- 
guerite de Saiat-Jeaa, abbesse.» — 1714, 4 avril, a fait sa 
profession entre les mains du P. Léon Chardevoine et de 
la M. Séraphique de La Marlhonnie, abbesse. Sœur Theraise 
HE 3Ésvs,j>rofessante susdite. — Enmarge: Morte le 12 may 
1742. 

iliS, 25 mars. — a Sœur Agnès de Saint-Joseph, appellée 
au monde Marie Griffon, fille naturelle et légitime de Geor- 
ges Griffon, natif de Brouage, et de Marie Bertier, âgée de 



Disiiizcdby Google 



-497 — 

37 ans,» prend, comme sïeur laye, d'habit des mains du P. 
Léon Chai-devoioe et de la M. Marguerite de Saint-Jean, a 
F. Léon Charbevoine, confesseur et commissaire du très 
révérend père frovincivl. F. Jacques Laioumard, rf^yîntV^r. 
F. Henry Moulinieb, ré[colet] in[digne]. F. Louis Lamar- 
QUE, ré. indigne. S. Valérie Coudreau, procureuse. Sœur 
Gabrielle, vicaire. S. Agathe de la Passion de Champagne, 
discrette. S. Julie du Saint-Sacbement de La Mabtoknie, 
discrette. S. Sébaphique de la Résurrection, discrette. 
Sœub Rose de Jésus Guissale, mestresie des novices. Sœur 
Magdelene de laTbinitê Valeteau, discrette. S. Geneviève 
PoRCHAiRE, discrette. — 1714, 4 avril, a fait sa profession 
entre les mains du P. Léon Chai-devoine et de la M. Séra- 
phique de La Mai^ionnie. Sœur Térëse. Sœur Agnès de 
Saint-Joseph. — En marge: Morte le 12 avril 1742. 

ili4, 6 septembre. — Acte de profession de foy fait par 
Mlle Marie Sonolet La Grestinière, qui s'est convertie dans le 
monastère. 

Je, Marie Sonolet La Crclinière, crois de ferme foy tout ce 
que l'église catholique, apostolique, romaine croit et professe. 
Je condamme et rejette très sincèrement toutes les hérésies et 
Opinions erronées que la même église a condamnée et reje- 
tées. Ainsi Dieu soit à mon aide, ses saints évangiles sur les- 
quels je jure de vivre et mourir dans la profession de cette 
même foy que j'ay fait entre les mains du père Léon Charde- 
voine, récolé et confesseur des dames de Sainte-Claire, com- 
mis pour cela de monsieur l'abbé de Vaux, grand vicaire de ce 
diocèze, en présence des témoins soussignez, ce sixième de 
septembre 171 4. 

Marie Sonolet Lacrétinière. Frèbe Léon, récolé. Frèbe 
TiMOTHÉE Laporte, récolé, deffinitcur. Frère Benoit David, 
récolé. Frère Raphaël Beaubrun. Marie de La Marthonie. 
• Marie de Chalais de La Marthonie. Louise Renier. Sœur 
Séraphique de La Marthonie, abbesse de Sainte-Claire. 
Sœur Marie de l'Enfant Jésus Chevreuil, vicaire. Sœur 



Digilizcdby Google 



— 108 — 

Valérie de SAiNT-Loms Coudreau, discrette. Sœdr Margue- 
rite GuERRY, discrette. Sœur Agathe de CHAHPAiGNÉ,/irocu- 
reuêe. Sœur Juue de La Martonnie, mestraisse des novices. 

ilil, 7 octobre. — Sœur Marieanne de Saint-Luc, appe- 
lée au inonde Marieanne GiifTon, fille naturelle et légitime 
de George Griffon, marchant, de Brouage, et d'Anne Boulau, 
son épouse, âgée de vingt ans, prend, comme sœur laye, 
l'habit des mains du R. P. Luc Parât, nostre confesseur et 
commissaire du T. R. P. provincial, et de la R. M. Agathe 
de la Passion, abbessc. Sœur Marianne de Saint-Luc. Luc. 
Parât, confesseur et commissaire du très révérend père pro- 
vincial. F. Anselme Fort, récollé. Sœur Agathe de Chah- 
PAiGNÉ, ahbesse. Gaberielle Réveillaud, discrette. Sœur 
Mélanie Mariaud, maîtresse des novices. — 1 71 8, 4 6 octobre, 
a fait sa profession entre les mains du R. P. Celse Joannaud 
et de la M. Agathe de la Passion. Celse Joannaud. 

iliSy 8 décembre. — Sœur Agathe du Saint-Esprit, appel- 
lée au monde Madeleine Rambaud, fille naturelle et légitime 
de Jean Rambaud, marchant à Rochefort, et de Madeleine 
Martin, son épouse, âgée de quinze ans et cinq mois, prend 
l'habit des mains du R. P. Celse Joannaud, ex-provincial 
des récolez de Guienne, et de la R. M. Agathe de la Passion, 
abbesse. F. Celse, commissaire provincial. F. Mathurin 
Barraillier, récolé. Sœur Séraphique de la Martonnie, 
procureuse. Sœur Magdelene Valetau, discrètes. Sœur 
Agathe du Saint-Esprit. Frère Honoré Chatillon, récolé. 
— 1719, 10 décembre, a fait sa profession entre les mains 
du R. P. Celse Joannaud et de la R. M. Julie de La Uar- 
thonie, abbesse. Sœur Juue dre la Mathonie.' 



1. /7Sf , 96 Ja»vUr. — ■ Arrcntemenl fait par les daines religieuses de 
Sainle-Clnire à Sébastien Fradin. KK. 7>>>* tireUe. 2* liasse. > — Copie eol- 
latio»iUe «wr jurcA; mftt à la bUilioihiqM de Saintet. 

Aujoiirdhuy ringt sixième de jnnrier mil sepi cenis vingt un, après midy, 
pardcraal le solaire royal à Saintes soussigné et témoins bas nommés, ont 



Digilizcdby Google 



— 109 — 
ilSS, i9 avril. — Sœur Marie-Françoise de l'Enfant Jésus, 
appellée au monde Marie-Françoise Ardouin, fille naturelle 
et légitime de Pierre Ârdouin, bourgeois et marchand de la 
ville de Xaintes, et d'Elizabeth de Messac, son épouse, native 
de la même ville, âgée de dix-neuf ans et demi, prend, 
comme sœur laye, l'habit des mains du R. P. Cetse Joan- 
naud, père de province, lecteur de théologie, et de la R. M. 
Julie du Saint-Sacrement de La Marthonie, abbesse. F. Celse, 
commissaire provincial. F. Vincent Lamayre, confesseur. 
F. Mathuwn Barraillier, récolé, présent. — 1723, 25 avril. 



comparu en leurs personnes révérendes daines Jallie de La Hartonie, ab- 
besse, et Marguerile Guerry, procureuse du monastère de Saiole-Claire lès 
la présente ville ; lesquelles, de leurs bonne rolloaté, eu présence et du 
coDseDiemect des dames discrètes s o assignée.», ont ceddé, délaissé et trans- 
porté par ces présentes à perpeltuilë avecq promesse de gai-antie à titre de 
rente seconde, à Sébastien Fradin, laboureur à bras, demeurant au village 
deâ Denis, parroisse de Sainl-Vivieii lés ledict Saintes,- présent, sEipullanl et 
acceplaat, sçavoir est : une pièce de terre labourable située au lieu appelle 
Les Grandes-Pièces, susdite parroisse de Saint-Vivien, tenue à agrièrc au 
buitain des fruits et au droit de cens, de la seigneurie de RomeforI, à raison 
de deux picotins d'avoine par journal, et au droit de dixme au treize du 
prieuré de Saint-Vivien, contenant ladite pièce deux jouruaux Ireiie carreaux, 
et autrement la pièce telle ipi'elle eut, confrontant du côté du levant à la 
terre de Sébastien Bougraud, d'autre costé à celle de Pieire Vignaud et au- 
tres, du bout du mid; quy est en muette à la terre de Jean Richard et dndit 
Vignaud, et d'autre bout à celle des héritiers de François Bernard, que le 
dit Fradin a déclaré bien sçavoir ; le dit arrentemeot fait pour et moyennant 
un boisseau et dcmy de bled froment lin, mesure de la présente ville de 
Saintes, de rente seconde arrière, annuelle, foncière et perpétuelle, que le 
dit Fradin a promis de garantir, fournir et faire valloir à perpétuité. [For~ 
inj^tt). Fait et passé à la grille du parloir du dit monastère, en présence de 
Pierre Coudreau, marchand, demeurant audit Saintes, et Jean Laroche, la- 
boureur, demeurant en la paroisse de Saiot-Soniin-de-Seschaui ; et ledit 
Fradin a déclaré ne sçavoir signer de ce enquis. Ainsj signé à la minute des 
présentes : sœur Jullie de J^ Martonie, abbesse de Sainte-Claire ; sœur Rose 
de Jésus Guissalle, vicaire ; soeur Vallérie Coudreau, discrelte ; sœur Hai^e- 
rite Guerry, procureuse ; sœur Agatte de Champagne, discretle ; sœur Marie 
de l'enfant Jésus, maistresaes des novices ; Coudreau, Jean Laroche et de 
moy dit notaire. Controllè et insinué à Saintes le huit de février audit an, par 
Poirier quy a receu trois livret. Harsàt, notaire royal à SaMet. 



Disiiizcdby Google 



— 200 — 
a fait sa profession entre les mains du R. P. susnommé et 
de la R. M. Maiie de l'Enfant Jésus, abbesse. Frère Antoine 
Darby, confesseur, r\eligieu3^ i\iidignc\. Sœur Françoise 
DE l'Enfant Jésus. — En marge : Décédée le 1er janvier i?.,, 

i755, i3 décembre. — Sœur Françoise de Sainte-Luce, 
appellée au monde Mai^erite Bouger, fille naturelle et 
légitimé de Jean Bouyer, procureur d'office de Chérac, et de 
Françoise Tardy, native de Coignac, âgée de 20 ans, prend 
l'habit des mains du R. P. Cetse Joannaud, lecteur de théo- 
logie et père de province, el de ta R. M. Mane de l'Enfant 
Jésus Chevreuil, abbesse. Sœur Françoise de Sainte-Luce. 
Sœur Marie de Saint-François Méhé. Sœur Mélanie Ma- 
RiAUD, discrette. Frère Alexandre Joslé, confesseur. Sœur 
Marie de L'Enfant Jésus Chevreuil, ai Je«se. F. Celse, com- 
missaire provincial. — 4726, 17 décembre, a fait sa profes- 
sion entre les mains du R. P. Celse Joannaud et de ta R. M. 
Rose de Jésus Guissales, abbesse. Frère Bénigne Duhay. 
Frère Thomas Behgue, récoUety présent. Frère Mathurin 
Barallier, présent. 

1726, 4 août. — Sœur Angélique de Jésus, appellée au 
monde Marie Garnier, fille naturelle et légitime de Louis 
Garnier, marchant et bourgeois de la paroisse de Saint- 
Georges en fisle d'Olleron, et de Françoise Barbarin du 
Banchet, âgée de trante trois ans, prend l'habit des mains 
du R. P. Celse Joanaud, lecteur de théologie, père de pro- 
vince, et de la R. M. Rose de Jésus, abbesse. Sœur Angé- 
lique de Jésus. Sœur Rose de Jésus Guissalle, abbesse. 
BnusLÉ de la Baisne. Frère Anselme Fort, récolet, présent. 
Frère Bénigne, récolé, présent. Sceur Marguerite Legivrb, 
discrette, sacristaine. Sœur Hélène Dubourg, discrette. 
Sœur Anne de Saint-Joachim, maislresse des novices. Bruslé 
DE Labeisne. — 1727, 28 octobre, a fait sa profession. Sœur 
Angélique de Jésus, proffessante susditte. Frère Lèonord 
L'HARDY, custode. Frère Baptiste Moulinier, confesseur. 
Sœur Tuerrèse de Jésus Prévostière, discrette. 



Disiiizcdby Google 



— 201 — 
il27, i8 février. — Sœur Marie de l'Incarnation, appel- 
léë au monde Mai-ie-Madeleine Du Gros, (îlle naturelle et 
légitime de messire Jean du Gros, écuyer, seigneur de Ville, 
lieutenant de vaisseau, et de dame Anne Dislle, son épouse, 
âgée de vingt-sept ans, prend l'habit des mains du R. P. 
Celse Joannaud et de la R. M. Rose de Jésus Guissales, 
abbesse. Sceur Marie de l'Incarnation. Sœur Geneviève 
PoRCHAmE, vicaire. Frère Thomas Bergue, prédicateur de 
la novice. Frère Bénigne Duhay, gardien. Frère Alexandre 
iosLÈ, confesseur. — 1728,28 novembre, a fait sa profession. 
Frëhe Ltonknn, custode, témoin. Frère Jacques Lajouhard, 
gardien. Frère Chrysostome Tigan, prédicateur de la céré- 
monie. Sœur Marguerite Théressë de Jésus Prévostiëre, 
discrette. 

ilWy 2 Janvier. — Réception au novitiat de sœur 
Catherine de Saint-Hilaire, sœur du voile blanc. — Sœur 
Catherine de Saint-Hilaire, appellée au monde Catherine 
Hilaire, fille naturelle et légitimedeJeanHilaire, marchant, et 
de Jeanne Garniei', native de Chérac, âgée de trente^-huit ans, 
en qualité de sœur converse, prend l'habit des mains du 
R. P. Celse Joannaud et de la R. M. Rose de Jésus Guis- 
sales, abbesse. Ne sachant point écrire, j'y ai mis ma marque 
ordinaire, f . HtLLAmE atné. J. Hillairb. Phiupot. F. Baptiste 
Mouunier, confesseur. Sœvk Hélène de la Croix Dubourg, 
discrette. Sœur Marguerite Thérèse de Jésus Prévostiére, 
discrette. — 1730, 4 janvier, a fait sa profession entre les 
mains du R. P. Celse Joannaud et de la R. M. Agathe delà 
Passion de Champagne, abbesse. Ne pouvant signer, j'ay 
mis ma marque ordinaire.-]-. F. Celse, commissaire provincial. 
HiLLAiRE, curé de Lâchai. Frèbe Salvien Durcis, récolé. 
Sœur Agathe de Ghahpaigné, abbesse. 

ilS9, SS avril. — L'an mil sept cent vingt-neuf, le vingt- 
troisième jour d'avril, en présence des témoins soussignés, 
Suzanne Pacaud, âgée de vingt ans ou environ, de la ville 



Disiiizcdby Google 



— 202 — 
de Saint-Savinien, diocèse de Saintes, et Jeanne Pelletreau, 
âgée de seize ans ou environ, de la paittisse de Saint-Palais, 
faubourg de Saintes, ayant reconnu que hors de la vraye 
église il n'y a point de salut, de leur bonne volonté et sans 
aucune contrainte, elles ont fait profession de la foy catho- 
lique, apostolique et romaine, et fait abjuration de l'hérésie 
de Calvin enti-e mes mains; de laquelle je leur ai donné 
publiquement l'absolution en vertu du pouvoir que monsei- 
gneur l'évêque de Saintes m'a donné pour cet effet, en foy 
de quoy j'ai signé le présent acte avec les susdites Susanne 
Pacaud et Jeanne Pelletreau.. qui ont été absoutes d'hérésie 
et avec les témoins qui ont été présents. Fait dans l'église 
des, religieuses de Sainte-Claire de Saintes. De Lacoré, 
officiant et vicaire général. Suzanne Pascaud. Jeanne Pel- 
letreau. Frère J.-Baptiste Moulinier, confesseur. Frère 
Mathurin, recelé présent. Frère Champion. J. Gabnier. Rose 
DE Jésus Guissalle, abbesse. Sœur Valérie Coudreau, dis- 
crelle.SŒVR Agathe de Champaigné, discrette. Sœur Marie 
DE l'Enfant Jésus Ceievreuil, procureuse. Sœur Julie de 
Lamahthonie, discrette. Sœur Mélanie de la Visitation 
Mariaud, discrette. Sœur Marguerite le Givre, discrette. 
A la marge: Certificat d'une abjuration d'hérésie, l'an 
1729. M"e Pacaud. M"" Pelletrau. 

ilW, 30 octobre. — « Sœur Henriette de Saint-AJ- 
lexis, appellée au monde Henrielte-Anne-Louise de I^a Chap- 
pelle, fille naturelle et légitime de messire Antoine de La 
Chappelle, écuyer, seigneur de La Matterrière, et de dame 
Elisabeth Regnaud, son épouse, native de la ville de Pons, 
âgée de 17 ans et 8 mois, s prend < l'habit des mains du 
R. P. Celse Joannaud, premier père de province, et de la 
R. M. Agathe de la Passion de Champagne, abbesse. s 
Sœur Henriette de Saint Allexis. Frèfe Celse, commis- 
saire du très révérend phe provincial. F. Mathurin, récollet. 
F. JoAciiiM Redon, présent. Sœur Agathe, abbesse. Sœur 



Disiiizcdby Google 



Gabrielle de l'Ennontiation Reveillaod, discrelte. Sœur 
Marie de la Natité (sic) discrète. Sœur Marie de Saint 
Jan, discrète. Sœur Thérèse Prévostiére, discrète. — \ 731 , 
ler janvier, a fait sa profession. Lachappelle. Frère Ber- 
nard, récoUet; Frère Maucellin, récollet. F. Cesle, com- 
tniêsaire provincial. 

1730, i3 avril. — e Sœur Madeleine de la Résurrection, 
appellée au monde Jeanne-Rose du Souchet, fiile naturelle 
et légitime de M. Pierre du Souchet, avocat en pariement 
dans la ville d'Angoulême, et de Françoise Martin de Guis- 
sales, sa première épouse, native de la même ville, âgée de 
vingt-deux ans, » prend s l'habit des mains du R. P. Celse 
Joannaud et de la R. M. Agathe de la Passion. F. Joachih 
Redon, prédicateur. Dussouchet. Frère Léonard Lhardv, 
custode. F. G. Dusouchet, religieux cordelier. Dusouchet, 
Valleteau, religieux ckambrier de Sainte-Gemme. Sœur 
Madelëne de la Résurrection. F. J. Baptiste Moulinier, 
confesseur. 

La présente réception est rayée, et en marge il est écrit: 
Sortie pour ses infirmitez, le 4 de novembre 1730. 

i732, i5 janvier. — Aujourd'huy quinziesmc de janvier 
.•1732, damoiselle Annc-Judiht Girardeau, âgée de vingtrsept 
ans, native de Saint-Pière en Olleron, présentement pension- 
naire au couvent des religieuses de Sainte-Claire de Saintes, 
- ayant reconnu qu'hors l'élise apostolique et romaine il n'y 
a point de salut, a fait profession de foy et abjuré les erreurs 
de Calvin, promettant de vivre et mourir dans la religion 
apostolique et romaine. Et nous, vicaire général de monsei- 
gneur Léon de Beaumont, évesque de Saintes, avons donné 
à la ditte demoiselle l'absolution publique de l'hérésie, en 
vertu des pouvoirs à moy donné par mon dit sieur évesque; 
et avons signé le présent acte avec laditte damoiselle et les 
témoings soubsignés, les jours et ans que dessus. De 
Lacorë, officiai et vicaire général. A. J. Girardeau, 



Disiiizcdby Google 



— 204 — 
Peluer. Frère Bernard Chevallier, récollet. Frère Ma- 
THURiN Barrailler, récollet. E. Glauhon.Sœur Agathe de 
Champaigné, abhesse de Sainte-Claire. Sœur Rose de Jésus 
Guissalle, îJi'catre.SŒUR Marguerite le Givre, procureuse. 
Sœur Marie de L. Jésus Chevreuil, maîtresse des novices. 
Sœur Anne Saint-Joachim, mestresse des pensionaire. 

173S, 38 may. — « Sœur Julie de SainWean-BapUste, 
appellée au monde Julie Moulinier, fille naturelle et légitime 
de sieur Jean Moulinier, juge de Monlieu, et de feue Anne 
Robert, native de Talemont, son épouse, âgée de dix-sept 
ans, » prend « l'habit des mains du T. R. P. Jérôme Cande- 
rats, lecteur de théologie et provincial des récolez de Gui- 
enne, et de la R. M. Marguerite de Saint-Calixte Le 
Givre, abbesse. Mêmes signatures et Frère Jérôme Car- 
DERAT, ministre provincial. Frère J. Baptiste Moulinier. 
Moulinier, père de la dite Jullie Moulinier. Frère Léonard 
Lhardy, guardien et prédicateur. F. Bernard Chevalier. 
SœuR Valérie Goudreau, discrelte. Sœur Elisabeth Per- 
RiN, discrette. SœUR Gabrielle Reveillaud, discrette. SœUR 
Geneviève PQRcnkiHE,discrète. Sœur Marie de Saint-Fran- 
çois, discrette. Sœur Claire de Saint-François, discrète. 
Sœur Monique de Saint-Augustin Guillotin, maitresse des 
novices. Sœur Agathe Rambaud, discrette. Sœur Julie de 
Saint-Jean-Baptiste. — 1733, 13 septembre, a fait sa pi-o- 
fession entre les mains duR. P. Léonard Lhardy, lecteur de 
théologie, provincial des récolez de Guienne, et de la R. M. 
Mai^uerite de Saint-Calixte le Givre, abbesse. Sœur Julie de 
Saint-Jean-Baptiste, professante susdite. Frère Cassien 
PouiLLOT, confesseur. Frère Alexis Dorât. Frère Antoine 
Darby. Frère Hacurse Doux, présents. Frère Junien, gar- 
dien. Moulinier, père. Bernard Messac. Robert. 

1734, 5 décembre. — « Sœur Scolastique de Saint-Benoist, 
appellée au monde Elizabhet Braud, fille naturelle et légiti- 
me de Pierre Braud, marchant, et d'Ëlizabhet Bachelot, son 



Digilizcdby Google 



épouse, native'de la ville de Pons, âgée de 18 ans, n prend 
« l'habil des mains du R. P. Junien Du Bouchet, gardien des 
récolez de Sainles, lecteur de théologie, et de la R. M. Mar- 
gueiite de Saint-Galixte Le Givre, abbesse. » Sœur Scolas- 

TIQUE DE SaINT-BeNOIST. BÉRAULD. ArNAULD. F. JUNIEN, 

gardien et commissaire. F. Cassien, confesseur. Frère Gra- 
TiEN DU Mws^récollet, prédicateur. kK:ikVLD. Sœur Monique 
DE Saint-Augustin Guillotin, maîtresse des novices. SœuB 
Agathe Rambaud, sacristaiîie, discrette. — 1735, 9 décem- 
bre, a fait sa profession entre les mains du P. Léonard Lhardy 
et de la M. Jésus de Guissalle, abbesse. Léonard Lhardy. 
Marguerite Bachelot. Arnauld. Bachelot. Frère Gré- 
goire Darteguiette, assistant. Arnauld. Abnauld. Bache- 
lote Berauld. 

il35, 9 février. — « Sœur Madeleine du Cœur de Jésus, 
appellée au monde Anne Véron, fille naturelle et légitime de 
mésire Jean-Pierre Veron, fils naturel et légitime de noble 
Charles Véron, natifs de Satilieux en Vivarez, près d'Annon-- 
né, et de Madeleine Loyer, son épouse, native de la ville de 
Sainles en Saintonge, âgée de 18 ans, » prend <c l'habit des 
mains du R. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Margue- 
rite de Sainl-Calixte Le Givre, abbesse. » Frère Gbatien Du- 
mays, prédicateur. Veron, perre. Madelène Loyer, mère. 
Sœur Magdelaine du Cœur de Jésus. L. Loyer, orlogé, cou- 
sin. J. FouRESTiER Lacour, parant. Frère Malachie Cha- 
uffe, lecteur de théologie, assistant. F. Cassien Pouillot, 
confesseur. — 1736, 13 février, a fait sa profession entre les 
mains du R. P. Léonai-d Lardy et de la R. M. Rose de Jé- 
sus Guissalle. Frère Charles, /ir^jca^^r. Frère Grégoire 
d'Arteguiette. m. Loyer. Dexmier . F. Léonard Lhardy, mi- 
nistre provincial. Rose de Jésus Guissalle, abbesse. Made- 
lène Loyer de Veron. Veron, perre. S. Fourestier Lacour- 
M. Loyer. 

i735, 6 septembre. — «r Sœur Eustelle de SainUEutrope, 



Disiiizcdby Google 



appellée au monde Marie Mounier, fille natureUe et légitime 
d'Antoine Mounier, régent de cette ville, et de Marie Clain, 
sa légitime épouse, âgée de 18 ans, » prend, comme sœur 
converse, « l'habit des mains du R. P. Juniendu Bouchet, lec- 
teur de théologie, gardien des recollez de Saintes et commis- 
saire du très révérend père pi-ovincial, el de la R. M. Rose 
de Jésus Guissalle. Frère Junies, gardien et commissaire. 
Meusnir, père. Frère Sébastien Abadie, assistant. N. J. 
BiZEUX, parent el présent. Moreau, prézan et paran. Gra- 
TEAD , présant et oncle. Lebon. P. Bernard , présent. 
Sœur Eustelle de Saint-Ectrope. Sœur Marie de Saint- 
Frainçois, discretle. Sœur Marguerite Legivre, sa^ris- 
taine, discrette. Sœur Thérèse de Jésus, mailresse des 
novices. Sœur Agathe Rahbaud, promreuse. — 1736, 
8 septembre, a fait sa profession entre les mains du 
P. Gelse Joannaud et de la M. Rose de Jésus. Sœur 
Eustelle de Saint-Eutrope, professante susdite. F. Celse 
cùmre. procl. Frère Charles, présent. Frère Elie Jac- 
ques, présent. Frère Ferdinand, confesseur. Frère Sixte, 
présent. F. Sébastien Abadie. F. Eue Jacque, présent. 

1735, 6 septembre. — « Sœur Marie des Anges, appellée 
au monde Marie-Anne Vîaud, fille naturelle et légitime de 
Jean Viaud, et de damoiselle Jeanne Hitairet, sa légitime 
épouse, native du boui^ de Reignac, âgée de 24 ans et onze 
mois, » prend i l'habit des mains du R. P. Juniendu Bou- 
chet et de la R. M. Rose de Jésus Guissalle. > Sœur Rose 
DE JÉSUS Guissalle, abbesae. F. Cassien, confesseur. F. 
Grégoire d'Artegviette, assistant. Frère Malachib Cha- 
UPPE, assistant. Gilbert, conducteur D. M. Sœur Mabie 
des Anges. — 1736, 10 octobre, a fait sa profession enti'e 
les mains du R. P. Fei"dinand Lamasière, confesseur, lecteur 
de théol(^e, commissaire du révérend pèie provincial, et 
de la R. M. Rose de Jésus Guissalle, abbesse. Mêmes signa- 
lui-es et Frère Ferdinand Lahazière, commissaire du rêvé- 



Disiiizcdby Google 



— 207 — 

rend père provincial. Françoise Viaud, sœur de la susdite 
professe. Frébb Maximilien Chabroulaud, assistant. Frère 
Phiuppe Gibaud, présent. Marsat. 

1736, 3 mai. — « Sœur Rose de l'Assomplion, appelles 
au monde Mai^uerile-Paule Bacon, fille naturelle et lé- 
gitime de sieur Bacon, écuyer, ancien maire de Blaye et 
procureur général de la maréchaussée de Guienne, et de 
feue demoiselle Thérèse Âcar, sa légitime épouse, âgée 
d'environ vingt-deux ans,| » prend « l'habit des mains du 
R. P. Léonard Lhardy, ancien lecteur de théologie et 
provincial actuel des récollels de Guienne, et de la R. M. 
Rose de Jésus Guissalle, abbesse. » Frère Léonard Lhardy, 
ministre provincial. Sœur Thérèse oe Saint-Elie. Frère 
Honoré Chastillon. Sœur Rose de l'Assomption. Bourdeil- 
LE, conducteur. Frère Elie Montenten. Fortuné Dabzac. 
Frère Cassien Pouillot, confesseur. Frère Cyprien, pr^enï. 
Frère Grégoire d'Arteguiette. Frère Éloy Verdilliac, se- , 
crélaire. S"" Marie de Saint François Méthé, discrette. Sr 
Agathe Rambaud, p'ocureuse discrette. S"" Marguerite Thé- 
rèse Prêvostière, metresse des novise. — 1738, 22 juil- 
let, a fait sa profession entre les mains du R. P. Junien du 
Bouchet et de la R. M. Monique Guillotain, abbesse. Frère 
Junien, commissaire. Frère Ferdinand Lamazière, confes- 
««*r. Gilbert,/). M. T. Cyprien Mosnier, présent. Frère Do- 
minique Salvan, gardien. Sœur Monique Guillotin, abbesse. 
Sœur Angélique Garnier, discrette. 

i736, 3 mai. — « Sosur Thérèse de Saint-Elic, appellée 
au monde Anne Thérèse, fiJle naturelle et légitime de sieur 
Bacon, écuyer, ancien maire de Blaye et procureur géné- 
ral de la maréchaussée de Guienne, et de feue demoiselle 
Thérèse Acar, sa légitime épouse, âgée d'environ vingt-trois 
ans, s prend « l'habit des mains du R. P. Léonard Lhardy et 
et de la R. M. Rose de Jésus. » Mêmes signatures qu'à la 



Disiiizcdby Google 



précédente réception, y compris Sœur TnËrËSE de Sairt-Éue. 
— i728, 22 juillet a fait sa profession entre les mains du P. 
Junien Dubouchet et de la R. M. Monique Guillotatn. Sœur 
Thérèse de Saint-Élie, ■professante susdite. 

1738, 2 janvier. — « Sœur Marthe du Cœur de Jésus, 
appellée'au monde Marthe Bonamy, fille naturelle et légi- 
time de François Bonamy et de Madeleine Aquaîre, tous 
deux de celte ville, âgée de i9 ans, v prend, comme sœur 
converse, « l'habit des mains du R. P. Junien Du Bouchet et 
de la R. M. Rose de Jésus Guissalles... Et ne sachant point 
écrire, j'ay mis ma marque oi"dinaire. f . Frère Junien, custode 
et commissaire délégué. Frère Ferdinand Lahasière, coii- 
fesseur. Frère Sixte, présent. Frère Sébastien Abadie, 
présent. Frère Oga. Gilbert, D. M. Sœur Rose de Jésus, 



La présente réception est rayée et en marge il est écrit : 
< Sortie pour ses infirmité, ce 8 octobre. » 

i738, i5 novembre. — « Sœur Elizabhel de Saint-Jean, . 
appellée au monde Susanne Drouhet, fille naturelle et légi- 
time de feu sieur Drouhet, procureur au siège d'élection (sic) 
de Saint-Jean, et de Judith Lucas, sa légitime épouse, âgée 
de vingt-cinq ans, t> prend, comme sœur laye, « l'habit des 
mains du R. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Monique 
de Saint-Âugustain Guillotain, abbesse. » Judicq Lucas, 
Veuve Drouhet, mère de la nauvisse. Frère Ahbroisb 
DuMONTEiLj récollect. Sœur Monique Guillotih, abbesse. 
Sœur Elizabhet de Saint-Jean. Sœur Marie Barbier, 
discrette. Sœur Angélique Garmer, discrette. Sœur Luce 
BouHiER, procureuse. 

la présente réception est rayée et en marge il est écrit : 
Sortie le 29e décembre. 

i739, Si Janvier. — Aujourd'huy vint un janvier mil 
sept cent trente neuf, nous soubsignées, discreltes du présent 
monastère de Sainte-Gtaire les Saintes, fauxbourget paroisse 



Disiiizcdby Google 



— ao9 — 

Saint-Palais, capitulairement assemblées au son de la cloche 
de la manière accoutumée, avons délibéré que, pour nous 
coofomier à la déclaration du roy du 9e avril 1736, à nous 
communiquée depuis quelques jours, il faloil authoriser la 
révérende mère Monique Guillotin, notre présente abbesse, 
laquelle nous authorisons par ce présent acte capitulaire, 
pour cotler et parapher le présent registre double, comme il 
est porté par la susdite déclaration de sa majesté. En foy de 
quoy nous avons signé ie même jour et an que dessus. 
Sœur Rose de Jésus Guissalle, vicaire et discrette. Sœur 
Agathe de Champaigné, discrette. Sœur Marie de l'Enfant 
Jésus Chevreuil, discrette. Sœur Marie de Saint-François 
Méthë, discrette. Sœur Saint-Jen Barbier, discrète. Sœur 
Thérèse de Iésus Prévotière, discrète. Sœur Agathe 
Rahbaud, discrette. Sœur Angélique Garnier, discrette. 
Sœur Luge Bouhier, procureuscy discrette. 

J'ay cotté, paraphé, le mesme jour que dessus, le présent 
registre de huit feuilles, en vertu du susdit acte capitulaire 
et côme il est porté par la déclaration de sa majesté. Sœur 
Monique Guillotin, abbesse. 

il59, 7 février. — « Sœur Louise de Saint-Elienne, appel- 
les dans le monde Eustelle Guenon, Hlle naturelle et légitime 
de sieur Daniel Guenon Beaulieu et de Louise Prieur, sa 
légitime épouse, âgée de dix-sept ans accomplis, > prend 
« l'habit des mains du R. P. Junien Dubouchet, custode des 
récollets de Guienne, et de la R. M. Monique de Saint-Augus- 
ijn Guillotin, abbesse. » Mêtnes signatures que les précéden- 
tes. Sœur Louise de Saint-Estienne. Frère Junien, com- 
missaire et custode. Frère Ferdinand, confesseur. Frère 
Sébastien Abadie, présent. Guenon, père de la ditte novice. 
Louise Prieur, m^.?. Marie Baron, ^^moiiis.ÂRDOuiN,comm« 
ténoing. — En marge: Morte le 19 feuvrier 1754. — 1740, 2 
mai, a fait sa profession entre les mains du R. P. Luc Choury, 
lecteur de théologie, confesseur et commissaire à ce sujet du 
très révérend père Junien Dubouchet, lecteur de théoli^e et 



Disiiizcdby Google 



— 210 — 

provincial actuel des récollels de Guienne, et de la révérende 
mère Monique Guiltotin, abbesse. Sœur Louise de Sen 
Etienne, profese sudite. (Mêines signatures). Frère Luc 
Ghoury, confesseur et commissaire. Frère Gasihih Gre- 
nier, assistant. Frère André Grellet, présent. Guenon. 
Louise Prieur, mère. 

1739, 3 septembre. — « Sœur Golombe de la Nativité, 
appelles dans le monde Marie Duguée, fille naturelle et légi- 
time de monsieur Nicolas Dugué, husier au présidial, et de 
Marguerite Àllebeil, sa légitime épouse, âgée de vint et un an 
accomplis, » prend comme sœur laye i l'habit des mains du 
révérend père Junien du Bouchet, ansien lecteur de tbéologie 
et provincial actuel des récollets de Guienne, eldela révérende 
mère Monique de Saint-Augustain Guillotin. » Mêmes signa- 
tui'es. Frère Junien, ministre provincial. Dugué, pèi'e. Mar- 
guerite Albert, mère. Duguè, oncle. A. N. Dugué, frère, 
clercq. Sœur Colombede la Nativité. — 1741, 6 décembre, 
a fait sa profession entre les mains du révérend père Junien 
du Bouchet et de la révérende mère Thérèse Prévoslière, 
abbesse. Mêmes signatures. Veuve Vignau. Dugué, curé de 
Geay. Angéuque Dugué et Sœur Thérèse Prévostière, 



i74i, 8 janvier. — « Sœur Modeste du Saint-Sacrement, 
appellée dans le monde Elizabelh BadifTe, fille naturelle ei 
légitime de messire Paul-Jean Jau-Badifie, écuyer, seigneur 
de GoQchamp, et de dame Marie Boisseau, sa légitime épouse, 
•'^ée de près de vingt-sept ans, n' prend e l'habit des mains 
du révérend père Junien du Bouchet, et de la révérende 
mère Monique de Saint-Augustin Guillotin. Mêmes signatu- 
res. Frère Ferdinand Lamazïéke, gardien et prédicateur. 
Paul Badifpe de Couchan. Mestaver. Mestayer. Sœur 
Modeste du Saint-Sacrement; moins veuve Vignau, Dugué, 
A. Dugué. — 1742, 10 janvier, a fait sa profession entre les 
mains du B. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Thérèse 



Disiiizcdby Google 



-211 — 

de la Prévostière, abbesse. S^ Modeste du Saint-Sacrement, 
professante msditte. Paul Badiffe Couchans, frère de la 
professe. Arnaud. Sœur Thérèse Prévostière, abbesse. 
SœuR Marie de l'Incarnation de Ville, discrette. F. Junien, 
ministre provincial. F. Sébastien Abaïue, présant. Fr. Luc, 
confesseur. S"" Angélique Garnier, discrette. S^ Luce Bou- 
HiBR, Sf Marie Barbier, discrette. Sœur Agathe Rambaut, 
vicaire. S"" Marie de S^-François Methé, discrette. 

il4i, 8 janvwr. — « Sœur Marie de Saint-Bernard, 
appellée dans )e monde Rose Robin, fille naturelle et In- 
time de sieur André Robin, procureur au siège royal de 
Coignac, et demoiselle Elisabeth Fournier, sa légitime 
épouse, âgée d'envii'on vint-huit ans, v prend « l'habit des 
mains du R. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Monique 
Guillottin de Saint-Augustin. » Mêmes signatures et Sœur 
Marie de Saint-Bernard. Frère Ferdinand Lamazière. 
Robin. LkitiÈypère. Marie Foucaud. Jacquette Robin. F. Ju- 
nien, nw/reproû/.— 1742, lOjanvier.afaitsa profession entre 
les mains du R. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Thé- 
rèse de Jésus Prévostière, abbesse. Sœur Marie de Saint- 
Bernard, professante susditte. P. Luc, confesseur. Robin. 
Laine, père de la professe. S^ Thérèse Prévostière, abbesse. 
Marie Foucaud. P. Junien. 

En note : Remis au giefTe du siège présidial de Saintes 
copie du susdit registre à Saintes, le trente janvier mil sept 
cent quarante-deux. Brunet. Et au bas de la 8^ feuille au 
verso: Fini de cotter et parapher la huitième et dernière 
feuille. Sr Monique Guillottin, abbesse. 

1743, 21 Juin. — < Sœur Geneviève de Saint-Louis, 
appellée au monde Louise Tersinier, fille naturelle et légi- 
tima de feu Pierre Tersinier, bourgeois de la ville de Sain- 
tes, et de Catherine Frion, sa légitime épouse, âgée de dix- 
huit ans, » pi-end a l'habit des mains du R. P. Junien du 
Bouchet et de la R. M. Agathe Rambaud, abbesse. Sœur 



Digilizcdby Google 



— 212 — 

Geneviève de Saint-Louis, Tuaiice. G. Frion Terqnié, mère 
de la novise. Frère Marc Arnauld, prédicateur. Sœur 
Agathe Rambaud, abbesse. S"" Marie Barbier, vicaire. Sr 
JuuB Mounier, discrette. — En marge : Les réceptions au 
noviciat qui se sont faites depuis la sœur Elisabeth, sortie, 
jusques à la sœur Louise Tersinier reçue ce jourd'huy, sont 
dans le cahier attaché aux articles de la profession. — 1743, 
16 juillet, a fait sa profession. S^ Geneviève de Saint-Louis, 
professante susditte. B[llard, tesmoins. Frère Ferdinand, 
confesseur. Frère Casimir Crémier, présent. Sœur Hen- 
riette DE La Chapelle, discrette. Sœur Julie Moulinier, 
discrette. F. Marc Arnauld, récollé, témoin, prédicateur de 
la dite. 

i743, 2 janvier. — «Sœur Claire de Saint-Agnès, appel- 
lée au monde Cathenne Bequet, fille naturelle et légitime de 
feu Alexandre Bequet, marchand, de la paroisse de Bagne- 
zeau, e). de Marianne Couzin, sa légitime épouze, âgée de 
vingt-quatre ans et demi, s prend < l'habit des mains du 
R. P. Junien du Bouchot et de la R. M. Agathe Rambaud. » 
Mêmes signatures et Sœur Glaire de Saint-Agnès. Frère 
Bénigne, assistant. A. Bequet. J. Bequet. Ranconneau, curé 
de Nantillé. Brunet. Eutraupe Bequet. J. Gabaud. — 1744, 
8 juillet, a fait sa profession. Mêmes signatures et Frère 
Ghrisologue, assistant. Prouhet, curé de Baigneseau. J. 
Bequet. Bbunet. 

i744j 9 juin. — « Sœur Marguerite de Saint-Jean, 
apellée dans le monde Catherine-Françoise Guionnet, fille 
naturelle et légitime de sieur Noël Guionnet, noiaire royal 
et procureur à l'éleclion de Saint-Jean-d'Angéli, et de feue 
Jeanne-Elizabeth Gourdin, sa légitime épouse, âgée de vint- 
un an, s prend, comme sœur laye, « l'habit des mains du 
T. R. P. Junien du Bouchet, commissaire du T. R. P. Ho- 
noré Chastîllon, ancien lecteur de théologie, provincial 
actuel des récoilets de Guienne, et de la R. M. Agathe 



Disiiizcdby Google 



— 213 — 
Rambaud, abbesse. » Mêmes signatures et S^ Marguerite 

DESAINT-JAEN.THÉOPHILACTEFARNlENSjCon/èiSeur.GuiONNET. 

F. Sazerac. Gourdin. Sazerac Gourdin. J. Sazerac. Eus- 
TELLE Sazerac. Marianne Bodin. Gilbert. 

La présente réception est rayée, et en marge il est écrit : 
Le 8 avril, elle sortit par maladie. 

1744, 29 septembre. — Sœur Victoire de Saint-Honoré, 
appeltée dans le monde Susane-Ëulalie Chateauneuf, fille 
naturelle et légitime de sieur Gabriel Chateauneuf, procureur 
au siège présidial de Saintes, et de demoiselle Catherine 
Gorry, sa légitime épouse, âgée de quinze ans et quatre 
mois, ' prend, comme sœur de chœur, « l'habit des mains 



1. AMJourdhuy viagt neof sepleinbre mil sept cent quarante quatre, eslanl 
à la grille du parloir des dames religieuses de Sainle-Claire-iès-Sainfes, 
fonxbourg et paroisse Saint-P al ais, nous soubsignez sommes cooveaus de ce 
qui suit : Savoir que moy, Gabriel Chateauneuf, procureur au siège présidial 
de Saintes, demeurant paroisse Saint-Pierre, voulant condescendre au pieui 
dessein de Susane-Eulalie Chateauneuf, ma lille, apellée à l'état religieux 
dan» l'ordre et monastère desdiles dames religieuses de Sainte-Claire, preste 
b prendre l'habit dudit ordre en qualité de religieuse de chœur, promets et 
m'engage de lui constituer pour antDflne dotalle la somme de deui mille livres 
payables cinq ans après sa profession avec la rente au denier vingt chaque 
année jusques audit payement, ladite sootune assignée sur tous mes biens et 
ceux de Catherine (îoni, mon épouse, solidairement l'un pour l'autre, et que 
j'authoriseray pour tout quand nous en passerons le contrat ; promettant de 
payer de plus deux cents livres pour les ameublemens et pension de noviciat 
de ladite Chateauneufj ma fille, savoir: cent livres le jour de sa prise d'habit 
avec vint-quatre francs de surplus pour le repas, et cent livres le jour de sa 
profecsion ; et si, par quelque cas que l'on ne peut prévoir, ladite Chateauneuf, 
ma fille, venoit k quitter l'habit dans son noviciat, lesditcs cent vinl-quatre 
livres demeureront auidites dames pour dédommagement de sa pension et 
des ameublemens, sans que j'en puisse faire aucune pétition ni demande. Et 
nous abbesse et procureuse, soubz les conditions cy-dessus énoncées, pro- 
menons, tant pour nous que pour les autres religieuses de notre monastère, 
de meubler, vêtir et nourrir ladite demoiselle Chateauneuf eu la qualité et 
comme les autres religieuses de chœur. En foy de quoy avons signé la pré- 
sente police passée double pour nous servir de mémoire et d'aesurance 
jusques au Jour de la veille de la profession qu'il en sera passé contrat aux 
frais dudit sieur constituant, ainsi que de coutume, le tout k peine de tous 



Disiiizcdby Google 



— 214 — 
du T. R. P. Junien Dubouchet et de la R. H. Agathe Ram- 
baud, abbesse. d Mêmes signatures. Sœur Victoire de 
Saint-Honorê. Chasteauneuf, père. Gorry de Cuastau- 
NEDF, mère. Chasteauneuf, oncle. Chasteauneuf, frère. 
— 1745, 5 octobre, a fait sa profession entre les mains du 
même et de la révérende mère Luce Rouhier. abbesse. Seur 
Victoire de Saint-Honoré, profesante smdiite. Gorry de 
Chasteauneuf. M. Phiuppe. Chasteauneuf, père. Chas- 
teauneuf, frère. Chasteauneuf, onde, chanoine. Charrier. 
Sœur Luce Bouhier, abbesse. 

1744, 29 septembre. — « Sœur Marie de la Nativité, 
appellée dans le monde Marie Bertry, fille naturelle et légi- 
time de feu sieur Pierre Bertry, marchand, de la présente 
ville de Saintes, et de fue demoiselle Ëustelle Tabois, sa 
légitime épouse, âgée de dix-sept ans quelques mois, » prend 
comme sœur de chœur, « l'habit des mains du T. R. P. 
Junien Dubouchet et de la l'évérende mèm Agathe Rambaud, 
abbesse. d Sœur Marie de la Nativité. J. Bertry, sœur. 
L. Mesnard, oncle. M. Tabois, tante. Agathe Rambaud, 
abbesse. — 1745, 5 octobre, a fait sa profession entre les 
mains du révéj'end père Junien Dubouchet et de la révé- 
rende mère Luce Bouhier. Sœur Mabie de la Nativité, 
professante susdite. Luce Bouhier. Tabois, curé de Rimix. 
Frère Chbysologue, confesseur. Bertry, sœur. L. Mesnard, 
oncle. 

1745, 24 février. — « Sœur Félicité de Saint-Sébastien, 
appelée dans le monde Marguerite Vieuille, fille naturelle et 
légitime de feu sieur Pierre Vieuille, conseiller du roy, lieu- 
tenant civil de l'élection de Saintes, et de dame Marguerite 



despen4s, dommages e( intérests. Fait à notre susdit monastère de Sainte- 
Claire-lès-Saintes, le luAme jour et an que dessus. Sœur Agaths Raxbaud, 
abbene. Chateauneuf. Sœuh Rouhier, procvreute. [OriçiiK^ t%r papier 
appartenant A M. Charltt iXuvi&n»)!). 



Digilizcdby Google 



— 215 — 
Dufaur, sa légilime épouse, âgée d'environ seize ans, » 
prend comme sœur de chœur, « l'habit des mains du 
T. R. P. Junièn Dubouchet et de la révérende mère Agathe 
Rambaud, abbesse. » Mêmes signatures. Sœur Féuctté de 
Saint-Sébastien. Dufaur, curé de Saint-Vivien de Saintes. 
VtEuiLLE. Fkére Théophylacte Farniens, confesseur. Sœur 
Agathe Rahbaud, abbesse. Sœur Marie Rarbier, vicaire. 
Sœur Monique de Saint-Augustin Guillotin, maîtresse des 
novices. Sœur Luge Douhier, procureme. Sœur Angélique 
Garnier, discrette. Sœur Marie De^ille, discrelle. Sœur 
Henriette Lachapelle, discrette. Sœur Julie Mouunier, 
discrette. — 1746, 1er mars, a fait sa profession entre les 
mains du révérend père Junien Dubouchet, commissaire du 
T, R. P. Gabriel Daubignac, et de la révérende mère Luce 
Rouhier, abbesse. F. Junien, officiant et commissaire. LucE 
Rouhier, abbesse. Brunet, témoin. Sœur Scuolastique, 
discrette. Sœur Magdelaine Veron, discrette. Frère Cbry- 
SOLOGUE, confesseur assistant. 

1145, 24 février. — « Sœur Monique de Saint-Augustin, 
apellée dans le monde Monique Brunet, Jille naturelle et 
légitime de sieur Pierre Brunet, procureur au si^e prési- 
dial de Saintes, et demoiselle Euslelle Mathé, sa légitime 
épouse, âgée de dix-sept ans et quelques mois, j> prend, comme 
sœur de chœur, « l'habit des mains du T. R. P. Junien Du- 
bouchet, ancien lecteur de théologie, ex-provincial et com- 
missaire du T. R. P. Honoi-é Ghâtillon, provincial actuel des 
récolets de Guiemie, et de la R. M. Agathe Rambaud, 
abbesse. » F. Junien, ex-provincial et commissaire. Sœur 
Monique de Saint-Augustin. Frère Théophylacte Farniens, 
confesseur. Brunet, père. F. Sébastien, présent. — 1746, 
l^i* mars, a fait sa profession entre les mains du révérend père 
Junien Dubouchet et de la révérende mère Luce Bouhier. 
Brunet, père. Luce Rouhier, abbesse. Usthelle Mathé, 
mairre. Frère Chrysologue, confesseur assistant. 

1164, 25 mars. — « Sœur Marthe du Cœur de Jésus, 



Disiiizcdby Google 



_ 216 — 

appellée dans le monde Jeanne Babinol, fille naturelle et 
l^itime de Pieri-e Babinot et de fiie Jeanne Sauvagel, sa 
légitime épouse, demeurants en la paroisse de'Saint-Laurens 
en Saintonge, âgée de vint un an, ï prend, comme sœur 
laye, a l'habil des mains du T. R. P. Junien Dubouchet, 
commissaire du R. P. Gabriel Daubignac, provincial des 
récollects de Guienne, et de la R. M. Luce Bouhier, abbesse. 
Ne sachant écrire, j'ay fait en leur présence une croix pour 
me servir de marque, f. F. Junien, of^cùmt et commissaire. 
F. Chrysologue, confesseur, assistant. Ladranseau. F. Hi- 
BELLOT, beau-frère. F. Sébastien Abadie, présent, i — 1747, 
47 mai, a fait sa profession. « Ne sachant écrire, ay fait une 
croix pour me tenir lieu de seing. » ■\. S. Luce Bouhier, ab' 
besse. S. Monique Guillotin, vicaire. S. Marie Barbier, 
discrette. S. Agathe Rambaud, procureuse. S. Angéuque 
Garnier, discrette. S. Scholastique Brauld, discrette. 
Magdelaine Veron, discrette. Grateau. Laurahseau. F. 
HiBELLOT, beau-frère. 

f 747, i7 mai. — « Sœur Jeanne de la Croix, appellée 
dans le monde Jeanne Froyn, fille naturelle et légitime de 
feu Guillaume Froyn et de Jeanne Massé, sa légitime épouse, 
de la paroisse de Groyn, pi-ès la ville de Goignac, en Sain- 
tonge, 6^ée de vingt-six ans et quelques mois, » prend, comme 
sœur laye, « l'habit des mains du T. R. P. Junien Dubouchet, 
commissaire du T. R. P. Maximilien Chabroulleau, ancien lec- 
teur en théologie, vicaire général des récoltets de Guienne, et 
delà B. M. Luce Bouhier, abbesse... En foy de quoy ne sachant 
écrire, j'ay fait une croix pour me tenir lieu de seing. » -|-. 
J. Frouin, frère de la novice. G. Froin. Jean Beaofort. 
Sœur de l'Incarnation de Ville, metresse des novisse. — 
1748, 26 août, a fait sa profession entre les main:; du révé- 
rend père Junien du Bouchet et de la révérende mère Marie 
de Ville, abbesse. f . Sœur Marie de Ville, abbesse. Fr. 
Thomas Grateau, confesseur. F. Bernier, prêtre, prédica- 
teur. 



Disiiizcdby Google 



— 217 — 

^747, 'iO août. — « Sœur Luce de SainUChrisoi<^e, ap- 
pellée dans le monde Marie Dalzy, fille naturelle et légitime 
de feu sieur Pierre Dalzy, nolaire royal, de la paroisse de 
Chérac, en Saintonge, et de demoiselic Anne Boul^ier, sa 
légitime épouse, âgée de dix-neuf ans quelques mois, » 
prend, comme sœur de chœur, « l'habit des mains du T. R. 
P. Junien Dubouchet, ancien lecteur de théologie^ père de 
province, et de la R. M. Luce Bouhier, abbesse. » Sœur 
Luce de Saint-Chrisologoe. Frère Chrysologue, confes- 
seur. Marie-Anne Bouhier, mère. Bouhier, o/tele. Lues 
Bouhier, abbesse. B. Mesnard, curé de Chérac. Bernier, 
vicaire de Chérac. Dallezy, frère. CoTHU, chanoine. — 
1748, 26 août, a fait sa profession entre les mains du révé- 
rend péi-e Junien du Bouchet et de la révérende mère Marie 
de Ville. Sœur Luce de Saint-Chrysologue, professante 
sudite. Frère Thomas Grateau, confesseur. Louise Dallezy. 
Marie Lesné. Marie-Anne Bouhier. • François Dallezy. 

1748, 5 février. — « Sœur Thérèse de Jésus de Saint- 
Ghrisologue, appellée dans le monde Magdeleine Robert, fille 
naturelle et légitime de sieur Jean Robert, marchand, et de 
demoiselle Marie Jouneau, sa légitime épouse, demeurant 
en la paroisse de Saint-Sauvan, en Saintooge, Agée de dix- 
neuf ans, s prend, comme sœur de chœur, < l'habit des mains 
du R. P. Junien Dubouchet et de la R. M. Luce Bouhier, 
abbesse. » Sœur Thérèse de Jésus de Saint-Chrisologue. 
Sœur Luce Bouhier, abbesse. — 1749, 12 février, a fait sa 
profession entre tes mains du révérend père Junien du Bou- 
chet et de la révérende mère Marie de Ville. Frère Tho- 
mas. F. Sébastien, R. présent. Grateau, confesseur. Methé 
DE FoNREMis, témoin. Joubert, témoin. Methé de Fonre- 
MIS, témoin. Sœur Marie de Ville, abbesse. F. Chrysolo- 
gue, prédicateur. 

ilA8, 5 février. — « Sœur Pacifique de Saint-Jean, ap- 
pellée dans le monde Marie-Anne Methé de Fonremis, fille 



Disiiizcdby Google 



— 218 — 

naturelle et légitime de monsieur midlre Jean Methé de 
Fonremis, conseiller du roy, magistrat au siège présidial de 
Saintes, et de dame Baudet de Beaupré, sa légitime épouse, 
âgée de, seize ans, s prend, comme sœur de chœur, « l'habit 
des mains du R. P. Junien Dubouchet et de la R. M. Luce 
Bouhier. » Sœur Pacifique de Saint-Jean-Baptiste. Bau- 
det DE Beaupré. Methé de Fonréhis. Joubert. Sœur Ma- 
rie DE Ville, maîtresse des novisses. — 1749, 12 février, a 
fait sa profession entre les mains du révérend père Junien 
du Bouchet et de la révérende mère Marie de Ville. F. Tho- 
mas Grateau, confesseur. Sœur Marie de Ville. Methé de 
Fonremis, père. Joubert. Methé de Fonremis, frère. — En 
marge: Décédée le 26 aviil 1768. 

i748, 5 février — « Nous sœura Valérie de Saint-Etienne 
et Mélanie de Saint-François, appellées dans le monde Marie 
et Maiguerite Brunet, filles naturelles et légitimes de sieur 
maître Pierre Bruriet, ancien procureur au siège présidial 
de Saintes, et de demoiselle Ëustelle Hathé, sa légitime 
épouse, demeurants au lieu des Brausses, paroisse de Chérac 
en Saintonge, &gèes, sçavoir, moy Marie Brunet, de vingt- . 
deux ans, et moy Mai^erite Brunet, de quinze ans et quel- 
ques mois, nous avons pris l'habit de la i-eltgioa en qua- 
lité de sœurs du chœur, comme novisses dudit ordre, des 
mains du T. H- P. Junien Dubouchet et de la R. M. Luce 
Bouhier. » Usthelle Mathé, mère. Sœur Valérie de 
Saint-Etienne. Sœur Mélanie de Saint-François. — 1750, 
ler juillel, ont fait leur profession entre les mains du révé- 
rend père Junien Dubouchet ei de la révérende mère Marie 
de Ville. Usthelle Mathé, veuve Brunet. Frère Thomas, 
confesseur. Frère Basile, présent. Sœur Marie de Ville. 
F. Eue Montenteh. 

i749, 7 janvier. — « Sœur Séraphique de Saint-Henri, 
appellée dans le monde Henriette La Mirande, fdle naturelle 
çl légitime de feu messirc Henri Dùs^aud de La Mirande, 



Disiiizcdby Google 



— 219 — 

écuyer, gouverneur pour le roy à l'isle de La Cayène,el de 
dame Marie Beraud, sa légitime épouse, demeurant au logis 
de Senouche, paroisse de Saint-Sauvao, en Saintonge, âgée 
de seize ans et quelques mois, » prend, comme soeur de 
chœur, « l'habit des mains du R. P. Junien Dubouchet et 
de la R. M. Marie de Ville, abbesse. » Frère CnRYSOLOGUE. 
Sœur Sérapuique de Salnt-Hanry. Lamirande, frère. Sœur 
Marie de Ville, abbesse. Sœur Luce Bouhier, maîtresse 
des novices. Sœur Rose Bacon, discrette. — 1750, 8 jan- 
vier, a fait sa profession. Sœur Séraphique de Sajnt-Henri. 
F. Thomas Grateau, confesseur. F. Sébastien, présent. Be- 
RAULD. Lamirande, mère. Dangibeaud. Marie Latachb. 
Frëre Barthélémy . Guenon de Bbive. 

i749, 7 janvier. — « Sœur Rose de Sainte - Marguerite, 
appellée dans le monde Jeanne Dangibaud, iille naturelle et 
légitime de monsieur maître Jean-Claude Dangibaud, con- 
seiller du roy, magistrat au siège présidial de Saintes, et de 
dame Maiie-Henriette Lachapelle, sa légitime épouse, â^ée 
de quinze ans et quelques mois, » prend, comme sœur de 
chœur, a l'habit, s Sœur Rose de Sainte-Marguerite. Dangi- 
baud, père. Guenon Dangibaud, mère. Dangibaud, sœur. — 
1750, 8 janvier, a fait sa profession. 

i749, 7 janvier. — Sœur Marie de l'Incarnation de 
Saint-Thomas, appeltée dans le monde Ëustelle-Magdelaine 
Garnier, fille naturelle et légitime de maître François Gar- 
nier, avocat en la cour, et de demoiselle Marie-AnneArnaud, 
sa légitime épouse, demeurant en la présente ville de Sain- 
tes, âgée de seize ans et quelques mois, » prend « l'habit de 
la religion dans le présent monastère des religieuses de 
Sainte-Claire de Saintes, en qualité de sœur de chœur, comme 
novice dudit ordre, b Garnies, père. M. Anne Arnauld 
Garnier, n^re. Sœur Marie de l'Incarnation de Saint- 
Thomas. F. Junien, commissaire. F. Thomas, confessettr. S' 
Marie de Ville, abbesse. — 1750, 8 janvier, a fait sa pro- 



agilizcdbyGOOglc 



fession. Danqibaud. Guenon de Brive. C. Delapate. H. 
Anne àrnàuld Garnier, mère. 

iT49, S3 octobre. — « Sœur Marie de Saint-Basile, 
appellée dans le monde Suzanne Gaussé, <]lle naturelle et 
légitime de sieur Jean Gaussé, agent de change, de la ville 
de La Rochelle, et de demoiselle Suzanne Bon, sa légitime 
épouse, âgée de vingt-cinq ans accomplis, p prend, comme 
sœur de chœur, s l'habit des mains du R. P. Junien du 
Bouchet et de la R. M. Marie de Ville. > Sœur Marie de 
Saint-Basile. Frëre Basile, prédicateur. F. Thomas Gra- 
TREAU, confesseur. 

La présente réception est rayée et en marge : Sortie pour 
ces infirmités, le 98 janvier 17M. 

iT 50, 3 juillet. — « Sœur Claire de Saint-François, 
appelée dans le monde Marie-Magdelaine Martin, fille natu- 
relle et légitime de feu sieur Martin et de fue demoiselle 
Magdelaine Polart, sa légitime épouse, de la paroisse de 
Saint-Georges en l'isle d'OUeron , dans la vingt-unième 
année de son âge, 2 prend « l'habit des mains du R. P. 
Junien du Bouchet et de la R. M. Marie de Ville. Sœur 
Claire de Saint-François. Martin Guillotin. M. Martin. 
Marguerite Guillotin. F. Thomas, confesseur. Martin. 

La présente réception est rayée et en marge : Sortie pour 
cause de maladie. 

il50, S juillet. — « Sœur Anne de Sainte-Claire, apellée 
dans le monde Anne d'Echassiec, fille naturelle et légitime 
du sieur Aaron Dechassier et d'Anne Richard, sa légitime 
épouse, de la paroisse de Grandjean, en Saintonge, dans la 
dix-neuvième année de son âge, » prend, comme sœur de 
chœur, « l'habit des mains du T. R. P. Junien du Bouchet 
et de la R. M. Marie de Ville. » Sœur Anne de Sainte- 
Claire. — 1751, 26 juillet, a fait sa profession entre les 
mains du R. P. Chrisologue Volk, lecteur de théologie et 
commissaire du T. R. P. Paulin Maisongrande, provincial 



Disiiizcdby Google 



— 221 — 

des dits récollets de Guienne, et de la R. H. Rose Bacon, 
abbesse. Mêmes signatures et Frère Chrtsologue, commis- 
saire et confesseur du monastère. Fr. Poltcarpe, assistant. 
Methé de Fonbemis. Paillot de Beauregard. 

i7 50, S2 juillet. — « Sœur Marguerite de Saint-Jean, 
apeltée dans le monde Eustelle-ËlizabethdeFonremis, fille na- 
turelle et légitime de monsieur maître Jean Methé de Fonre- 
remis, conseiller du roy magistrat au siège présidial de 
Saintes,et de dame Beaudetde Beaupi'é, sa légitime épouse, 
dans la seizième année de son âge, » prend l'habit t des 
mains du R. P. Junien du Bouchet et de la R. M. Marie de 
Ville. » F. Junien, commissaire. Sœur Marguerite de Saint- 
Jean. JouBERT. De Beaupré. Methé de Fonréhis. Paillot de 
Beauregard. Luge BovmER,maitraisse des novices. — 4751, 
26 juillet, a fait sa profession entre les mains du R. P. 
Ghrysologue Wolk et de la R. M. Rose Bacon. Sœur Rose 
Bacon. Sœur Modeste, discrette. Sœur Marie Robin, pro- 
cureuse. 

iiôO, 22 Juillet. — Sœur Marie de Saint-François, ap- 
pelée dans le monde Ëustelle Gamier, fille naturelle et 
légitime de sieur Antoine Garnier, bourgeois et marchand, 
de la présente ville de Saintes, et de demoisselle Jeanne 
Gillot, sa légitime épouse, dans la dix-huitième année de 
son âge, prend < l'habit des mains du R. P. Junien et 
de la R. M. Marie de Ville. & Sœur Mari de Saint-Fran- 
çois, ânth. Gar-mer. F. PoLicARPE, assistant. F. Sébastien, 
récolé, présent. S. Marie de Ville, abesse. S. Luge Bouhier, 
metresse des novices. S. Henriette Lachapelle, discrette. 
S. JuuE HouLiNiER, procureuse. S. Scholastique Brauld, 
discrette. S. Magdeleine Veron, discrette. S. Rose BacoN, 
discrette. F. Junien, commissaire. 

La présente réception est rayée et sn marge : Sortie pour 
cause de maladie. 

1750, 22 juillet. — < Sœur Gabrielle de l'Annonciation, 



Digilizcdby Google 



ape]lée dans le monde Marie Paillot de Beauregard, fille na- 
turelle et légitime de monsieur maître Pierre Paillot de Beau- 
regard, avocat en la coui-, et ancien conseiller du roy en 
l'élection de Saintes, et de dame Marie du Douhet, sa légitime 
épouse, dans la seizième aimée de son âge,» prend «l'ha- 
bildes mains du B. P. Junien et de la B. M. Marie de Ville. » 
Paillot de Beauregard. Methé de Fonrémis, cousin. 
JouBERT. De Beaupré. Sœur Gabrielle de l'Annonciation. 
— 1751, 26 juillet, a fait sa profession entre les mains du 
révérend père Ghrysologue et de la révérende mère Rose 
Bacon. 

i756, i8 août. — ■ « Sœur Marie de Saint-Fraoçois, apel- 
lée dans le monde Eustelle Gamier, fille naturelle et légi- 
time de sieur Antoine Gamier, boui-geois et marchand, de la 
présente ville de Saintes, et de demoisselle JeanneGillot, sa 
légitime épouse, dans la dix-neuvième année de son âge, » 
prend e l'habit des mains du B. P. Junien et de la B, M. 
Rose Bacon, abbesse. » Frère Elie Montenten, assistant. 
Anth. Garnier. ik^i^E GiLLOT, fatnme de Garnier. Sœur 
Marie de Saint-François. 

La susdite réception est rayée et en marge : Sortie pour la 
seconde et dernière fois pour cause de maladie. 

^756, iS novembre. — « Sœur Marie de Saint-Didac, 
apellée dans le monde Jeanne Billaud, fille naturelle et légi- 
time de feu sieur Elie Billaud, marchand, et de demoiselle 
Angélique Gueymant, sa légitime épouse, demeurant au 
bourg et paroisse de La Chapelle, en Saintonge, âgée de 
vint un an, s prend, comme sœur laye, s l'habit des mains 
du B. P. Junien et de la B. M. Rose Bacon. » Frère Léo- 
nard, gardien, présent. Sœur Marie de Saint-Didace. Gues- 
MAND. Guesmond. Bobert, fils. Marthe Dupuy. Jaune Bil- 
laud. Sœur Rose Bacon, abbesse. S, Luce Bouhier, f tcûire. 
S. Marie de Ville, dtscrette. S. Thérèse Bacon, maîtresse 
des novices. S. Louise Guenon, discrette. S. Marie Bobih, 



Disiiizcdby Google 



— 223 — 
procureuse. — 1753, 9 mai, a fait sa profession entre les 
mains du révérend père Chijsologue et de la révérende mère 
Rose Bacon. S. Marie de Saint-Didac, professente.Ro^Ewr, 
fiis. Frère Cdrysologue. Frère Marc, assistant. 

Î75S, Î6 avril. — « Sœur Dorothée de Saint-Paulin, apel- 
lée dans le monde Calheiine Sicard, fille naturelle et légi- 
time de sieur Nicolas Sicard, notaire royal, et de fue Marie 
Chareau, sa légitime épouse, demem'ant au boui^ et paroisse 
de Monty, en Saintonge, âgée d'environ dix-sept ans, » prend 
« l'habit des mains du T. R. P. Paulin Maisongrande, provin- 
cial des récollets de Guienne, et de la R. M. Rose Bacon, 
abbesse. » Sœur Dorothée de Saint-Paulin. Frère Pauun 
MAisoNGRANDE,/troï'/ncù//. Frère PoLiGARPE,a£si5/anf. Frère 
pROSPER JouBERT, présant. Sicard, père. Sicard. Charrier, 
^îs. S. Rose Bacon, abbesse. S. ThérÏ;se Bacon, maîtresse 
des novices. S. Louise Guenon, discrelle. S. Marie Robin, 
procureuse. — 1753, 9 mai, a fdt sa profession entre les 
mains du révérend père Chi^sologue et de la révérende 
mère Rose Bacon. Frère Chrvsologue, commissaire et con- 
fesseur du monastère. Frère Marc, assistant. Boucare, curé 
de SainlSever. Sicard, père. 

i752, i août. — « Sœur Delphine de Saint-Elzéar, apellée 
dans le monde Marie-Mai'guerite de Marin de Nadeau, fille 
naturelle et légitime de feu messire Jacques de Marin de 
Nadeau, écuyer, et de fue dame Jeanne Brun de Gudeau, sa 
légitime épouse, de la paroisse de Prignac en Bourges, dio- 
c^e de Bordeaux, âgée de vint six ans, b prend « l'habit des 
mains du R. P. Ghrysologue Volk, lecteur en théologie, 
deffiniteur des récollets de Guienne, notre confesseur et 
commissaire du T. R. P, Paulin Maisongrande, provincial 
desdits récollets, et de la R. M. Rose Bacon. » Sœur Del- 
phine DE Saint-Elzéar. Brun de Godeau. Marin de Na- 
OEAU. Frère Léonard, récoUet, présent. Frère Policarpe, 
présent. F. Marc Lacaze, présent. F. Sébastien Abadib, pré- 



Disiiizcdby Google 



sent. P. Chrysologub, commissaire et confesseur du monastère. 
Sœur M. Conchams, discrctte. — -1753, 22 août, a lait sa 
profession entre les mains des susnommés. Fobthoh, curé de 
Campugnan. Chevalue de Gadau. Marin de Nadeau. 

1755, 2Î septembre. — « Sœur Marie de Saint-François, 
appellée dans le monde Catherine Bironneau, fille naturelle 
et légitime de sieur Etienne Bironneau, bourgeois et mar- 
chand, du fauxboui-g et paroisse Saint-Ëutrope lès Saintes, 
et de demoiselle Mai^uente Foucâud, sa légitime épouse, 
âgée de dix-neuf ans, i prend < l'habit des mains du R. P. 
Chrisologue Volk, lecteur de théologie, gardien des récollets 
de cette ville et commissaire du R. P. François Chabrol, 
provincial des récollets de Guienne, et de ta R. M. Luce 
Bouyer, abbesse. » F. Chrysologub, commissaire et gardien. 
Frère Séraphin, présen. Sœur Marie de Saint-François. 
Frère Jean François, confesseur. Bironneau, père. Foucaud 
Bironneau, nfère. M. Fourestier. Eustelle Bironneau. 
Bironneau, fils. Sœur Luce Bouhier, abbesse. — 1756, 
SI novembre, a tait sa profession. F. Jean-François de La- 
VERGNB, confesseur. F. Martial Hardy, récollet assistant. 
Papin. Grossard. Eustelle Bironneau. Bertry Forestier. 
Frère Bernard Dupuy, prédicateur. Foucaud Bironneau, 
mère. Bironneau. 

ni5, iO août. — « Sœur Henriette de Saint-Chrisologue, 
apellée dans le monde Marie-Eustelle Billard, fille naturelle 
et légitime de sieur Jean Billard, directeur des postes de la 
ville de Saintes, y demeurant paroisse Sainte-Colombe, et de 
hie demoiselle Magdeleine d'Egremont, sa légitime épouse, 
Agée de dix-neuf ans moins un mois, » prend s l'habit des 
mainsduR.?. Chrisologue Volk etde la R. M. Luce Bouhyer. > 
F. PoucARPE, assistant. Henriette de Saint-Chrisologue. 
Billard, grand-père. Billard, père. Billard, Féné. Mes- 
uyer. Harillet. m. Mestayer. Fourestier, docteur-mé- 
dedth 



Disiiizcdby Google 



La préiente réception est rayée et en marge : Sortie, le 1 9» 
octobi-e 1756, pour cause de maladie. 

i758, 23 octobre. — « Sœur Radegonde de Saint-Clé- 
ment, apeltée dans le monde Geneviève de Mane, fille natu- 
relle et légitime de messire Clément de Mane du Gazon, 
écuyer, demeurant dans la paroisse de Loyré en Saintonge, 
et de fue dame Marie-Henriette de Sainte-Hermine, sa légi- 
time épouse, âgée de dix-huit ans et quelques mois, v prend 
« l'habil des mains du R. P. Chrysologue Volk, commissaire 
du T. R. P. Augustin Brissaud, provincial des récollets de la 
susdite province, et de la R. M. Thérèse fiacon, abbesse. Sœur 
Radegonde de Saint-Cléhent. Frère Fha.nçois Guérin, 
confesseur. Le chevaluer de Goullard, commandant la 
[no]blesse de Saintonge. De Chais. Dbhane. Le chevalier 
Dehane. Frëre Anselme Meusnier, récollet, prédicateur. 
Agete Babin. Hanriete Dehanne, l'éné. Sœur Deharnb. 
Monique Dehanne. Sœur Thérèse Bacon, abbesse. Sœur 
Rose Bacon, vicaire. Sœur Luce Bouuier, metraise des no- 
vice. Sœur Julie Mgulinier, procureuse. — i760, 27 août, 
a fait sa profession entre les mains du révérend père Chryso- 
logue et de la révérende mère Rose Bacon. F. Apollinaire, 
confesseur. Salomon de Clais. De Mânes, fils. Hanriete de 
Ma>nes. p. Delaroche, curé de Chérac. Sœur Rose Bacon. 
Glehan de Mane. 

il&), 19 août. — « Sœur Agathe de Saint-Christophie, 
apellée dans le monde Marie-Magdelaine Arnauld, fdie na- 
turelle et légitime de âieur Christophte Arnauld, conseiller 
du roy receveur de l'émolumant du sceau de la chancelle- 
rie près le parlement de Bordeaux, et de dame Marie Lan- 
dreau, sa légitime épouse, demeurants sur la paroisse de 
Sainte-Radegonde en Angoumois, &gée de vingt-trots ans, t 
prend < l'habit des mains du R. P. Chrisologue Volk et de 
la R. M. Rose Bacon, abbesse. » Sœur Agathe de Saint- 
CuRisTOPHELE. Frëre Apounaire Linarès, confesscur. Fr. 



Disiiizcdby Google 



Félix Garnieb, prédicateur. C. Anauld, père. Marie Ar- 
NAULD. De Roghecouste. Marianne-Charlotte Arnauld. 
Terrien Landreau. Landreau du Breuill. Monsnereau 
Arnauld. Mao^ Marguerite Garnier. Eut^ Garnier. Thai- 
RÈSE Garnier. Garnier. Suzanne Baronneau. S^ Luge 
BouHiER, vicaire. S"" Thérèse Bacon, metraisse des novices. 
S"" Modeste de Conchams, dtscrette. — 1761 , 1er septembre, 
a fait sa profession. Fr. Martial Hardy, gardien et com- 
missaire subdélégué. F.Félix Garnier, récollet et prédica- 
teur. Christophe Arnauld, frère. C. Arnauld, père de la 
sœur Agathe. MariE' Terrien Arnauld, /on/e. Marie-Char- 
lotte Arnauld, sœur. Matthe Garnier. Marie-Catherine 
Arnauld. Terrien Landreau. 

^765, 8 mars. — « Sœur Saint-Paul de la Providence, 
appellée dans le monde Mai^uerite-Suzanne Vebert, fille na- 
turelle et Intime de sieur Jean-Anloine Vebert, négocient, 
de la ville de La Rochelle, paroisse Saint-Jean, et de demoi- 
selle Marie Murandière, sa légitime épouse, âgée de vingt- 
trois ans, prend « l'habit des mains du R. P. Chrisologue 
Volk et de, la R. M. Rose Bacon, abbesse. » Seur Saient- 
Paul de la Providance. Wererg. Frère Policarpe. Frère 
Césabee Pugealon, assistant. M. Fourestier. Bertrï Fou- 
restier. Cotard de Lavarenne. Victoire Laneau. M. Sa- 
ZERAc. Mélanis Laneau. Fourestier. Marie Hardy. F. 
Chrysologue, provincial, célébrant. — ■1764, 14 juin, a fait 
sa profession dans les mains du révérend père Chrisologue 
et de la révérende mère Luce Bouhier. Sœur Saint- Paul de 
LA Providence. S. Vaberg. Cotard de Lavarenne. Laneau. 
Billard. Melanis Laneau . Frère Junien Billard, assis- 
tait célébrant. Sœur Victoire Chasteauneuf, discrette. 
F. Etienne, confesseur. Fourestier, D. M. 

i763, SI septembre. — « Sœur Anaslasie de Saint-Char- 
les, appellée dans le monde Marie-Jeanne Pain, fille natu- 
relle et légitime de sieur Pien-e Pain, marchand, de la pa- 



Disiiizcdby Google 



i-oisse de Riou, et de demoiselle Marie Pontalier, sa légitime 
épouse, âgée de dizehuit ans, b prend « l'habit des mains 
du T. R. P. Chrisologue Volk et de la R. M. Luce Bouhier, 
abbesse. » Sœur Anastasie de Saint-Charles Pain. Frère 
Basile du Bois de Lavaud, custode des récollets et. prédica- 
teur de la dite sœur. Pain. Pontallier, curé de Tanzac . F. 
ETïE:iyE,confesseur,assisCant. Pain. Frère Grégoire Robert, 
récollet. Marie Bessb. Alhert Cornillier. F. Chrysologue, 
célébrant . St Geneviève Tercinier, d/screffô. S' Victoire 
Chasteauneuf, discrette. S"" Thérèse Bacon, vicaire. S"" Ma- 
rie DE Ville, discrette. — 1764, ii octobre, a fait sa pro- 
fession entre les mains du révérend père Martial Hardy, nom- 
mé prédicateur du roy, deffmiteur des récollets de Guienne, 
et commissaire du très révérend père Romuald Roche, pro- 
vincial, et de la révérende mère Luce Bouhier. Frère Mar- 
tial Hardy, commissaire. Pain, curé de Soulignone. Marie 
Pain. Pain. Gallot. Bigot. F. Appolinaire, gardien des 
récolets. Pontallier, curé de Tanzac. 



1164, i4 juin. — & Sœur Marie de Saint-Jean, 
dans te monde Marie Renaud, fille naturelle et légitime de 
Pierre Renaud, laboureur à bœufs, de la paroisse de Sainl- 
Sevé, et de Jeanne Guerri, sa légitime épouse, âgée de vingt- 
qui;lre an, » prend, comme sœur laye, « l'habit des mains du 
T. R. P. Chrisologue Volck, ensien lecteur de théologie, ex- j 
provincial des récollels de Guienne, et commissaire du 
T. R. P. Romuald Roche, provincial de ladite province, et 
de la R. M. Luce Bouhier, abbesse. » Sœur Marie de Saiot- 
Jban. Frère Chrysologue, ^x-/»rojî(ftcw/,c^/^ira«/. F. JuNiEN 
Billard, assistant. Ghapsal, curé de Montil. Lambert. Bou- 
card, curé de Sainl-Sever. — 1765, 13 décembre, a fait sa 
profescion. F.Etienne, recolé, confesseur et assistant. Frère 
Césarée, recollet assistant. Frère Policarpe. Madeleine 
PttET. Jeanne Bigot. Jean Bigot. F. François Guérin. 

4767, iO septemhre — « Sœur Rosalie du cœur de Jésus, 



Digilizcclby Google 



appelles dans le monde Marie Férand, 611e naturelle et légi- 
time de Jean Féi-and, nu^tre boulanger de la paroisse Saint- 
Palais-les-Saintes, et de Marie Ugaul, sa légitime épouse, 
âgée de dize-sept ans neuf mois et quelques jours, » prend, 
comme sœur laye, « l'habit des mains du T. R. P. Bazille 
Boidelaveau, ancien lecteur de théologie, provincial des 
récollets de Guienne, et de la R. M. Magdelaine Veron, 
abbesse. » Frère Basile de Boisdelavaud, provincial, célé- 
brant. Sœur Rosaue du couer de Jésus. Frère Gésarée 
PuGEALON, assistant. Frère Apollinaire Linarès, deffinitetir. 
Ferrand. Jean Bigot. Apert. Suzanne Apert. Madeleine 
Veron, abbesse. F. Etienne Reculés, confesseur, assistant. 
Sr Luge Bouhieb, vicaire. S"" Henriette de la Chapelle, 
procureuse. — 1768, H septembre, a fait sa profession en- 
tre les mains du révérend père Martial Hardy et de la révé- 
rende mère Magdeleine Veron. SrRoSALisFAiRAN,/)ro/"«*Sfl«(^ 
sudite. Jean Bigot. F. Martial Hardy, commissaire. Frère 
Anselme Meunier, prédicateur du jour. F. Apollinaire Li- 
res, assistant. F. Cesarée, récolet. S^ Modeste de Conchams, 
diserette. S' Geneviève Tercinier, mestresse des novisses. 
S^ Félicité Vieuille, diserette. 

i77i, 2 janvier. — « Sœur Chrisologue de Sainte-Rose, 
appellée dans le monde Uai'ie Thérèse Prouteau, fille natu- 
relle et légitime de sieur François-Xavier Prouteau, bour- 
geois, de la paroisse de Tenac, et de Marie-Claire Laneau, 
sa légitime épouse, âgée de vingt-trois ans et quatre mois, i> 
prend a l'habit des mains du T. R. P. Chrisologue Volk, 
conunissaire subdélégué du T. R. P. Martial Hardy, prédica- 
teur ordinaire du roy et provincial des récollets de Gîenne, 
et de la R. M. Rose Bacon, abbesse. » Frère Chrisologue, 
commissaire. Sœur Chrisologue de Sainte-Rose Prouteau. 
Laneau. Maillet. Catherine Laneau. Brejon Charrier. 
Sœur Rose Bacon, abbesse. Sr Valérie Brunet, mailresse 
des novices. Sf Thérèse Bacon, vicaire. Sr Félicie Vieuille, 



Disiiizcdby Google 



discrelte. S^ Monique, discrette. Sr Thérèse Robert, procu- 
reuae. A. Meunier. J. Bigot. Sœur Magdelajne Veron. — 
1772, 7 janvier, a fait sa profession. Lannead. Anne Prou- 
teau.Victoire Laneau. Catherine Laneau. I^nneau. Claire 
Lanneau. F. Etienne Reculés, confesseur et assistant. 

inS, iô février. — « Sœur Florant de Saint-Césarée, 
appellée dans le monde Elisabeth Raoul, fille légitime de 
feu Michel Raoul, bourgeois d'Olleron, et d'Angélique Gros- 
sard, sa légitime épouse, Sigée de vingt ans et neuf mois, » 
prend ff l'habit des mains du R. P. Chrisologue Volk, ensien 
lecteur de théologie, père de province et commissaire du T. 
R. P. Augustin Brissau, provincial des récollets deûuienne, 
et de la R. M. Valérie Brunet, abbcsse. » Sœur St Florant 
DE Saint-Cébarée, novice. François Grossard, cwrdfcur. Fr. 
Florent, confesseur, assistant. Lafargue. Raoulx ff. Raouls. 
Grossard. Dumay. M. Goût. Buzain. Sœur Valérie Brunet, 
abbesse. — ■1774, 16 avril, a (ait sa pi-ofession. Marguerite 
Grossard. Ferret. Grossard. 

^775, iô février Sœur Marie de Saint-Joseph, appe- 
lée dans le monde Marguerite Lacoste, fille légitime de 
Jean Lacoste, miûlre tailleur de cette ville, et d'Ustelle 
Bataillier, sa légitime épouse, âgée de vingt ans, prend, 
comme sœur laye, « l'habit des mains du R. P. Chrisologue 
Votck, et de la R. M. Valérie Brunet, abbesse. » Seur Marie 
de sen ioseph, novice. Lacoste. Lacoste, fils. Marguerite 
Lacoste. Angélique Lacoste. Ménac Lasoutier. Cécille 
BouLoux. Margueritte Rober. Catherinne Lacoste. Carre 
Durtvault.S'' Monique Brunet, dwcre//e. — 1774, 16 avril, 
a fait sa profession. Lacoste. Lacoste mère, Antoine La- 
coste, frère de la sœur Mary. Angélique Lacoste, sœur de 
la sœur Marie. 

1774, 7 février. — Sœur Claire-Eléonor de Sainte- 
Anne, appellée dans le monde Marie-Catherine I^uzet, fille 



Disiiizcdby Google 



— 230 — ■ 

légitime de PieiTe-Eléonor Lauzet, coatrôleur .des actes et 
receveur des domaines du roy de la ville de Rocheforl, et 
de Catherine Paumier, sa légitime épouse, âgée de dii-neuf 
ans et quelques mois, prend < l'habit des mains du révérend 
père Ghrisologue Volk et de la R. M. Valérie Brunet, ab- 
besse. » S'CLAmE Eléonor de Sainte-Anne, novice. Frère 
Dominique Courtaud, r. récollet, Lauzet, père. Jani Lauzet. 
Lauzet hls. Janne Rançon. Duranclau. Marie Brungt 
DuRANCLAU. Catherine Lauzet. — 1775, 8 février, a fait 
sa profession. N. Lenoir, prêtre, cfianoine. Eustelle Saint- 
Papin. Lgort. 

1776, 16 mai. — « Sœur Marianne de Saint-Pierre, appel- 
lée dans le monde Eustellle Temple, fille lé^lime d'Utrope 
Temple, maître boucher, de la paroisse Saint-Eutrope, et de 
Marianne Drouet, sa légitime épouse, âgée de 22 ans, » 
prend, comme sœur laye, « l'habit des mains du R. P. Ghriso- 
logue Volck et de la révérende mère Valérie Brunet. » Eu- 
trope Templier. Gabriel Templier. Joseph Tamplié. La- 
zare Tehpuer. Eustelle Gadolet. Marianne Templier. 
Marie Jeanne Lurasquë Dbnechaude. Juue Rorert. Sœur 
Marie Anne de Saint-Pierre. 

■Î776, iS décembre. — « Sœur Elizabeth de Saint-Bonna- 
venture, appellée dans le monde Marie Robert, fille légi- 
time de Jean Robert, maître cordonnier, de la paroisse de 
Saint-Palais-Iez'Saintes, et de Marie Boucaixl, sa légitime 
épouse, âgée de dix-neuf ans, » prend, comme sœur taye, 
€ l'habit des mains du révérend père Chrisolt^ue Volck, com- 
missaire du très-révérend père Malachie Laborie, provincial 
de ladite province et de la révérende mère Thérèse Bacon, 
abbesse. » Sœur Elizabeth de Saint-Bonnavanture. Frère 
Thierri Vernais, confesseur. Chevallier. Resnieb. Bideux. 
Frère Roch. Sœur Thérèse Bacon, abbesse. S"- Madelaine 
Veron, discrette. S' Rose Bacon, discrette. S' Thérèse Ro- 
bert, procureuse. S^ Valérie Brunet, maîtresse des novices. 



Disiiizcdby Google 



-231 — 

— 1777, 6 févriei', a fait sa profession. Boucard, curé de 
SainlSever. Durand, prieur de Rouffiac. P. Thierri Ver- 
NOis, confesseur. 

1780, 18 janvier. — a Sœur Placide de Saint-Elie, ap- 
pellée dans le monde Anne Nouveau, fille légitime de Jean 
Nouveau, maitre serrurier, de la ville de Jamac, et de Jeanne 
Joinet, sa légitime épouse, âgée de vingl-uns an, » prend 
« t'habit des mains du révérend père Ghrisologue Volck, com- 
missaire du trés-révérend père Elie Jacquet, provincial de la 
dite province, et de la révérende mère Rose Bacon, abbesse.» 
Sœur Placide de Saint-Elie, novices. Frère Salvies, prédi- 
cateur. Frère Placide, confesseur. Frère Poucarpe, ré- 
collets. Frère Pacifique. Sœur Rose de l'Assomption, 
abbesse. Sœur Scholastique Bèraud, métresse des novices. 
Sœur Séraphiqiie de Lamirande, discrette. Sœur Saint- 
François Bironneau, procureuse. — 1781, 9 mai, a faitsa 
profession. Sœur Placide de S. Elie, professante. F. Ghri- 
sologue, officiant. P. Placide Valette, confesseur. F. Pa- 

CIRQUE MaUVIGNER. HENRIETTE DeMANES. MaGDELAINE Pe- 

nard. Françoise Demanes, religieuse de Poissy. Goheau 
Desrehoniserie. René de Brante. Arhende Demanes. Sœur 
Demanes, hospitalière. Penard. Elisab de Sivrac. 

1780, 8 novembre. — a Sœur Félicité de Saint-François, 
appellée dans le monde Jeanne Lâuzet, fille légitime de 
Pierre-Eléonoi" Lauzet, controlleur et receveur des domaines 
du roi dans la ville de Rochefort, et de Catherine Paumier, 
sa légitime épouse, âgée de vingt-deux ans, > prend « l'habit 
des mains du révérend père Ghrisologue Voick, et de la ré- 
vérende mère Rose Bacon. » Sœur Félicité Lauzet, no- 
vice. Lauzet. Durand, prieur de Rouf fiac. F. Protais, cd/Tuci'n. 
F. Placide Valette, confesseur. Bironneau. Emile Bau- 
douin. F. Pacifique Mauvigner. — i 781 , novembre, a fait sa 
profession entre les mains du très-révérend père Gabriel 
Fraisseix, provincial actuel des récollets, et de ta révérende 



Disiiizcdby Google 



mère Hélanie Brunet. Frère Laurent Dehartial, aecr^ 
taire. Gabriel Fraisseix, provincial des récollets. F. 
Elzéar Bigeon, gardien. Lauzet, veuve Phelippeau. Lau- 

ZET. BjRONNEAU. F. JUN1E.N BlLLARD. LoUIS CaILLÉ. 

ilSiy 39 octobre. — « Sœur Pélagie de Saint-Augustin, 
appellée dans le monde Catherine Reutain, ftlle légitime de 
Jean Reutain, laboureur à bras, de la paroisse de Saint- 
Sevé, et de Marie Guillel, sa légitime épouse, âgée de vingt- 
quatre ans, » prend, comme sœur laye, s l'habit des mains 
du T. R. P. Gabriel Fraisseix, ancien lecteur de théologie et 
provincial actuel des récollets de Guienne, et de la R. M. 
Mélanie Bi'unel. b F. Gabriel Fraisseix, provincial des 
récollets. Sœur Pélagie de Saint-Augustis. Frère Ray- 
mond Heurard. F. Laurent Demartial, secrétaire. F. Pla- 
aoE Valette, confesseur. F. Pacifique Mauvignier. Mi- 
chaud, jeune. F. Elzéar Bigeon, gardien des récollets. 
Louis Caillé. Sœur Mélanie Brunet, abbesse. Sœur Ma- 
rie DE l'Incarnation Garhier, discrette. Sœur Margue- 
rite Fohremis, discrette. Sœur Gabrielle Beauregard, 
procureuse. Sœur Dorothée Sicard, discrette. 

i782, S6 juin. — « Sœur fîeneviève de Saint-Germain, 
appellée dans le monde Suzanne Salmon, fille légitime de 
Jacques Salmon, menuisier, de la paroisse de Hioux, et de 
Susanne Seguin, sa légitime épouse, ftgée de vingt ans et six 
mois, s prend, comme sœur laye, « l'habit des mains du U'ès 
révérend père Gabriel Fraisseix et de la révérende mère Mé- 
lanie Brunet, abbesse. s ' Genevièvre de Saint-Germain. 
Jacques Salmon, père de la ditte. S. Segeuin. P. GifiRiEL 
Fraisseix, provincial des récollets. F. Elzéar Bigeon, 
gardien des récollels. F. Pacifique Mauvignier, présent. F. 
Plaque Valette, confesseur. F. Laurent Demartial, se- 



\. La présente réceplion esl rayée: et il o'y a pas de profession au registre. 



Disiiizcdby Google 



crétaire. Sœur Mélanie Brunet, abbesse. Sœur Henriette de 
Lachapelle, discrette. F. Schoslastique Barauld, discrette. 
Sœur Madelaine Veron, vicaire. Sœdr Rose Bacon, dis- 
crette. Sœur Thérèse Bacon, discrette. Sœur Victoire 
Christeauneuf, métresse des novices. Sœur Monique Bru- 
net, discrette. Sœur Serapiiyne Lahirande, discrette. Sœur 
Marie de l'Incarnation Garnier, discrette. Sœur Ga- 
brielle Beauregard, procureuse. Sœur Marguerite Fon- 
REHis, discrette. Sœur Dorothée Sicard, discrette. 

vni. 

I$98, S5 février. — Accord entre les héritiers Ae PrançoU Touroeur et 
les religieuses de Sainte-Claire ayant cause de Jnachim de Dreux-Brézé, pour 
25 livres de rente sur l'Ëssertis en Saiul-Eutrope, — EapédUion i»r pa- 
fitr. 

Âujourd'huy vingt-cinquiesme de febvrier mil six cent 
qualre-vingt-dix-huil, après midy, par devant le notaire 
royal soubsigné, et présentz les tesmoins bas nommés, ont 
esté personnellement establis en droit les révérendes mères 
abbesse, vicaire, procureuse, discrelle du couvent et monas- 
tère des dames religieuze de Sainte-Claire du faubout^ de 
Saint-Pallais lès la ville de Xaintes, soubsignées, faiswt tant 
pour elles que pour les autres religieuze dudit monastère, as- 
semblées à la manière accoutumée, d'une part, et maisire 
François Tourneur, preslre et curé de la paroisse de Saint- 
Seurin-de-Palene, y demeurant, et damoiselle Marie-Anne, 
Margueritte et Anne Tourneur, enfans et héritiers de feu 
maistre François Tourneur, procureur au siège présidial de 
Saintes, et de damoiselle Jeanne Fromy, conjoints, quand vi- 
voient, et ladite Fromy, fille et héritière en pai-tage de Duga, 
sa mère, ladite Anne Tourneur, femme de maistre Jean- 
Louis Guillot, procureur audit siège et en l'élecUon dudit 
Saintes, icetluy présent et authorisant ladite damoiselle 
Anne Tourneur, son espouze, pour la validité des présentes 



Disiiizcdby Google 



— 234- 
seullement, demeurant en ladite ville de Saintes, d'autre 
part, disant lesdits sieurs et damoiselle Tourneur qu'ils au- 
raient esté assignés dès le vingt-quatriesme janvier mil six 
cent quatre-vingt-seize, à la requeste de messire Joachim de 
Dreux, conseiller au grand conseil, prieur-seigneur du prieuré 
de La Pommeray, tant en son nom que comme prenant le 
lait et cause pour lesdites dames religieuses, par devant nos 
seigneurs tenant les requestes à Paris, pour estre condamné 
de payer auxdites religieuses la somme de vingt-cinq livres 
de rente arière et fontière, annuelle et perpétuelle, comprise 
et faisant partye de la vente à elle Paite par ledit seigneur 
abbé Dreux et messire Pierre Dreux, marquis de Bi-ézé, son 
frère, conseiller du roy au parlement de Paris, du lieu de 
La Pommeraye et autres biens quy apparlenoient aux dits 
seigneurs Dreux sur une pièce de terre appelle Lessertis, 
contenant huit journaux, sise et située en la paroisse de 
Saiot-Eutroppe lès Xaintes, aveq les arrérages, à se régler 
aux dernières quittances et d'en passer tittre nouvel, laquelle 
rante estoit due autrefois par ledit sieur Duga, btsayeul ma- 
ternel desdits sieurs et damoiselle Tourneur ; et comme ils 
auraient décliné de la juridiction desdttes requestes du pal- 
lais et demandé le renvoyé devant le juge des lieux, soute- 
nant que l'action estoit purement réelle, et que ledit seigneur 
Dreux soutenoit au contraire qu'elle estoit mixte, ils auroint 
esté débouttés de leur décHnatoire, et ordonné qu'ils def- 
fendraint au fonds et principal; dont ayant déclaré appel 
ledit jugement auroit esté confirmé par deffaut au parlement 
de Paris; et estant lesdits sieurs et damoiselles Tourneur 
envoyé de se pourvoir contre l'arrest et craignant le douteux 
événement du procès, ils sont convenus aveq lesdites dames 
religieuses, par advis de leurs amis et conseil, de ce quy s'en 
suit : C'est à sçavoir que lesdits sieurs et damoiselle Tour- 
neur ont volontairement renouvelle et renouvellent par ces 
présentes, partant que besoing soit, le titre constitutif de la 
dite rente arrière et foncière, annuelle et perpétuelle, de la 



Disiiizcdby Google 



— sas- 
somme de vingt-cinq livres, laquelle ils prometlent et s'obli- 
gent, tant conjointement que divisément et un seul pour le 
tout, de continuer et payer à l'advenir auxdites religieuses 
dans la fin du mois de may de chascune année, pour raison 
de la susdite pièce de Lessertis, à commencer au mois de 
may de l'année mil six cent soixante-sept et finir à pareil 
jour et continuer de terme en terme, et sans qu'ils puissent 
estre reçus à aucun déguerpissement n'y opposer aucunes 
prescriptions à l'avenir; et ont par ces mesmes présentes re- 
cognu et confessé avoir conté desdits arrérages dus et es- 
cheus de tout le passé, depuis les derniers payement jusque 
audit mois de may dernier incluzivement, lesquels ils se 
trouvent monter et revenir à la somme de cent cinquante 
livres à raison de six années que lesdits sieurs et damoiselles 
Tourneur ont payé pr^entement, manuellement et comptant 
aux dittes dames abbesse et religieuzes en bonne espèce dont 
elles se sont contentée et en tiennent quittes lesdits sieurs et 
damoiselles Tourneur et tous autres; et pour la continua- 
tion et payement de ladite rente à l'advenir aux termes sus- 
dits, ils ont obligé et obligent lous Icui's biens meubles et 
immeubles, présents et futurs, sans déroger ny innover l'an- 
cienne hypothèque, privilège et spécialité sur les biens sujets 
à ladite rente ; moyennant quoy lesdites dames abesse et re- 
ligieuzes, faisant tant pour elles que pour ledit seigneur abbé 
Dreux, ont votlontairement quitté et remis gratuitement aux 
dits sieurs et damoiselles Tourneur tous les frais et despans 
esquels ils ont esté condamnés envers ledit seigneur abbé 
Dreux; à quoy faire et à l'entretien de tout ce que dessus à 
peynes de tous dépens, dommages et intérest, elles ont 
obligé et obligent, sçavoir: lesdites dames religieuzes, le tem- 
porel dudit monastère, et lesdits sieurs et damoiselles Tour- 
neur tous leurs biens, comme dit est, qu'ils ont soumis à tou- 
tes cours et juridictions royalles qu'il appartiendra, renon- 
çant à toutles choses contraires, dont volontairement ils ont 
esté jugés et condamnés par moy. Au parloire du dit mooas- 



Disiiizcdby Google 



1ère, en présence de Michel Bourdier, praticien, et Pierre 
Feuilleteau, clerq, demeurant audit Xaintes, lesmoins soubs- 
signés. Signé : Sœur Agathe de Ghampaigné, abbesse de 
Sainte-Clère; sœur Clère de Thezac, vicaire ; sœur Pacifique 
de Saint-Anthoine, discrette; sœur Françoise du Saint-Es- 
prit, discrette; sœur Agnès de Ghabrignac, maitresse des 
novice; sœur Valérie Goudreau, discrette; sœur Mai'guerite 
Guayry, proeureuze ; sœur AngéUque de Saint-Bernardin, dis- 
crette; sœur Séraphique de La Martonnie, discrette; Ma- 
rianne Tourneur; M. Tourneur; Anne Tourneur; F. Tour- 
neur; Guillot; Bourdier; P. Feuilleteau, et de moy dit 
notaire. 

Gontrollé à Xaintes, le quatre de mars audit an, par Sor- 
lin. Feuilleteau, notaire royal à Xaintes. 

Scellé à Xaintes, le 8 mars 1698. Sorlin. {Sceau en 
applique). 

Au dos est écrit : Tittre nouveau fourni par le sieur et 
daraoiselles Tourneur aux dames religieuses de Sainte-Claire, 
du 25 février 1 698. 25 livres de rente seconde. — lïune autre 
main : C'est M. de Beaune, procureur du roy, qui paye. 7e 
tirette, BB, 5e liasse. — lïune écriture récente : 95 février 
1698. Bente 2de de 25 livres, due par les només Tourneur, 
à cause d'une pièce de teiTe nommée l'Ësserlis en Saint- 
Eutrope. 

E. 

17t4, Si décembre, — TransaclioD entre les religieuses de Soinlfr^Uaire 
et Ho* de Bellefons, 6lle et héritière de M. DaVal. 

Extrait du livre de la communauté. 

Nous soussignées, abbesse el discrette du présent monas- 
tère de Sainte-Glaire de Saintes, capilulairement assemblées 
au son de la cloche, à la manière accoutumée, pour traitter 
des affaires teniiwrelles dudit monastère et spécialement du 



Disiiizcdby Google 



— 237 — 
procès intenté par feu monsieur Doval, l'année 1684, et sou- 
tenu depuis par feu monsieur et madame de Bellefons, 
fille el héritière du dit sieur Du Val. Sur quoy notre révé- 
rende mère abbesse nous a exposé qu'il y avoit des proposi- 
tions d'accommodement sur lesquelles on avoit dressé une 
transaction, de l'avis de monsieur Dussaud, conseiller asses- 
seur au siège présidial de Saintes ; sur quoy nous avons 
délibéré d'un commun consentement; il a été convenu et 
an-esté que nous accepterions, comme nous acceptons, les 
conditions portées par ladite transaction, laquelle sera signée 
par notre révérende mère pour et au nom de toutes. Fait ce 
trente et unième décembre mil sept cent quatorze. Sœur 
Séraphique de La Harthonie, abbesse de Sainte-Claire; 
sœur Marie de l'Enfant Jésus Chevreuil, vicaire; sœur Valérie 
Coudreau, discrette; sœur Mai^erite Guerry, discrette; 
sœur Agathe de Champagne, procureuze; sœur Julie de 
La Marthonie, métraisse des novices; sœur Mélanie Mariaud, 
discrette; sœur Rose de Jésus, discrette; sœur Hélène du 
Bourg, discrette. 

SœuR Marie de l'Enfant Jésus Chevreuil, sécrettaire 
du discrettoire. 



X. 

/723, iSiwiiat. — Leltrei aali^aphes de Françoue-Marie CheTreoil, 
abbesse de Sainte-Claire, i l'inlendaDl, pour lui envoyer l'état âes biens et 
des charges du monastère. — Original aux archioa de la Ckarenle-lnfi- 



Â. — Monsieur, je vous envoyé la déclaration de nos biens, 
selon l'ordre que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer. Je 
vous puis assurer qu'il est tait avec toute la fîdellité possible. 
Ce qu'il y a de vray, c'est que, si nous ne vivions pas aussi fru- 
galement que nous faisons, notre revenu ne sauroît joindre 
les 2 bouts de l'année, malgré les apparences de nos biens 
de campagnes qui nous font plus d'honneur que de profit. 



Disiiizcdby Google 



Voyez, monsieur, si ce mémoire sera tel qu'on le souhaite. 
J'ay l'honneur d'être avec respect, monsieur, votre très hum- 
ble el très obéissante servante. 

Sœur Marie Chevreuil, abhease de Sainte-Claire. 
Ce18juilleH723. 

Ç. — Monseigneur, j'ay l'honeur de vous envoyer l'éclaircis- 
sement que vous me demandez. Je souhaitle que vous en 
soyez content. Vous me trouverez toujours disposée à vous 
rendre mes très humbles devoirs et à vous marquer le pi'O- 
fond respect avec lequel j'ay l'honneur d'être, monseigneur, 
votre très humble el très obéissante servante. 

S' Marie Chevreuil, abbesse de Sainte-Claire de Saintes. 

De Saintes, ce 24 novembre M^iZ. 

C. — Monseigneur, je croyois avoir marqué dans le premier 
mémoire les revenus et charges de notre communauté, à la 
réserve de ce qu'on peut fi»er, comme je le marque au 
bas de celuy-cy où j'ay réuni les 2 derniers mémoires 
que j'ay eu l'honneur de vous envoyer pour plus grande 
commodité; Je l'ay fait tout le plus exact qu'il m'a été 
possible. J'ay l'honeur d'être avec un profond respect, mon- 
seigneur, votre ti-ès humble et très obéissante servante. 
Sr Marie de L'Enfant Jésus Chevreuil, abbesse. 

DeSte-Claire de Saintes, ce -ler décembre 1723. 

XI. 

i7^. — Etat présent du monastère des religieuses de 
Sainte-Gtaire de Saintes, contenant te nombre des religieuses, 
leurs revenus, leurs chaînes, etc. 

Ce monastère est situé au fauxfcoui^ de Saint-Pallais de 
la ville de Saintes; sa principale entrée du côté de la rue 
et les derrières donnent sur une prairie. Il contient 115 car- 
reaux, y comprenant l'élise, le chœur, l'infirmerie, l'apar- 
tement des pensionnaires, la cuisine, le chauffour, le 



Disiiizcdby Google 



buscher, la boulangerie et deux petits jardins au milieu 
desquels se trouve situé un dortoir où sont les celules des 



Ce dortoir est long de 180 pieds et en a IS 1/2 Je lar- 
geur entre les murs. Au-dessous est le réfectoir qui a 
55 pieds de longueur, el au bout duquel se trouve une aile 
de cloître, longue de 145 pieds et large de 13 pieds 1/2. 

La communauté est composée de 32 religieuses professes. 
Il n'y en a que 5 ou 6 qui ayent plus de 60 ans, une seule 
en a 26 : les plus jeunes sont de 21 à 28 ans, plusieurs 
de 30 jusqu'à 40 et tes autres de 40 à 60 ans. 

11 n'y en a aucunes qui aye des pensions de ses parents 
au moins par contract, parce qu'il n'est pas de pratique 
dans celte communauté que les religieuses s'en puissent, 
résecver par leurs contracts de dotation. 

Etat des revenus de ce monastère... * 

Etat présent du monastère des religieuses de Sainte- 
Claire de Saintes, au faux bourg de Saint-Palais. 

Le monastère de Sainte-Claire de Saintes fut établi l'année 
1628 par madame Dreux qui donna i'emplassemenl. Les re- 
li|ieuses font profession de la première règle de sainte Claire, 
confirmée par le pape Innocent IVe, excepté la mendicité 
que le roy, le généûl et la ville ne voulurent pas permettre. 

L'année 1635, le roy Louis XIII approuva l'établissement 
et ordonna, par un arrest datte du 18 juillet, que le restant 
des revenus de l'ancien monastère des religieuses de Sainte- 
Claire de La Rochelle appartiendroient aux religieuses de 
Sainte-Claire de Saintes. 

L'année 1653, le feu roy Louis XIV approuva de nouveau 
cet établissement, ordonnant, par lettres patentes du mois de 
juin, que 3 religieuses dudit monastère se transporteroient à 



1. Cet élat étant à fort peu de chose prés le même,' mais moins détaillé 
que le suivant, nous ne le reproduisoiu pas ici. 



Disiiizcdby Google 



— 240 — 
La Rochelle pour y rétablir Tancienne abbeye du 'même or- 
dre fondée par le roy Philippe le Bel, l'année 1306. 

Le revenus du monastère consistent en ce qui est marqué 
cy-delsous: 

Premièrement d'un bien scitué dans ta paroisse de Cher- 
mignac, acquis l'année 1678, le contrac passé par le Breton, 
notaire royal à Saintes; l'ayant toujours fait valoir à moitié 
par métayei's, une année portant l'autre, produit de revenu 

600 I. » s. 

Plus la terre de La Pommeraye scituée en 
la parroisse de Saint-Sorlin, affermée par M. 
Dreuxii001.,Ie18 avril 1682, qui est la 
dernière ferme, passée par Birot, notaire ro- 
yal à Saintes. Depuis on la fait régir par mé- 
tayers et domestiques HOC .» 

Pour le prieuré [dudit lieu] dont le dernier 
bail est de 1721, passé par Royer et Valier, 
notaires royaux à Langres, pour. .... iOO » 

Plus une petite borderie en la parroisse de 
Saint-Vivien, contenant 8 journaux trois car- 
reaux de terre et 2 journaux de pré, acquis 
l'année 1706 pour 1000 1., le contrac passé 
par Arnaud, notaire royal à Saintes. . ,. . ' 50 i 

Plus une rente seconde foncière sur un 
moulin, [dans la parroisse de Chaniérs], par 
contract de l'année 1713parMariay, notaire 
royal à Saintes' 30 » 

Plus sur une maison dans le faux boui^ 
de Saint-Palais, par contract de l'année 1709 
par Marsay, notaire royal à Saintes. ... 28 » * 

Plus pour deux parcs dans le même faux 
bourg, par contract de l'année 1721, Marsay, 
notaire royal 22 » 

Plus pour ferme de dix-neuf livres dix 



Disiiizcdby Google 



— 241 — 
aires de maFais salans, par contrac de 1719, 
Marsay, notaire royal 400 

Plus pour la ferme d'une maison près le 
monastère, par contract de l'année 1 T2% Mar- 
say, notaire royal 80 

Plus rentes constituées sur messieurs du 
clei-gé par contracts du 30 septembre 1709, 
du 19 janvier 1712, du 29 novembre' 1712," 
du 9 de juin 1713, du 2 de may 1714. Le 
toulayant à deux pour cent, monte à présent ; 245 
tous les contrats passés par Dalidet, no- 
taire royal à Saintes. 

Plus sur messieuiï de Saint-Çutrope, par 
contract du 17 de may 1702, par Arnaud, 
[alias Marsay] notaire royal à Saintes. . . 70 

Pfus sur six particuliers par contracts du 
15 de juin 4703, le contract passé par Mar- 
coullier, notaire royal; du 5 may 1702, par 
Choime, notaire royal; du 26 janvier 1714, 
Marsay, notaire royal ; deux contracts du 23 
avril 1714 et le 14 juillet 1719, l'un passé 
pv Giraudot et l'autre par Marsay, notaires 
royaux à Saintes, le tout produit 139 

Plus pour restant de la dot de ma sœur 
Jeanne Audière, par contract du 29 septembre 
1695 et 1 697, receu par Gasquet, notaire royal 
à Saintes 42 

Plus restant de la dot de ma sœur Paule 
Bnislé, par eontrapt du 4 d'aoust 1703, re- 
ceu Arnaud, notaire royal à Saintes ... 45 

Plus pour restant de la dot de ma sœur de 
Saint-Jean Barbier, par contract du 28 sep- 
tembre 1711, receu Marsay, notaire royal. . 25 



Le tout revient à la somme de. . . . 2976 15 



Digilizcdby Google 



Sur quoy il faut déduire le» chaînes marquées cy-de- 
sous.* 

Premièrement les renies seigneuriales dues 
à plusieurs seigneurs pour les fonds tx)tu- 
riers qu'elles possèdent 150 > 

Plus pour les luminaires de l'élise, les 
omemens, réparations et entretien du mo- 
nastère et des maisons de campagne tant 
aux recouvreurs, charpentiers, menuisiers, 
serruriers, vitriers 650 » 

Plus pour la nourriturs et veslement de 
deux rel^^eux, le confesseur et son compa-' 
gnon 450 *. 

Plus pour le médecin, chirui^en, apoti- 
caire et remèdes dôO » 

Plus pour les gages et nourriture de six 
domestiques nécesaires au monastère ou aux 
biens de campagne 460 » 

Sans y comprendi-c les décimes et autres 
taxes payées au roy 1870 » 

Et de plus, il est à remarquer que nous avons perdu de 
nos revenus 876 1. 17 s., tant par les ramboursemens en 
billets de* banque que par la réduction des rentes. Les char- 
ges déduites sur les 2976 I. 15 s. des revenus, l'esté 



1. Le i" état porte en outre : « Plus pour le i-emboursemeDl, qui leur 
fiit fait au mob de mars ilU, d'une reale de 4â livres 10 sols, au capital 
de 850 livres placé par contrat du mois d'avril suivant , une renie Ae 
tel' 10 S" 16 iO 

Plus pour la Tenue de certains marais Balans, par con- 
trat de 1719, receu Marsay iOO » 

Plus pour la ferme d'une maison voisine dudit monas- 
tère, par coniral de 1722, receu par Ed. Marsay ... 80 »» 

Et le total des revenus s'élève à. . . . 3500 !• 18 s*. 



DigilizcdbyGOOglc 



— 243 - 
1106 1. 15 s. pour la Qounilure et entretien de trente- 
deux religieuses qui composent à présent la communauté; 
le nombre ne pouvant élre moindre pour soutenir la régula- 
rité de nuit et de jour, étant obligées par leur règle à dire 
le grand office, y ayant ordinairement un grand nombre de 
malades par la mauvaise nourriture provenant de la disette 
du revenu, le tout revient pour chaque religieuse à 34 1. 
H s. 9 d. 

On a omis dans Testât cy-dessus d'y raporler dix livres de 
meschans marais scituez dans les parroisses de Marennes el 
de Saint-Just : car il y a longtemps qu'on n'en a reçu de re- 
venu et on ne sait à quoy les aprétier. H y en a cinq livres 
dans la parroisse de Saint-Just possédez depuis longtemps ; 
depuis on a perdu le contrat ; trois livres dans la parroisse 
de Marennes, acquis pour la dot de ma sœur Rose Trayau, 
sœur laye, qui a laissé, par un billet sous-seing privé, la 
jouissance d'une partie de ses marais à deux filles pendant 
leur vie, le contract de religion passé, l'année 1711, par 
Senne, notaire royal à Saintes; plus deux livres dans la par- 
roisse de Saint-Just, acquises pour partie de la dot de ma 
sœur Marianne Griffon, sœur laye, l'année 1718, par Mar- 
say, notaire royal à Saintes. On a aussi omis d'employer 
dans les charges, les taxes qu'on paye au roy conjointement 
avec le clergé; et aussi une redevance qu'on doit aux révé- 
rends pères bénédictins pour le prieuré de La Poramereye. 

1733. — Supplément au mémoire et état des revenus 
du monastère de Sainte-Claire de Saintes, fourni par les 
religieuses en exécution de l'ordi-e de monseigneur l'inten- 
dant. 

lo Pour le bien scitué dans la parroisse de Chermîgnac, 
elles n'ont aucune connessance du bail de ferme, l'ayant 
toujours fait valoir par métayers, depuis l'année 1678 qu'elles 
l'ont acquis pour la somme de 12,000 livres, le contract 
passé par Le Breton, notaire royal à Saintes. 



Disiiizcdby Google 



_ Si44 — 

i9 Le dernier bail de la terre de La Pommeraye est celuy 
de 1682. par Birot, notaire royal à Saintes, lesdittes reli- 
gieuses l'ayant faite régir par metayei-s et les domestiques. 

30 Le dernier bail du piieuré est de l'année i72i parde- 
vant Royer et Valier, notaires royaux à Langres, pour 
100 livres de lerme. 

4» La borderie régie par un bordier, acquise l'année 1706 
pour la somme de 1,000 livres, le contract passé par Ar- 
naud, notaire royal à Saintes. 

5» La rante du moulin par conti-act de l'année 1713, 
reçu Marsay, notaire royal à Saintes. 

6<| La l'ente seconde sur une maison située au fauxboui^ 
de Saint-Palais par contract de l'année 1709, Marsay, no- 
taire royal à Saintes. 

70 La rente sur des parcs, par contract de l'année 1721, 
Marsay, notaire royal à Saintes. 

80 Le bail de ferme de dix-neuf livres dix aires de marais 
salans scituez dans l'isled'Olleron, parroisse de Saint-Georges, 
pour 400 livres de ferme, par contract de l'année 1719, par 
Marsais, notaire royal k Saintes. 

90 Le bail de ferme de la maison proche le monastère, 
par contract de l'année 1722, Marsay, notaire royal à Saintes. 

10° Les rentes constituées sur le clergé dont les dattes 
des contracts sont dans Testât fourni, tous les contracts pas- 
sez par Dalidet, notaire royal. 

llo La rente sur messieurs de Saint-Ëutrope, dont ta 
datte est aussi dans l'état fourni, le contract passé par 
Arnaud, notaire royal à Saintes. 

12o L'article des six particuliers, celuy de 1702 passé 
pai' Choime, notaire royal, celui de 1703 passé par Mai-coul- 
lier, notaire royal, un de 1714 par Giraudot, notaire royal. 
Les autres trois passez par Marsay, notaire royal à Saintes. 

13oLes42 livres 10 solsde rente, par contract de dot de ma 
sœur Jeanne Audière, par contract de l'année 1697, receu 
Gasquet, notaire royal à Saintes. 



Disiiizcdby Google 



— 245 — 

a» Les 45 livres pour restant de ta dot de ma sœur 
Faute Brûlé, par contract de l'année 1703, reçu Arnaud, 
notaire royal à Saintes. 

i5«> Les 25 livres pour restant de la dot de ma soeur de 
Saint-Jean Barbier, par contract de l'année i7H, reçu Mai-- 
say, notaire royal à Saintes. Il y en a 5 livres dans la par- 
roisse de Saint-Just possédez depuis longtemps, trois livres 
dans la parroisse de Marronnes, acquis pour la dot de ma 
sœur Rose Trayau qui a laissé, par un billet sous seing privé, 
la jouissance d'une partie de ses marais à deux filles pen- 
dant tenr vie, api-ès quoy le tout revient au monastère; le 
contract de religion passé, l'année 17H, par Senne, notaire 
royal à Saintes; plus deux livres dans la parroisse de Saint- 
Just, acquis pour partie do dot de ma sœur Marianne Grif- 
fon, l'année 1718, le contract reçu par Marsay, notaire royal 
à Saintes. 

On a omis dans Testât fourni d'y rapporter dix livres de 
meschuns marais situez dans les parroisses de Marrennes et 
de Saint-Just : car il y a long temps qu'on n'en a reçu de 
revenu, et on ne sait à quoy les aprétier. 



Disiiizcdby Google 



ABBAYES 

Bassag, Chastres, Fontdouge, La Frenads, La Grace-Dieu, 
La Tenaille, Masdion, Notre-Dahe de l'Ile-de-Ré, Sablonckaux, 
Saint-Léomard-des-Chauhes, Tonnav-Cuarente. 

Saint-Étienne de Bassac ' ET Saint-Georges de Dorion. 



1675. — Cœnobium sancti Slephant de Onssiaco, Dassaco, Batiaco, viilgo 
Battue. — AnliqailaUt henediclinat Santoitentei, par dom Claude Estiennol 
dH (,a Serre, chapitre VII, fo i33-i5f> ; BMiolkigue nationale, «taHvtcrilt, 
fonds lati*, KO 12,754. Communication de 31, LouU Audial, 

Ad i-ipam Karanlonis fluvii, in rnooLiculo soloque pingui 
simul ac amœnosilum est vu milliaribus àb Ecoslima, xii a 
Xantonis, totidemque ab Engeriaco dislat. Authores habet 

1 . Celte notice de dom Esliennol est fori succincte et Ir^s incomplète ; mais 
elle est la première rédigée et est resiée inédile. Le Galîia, t. II, col. 1109- 
1112, l'a romplélée un peu. Il faudra aussi cônsuller le mémoire de M. l'iibbé 
Jules Denyse, curé de bassac: L'abbaye royale de Satnt-Stieniu de Bas- 
tac, publié avec pièces justifIcaliTes et plans d.-ins le t. III, V* série (1881) 
pages 1-97 du BuUetiA de la tociétê archéologiqae de la Charente. 
C'est jusqu'ici ce qui existe de plus complet sur Dassac. Aux pièces justilloa- 
lives se Ironvenl la charte de foDdalion de Itassac (1002); de l'abbaye do 
Saiot-Etienne de Vaux (1075); accord des moines de Bassac et des cha- 
noines de Saint-Pierre d'AiigouISmu au Bigul de Houlède (1117), d'après le 
cartulairc du chapitre d'Angoulème ; Adhéintir fait réparation au monastère 
de Itassac des torts qu'il lui a faits au sujet de diverses possessions, entre 
autres de la rorèl de Narlive (1189), d'après dom Fonteneau ; conlirmalion 
par te pape Grégoire IX de la renonciation d'Adhéinar Taitlefer, comte d'An- 
goulème, aux droits qu'il prétendait avoir sur les terres de l'abbaye de Bas- 
sac (lSi8), d'après le cartulairc de Bassac, ap»d Hassiou, Sitloire de la 
SaMonge ; Gui de Luzignan confirme le testament de Guérin, boui^eois de 
Cognac, dont le fils est moine de Bassac (1283), idem; mission cou liée à 
PieiTC III, abbè de Bassac, par Clément VI, pour faire rendre justice à l'ab. 
baye de Rhcdon, d'après les archives d'Ile-et-Vilaine ; Nicolas Acion déboule 
Regnault Chabot de Jamac de ses prétentions au sujet de la justice sur les 
terres de Bassac (UtiO), d'après dom Fonteneau, l" 70; pièces auibentiques 
du procès entre I^uis Chabot de Jarnac et Henri de Courbon, à propos du 
prieuré de Saint-Pierre de Jarnac, ÀrcMoes nationales, XI» 1487, f> 89 
et 20 ; arrSl du conseil d'état au sujet du procès de l'écluse du Pas-de-loup, 
(1717), Archives nationales, E. fi91. 



Disiiizcdby Google 



— 247 — 
Wardradum diclum, in gestis Ecolismensibus antistitum, de 
Lorichis, et Rixendam conjugem. Qui quidem Waidradus 
adhuc juvenis cum esset Romœ in diebus xl°" sanctœ, 
quatenus pro temporalibus exercitiis cui-su in libro cœleslis 
vitœ mereretur adscribi, prseceptum est illi a domino Béné- 
dicte, sanctœ romanae ecclesiae episcopo, ut monasterium mo- 
nachonim ordinis congi'uum in honore beati protomartyris 
Stephani et beati apostolorum principis aedificare satageret. 
Quod mandatum toto animi desiderio suscipiens, itinere fes- 
tinato ad propria revereus, convocatis parentibus, cum eis de 
negotio injuncto tractare. Disponente Dei providentia, inven- 
tus est locus sanctae rei satis conveniens. ' 

Hujuce tamen monasterii exordium anno mix alliant 
Sanmarthani, Gallia christiana, t. IV ; et quidem, ut aiunt, 
ex actis Grimoardi, episcopi Engolismensis. ^ 

E cœnobio sancti Eparchii Ecolisraensii adducti fuere 
monachi qui primi Bassaci cœnobium incolerent, ut ex ta- 
bulario cilato didici. Supra saeculi spatium et anle annum 
Mxcix jam in eo monasterio vigor observantiae tepuerat et 
iniquilas abundabat. Quippe circa hune annum in cartu- 
lario Engeriacensi fol. 10 dalum extat brève Urbani II ad 
Ânscult'um, Engeriaci archimandritam, quo Baziacense mo- 
nasterium, quod juris sancise romanae ecclesiae esse cogno- 
cilur, sub abbatis Engeriacensis cura, providentia et obedien- 
tia regendura perpetuoque esse disponendum decemit, eo 
quod monastici ordinis religio ex eodem loco depeiierat. ^ 



1 . La charte de fondation transcrite ici e^t au Gallia, t. Il, jMfrvMMta, 
col. 472, et dans le mémoire de M. Ueoyse, p. 83. 

3. Ex geslid episcoporum Ecolismensium. [n Grimoardo episcopo Ecolia- 
mensi, cap XXII: ( Hujus tempore prœsulis (id est cira annum nux) quidam 
de principikus Engolismensibus Guadnrdus de l.oricliis ledincavii in pago 
Sanciooico monasterium Batiacense in honoi-e sancti Stephuiii pi-olomarlyria 
el censuale fecit romance eccicsla). s 

3. Ex breri pontifîcio Urbani papn ad Ansculfuin nbbulcni Kngeriacen- 
sem circa annum W. dato : • Urlianus, episcopu^, servus seirorum Dei, dilerlo 
filio ADMuiru, monasterii Aiigelincensis ubliati... conUrmamus,.. qu:e propiiis 



Disiiizcdby Google 



— 248 — 

Deinceps nonnisi de consensu abbatis Engeriacensis nullus 
pi-aefuil Bassiaco, ut notant aulhenlicae Angeriacenses. 

Hoc in ascelerio asseivabatur olim et adhuc anno mdx (as- 
cia qua alligatus fuit Dominiis;itcm cingulum beatse Marias 
vii^nis; item brachium sancti Nicolaï, episcopi et confessons; 
item brachium sancti Andi^eœ apostoii ; item brachium sancti 
Amandi seu Amantli, ut ex manuscripto regesto didici. ' 

Bassiaceosi vero ascelerio pi-œfuere: Hilduinus, ex milite 
primus Bassiaci abbas institutus anno mii vel circiler. Aynar- 
dum eum et renerabilem appellat Adhemarus de Chabanois 
in chronico, qui et ibî aggregalos fuisse sub eodem abbate 
regulares monachos scribit. ' 

Gaufredus Baciacensis abbas memoratur in litteris ces- 
sionis raolendini de Peyraviis, cartul. Engeriacens. Fol. 93. s 



Tocabulis duiîiius exponendn Basiacense quoque monaslerîutn , quod juris 
aanclœ ramant ecclesiœ esse cognoscilur, quia monastici onlinis religio ex 
eodem loco depenil, sub lua luorainque Icgîliinoruiu sucessorum providen- 
tia el obedienlia regeodum perpeluo disponenduinque esse decreviiaus, sicut 
tibi a legato nostro veDerabili Amato, Ourdegalensi episcopo, concessuni fuil. » 
Notula : lUngeriaco pi-teruil Ausculfus, ex priore factus abbas, aiino circiler 
Hxcix ad annuDi cirr.ilcr uc tri Mar. 

1. Ex alio iletn brcvi sacrisix Batiacensis : t Ilem le bras moDitieur saint 
Nicolas, garny d'or, d'argent cl de pierreries. Item le bras monsieur saint 
André. Ilem le bras monsieur saint Ainand. > 

2. Bis diebus quidam e priacipihus Egolisioensiiim Gardradus, càm 
tiliiim non liaberet, ledificaTil in Sanctonico pago a novo, in honore sancti 
S^ephani protumarlyris, cœDobium Baiacense, ubi regulares monachos ag- 
gregans, venerabilcm Ainardum abbalem prceFecil. Dedicavit ipsum locum 
Criinoardus E^olisinen^^is, el Traler ejus Islo, Sunlonicensis episc.opus. Quem 
locum Gard rad us, facto teslamenio, aititulavit romante basilicie S. l'elri, 
ut omnibus semper annis tiibiilum V solidorum argenti exsolvatur super 
corpus S. Pétri. CkronUon Adtmari monachi S. Eparehti apud Labbe, 
t. II, p. 181. 

. Cujus temporc quidam de principibus Engolismensibus Vuadradus Loricbes 
tedificavit in Xanlonico pago nipnasteriuin Basicnse in honore sancii Stephani 
protomartyris, et censuale fecit ronianœ ccclesiie \ consecratur aulcm ccclesia 
preedicta a Grimoardo et Islone, fralre ejus, Xantonensi episcopo. HUioria 
ponliliettM et cûtttitnm Bttgolisinetuium,ca.^. XXIII. De Grimoardo episcopo, 
p. S5i, t. II du P. Labhe. 

3. Voici la pièce < carta de Pinuiis i, cilraitc du cartulaire do Saint-Jeaa- 



DigilizcdbyGOOglc 



— 240 — 

Ille ipse est, ut conjicio, qui dedicationi et fundationi par-r 
thenonis sanctœ Mariae Xantonensis interfuit, anno mxlvii. 

Goscelinus, sancti Stephani Bassatentis abbas, anno hlxxv 
subsignat liUeras fundationis cœnobii sancti Stephani de 
Vallibus. 

Villelmus memoratur Bassaci abbas, anno hcclxxt; sed e 
qua gente originem duxei'it quantove tempore prsefuerit 
aulhentica non docent. 

Petms erat abbas fiassiaci annisMcccxxiiiet sequentibus. 

Pett'us item Bassiaci occurrit abbas in labulano Bassa- 
tensi uccCLXXxii et mcccxcv; jam vixeral anno mcccgxvJ 

Fulco Bassatensis nominatur abbas in authenticis anno 
Hccccxv datis; vel pridem cesserat ve) denatus erat anno 

MCCCCXXXIV. 

Petrus Bassaci abbas jam anno siccccxxxiv.egentedomino- 
rumGiraud toparcharum d'ÂnquevillenobilietBassiacovicina 
oi'tus, adhuc pixral anno hccccli. Gîiaud d'Ânqueville : de 
[a2ur\àlafassede[or]accompagnéede3coquiUes[demême]i^. 

Henricus de Courbon e nobïli stirpe de Courboniis Sanc- 
tonibus orius, e qua dominus marchio de sancto Salvalore, 
comes de Blenac, senescallus Sanctonensis et dominus de La 
Roche-Courbon propagavere. Jam Bassiaco pneerat anno 
MccccLixet ad hue anno hcccclxxvi capitulum et alia sedificia 

d'Angély : « Notum sil Uin presentibus quano fuluria quod GeraMus àa Voech 
Tenit in r^pilulum SHncli Joannis, adjuncio sîbi lilio suo GeraJdo Pagino, cum 
Tellet ire in Jérusalem, el in presenlit Oddonia abhafîs, el prioris domini Ans- 
culphi, ac totiug conventus, cum duisset se habere querelain adrersum moiia- 
cbos^andiJoannisprolerraquacnclainabat in oliediciiliiidePirariis, dereliquil 
ibi (otam illam terram de quo querebaïur, el riliuj cjus cum eo, per iioc per- 
gamenam, quod deinde posuerunt super allarc sancli Joannisi; testibus bis 
Andréa monacho, fiernarda capellnno, Vuilleberta Talo et aiiis habeus in 
conrentu pro anima sua qui fareret annuerc reliquis filii sai ftic). S. Geraldi 
de Vohet. S. Giraldi Titii igusqui coguominalur Paganus. * 

i . Ex manuscripto codice Dassalensi : > Le prélal ayant fait le novice pro- 
fei luy dira qu'il doit estre trois jours sans parler el doil jusaer lesdils trois 
{ours, si ledit prélat ne le dispense ; et en signe desdils trois jours ledit pré- 
liU luy doit faire Crois points au chapperon de floc à l'endroit do la gorge. » 



Disiiizcdby Google 



— 250 — 

regularia vel a fundamenlis erexit vel saila tecta fecit; in his 
quippe gentile stemma visitur. Courbon : de [azur] à $ fer- 
meaux de [or'] 3. i. 

Seguinus Giraudd'AnqueviUe,Pelri,ut puto, nepos et con- 
sanguincus jampridem Basatence acceperat anno hcccc 
Lxxxvi, et noodum dïmiserat anno mccccxcvii. De suo et ipse 
raonasteriû bene raeritus est : quippe œdificia auxit sup- 
pellectjlemque mystagogii; basilicam quoque amptiavit et 
quantum per dies matos licuit prœfuit simul ac profuit Gi- 
raud d'Anqueville , de [azur] à la fasse de [or\ accompagnée 
de 3 coquilles [de même], S. i. 

N. memoratur abbas Bassatensis anno hd, quem ne- 
quidem novimus ex nomine, ita in rébus hujus monasterii 
prse penuria authcnticonim quae pei'iere cœculimus. 

Carolus Giraud d'Anqueville, Seguini nepos, rem cum J. 
Calvino hasresiarcha habuit, à quo ssepius actus numquam 
a vera et orthodoxa fide avocari potuit. Utinam domini de 
Giraud d'Anqueville, e gente abbatis nostri oiti, in fide pa- 
rentum stetissent! Hi quippe modo neoterici. Non diu pi'se- 
fuit Carolus, ut conjicio, imo nec pacifiée : ita quippe fer- 
mentum malitise et nequitiœ efferbuerat ut pêne Iota provin- 
'cia Xantonensis mirata sit se esse Calvinianam. Garolum 
Willelmo successisse opinor, et ex authenticis constat quod 
jam pridem acceperat Bassatense anno hdxvii, ex quo plura 
leges infra. 

Willelmus Bassaco pneerat anno hdxui; sed quinam ille 
quave familia ortus non scio. e Anno mdxx die xvj maii fr. 
Seguinus Gauteri'x, Bassatencis monachus, detulit sacram 
fasciam domini nostri Jesu Christi et cingulum beaUe Marise 
ad potentissimam dominam d. d. Carlottam de Vallois, Bor- 
bonii ducissam et apud Gaslellum Ayraldi Iccto decumben- 
tem » ; sed hsec, sedente Carolo Giraud abbate, opinor. Wil- 
lelmi vero nostri temporibus, hoc est anno mdx, inquit ma- 
nuscriptus codex, « die xxvii junii, delata fuere vinculum 
quo alligutus est doinious Jésus et cingulum beatas vii^ais 



Disiiizcdby Google 



Marise ad dominam Francorum r^inam Blesis aegrotan- 
tem. ■• ' 

Carolus Giraud d'Anqueville, Seguini Giraud abbatis Bassa- 
tensis de quo supra nepos, Willelmo successit et facltis est 
abbas Bassaci saltem anno mdxvii. « Anno hdxx, die xvi 
martii, misit vinculum quo alligalus est dominus Jésus et 
cingulum beatse Marine Blœsas reginse Francorum inibî lecto 
decumbcnti; quœquidem anno sequenti retulit dominus de 
Saint-Sauveur in thcca ai^entea et auro obducta,quam Clau- 
dia Francise regina in giati animi monumcntum pro sanilate 
recuperala dederat. » Diu abbatem nostrum insectatus est 
Joannes Calvinus hœresiarcha; sed eum nusquam vel a Ode 
vel a pi'Oposito religionis dimovere potuit. Jam vixeral anno 
iiDKXXViii, in diebus malis optimus abbas. Vix enim adducor 
ut duos ejusdem gentis et denominatiotiis (mediante Wil- 
lelmo) statuam. Qui quidem WilleJmus fertiir in aliquibus 
carlis; abbatem se gratis jactilavit. 

Joaones de Podio Guidonis, vulgo de Peugiiyon, e nobili 
hujusce nominis stirpe ortus, primus Bassaci abbas commen- 
datarius nominatur posl obitumdomini Caroli Giraud, anno 
saltem MDXXXVin. Quousquc pra^fuerit non scio. Anno hdlxjx 
famosa Jarnaci pugna contigit in qua occubuere nobiles 



1. Ex brevi inystag<^ca suppelleclUi cœnobii sancii Stephani Batiacencis: 
1 1^ \vi de mai's l'iin hdw, madame Charlotle de Valois, ducbease de Bourboo, 
demcuranl lors à Chasielleraud, par ud sica aiismonter envoya quérir le 
sainct lien ; pour lequel porter fui commis frâre Seguin Gautereau. El la 
ceinlure de nostrc Dame y fiil aussy portée. Laquelle dnme Charlotte de Va- 
lois donoa deux vaisseaux avec du velours cramoisy pour conserver lesdiues 
reliques. 

■ T/an MDXXI, le vui jour de février, le saint lien noslre Seigneur et la cein- 
ture de nostre Dame furent apportées el retournées de In cour par monsieur 
de Saint-Sauveur dedans une cha.-se d'argent bien doré dedans el dehors, 
donnée par madame Claude, reync de France et duchesse de Bretagne. ■ 

Ex allô manuscripto codice Uatiacensi : < I.e x^vii de juin de l'an hdx 
le saini lien nostre Seigneur et la ceinture de nostie Dame furent portés h la 
rejne, à Blois, qui esloit enceinte, comme aussi l'année suivante, selon son 
d^ir. > 



DigilizcdbyGOOglc 



— 253 — 

bene muUi et in his princeps Condœus, de quo hsec usur- 
pantur: 

L'an UDLXis, 

Entre Jarnac et Chasteauneuf, 
L'on vit porter sur une aneese 
Le grand ennemi do la messe. 

Et ipse quidem prope Bassacum occisus fuit. Dominus lo- 
parcha de Ruffec, Xantonensis provincJae prorex, Bassia- 
eense monasteiium occupavit, et ipsius redilus percepit. 

N. [Ludovicus] Barbotin, ex oppido insulse Jordaai me- 
diocii loco natus, nomen abbatis prfefert aliquot annis titu- 
lumque sine re gerit, quam percipiunt domini de Ruffec. 
Horum assensu fit abbas, N. de Jarnac, fifius domini de Jar- 
nac, qui, licet neotericus, abbas tameo Angeriaci et Bassaci 
habetur, îisque gaudet annis aliquot. 

Et quidem fiduciario cœnobii Bassatensis administratores 
fuere multi ab anno circiter mdlxx ad hdcxx, quo Nicolaus 
CoDly abbatiam ut vacantem petiit taraen. D. Raymuo- 
dus • Hylaret, in monasterio sancli Stepfiani de Beagnia 
professus, vi regiœ nominationis et brevis apostotici, anno 
MDCXx Bassaci cœnobii utpote abbate vacantis regîmen 
suscipit, semuluiA patilur dominum Nicolaum de Conty, cui 
tandem, licet injuste, cedil, anno mdcxxix. In eadem Bassa- 
tensi domo de ipsa bene meritus diem clausit, extremis no- 
nis aprilis anno mdclxxvji, ac sepultus est in sacello majoi'i 
ad cornu evangelii sito, cum hac inscriptione: « Icy repose le 
corps de révéï-end père en Dieu dom Estienne Hylaret, profez 
de l'abbaye de Saint-Eslienne de Baigne. l\ fut nommé par 
le roy abbé régulier de celle-cy en l'an mdcxx, où il est mort 



i . L'auteur a mis ici Raymimdns et àws l'épitaphe Btienne. Il y avait 
alors à l'abbaye deui Hillayret, .^^tiennc et Raymond, l'un abbé, l'autre pré- 
vôt, tnus deux frères. Le Gallia donne le prénom <ÏStie»fie à l'abbé, et la 
pièce suivante celui de Raymond au prévAi. 



Disiiizcdby Google 



l'an HDCLXvii le vio jour d'avril, aagé de Lxxn ans. Pries Dieu 
pour luy. J> Fratrem habuit dominum Stephanum Hylaret hoc 
anno mdclxxvi Bassiaciprœposilum.Quiquidem, opemferente 
fratre abbate denato, et volente v. c. domino Victore de Me- 
liand tum Bassiacî abbate, suum congregationi sancti Mauri 
uoiri cœDobium curavit aono hdclxvt, ut narrant coacordata 
super hac unione die iv octobris ejusdem anni et fusius loges 
in annalibus ejusdem sancti Mauri congi-egationis ab erui^lo 
domino Joseptio Meige editisJ 

Nicolaiis de Conty, nothus principis de Conty, conlendit 
abbaliàm Bassatensem cum domino Raymundo Hylaret an- 
no MDCXX tandemque impetrat anno mdcxxxix. Sedet ad an- 
num MDCXLViii, qiio Lutelise Parisiorum diem clausit extre- 
mum. Sepullus est in monasterio sancti Germani a Pratis. 

Victor de Melian, abbas commendatarius sed commendata- 
rio melior, ab anno hdcxlvui. Anno hdclxvi concordavit die 
IV octobris cum dominis patiibus congregationis sancti 
Mauri, cui suum uniri cœnobium sategit, eo quo narrât mo- 
do revcrendus pater Josephus Meige, asceta congregationis 
Sanmanrianse in annalibus doctx congr^alionis. Hoc etiam 
anno hdclxxv quo scnbo prseest optimus abbas. Faxit 
Dominus ut ad multos annos. Nostri vero omnem lapidem 
movent ul basilicam aliaque œdificia vel erigant vel sarta tec- 
taque (acîant. — Meliaod : D'azur à la croix d^or accompa- 
gnée aux 1 et4 canloMiuiie aigle; aux 2 et 3 d^ une ruche de 
mouches à miel, aussy dor. 



1. Dom Aoloine^oseph Mige, né en 1625 à Qennont en Auvergne, entré 
& 18 ans à l'ahbaye du Venddme, prieur de Retul en Champagne l'an 1681, 
se retira dans la congrégation de Saint-Haur où il mourut en 1691. Voir dom 
Tas«in, Histoire littirairt de la eongrégaiUm de Suinl-Maur, p. 132-140, 
et Philippe te Cerf, Bibliothii»e hiitoriqne H criligw de» auteur» de la 
coAgrégatioit di Saittt-Maur, p. 316. Dom Hège, onlre divers ouvrages 
imprimés, a laissé un manuscrit en 7 volumes qui était conservé k l'abbaye 
de Saini-Germaio-defr-Prés, À»nale» antçregatiMit S. Manri ab anno iGÎO 
ad «mm 1655. 



Disiiizcdby Google 



— 254 — 

Priores autem congregationis sancti Mauri praeruei-e. Reve- 
rendus pater dominus Martialis Bachelerie, qui et in rea- 
lem domus possesîonem pro congregatione Sanmauriana in- 
dutus est die iv oclobris anno mdclxvi, claustra aliaque 
sedificia resarciri curavit, septa vero monasteiii ampliari et 
mûris ita cireuraciogi fecit ut modo amaenissima sint poma- 
rium, hortus, vineta et alia. Scripsit chronicum sancti Sa- 
vini ad Wartimpam, quod utinam absolutum et e schedis eru- 
lum reliquisset. Tandem hoc anno hclxxv vixit. 

Reverendus pater dominus Stephanus Roulleau, Rassaci 
prior nominatur in conciliis generalibus Floriaci hoc anno 
HDCLXX habitis. 

Monachum professi sunt in cœnobîo Bassiacensi nobiles 
bene multi familia de Giraud d'Anqueville, e qua Petrus, 
Seguinus, Carolus abbates, dequibus superius egimus. 

NonnuUi quoque e dynastis de Jarnaco, e loparchis de 
Jonsac; sed et Wardradum ipsum ibidem monachum ad 
succurendum vixisse non sine fundamento asserunt nostri. 
Quidam etiara e gente dominorum deMoIydars vota Domino 
in Bassaciensi asceterio vovere. 

Sepeliuntur inbasilica Bassatiensi, ut opinor, Wardradus 
LorichiSjipsiuscœnobiiauthor, Rixendaejus uxor,nonnulli- 
que e gente de Giraud d'Anqueville, de Jarnac, de Triac, de 
Vibrac, de Molidars et alii viciniores nobiles; at homm epi- 
taphia tumulique periere cum necrologio et authenticis pêne 
omnibus quas neoterici vel asportavere vel incendio et flam- 
mia consumpsere. 

Anno Mcccxxxvi, domina Petronilla de Senlis, comitissa 
Drocensis et domina Castri novi ad Karantonem fluvium, 
ibidem vixit et in basilica sancti Stephani Bassateasis sepulta 
est, ut notât Francisus Coriseus in historia Ecolismensi initii 
fol. 122. Sed modo non apparet dominœ cœnolophium, si 
non ipsum sit quod etiam nunc visitur in navi ecclesiae ; 
haustum e terra et muro inclusum figuram lapideam in for- 
nice quoque lapidea satis omala sustinebat ; sed illam neote- 



Disiiizcdby Google 



— 255 — 

rici confregereet gentilia slenunata omninocontrivere; non 
' tameri, ut puto, cineres vel cadaver loco amovere. Nonnullos 
in hoc tumulo consepultos fuisse tradunt nostri. — Senlis 
ancien : Ecarteté ior et de gueules. Senlis moderne : D'ar- 
gent à la croix de gueules chargée de cinq couppes dor. 

Ad nominationem etpresentationem domini abbatis Bas- 
satensis speclant piioratus de Dorione prope Xantonas vulgo 
Dorion, ad ripam Karantonis fluvii, prope Domum Petram 
situs, ' et alii quidam. Item curia de Baasiaco et tionnuUœ 
alise tum in dlœcesi Ecolismensi tum Xantonensi siue. 



1. Une certaine portion de la paroisse de Chaniers fut occupée autrefois 
par la seignetirie eL prieuré de Saint-Georges de Dorion. Elle se composai! 
d'un manoir et de terres qui lui étaient propres, et ensuite de droits féodaux 
seulement qui se percevaient sur une autre pnrtie que nous allons indiquer. 
Il s'y exerçait aussi un droit de justice. I« domaine propre de la seigneurie 
formait un seul tenant et s'étendait entre un petit cours d'eau et le chemin 
qui monte vers Chez- Blanchard, depuis le chemin bas de Chaniers jusqu'au 
hameau de Maisonneuve dont il embrassait une partie. Le monastère était 
placé 5ur le terrain qui forme actuellement le triangle compris entre la ligne 
du chemin de fer, la roule de Chaniers à Chauvau et le petit cours d'eau 
latéral au ruisseau qui descend de La Mouilleliére. Il ne reste plus rien au- 
jourd'hui de la jolie petite chapelle du moutier, rien du logis des moines, 
rien de la salle d'audience et des etpédilions de la justice qui s'y exerçait. 
Tout a été rasé pour rebâtir le logis de Maisonneuve. Peu de personnes se 
rappellent l'existence du prieuré de Dorion ; la tradition n'a conservé aucune 
légende qui s'y rattache, ni l'époque et les circonstances de sa fondation. 
Nous n'avons à peu près qu'une ruine à constater. Suivant l'ancien ponilté 
général des bénéliccs de l'archevêché de Bordeaux (Paris, chez Gervais 
Allio!, H. ne. \xx\viii), le prieuré de. Dorion était classé parmi les béné- 
fices dépendant de rarchipréirè de Jamac, sous le patronage, est-il dit, de 
l'abbé de Jattac, Bassac, a-t-oa voulu dire (p. ti, DUxète de Saiitta). Il 
n'est rien dit de son origine, ni de l'époque de son démembrement de la 
seigneurie de Chaniers. I.e patronage de l'abbé de Bassac implique du reste 
cette conséquence que le prieuré de Dorion dépendait de l'ordre de Saint- 
Benott. En dehors du pouillè de 1648, les documents sont extrêmement 
rares. I.e &<tilia Chrittiaita en fournil peu ; Beaacbet-Filleau ne fait que 
prononcer son nom dans un article relatif aux Bremond. On le trouve 
encore répété dans le procès-verbal ou rapport de la séance des trois ordrex 
qui a eu lieu à Saintes, le 16 mars i7R9, où l'abbé Croizier, théologal et 
maître-école, était porteur des pouvoirs des prieurs de Nolre-Uame de Geay 



Disiiizcdby Google 



II. 

4836, iS septembre. — Autorisntion donnée par l'évêque de Sainles de 
faire le pracès-verbal de l'élal de l'abbaye de .Saint-Etienne de Massac. 
Procès-Verbal. — Smpédition tur parchemin contenét d la MàliolAigue 
de CoffiuK, fondt A!àerl, Man%tcritt, t.LXX711,p. 55. Commimicalùm 
lit M. Julei Pelliiton. 

Jacques, par la grâce de Dieu et du saint siège apostoli- 
que, évesque de Xainles. Veu la i-equeste à nous présantée 
par les abbé, prieur et religieux de l'abaye de Sainl-Estiennc 
de Bassac, reraonstrans que laditte abaye, égUze, chapelle et 
lieux réguliers d'icelle ayant esté ruinés, et ne pouvant de 
leurs revenus ordinaires pourvoirai! restablissement et répa- 
rations nécessaires, ils auroyent jugé à propos d'aranler cer- 
tains lieux appelles les forcsts de Bassac jiisquesau nombre 
de cent journaux, estant à présant de nulle valeur, et au- 
royent tellement proceddé qu'ils auroyent trouvé à arrauter 
les dicts lieux à quarante cinq livres pour journaud et cinq 
sols de ranthe foncière; mais lequel arantement ne peult 
avoir lieu qu'estant confirmé et esmologué par sa sainteté; 
pour à quoy parvenir ils nous requéroyent nous vouloir 



et de DoHon. Ces quelques renseignements sont loin de nous fournir un eu- 
semble i]ui puisse nous permeUre de constituer l'ancienne physionomie du 
prieuré ; néanmoins nous en prenons bonne note et nous continuons notre 
travail en consultant te terrain qui porte encore quelques traces de sa déli- 
mitalion. L'ensemble du territoire féodal de Dorion offrait l'ai^pect d'un carré 
long assez régulier, compris entre les ruisseaux Le Itourru et Le Coran, et la 
prairie encore appelée de Dorion, mais qui n'en dépendait pas. Du cûlé du 
nord la limite est doublement accentuée par une ligne de bornes placées sur 
une Autre ligne déterminée par la différence de la direction du morcellement 
des terrains. Ainsi en prenant celle ligna de bornes pour limites, et des au- 
tres parts le Coran, le Bourru et la prairie de Uorion, on peut se faire une 
idée de l'importance territoriale du prieuré. Il a une longueur moyenne d'en- 
viron deui kilomètres sur un de largeur, ce qui représente à peu près une 
superficie de deui cents hectares renfermant dans son étendue dix hameaux: 
Chauvau, les Baraitles, le Haine des Cadets, Haisonneuve, Bouhet, t'Iies- 
Blanchard, Cbez-l>eBrues, La Grotte, La Chaudière, et trois habitations iso- 
lées: Plaud-Vigueux, Belair elHalcombe. P.-B. Barkaud. 



Disiiizcdby Google 



— 257 — 
transporter sur les lieux, ou commettre personne à cette fin 
pour faire procès-verbal d'iceux, et informer de la commo- 
ditté desdicts arrantemaus pour le bien de ladilte abaye; et 
veu les conclusions de noslre promoteur, nous avons or- 
donné qu'en présance d'icelluy il sera, par nostre juge éclé- 
siastique ou son viscegéranl, descendu sur les lieux, faict estât 
et procès-verbal d'iceux et informé de la commoditté ou in- 
commodiUé de l'arantement dont est question, pour, ledit 
procès verbal et infonnalion raporté, estre ordonné ce que 
de raison, mesme pourveu aux réparations de l'églize de 
laditte abaye et logemant d'icetle, desquelles à cette fin sera 
pareillemant faict procès-vert)al par ledit commissaire. Faict 
en nostre palais épiscopal, à Xaintes, ce trésiesme septembre 
mil six cents tranle six. Ainsy signé: Jaques, évêque do 
Xaintes. Par le commandemaot de mondit seigneur, JuUiot, 
secrétaire, et scellé. 

L'an de grâce et le lundy quinsiesme de septembre mil 
six cents trante six,^ heure de sept altandu huict du matin, * 
nous, Robert du Gorray, prestre licentié ès-droicts, résidant 
à Saint-Vivien les Xaintes, ayant avecq nous maistre Mathu- 
rin Limousin, greffier de la cour éclésiastique de monsei- 
gneur l'illuslrissime et révérendissime évesque de Xainles, 
sommes transportés au lieu de Bassac au présant diocèze, 
où estants arrivés sur les sept heures du soir, aurions mis 
pied à terre au logis de maistre Daniel Matra, notaire royal 
tenant logis, et le landemain seziesme desdicts mois et an, 
heure de sept du matin, nous ledit du Gorray, commis- 
saire en cette partye, députté par mondit seigneur de 



1. 1* procès-verbal fait le 15 seplembre 1636 — M. l'abb* Deoise écril 
4850 — par t Robert du Gorray, preaire et licencié en droits, résidant à 
Sainct-Vivien les Xaintes >, accompagné de Malburin Liniousio, greffler en la 
coui-ecr.li^iastiqiie, a été publié p. i3 dans le Bulletin da la toeiélé arehéo- 
logiqju de la. Charente, V° série, 1. III. Nous le reproduisons cependant 
comme suite nécessaire de la pièce précédente. 

2. Noua copions litténdemeut. 



Disiiizcdby Google 



Xainles, ayant avecq nous ledit Limousin, pour procéder à 
l'exécution de l'ordonnance de mondit seigneur l'évesque de 
Xaintes, en datle du treiziesme desdicts mois et an, signé: 
Jacques, évesque de Xaintes, et plus bas : JuUiot, secrétaire, 
et scellé des armes de mondit seigneur, nous sommes tnins- 
poi'tés au-devant la grande porte et principalle entrée de la 
basse-cour de i'abayedeSainct-Estienne dudit Bassac, [ayant] 
avecq nous vénérable maistre Jehan Graslin, prestre el ar- 
chiprêtre de Bouleville el curé de Segonzard,^ substitut du 
promoteur de laditte cour éclésiaslique de mondit seigneur 
de Xainles. Sont comparus et présantés en leura personnes 
vénérables et religieuses personnes frères Heslies Danesy, 
prestre, prieur clostral, Charles de Savonnières, prestre, doc- 
teur en théologie et sacriste, Raymond Hillairel, presti'e, 
prévost, et Guilhaume E^chillet, chantre, et tous religieux 
de laditte abaye, faisant tant pour messire Nicolas de Gonly 
de Grandmont,^ abbé commendataire de laditte abaye de 
Bassac que pour eux; lesquels nous ont dit et remonstré que 
par la susditte ordonnance de mondit seigneur de Xaintes, 
il est requis de faire esiat et procès-verbal des réparations 
nécessaires de l'églize et abaye dudît lieu, et en faire procès- 
verbal et imformer aussy de la commoditté ou incommodilté 
de certain arrantemant dont est question des lieux appelles 
les forests de Bassac, jusques au nombre de cent journaux, 
estant à présant de nulle valeur, c'estant trouvés à arranter 
lesdicts lieux à cinq sols pour joumaud de rantbe annuelle 
et quarante-cinq livres d'entrée pour chascun journaud, sous 



i. n faut lire Segtmiac. 

2. a Nicolas, biklard de CodI;, pneur de Gramonl, i'ùit il éluit sumommé 
de GrantMt, abbé de La Couture au Mans, et de Bassac en Xaiolonge, par 
arrosl du grand coDseil du 28 septembre 1 629, inoumt à Paris, rue du tlaraii., 
paroisse Saiol-Sulpice, el fut enterré en l'ahbaye de Saint-Germaîu-des-Prez, 
le 25 mars 1648. » Anselme, 1. 331. Il élatl lils de François de Itourhon, 
prince de Conti, et petit-âls de I^uis de Uourbon, prince de Condé, marquis 
de Cooti, tué k la bataille de Jaroac. Moreri, II, 147. 



Disiiizcdby Google 



le bon plaisir de sa sainteté et mondit seigneur Tévesque, 
pour les deniers provenants desdictes entrées eslre convertis 
au restablissemant et réparation nécessaires èsdictes esglize 
et logemant de laditte abaye. 

Sur quoy, ledit procureur ouy et icelluy requérant, en- 
semble lesdicts religieux es dicts ooms, nous avons ordonné 
qu'il sera par nous présantement procédé à l'exécution de 
laditte ordonnance, et, coinformémant àicelle et réquisitoire 
desdicts religieux et promoteur, faict estai desdictes répara- 
tions nécessaires tant de laditte églize que bastimants et loge- 
mants de laditte abaye; et à ces fins sommes entrés dans la 
nef de l'églize oîi il y manque la porte de l'entrée de laditte 
églize; laquelle nef avons trouvée toute descouverte et deux 
des voultes les plus procbes de la grande porte rompues et 
renversées par leiTe, les deux aultres voultes tirant vere le 
gi-and hautel pereées en plusieurs endroicts, et à l'une d'i- 
celles manque un arsseau faict en arc de cloislre quy est 
tumbé par terre, et à quoy s'il n'y est remédié promplemant 
y a danger de ruine entière ; et pour lesquelles réparations 
faire, est nécessaire de reffaire le degré quy monte au clo- 
cher, oii il fail bezoing vingt marches ou environ. Et de la- 
ditte églize sommes entrés dans une chapelle à main senes'tre 
où ce faict le service divin, quy est vouUée et couverte de 
tuilles; et de laditte chapelle nous sommes transportés dans 
une autre chapelle quy est du costé du midy, quy autrefois 
esloit voultée de deux voultes, et dont il y en a une à pré- 
sant rompue, et la muraille quy la supportoit du costé du 
couchant desmolie, et ce quy est resté est découvert. De la- 
ditte chapelle nous sommes transportés es cloistres, lesquels 
avons trouvés ruinés enUèremant fore quelques voultes quy 
restent, lesquelles sont menassées de ruine pour n'eslre cou- 
verles. Avons veu pareillement le lieu où nous a esté dit quy 
souloil autresfois estre les dortoirs, desquels il ne reste que 
quelques murailles quy sont la plus part ruynées, et le lieu 
où estoit le chapitre au dessoubs dudit dortoir tout ruiné, 



Disiiizcdby Google 



excepté une partye des voultes, quy reslent quy sont souste- 
nues par quelques piliers, lesquels dicts cloistres, doi-toii-s 
et chapitre ne ce peuvent réparer sans de grands fi-ais et 
despans. Et desdicts lieux sommes entrés dans les basti- 
mants où loge ledit prévost, lesquels avons trouvés asses en 
bon eslat. De là sommes entrés dans une basse-cour, et de 
là dans le logis abatial, où nous avons trouvé les degrés pour 
monter dans ledit logis la plus pail ruinés, et aultres répa- 
rations nécessaires, notamment au dessus de la cuisine; y 
manque un plancher à refaire. De là avons passé en un 
petit corps de logis de l'autre costé de laditte basse-cour, où 
loge ledit sieur sacriste de laditte abaye; avons trouvé à 
l'entréeune chambre toutte ruynée sans plancher, n'y ayant 
que les murailles et couvertures et deux poultres quy va- 
lent et les autres poutres rompues, n'y ayant aulcuns soli- 
veaux du plancher de dessus, les murailles de laditte cham- 
bre menassées de mine, ensemble la couverture, s'il n'y est 
promptëment remédié. Et de laditte chambre sommes en- 
trés dans une autre chambre où couche ledit sacriste, quy 
est assez en bon estât et manquoil de quelques réparations, 
ledit sacriste l'ayant faiste réparer à ses despans. Au bout 
dudit logis abatial, du costé d'occîdant, avons trouvé un aul- 
tre corps de logis où loge à présant ledit sieur prieur, lequel ' 
contient une grande chambre à laquelle y manque des ré- 
parations, à laquelle joinct une autre chambre desplanchée, 
n'y restant que les poultres et soliveaux, et n'y a aulcune 
lenestre. Entre la basse-cour et le cloistre avons trouvé un 
petit logis joignant le logis abatial, quy est ruyné et n'y reste 
que les murailles, comme pareillemaot un autre logis quy 
est entre le four à ban et laditte basse-cour. En soi-tant du- 
dit logis, avons apperçu la cloche quy est posée sur une des 
fenestres du clocher à faulte de cherpante, dans ledit clocher 
pour la monter, laquelle menasse de cheute. Et de tout ce 
que dessus lesdicts sieurs religieux et promoteur nous en 
ont requis acte que leur avons, octroyé pour servir et valoir 



Disiiizcdby Google 



— 261 — 

audit sieur abbé et à eux et à tous autres qu'il appartiendra 
en temps et lieu que de raison, les jour, mois et an que 
dessus. Ainsy signé : du Gorray, J. Grasiin, substitut du pixt- 
moteur, Denechy, de Savonnières, R. Hillairel, Eschillet et 
M. Limousin, greffier. 

Et ledict jour, nous ledit du Gorray, commissaire susdict, 
nous sommes aveq le greffier, et ce requérant ledit promo- 
teur et religieux, es dicts noms, et en leurs présances, trans- 
portés au lieu appelle la lorest de l'abaye de Bassac, dans 
laquelle nous n'avons trouvé n'y avoir aulcun arbre aportant 
profil (La fin de la pièce manque). 

III. 

im, 17 juillet. — Sentence de Reaé iMouctiet, juge des lerre el seigDeu- 
rie de Sainl-Georgcs de Dorion, i (jiii nomme d'office Pierre Chapran pour 
expert. — Copie collatiû»née appartenant à M. P.-B. Barrand. Commu- 
»U:aliM d* Mime, 

Elxtrail des registres du greffe de la seigneurie de Dorion. 
Entre sieur Pierre Dalvy, marchand, demandeur suivant 
l'exploit do Veillon, huissier, du 14 juillet 1769, controllé à 



i . Malgré nos minutieuses recherches, le personnel du monaslère est 
demeuré pour noua à l'état microscopique et se réduit à peu de noms ; il 
peut du reste se diviser en deun catégories : Personnel monacal, personnel 
judiciaire. Personnel monacal ; U99. Charlen Giraud d'Anquerille était, sur 
la fin du XV* siècle, prieur de Saint-Georges de Dorion ; et en l'an 1500, le 
jour des calendes de novembre, il écliangea avec son oncle, ci-aprés nommé, 
son prieuré de Saint-Georges de Dorion pour le titre d'abbé de Bassac, dont 
son parent était alors titulaire. Cet abbé Charles s'acquit une haute considé- 
ration, parce que, dans le temps où il était en dignité, une grande partie de 
la noblesse, entraînant avec elle une foule assez nombreuse d'habitants du 
pays, se jeta dans les doctrines calvinistes, et qu'au milieu d'un boulever- 
sement presque général, il résista au torrent et aux sollicitations que Calvin 
personnellement fit auprès de lui pour te séduire. (GaU. cKr.) — 1500. Se- 
guin Girault d'Anqueville, réaignataire, le 3 octobre 1500, de l'abbaye de 
Baasac, vint prendre possession du prieuré de Saint-Georges de Dorion que 
lui avait cédé Charies Girault d'Anqueville, son neveu. Cette peiinulatioii' 
discordante eut lieu sans doute pour favoriser Charles Girault d'Anqueville 

18 



Disiiizcdby Google 



Saintes le 7 par de Saint-Aodré, et encore les fins de sa 
requête du dix-sept may dernier, exploitée le i5 de ce mois 
par Veillon, sei^ent royal, controllée à Burie le lendemain 
pai- Fûucaud, comparant par Veillon ; contre sieur Pierre 
Grollet, mégiciei-, comme père, légal administrateur de sa 
fille, et de feue Marie Dalvy, sa femme, défendeur et défail- 
lant, du 19 juillet 1771. Ouï Veillon pour le demandeur, 
nous avons donné défaut comme autrefois dudil Grollet 
défendeur, faute de comparution ni procureur pour luy, et à 
faute par luy d'êti-e venu dire cause de suspicion conti-e 
Jean Geoffroy, expert nommé par ledit demandeur, l'avons 
tenu pour accordé, comme aussi, faute par ledit Grollet d'en 



qui était probablement un jeune homme, et pour procurer à son oncle un 
repoa que nécessitait son Age avancé et la fatigue que lui avaient occasionnée 
l'adminislration de l'abbaye du Dassac, les événements de l'époque, la coo- 
slniclion do divers édinces et l'agrandissement de la basilique. — 1650. Uans 
ce temps-IA, la dignité de prieur de Uorion était occupée par Jacques de 
Bremond, né vers 1635. L'un des Sis puînés de Jean-Louis de Bremond, 
chevalier, seigneur d'Ars, de Do m pierre-sur-Charente, Migré, Rochave, etc., 
et de Harie de Verdelin, Jacques de Bremond, qui avait deux aînés devant 
lui, fut destiné à l'état ecclésiastique, et, tout jeune encore, il fut pourru du 
prieuré de Dorion ; mais ses alaés étant morts, il laissa son prieuré pour Bgu- 
rer à la tête de sa maisou. Il se maria, le 20 mars 1662, à Marie de La Tour, 
native de Cognac. ]l se revêtit alors de ses titres du monde , chevalier, mar- 
quis d'Ars, seigneur d'Orlac, La Garde, Migré, Rochave, Gimeux, elc. Nous ne 
le suivrons pas dans les nouvelles destinées que lui ouvrit la fortune, nous 
constatons seulement qu'il mourut en 1693. 

Personnel judiciaire. I^ seigneurie de Dorion possédait un droit de basse jus- 
tice, celle du 3* degré, lo dernière dans la division judiciaire d'alors. On n'y ju- 
geait que des affaires civiles dont on appelait à Saintes. Les archives de la juri- 
diciion de Uorion ont disparu ; ce n'est que par hasard qu'un lambeau uous 
est tombé entre les mains. — 1670. Pierre Dalvy, époux de Charlotte Guerry, 
était juge de Ilorion en 1610, ainsi que nous l'apprend l'acte de baptSme de 
sa fille Françoise, inscrit sur les regblres de Chaniers le 34 août de cette 
année. Nous lisons sur les inémcs registres l'acte d'enterremciil, dans l'église 
de Chaniers, de Pierre Feuilletcau, juge de Dorion, âgé de 50 ans, muni des 
sacrements de l'église. Eufin, l'eitrait d'acte judiciaire du greffe du prieuré 
de Dorion^ du 19 juillet 1771 , nous indique, comme juge de Dorion, A cette 
époque, René Houcbet, procureur au siège présidial de Saintes. Phelipot 
était son greffier. 



Disiiizcdby Google 



— 363 — 

nommer un de sa part, avons nommé d'office la personne 
de Pierre Chapron, du village du Pérou, paroisse de Chérac; 
lequel, ainsi que ledit Geoffroy, viendront prêter serment 
pardevant nous à notre prochaine audience de bien et fidelle- 
ment procéder à leur commission. Fait et prononcé par nous 
René Mouchet, procureur au sénéchal, siège présidial et élec- 
tion en chef de la ville de Saintes, juge ordinaire des terre 
et seigneurie du prieuré de Saint-Geoi^es de Dorion, étant 
au lieu ordinaire de nos expéditions de justice, les jour et an 
susdits, donnant en mandement... Signé au registre : Mou- 
chet. Phel!Pot, greffier. 
Suivit, papier compris, treize sols. 

Notre-Dame de Chastrbs. ^ 
IV. 

1524-1528, I*' /étrier, (nouTean slyle), — PriK^s-rerbal de l'électioD de 
Guy de Massougnes eu qualilé d'abbé de Notre-Daine de Chaslres, au diocèse 

de Saintes, — Original sur parcltemin, non 3celU, aux archive» de la Cfl(^ 
renie, tirie II, /bndt de l'abbaye de La Couronne. Communication de MM. 
Paul de Fleurj/ el TA. de Bremond d'Art. 

In nomine Domini, amen. Noverinl universi et singuli 
hoc presens publicum instrumentum inspecturi, quod anno 
ab incamatione ejusdem Domini millesimo quingenlesimo 
vicesimo quarto, indictione décima tercia, die vero prima 
mensis februarii, pontificatus sanctissimi in Christo paUis 
et domini nostri domini démentis, divina provideutia 
pape septimi et modei-ni anno secundo, in nostrorum (sic) 
notariorum et testium subscriptorum ad hoc specialiler 
vocatorum et rogatorum presentia existentes et constiluti 

l.Ilya, dansie t. V, pagel9, unecbarte,(22révrierll48) de fieoffroy, 
arcbevêque de Bordeaui, et de Bernard, évêque de Saiutes, contenant le 
récit d'un procès entre les chanoines de Chastres, pt les religieuses de Fon- 
ICTrauJl. M. F.-B. Barraud a publié (Cognac, Hortrenil et de La Tour, 1870; 
in-18, Z&^.)Bechtrchis hittoriquet e%r l'ancienne aààaj/e de A'.-D. de 
CAailret. 



Disiiizcdby Google 



— 264 — 
venerabiles et religiosi viri fratres Aymericus Brun, prior 
sancti Brîcii, et E^idius Joanneau, pi'esbyter, procuralores 
scindici super hoc deputali, qui processum electionis fucte 
de persooa venerabilis et religio&i vii'i irntris Guydonis de 
Massougnes ' in abbalem monasterii béate [Mane de] Gas^ 
Iris, ordinis sancti Augustini, Xanctonensis diocesis, electi, 
cidem de Massougnes in dicte monasterio existenti p[resen- 
tave]ruQt sibique supplicaverunt qualhenus dictain ellectio- 
nem acceptare dignaretur. Qui de Massougnes processum 
dicte elleclionis sibi preseiUatum accepit, eidem (sic) Brun 
et Johanneau respondendo quod super hiis meditare volebaf, 
et ad responsum illis super hoc facicndum, diem crasUnam 
illis prefixit el assignavit. De et super quibus premissis pre* 
notati Brun et Johanneau et de Massougnes respective ins- 
trumenlum sive instramenta, unuin aut piura sibi fieri, dari 
et concedi pelierunt et rcquisierunl. Acta fuerunt hoc et 
concessa in dicto monasterio de Castris, sub aano, indic- 
tione, die, mense et pontificalu quibus supra, presentibus 
reUgioso viro fratreJoachino de Lestang, priore de Montonis, 
et domino Guilhermo Courraut, presbytero, reclore béate 
Marie de Nuell., Xanctonensis diocesis, testibus notisad pre- 
niissa vocatis specialiter et i-ogalis. 

Et ego Peti-us Aubin, clericus Engolismeosis diocesis 
oriundus, civitatisque Engolismensis incola, public-us [auclori- 
tate] apostolica notarius jui-atus, premissis omnibus et sin- 
gulis, dum sicut premittitur, fièrent et agerentur, una cum 



i. Massougnes, ancienue famille, originaire de la paroisse de ce nom en 
Mirebalais, aiyourd'bui commune du canlon de Mirebeau (Vienne) ; porte 
dans ses armes : D'or, à la/atce de gufuUj, chargée de S coquilles d'ar- 
gent et accompagnée de 3 têtes de conleunre arrachées de sable, co»~ 
roanées d'atur. Cetie maison, établie depuis tongtemp» en Angoumois, 
V compte encore trois représentants, MM. Georges, Emmanuel el Albert de 
Massougnes. — Guy, dont il est ici question, est inconnu du Gallia. Il était 
Gis de Jehan de Massougnes et de Jehanne de La Porte, mariés en 1 J8I , et 
petit-nis d'AnlIioine de Massougnes et de Marguerite de fleauchamps. 



Disiiizcdby Google 



prefatis testibus, ac cum notaiio inferius descriplo, pre- 
scris instrumcntum, eaque oinnia et singula sic Heri vidi et 
audivi, igitur hiiic publico instmmeiito manu alterius fide- 
liter scripto me aliis prepedito negociis, sigiium mcum publi- 
cum et auctenticum apposui in iidem, rabur et testimouium 
omnium et singulomm premissorum, requisitus et rogaliis. 
Et plus bas: Ghasteau, alternoiarius auclon.atibus apos- 
tolJca ac curiarum ecclesiasticarum Xanclonensis et Engo- 
lismeDsisjuratus. 



1525 (oonveau style], SO mart. — ProcèK-vertial de. l'opposition foile par 
Pierre Morineau, [irociircur liscal de l'évêque de Sainles, et Guillaume Dscrou 
(Decrozo), vicaire générnt dudil év6iiue, à la convocolion faite par Jean 
Escliassereau, aux lin^ de ronllmier ou inlirmer & Boutleville l'élection de 
Guy de Hassougnes comme abbé de Cbastres. — Original surporchemi», 
«on scelU, aux arch. de la Charente, série H, fimd* de l'abbaye de 
Saint-Cj/bard, prieuré de Boutieviite. Idem. 

Vobis venerabtli viro domino el magislro Guilhermo De- 
crozo, in juribus graduato, sancte sedis aposlolice protho- 
nottario, scolastico el canonico ecclesie EngoUsmensis, 
vicarioin bac parte generaliin spirilualibus et temporalibus 
reverendi in Xristo patris et domini, domini Xanclonensis 
episcopi, ab eodem reverendo domino commisso et depu- 
lato, Ego Jobannes Escbassereau, presbytef, nuncius et exe- 
cutor in hac parte deputatus, certifico citasse coram vobis, 
tanquam vicario reverendi domini episcopi Xanclonensis, ad 
diem quintam mensis aprilis proxime venturam, hora décima 
de mane, ejusdem diei, in loco de Bolbavilla, anle valvas 
ecclesie dicti loci, inslantibus et requirenlibus rebgioso viro, 
fratre Guydone de Massoignes in abbatein monasleiii béate 
Marie de Castri?, ordinis sancti Angustini, Xanclonensis 
diocesis, electo, suisque eligentibus, omnes et singulos reli- 
giosos aliosque priores tani regulares quam seculares jus et 
interesse in confirmatione ant infirmalione dicte elleclionis 



Disiiizcdby Google 



— 266 — 
prelendentes et habere debentes, per affixionem et dimissio- 
■ nem coppie presentis mandat! in valvis ecclesîe dicti monas- 
terii dimisse et apposite, prout et quemadmodum niichi fieri 
inandnbatiir et mandatur ad dicte ellectionis confinuacionem 
ant intlrmatioaem pracedi visuros et dicturos quicquid dicere 
voluerint cum intimalione débita, quod sive comparuerint, 
sive non, nichilominus per vos procederetur ad dicte ellec- 
tionis confinnationem ant infîrmationem, prout juns eiit et 
rationis, preseatibus venerabilibus vins dominis religioso 
fratre Ylerio de Lyvenne, priore de Narcilhaco, et Petro 
Chasteau, presbyteris, i-eciore dicti loci de Naicilhaco, testi- 
bus nolis ad premîssa vocalis et rogatis, vigesima prima 
mensis marcii, anno Domini mitlesimo quingentesimo vige- 
simo quarto. Pariterque ulterius vobis certifico citasse ex 
habundanti omnes et siogulos pretendentes interesse in dicta 
confirmacione ant infirmacione ellectionis, et cum intima- 
cione débita, requiretitibus dictis ellecto et eligeotibus, ad 
diera, locum, coram et horam predictis (sic), et ad fines su- 
pra dictas, per affixionem coppie dicti mandati dimisse et 
apposite in valvis ecclesie Xanctonensis, presentibus venera- . 
bilibus viris dominis Dionisio 'Foulchier, Andréa Thrillard, 
Michaele de Laumosne et Matheo Girard, presbyteris, cho- 
ristis dicte ecclesie Xanctonensis, nec non citari magistrum 
Petrum Morineau, procuratoi-em fiscalem prefati reverendi 
domini episcopi Xanctonensis per me personaliter apprehen- 
sum, ad diem, locum, horam, actus et fmes supradictos pre- 
locutis ellecto et eligentibus instantibus et cum intimacione 
débita. Qui Morineau suum dédit responsum prout sequitur. 
Quiquidem Morineau dixit non acceptare dictam assignatio- 
nem, quia locus de Bothavilla non est locus congruus ad con- 
firmaciones aud infirmaciones faciendas, ymo est sedes epis- 
copalis Xanctonensis ubi oranes ellectiones ex antique de 
jure et consuetudine consueverunt confirmari and intirmari 
per reverendum dominum episcopum Xaactonensem, suos 
vicarios ant aUos ab eo depulalos, et si ad diclam cllectionem 



Disiiizcdby Google 



confirmandam ant infirmandam in dicto loco de Boutheville 
voluerit prosequi, dictus Guilhermus Decrozo, vicarius dele- 
galus, se opponit et opposait, cura non sit locus congmus née 
competens, peteodo sibi dari dupplum vicariatus; et in even- 
tum quod ad dictam ellectionem firraandam ant infinnandam 
de pei-sona dicii fratris Guydoois de Massoignes se ellectum 
asserentem, in dicta sede episcopalî Xanctonensi ant in dorai- 
bus episcopalibus vellet procedere, offert acceptare dictam 
assignationem et facere processum cum dicto ellecto et eligen- 
libus, presentibus magislris Andréa Boyveau cl Nicolao Bois- 
seau, testibus nolis, vocatis et it^atis, die raense et anao 
quibus supra. 

J. EscHASSEREAV, presbyter exécuter prefatus. 



Notrb-Dahe de Fontdouce. < 



VI. 



fTÎS, 16 mars. — Quittance d'une renie due par l'abbé de Fontdouce, 
Nicolas de La Méchnussie de Pompadour* Ji Jean Via, pcusionnaire d'nne 
somme de mille livres sur l'abbaye de Contdouce. — Ortçinal dont lei nt»%tet 
de Fotcand, notaire à Saint-BrU-des-BoU en Ango%meit, dam Vétvde dt 
M* Boukari, nolairt A Chérac. ComnnmUation de M* Pierre Botnhard. 

Aujourd'hui, seisiesme mars rnii sept cent treize, après 
midy, pardevant le noLaire royal en Angoumois soussigné, et 
présens les témoings bas nommés, ont tous estes présens en 
leurs personnes, monsieur mestre Jean Menaus, conseiller 
et advocat du roy en l'élection de Xaintes, y demeurant» 



1. Voir pour Fonldouce : Accord, août 4271, entre le seigneur de Contre 
el l'abbé de Fontdouce, au sujet d'eiploits dana les bois Racon et Bouchard. 
t. IV, p. 8i, el I. 1, p. 388, bailletle du 13 novembre IMl, consentie par 
Hugues Guyoefaull, abbé de Fontdouce, en faveur de Girard de Ligueil. 

2. Nicolas Machet de La Méchaussée de La t>iste de Pompadour, d'al>ard 
chanoine de Champeaux et curé de Gregy en Brie, fut nommé abbé de Font- 
douce le 3 juin 1680. 



Disiiizcdby Google 



comme fondé de procuration spécialle de mestre Pol-Jean 
. Vin, pensionnaire de la somme de mille livres par an sur les 
fniitset revenus l'abaye de Fondouee, en datte du 12 no- 
vembre ■1709, reçue par Vallet et son compaignon, notaire 
au chatelet de Paris, qui est demeurée es mains dudit sieur 
Menaus, pour y avoir recours si besoin est, d'une part; 
et mestre André Chevalier, procureur fiscal du prieuré de 
Saint-Léger de Burye, demeurant en ladite abaye de Fon- 
douee, paroisse de Sainl-Bris, faisant et comme ayant charge 
de messire Nicollas de La Meschaussée de Porapadour, 
abbé dudit Fondouee, auquel ledit Chevallier a promis de 
faire ratifier ces présentes en un mois, à peine de tous des- 
pans, domages, intérais, d'autre part. Lesquelles parLies fts 
dits noms estant venues à compté des sommes deus par 
ledit sieur abbé de Fondouee audit sieur Vin, pansion- 
naire de ladite abbaye , tant poui" arérages de ladite 
pansion, depuis le 28 mays 1708 jusques au 28 mays 
prochain , que de la somme de 979 livres 14 sols 3 
deniers quy restoient à payer des despens et aresrages de 
ladite pantion raiglée parla tranzaction, dui9 octobre i708 
reçue par Petit, notaire royal, des payemants fais en confor- 
mité de ladite tranzaction tant au sieur Cothu que audit 
sieur Meneau, mandataire dudit sieur Vin, par les fermiers 
délaigués par ladite tranzaction el de la desduction de la 
somme de 833 livres 6 sols 8 deniers pour la capitation que 
ledit sieur abbé de Fondouee a payée à la descharge dudit 
sieur Vin, pour ciuq années quy eschoiront audit jour 28 
mays proschain à raison de Ï66 livres 13 sols 4 deniers 
faisant la sixième partye de ladite pantion de mil livres, il 
c'est trouvé dhue audit sieur Vin, audit jour 28 mays pro- 
chain, la somme de cinq mille neuf cens soixante douze livres 
quatorze sols trois deniers ; et qu'il a esté payé, par les fer- 
miers délégués par ladite transaction dudit jour 19 octobre 
-4708, la somme de quatre mil six cents quatre-vingt quinze 
livres à laquelle joignant celle de 833 livres 6 sols 8 deniers 



Disiiizcdby Google 



pour la subvantion payée à la descharge dudit sieur Vin, il 
a esté payé, sur ladite somme de cinq mil neuf cents soixante 
douze livres quatorze sols trois deniers, celle de cinq mil 
cinq cents vingt huit livres cinq sols huit deniers; au moyen 
de quoy il reste deu audit sieur Vin par ledit sieur abbé de 
Fondouce, pour ledit terme quy eschoira ledit jour 28 may 
prochain, la somme de 4-44 livres 7 sols 7 deniers, pour le 
payement de laquelle ledit sieur Chevallier audit nom a dé- 
légué tant le sieur Pierre Sebillaud que le sieur Lallemant, 
feimiers en partye de ladite abbaye de Fondouce, desquels 
ledit sieur Chevallier audit nom consant que ledit sieur Me- 
neau, aussi audit nom, se fasse payer, savoir dudit sieur Se- 
billaud de la somme de 250 livres qu'il debvra du prix de 
sa ferme au tenne de Saint-Jean-Baptiste prochain, et dudit 
sieur Lallemant de celle de 450 livres qu'il debvra aussi du 
prix de sa ferme dudit terme de Saint-Jean aussi prochain... 
Fait et passé au village des Boutinets, paroisse de Saint- 
Bris-des-Bois en Angoumois, en présence de Pierre Godin, 
laboureur à bœufs, demeurant au village de La Bobière, pa- 
roisse dudit Saint-Bris-des-Bois, et d'André Billaud, mar- 
chand, demejrant au boui^ de Saint-Sezaire, témoings re- 
quis et interpellés; lesquels témoings et parties ont signé de 
ce eaquis.... Meneau. Chevaluer. Billaud. Godin. Fou- 
CAUD notaire. 

ControUé et scellé à Burie le 95 mars 1 71 3 ; reçu quarante 
cinq sols. Levallois. 



VIL 

i7S5, 26 mai. — Pi'ésentalion à l'évfiqiie de La Rochelle par Fraoçoia- 
Henri de Bonvoust, abbé de Fondouce, vicaire général de l'abbé de Saint- 
Jean-d'Angéiy, pour la cure de BeooD, de Françoia Hazois, curé d'Alloué. — 
Mem. 

Aujourd'huy vingt six de may mil sept cent cinquante 
cinq, avant midy, pardevant le notaire royal apostolique 



Disiiizcdby Google 



— 270 — 

soussigné, et en présence des témoins bas nommez, Tut pré- 
sent en personne messire François-Heni^ de Bonvoust, abbé 
commandataire de l'abbaye royalle de Fondouce, y demeu- 
rant, paroisse de Saint-Bris-des-Bois, au nom et comme vi- 
caire général de messirc Hubert-Henry de Gourtarvel de 
Pezé, ' abbé commandataire de l'abbaye royalle de Saint- 
Jean-d'Ângély au diocèse de Saintes; lequel nous a dit et 
expozé que la cure de Saint-Pierre de Benon, diocèse de ta 
Rochelle, estant actuellement vaquante par la mort de mes- 
sire Jean-Gérôme Girard, dernier titullaire et paisible po- 
cesseur de laditte cure, dont la présentation appartient au- 
dit seigneur abbé de Saînt-Jean-d'Ângély, ledit seigneur 
abbé de Bonvoust, en sa dittê qualité de vicaire général, a 
déclaré qu'il y nomme et présente à monseigneur l'illustris- 
sime et révérendissime évesque de La Rochelle ou à 
messieurs les vicaires généraux, la personne de sieur 
François Razays, curé de la paroisse d'Alloué, sittuée au dio- 
cèse de Poitiers, comme safisant et capable de bien 

deservir laditte cure de Saint-Pierre de Benon 

(Formules.) Fait et passé en laditte abbaye royalle de 
Fondouce, paroisse dudit Saint-Bris-des-Bois, diocèse de 
Saintes, en présence de Jacques Dinaad, tonnelier, demeu- 
rant en la paroisse de Saint-Cezaire, et de Jean Delage, la- 
boureur à bras, demeurant en la paroisse d'Auton, témoins 
connus et requis pour être habitans et domiciliiez desdittes 
paroisses ; lesquels ont déclaré ne savoir signer, de ce en- 
quis; et ledit seigneur abbé de Bonvoust a signé et a ap- 
posé sur la présente minute le seau de ses armes. ' Fran- 
çois Henry de Bonvoust, abbé de Fondouce et vicaire gé~ 



1 . Hubert-HcDry de Couriarrel de Peié, flisde Charles, marquis de Pezé, et 
de Marie-Madeleine de Va^san, aumdiiier du roi, abbé de Beaupré, TJcaire- 
général du Mans, fut Dommé abbé de Saint-JeaD-d'Angéty en juillet 17S8, et 
mourut au chAteau de HontTort prés Le Mans, en avril 1771, Agé de 91 ans. 

i. Le cachet de cire rouge montre : D'argtut i i /lueti d'ainr, accompa- 
g*4n dt upt vuTÎettet de la^ potéti 5, 3 e( 1, ce que portent les Boa- 



Disiiizcdby Google 



— 271 — 

néral de l'abbaye de Saint-Jean-^ Angély. Foucaud, notaire 
royal apostoliqtie. 

Controllé à Brizamboui'g, le vingt-sept may 1755; reçu six 
litres. PiNAUD. 

VIII. 

il55. Si juillet. — Bail par Fraaçois-Henry de BoDTOust, abbé de Fod- 
douce, k Jean Bouhaud, d'une piioe de lerre situM eo la paroisse de 
Saint-Bris. — Idem. 

Aujourd'hui dernier du mois de juillet 1755 après midy, 
pardevant le notaire royal soussigné et présens les témoings 
bas nommés, a compam en personne messire Fmnçois- 
Henry de Bonvoust, abbé commandataire de l'abbaye royalle 
de Fondouce, y demeurant paroisse de Saint-Bris-des-Bois ; 
lequel de sa bonne volonté a, par ces présentes, affermé 
comme il afferme à Jean Doutiaud, charbonnier, demeurant 
au village de Chez-Daniau, paroisse dudit Saint-Bris, icy 
présent et acceptant, savoir est : une piesse de pré contenant 
environ un journal, appelé le pré Démonlile , aussi paroisse 
de Saint-Bris, confrontant d'un côté aux bois et bruyères 
faisant partie du fief de Fonldouce, d'autre costé aux bois de 
plusieurs particuliers, d'un bout au grand pré de laditle ab- 
baye séparé par une chaussée qui formait le premier étang, 
et d'autre bouts au pré du dernier étang, affermé à Joachim 
Ribottaud et Jean Douhaud, et ce pour le temps et espace de 
7 années dont la première a commencée le premier janvier 
dernier et fmironl à pareil jour lesdittes 7 années rèvolues, 
La présente ferme faitte pour et moyennant la somme de 
quinze livres par an... Fait et passé au lieu de La Gouran- 
drie, paroisse de Saint-Cezaire, maison dudit notaire, en pré- 



Toust d'Aïuay, au diocAse de Séei. — Français-Henri de BooToost, prieur de 
La B^JBAse, fut Dommé abbé de Fonldouce en 1734 el y mourut, le i novem- 
bre 1760, ftgé de 70 ans. 



Disiiizcdby Google 



— 27^ — 
sence de Louis André, mareschal, et de Pierre Tessié fils, 
bouteiller, demeurant au bourg et paroisse de Villars, lé- 
moins connus et requis, soussignés avec ledit seigneur abbé 
deBonvoust, ce que ledit Douhauda déclaré ne savoir faire, 
de ce enquis. François Henrï de Bonvoust, abbé de Font- 
douce. L. André. Foucaud, notaire royal. 

Controllé à Brizambourg, le douzième août 1755; reçu six 

sols. PlKAUD. 

IX. 

1788, 1 janvier. — Holillcatioa d'induit sur l'abbay« de Fontdouce, è In 
riquisilion deJeaD Bosc, clerc tonsuré du diocèse de Narbanne, chanoine de 
Troyes. ~ Original daiu Ut minuta de Bigot, notaire i Saintes, en l'i- 
inde de M* Aleatis Julien-La/trriire. Communication de M. Lo%it Andiai. 

Aujourd'huy septiesme janvier mil sept cent soixante huit 
avant midy, nous Jean Bigot, notaii-e royal apostolique en la 
ville et diocèse de Saintes, y reçu immatricullée par M. le 
lieutenant général d'icelle, y demeurant, rue du Pallais, 
paroisse de Saint-Pierre, soussigné, à la réquisition de M^ 
Joseph-Jean-Baptiste Loizeau, praticien, demeurant en la 
ville dudit Saintes, paroisse de Saint-Pierre, au nom et com- 
me fondé de la procuration spécial le en brevet de messire Jean 
Bosc, clerc tonsuré du diocèse de Narbonne, actuellement 
diacre et chanoine de Troyes, y demeurant, dattée de Paris 
du 5 décembre dernier, signé: Bosc, Ledoux et son confrère, 
notaires à Paris, insinué et controllé au greffe et controUe 
des insinuations éclésiastiques du présent diocèse, le 14 
décembre dernier, par Marrillet el Thomas, laquelle de- 
meurera anexée aux présentes pour y avoir recours sy be- 
soin est, après avoir été contresignée en mai^e ne varictur 
par ledit sieur Loizeau ; avons montré, notifié el duement 
fait aparoir à messire François Dudon, prêtre, doyen de l'é- 
glise cathédralle de Saint-Pierre dudit Saintes, y demeurant, 
el abbé commaudataiic de l'abbaye royalle de Fondouce, au 



DigilizcdbyGOOglc 



— 273 — 

présent diocèse, les lettres d'induit accordées par le roy au- 
dit sieur Bosc, le 2 dudil mois de dexembre dernier, signé: 
par le roi en son conseil, Ogier, et scellée du grand sceau 
de cire jaune, adressée à mondit sieur abbé et religieux de 
l'abbaye dudit Fondouce, tant conjointement que divisement, 
sur la nomination faite de la personne dudit sieur Bosc, par 
messire Antoine-Louis Bloodet, chevallier, conseiller du roy 
en sa cour de parlement, demeurant à Paris, rue de Va- 
rennes, quartier de Saint-Gemiain-des-Prés, paroisse de 
Saint-Sulpice, par acte reçu Démeure et son confrère, no- 
taire à Paris, en datte du 16 novembre 1765, aux fins que 
mondit sieur Dudon, en saditte qualité d'abbé de Fondouce, 
n'en ignore et ayes à satisfaire auxdittes lettres d'induit ; 
desquelles, ensemble de l'acte de don d'induit, attaché, sous 
le contre scel des dites lettres, insinuées et controllées au 
greffe et controlle des insinuations éclésiastique dudit présent 
diocèse de Saintes, le 9 dudit mois de dexembre derniet', par 
lesdits Marrillet et Thomas, ainsy que de ta susdite procu- 
ration et du présent acte de notiffication, ce requérant ledit 
sieur Loizeau audit nom, nous avons laissé coppie au domi- 
cile de mondit sieur Dudon, les jour et an que de l'autre 
part, en présence de Jean Julien et de Jean-Pierre Viaud, 
praticiens, demeurant audit Saintes, paroisse de Saint-Pierre, 
témoins connus et requis soussignés avec ledit steur Loi- 
zeau, parlant à mondit sieur Dudon, qui a déclaré ne voul- 
loir signer ces présentes, non plus que la coppie d'icelles, 
quoyque de ce duement enquis et interpellé. 

Loizeau, en vertu de ma 'procuration. Jullien. Viaud. Bi- 
got, notaire royal apostolique à Saintes. 

ConlroUé, aux actes, à Saintes le 7e janvier ■1768; reçu 
cinq livres, plus reçu vingt sols pour les anciens quatre sols 
pojr livre et dix sols pour les deux nouveaux sols pour li- 
vre; total: six livres dix sols; et aux exploits ledit jour; 
reçu dix sols cinq deniers, revenant touttes les susdites 
sommes à celle de sept livres cinq deniers. De S. André. 



Disiiizcdby Google 



1790, SÔ/CvrUr. — Etat des reTeoiu et charges de l'abbaye de Notre- 
Dame de Pondouce, rourni par Aodré Robin aine, juge sénécbal de l'abbaje, 
maodataire d'Alphonse-Harie-Touasaint de Sinely, abbé. — Copie conunét à 
la MliotMque de Cognac. Communusatio» de M. JuUi Pelliuon. 

Déclare ledit sieur abbé, titulaire de laditte abbaye, que 
les revenus consistent: 1o en domaine, terres labourables, 
pieds et bois taillis, sens, renies, dixme, agriers, complans, 
droits de lods et vente, droits de prélatioa, sittués dans 
la paroisse de Burie, chef lieu de ladilte abbaye, dans celle 
de Saint-Brie-des-Bois, Buiie, Renville, Viltards, Périgaac, 
Ghérac et autres éloignées de laditte abbaye. 

So Que les basliments consistent en l'abatialle, granges, 
ch&is et autres servitudes, touttes réunies sur deux cours mu- 
rées, audit chef-lieu de Fondouce, n'y en ayant pas ail- 
leurs. 

30 La chapelle abatialte dans la cour du logis, dont les 
objets pour l'usage du service divin qui s'y célèbre tous les 
jours, consistant en vases sacrés, un calice d'ai^ot en bon 
état, un saint ciboire presque neuf aussy d'ai^ent, ostensoir, 
un soleil en aident presque neuf. 

Ornements. — Un ornement neuf de taffetas rouge et 
blanc, donné par H. l'abbé de Sinety, le neuf juillet mil 
sept cent quatre vingt sept ; un ornement d'étoffe de soye à 
deux faces, dont l'une violette et l'autre de touttes couUeurs, 
avec un gallon d'argent, un oracment de satin cramoisi à 
galons de soye jaune en très bon état, un ornement de satin 
broché à petittes rayes aussy en bon état; un ornement viollet 
et commun gamy d'un ruban jaune complet, à l'exception 
de la bource à corporal, un ornement de satin vieux et de 
touttes coulleurs, deux ornement noirs un peu vieux, dont l'un 
de taffetars et l'autre de camelot, tous les deux sans bource. 

Linges. — Quatre aubes, dont deux de belle toille et les 
deux autre de toille commune ; une de ces deux dernières 



Disiiizcdby Google 



— 275 - 

est neuve, neuf amicts, dont quatre neufs, vingt purificatoires, 
dont dix vieux et dix nouveaux, trois cordons, dont un neuf, 
six lavabo, cinq corporeaux, cinq nappes d'autel, dont une 
neuve, un mauvais surply. 

Objets divers. — Une niche pour l'exposition du Saint- 
Sacrement, un ensensoir et une navette de cuivre, deux cni- 
sifis, dont l'un de cuivre et l'autre d'os, une croix de cuivre, 
six chandeliers de bois, deux petits chandeliers de cuivre, 
deux missels, dont l'un est bon et l'autre mauvais, une 
écherpe pour donner la bénédiction, deux voiles petits et 
vieux, autre voile neuf qiiî couvre la statue .de la sainte 
Viei^, un graduel noté, un pseautier avec quelque nettes, 
autre graduel de grand format, un antiphonnaire romain- 
aussy gi'and foimat, deux devant d'aulol, dont l'un est de 
cuir peint et l'autre à deux laces rouge et blanc, deux bu- 
rettes de verres, un vieux bonnet carré, deux autres devant 
d'autel et un d'étoiîe noire sans cadre et l'autre de cuir 
peint fort vieux. 

4o II y a pour tout mobilier en laditte abaye, outre les 
effets cy dessus, une fouioire, un pressoir pour la vandange 
et une mauvaise armoire à quatre portes, formée à l'anti- 
que. 

Tous les susdits revenus et bàtimens ont étés affermés par 
acte passé devant Bigot, notaire royal à Saintes, du 6 février 
1787, à sieur Pierre Guérin, marchand, demeurant actuel- 
lement audit logis abbatial, sous le cautionnement de Jozeph 
Tâmplier, marchand, demeurant sur le fauboui^ de La Ber- 
toniiière dudit Saintes, pour en jouir pandant neuf années 
qui ont commencées le vingt huit avril mil sept cent quatre- 
vingt huit, pour la somme de sept mille six cent livres par 
chaque année, payable six mois par six mois, moitié par 
moi;ié, à commencer à la Saint-Jean et noël mil sept cent 
quatre-vingt huit et à l'avance ; en outre, pour pot de vin, 
mille quati-e cent livres payées comptant, avec stipuliaMon 
qu'en cas de non jouissance du preneur il en sera rembour- 



Disiiizcdby Google 



— OTÔ — 

ce proportionnellement à celle qu'il s'en defTaudra pour com- 
pletler lesdites neuf années promises. 

Charges dont iaditte abbaye est grevée. — Le 7 jan- 
vier 1790. Oblat au roy et décimes payés 
pour 1789 1748 1^. 

Au garde des bois établi par U maitrize 
de Cognac 100 I». 

Au chapelain habitué à Fondouce, pour 
le service journalier de la chapelle, pour 
la portion dont ledit sieur abbé est tenu. 150 t>. 

A H. le curé de Renville, pour les des- 
sertes du hamaud qui est dans la paroisse 
dépandant de Iaditte habaye 66 1». 

Au curé de Gourvillette pour même 
cause . . 25 K 

Pour renie noble à la seigneurie de 
Rocheraud 20 1». 

A la seigneurie de Marsilly près La Ro- 
chelle 31 U.6s. 8d. 

Au roy, pour la haute, moyenoe et basse 
justice du prieuré de Rurie 5 b. 

Pour l'entretien de la lampe qui brûle 
toujours. . . 36 l«. 

Total des charges 2181 1. 6 s. 8 d. 

Le déclarant observe que le fermier est obligé d'acquitter 
les i-edevances seigneurialle sans diminution du prix du bail, 
sauf dix livres six sous huit deniers à Iaditte seigneurie de 
Marsilly, à laquelle tous les anciens beaux ne portent la re- 
devance qu'à vingt une livre; mais on a raporté une trans- 
action qui la âxe comme dessus à trente une livres six sous 
huit deniei's, en vertu de quoy le déclarant a tiré de sa po- 
che chaque année depuis sa prise de possession dix livres 
six sous huit deniers. 

Il observe encore que le fermier est en outre tenu sans 
aucune diminution d'entretenir à ses fraix la toiture de tous 



Disiiizcdby Google 



— 277 — 
les b&timenls de la main de l'ouvrier seullement, et ledit 
sieur abbé de fournir tous les matériaux, lequel déclare 
qu'il n'a aucune connaissance qu'il ait été tait directement 
ni indirectement quelques soustractions de titres, papiers 
et mobiliers de laditte abbaye. Déclare qu'il a seullement été 
relire du chartier une baiiette de mille quatre cent quatre- 
vingt dix neuf, qui a été remise audit sieur Rigondeau, no- 
taire royal et procureur au siège ordinaire de Fontaine-Cha- 
landray, pour le soutient des droits de laditte abbaye, dans 
un procès contre les tenanciers qui soutenoient devoir une 
quotité de rente moins forte que celle poitée par ce titre. 

Total des revenus 7600 h 

Total des chattes, non compris les l'é- 

parations 2184 l^Bs. 8d. 

Reste net pour revenu 541 8 1« 3 s. 4 d. 

Je soussigné André Robin l'aîné, procureur au siège 
royal de Cognac, juge sénéchal de l'abaye royalle de Fon- 
douce, procureur fondé de messire Alphonse-Toussaint- 
Mari de Sainety, abbé de laditte abbaye Noti-e-Dame d^Fon- 
douce, ordre de Saint-Benoit, par acte du vingt huit décem- 
bre [1789] reçu Cousinery et Bonsignour, notaire royaux à 
Marseilles, contrellé en laditte ville par Chambon et légalisé 
le même jour, certifions que l'état des biens et revenus de 
laditte abaye cy-dessus et des autre parts est sincère et vé- 
ritable; ce qu'il a affirmé en vertu de saditte procuration; 
lequel état nous nous soumettons, audit nom, de faire lire, 
publier et afficher partout où besoin sera. A Cognac, le vingt 
six février mil sept cent quatre-vingt dix. Signé : Robin l'aîné. 

XI. 

*790, 2 décembre. - Assignalion donnée par AngeTin, veuve de Malhieu 
Dannepoad, fermière générale de l'abbaye de Fontdouce, à Pierre Elie, en 
paiement d'uue renie due à l'abbaye.— Orlglfml coiuervé à la bibliothiqae 
de Cog*ac, fondi Albert, mu., t. LZXVI, p. 13.Comwtu»icaiio* de U. Julti 
Pelluton. 

L'an mil sept cent quatre vingt dix, le 1 décembre, à la 



Disiiizcdby Google 



— 278 — 
requette de ta nommée Angevin, veuve de Mathieu Danne- 
pond, fermière générale de l'abbaye de Fondouce, demeu- 
rante au ch&taud de Richemont, paroisse dudil lieu, où elle 
fait élection de domicile, et constitue pour son procureur 
maitre Henri Phelipot, notaire royal et procureur fiscal du- 
dit abbaye royale de Fondouce, demeurant au Heu de La 
Motte, paroisse de Saint-Sulpice, pour lequel domicilie est 
élu h l'effet des présentes en la maison de François Biliaire, 
située au boui'g de Burie, mouvante de la jurisdiction, je, Ga- 
briel Arnaud, archer garde delà connétablie et maréchaussée 
de France, reçu au siège général de la table de marbre du 
palais à Paris, demeurant dans la ville de Cognac, soussi- 
gné, ay à Pierre Elie, demeurant chés Vergeat, paroisse de 
Burie, donné assignation h comparoir, à trois jours fi-ancs, 
pardevanl M. le juge de la jurisdiction de Fondouce, au lieu 
oiï il accoutume d'espédier sa cour, heure d'audience, pour être 
condané tant pour lui que pour ses consoits, si aucuns 
sont, de payer à ladite requérante, à la recette ordinaire 
dudit Fondouce, la l'ente noble de six sous due par chacun 
an audit abbaye, au jour et teste de circonsision, pour la 
prise du Bois-Ghrcpaud en Burie, sous l'offre de donner les 
confrontations, airérage de neuf années échues en mil sept 
cent quatre vingt sept, aux inlérests et aux dépens, par juge- 
ment qui sera exécuté suivant l'ordonnance. Dellatssé les pré- 
sentes au domicilie dudit Elie... Arnaud. 

Contrôlé à Cognac, le quatre décembre 1790 ; reçu douze 
sous neuf deniei"s. Dulignon Lafare. 

Nothe-Dahe de La Frenade * 
XII. 

4S&, S ftmeUr. — QuitUace d« llugon Harcbaol, abbé do U Frenade, 
d'une somme de 60 boIs sur le domaine du roi. — BibliotKèq»e naJûmofe, 

1. Pour rabbaye de \a Frunade, voir t. IV, p. 78 : Veale (29 mai 1205] 



dby Google., 



— 279 — 

mmuteriti, f. fr. 35975, *•> Si79; tcean. Communicalio» ie M. Louis 
ÂMdiat. 

Nous, les abbé, religieux et couvent de l'abbaye de La 
Freoade, conressons avoir reçue de noble homme Jehan 
Bouisy, escuyer, seigneur de La Vare, receveur ordinaire du 
domayne du coy de ses pays et terres de Xainctonge, ville et 
gouvernement de La Rochelle, par les mains de maistre 
Camescasse, fermier général dudit domayne, et à son ac- 
quict et deschai'ge, la somme de soixante solz tournois que 
avons droict d'avoir et prendre par chacun an en chacune 
feste d'ascerissions, sur la recepte du revenu dudit domayne 
pour certain légat et aulmousne faict el donné à ladite ab- 
baye par les feuz roys de France; de laquelle somme de 
soixante solz tournois pour la feste et terme d'ascenssion mil 
cinq cens vingt et deux derrin passé, nous tenons pour 
contans el en avons quicté et quictons lesditz receveurs de 
Camescasse et tous autres, par ces présentes signées du 
seing du sceribc de nostre chappitre et seellées de nostre 
seel, le tiers jour de janvier l'an mil cinq cens vingt et 
deux. 

Fr. Hugon Marchant, * 



par Robert, abbé de Grushos, à Bernard, abbé de I.a Freoade, d!un doroaioe 
dans la paroisse de La Jaroe ; p. 150 , irausaction {l" mai-s 1703) entre An- 
toine de Harouile, abbé de 1^ Frenade, et dom Gaudrillet; p. 167, bail (7 
avriH768) à ferme des revenus de l'abbaye de Iji Freoade, par François 
Dudon, abbé, à Louis Forest des Moulins ; p. i70, procuration (39 août 
1773) donnée par dom Ugier, ancien prieur de La Frenade, à dom Verguet, 
prïeur, pour traiter arec les héritiers do François Dudon, jadis abbé de La 
Frenade; p. 17â, lettre [31 août 1773] de Jules budon. procureur général au 
parlement de Bordeaux, à Gaspard de Hootdaupliin, chanoine de Saintes, 
pour transiger avec l'abbé de Li Frenade; p. 173, transaction (i septembre 
1773) entre SiTTrco Haury, abbé, el les héritiers de François Pudon, nu su- 
jet des réparations de l'abbaye. 

1. Le Gallia, II, col. 1135, indique conuneabbé de La Freoade (U92- 
1538], Jacqui^s de Saint-Gelais, évèque d'Uzés, doyeo d'AngouJêmc, abbé de 
t<aint-Haiienl, frère du poéta Oclovieo de Saint-Gelais et de l'historieo Jean 
' de Saint-Gelais, seigoeur de Hoollieu. 



Disiiizcdby Google 



XIU. 

4688, 4 juillet. — Délibération du corps de ville de Copiac, porlnnt 
qu'il prendra le fait et r^ase des fabriqueurs de l'église Saint-Léger dans 
leur contestation avec François de Rapy, prieur de La Frcnade, au ei^et du 
droit revendiqué par le curé, de Saint-Léger de conduire la procession, le 
raardi de pAque«, dans l'église de La Frenade, d'y prêcher el de dîner h l'aV 
baye. ~ Sxpiditioitsurpaplercontenéeàlaiiiliothiqtiede Cognac, fonds 
de Saint-Liger. Communication de M. JnUt Pellitton. 

En maisée tenue en la maison collégialle de la ville de Cou* 
gnac, le qualiiesme juilhet mil six cens trante huict, par nous 
Pierre de Guip, sieur des Planches, pi-ésidant et lieutenant 
général au siège roial de ladite ville, maire et cappitaine 
d'icelle, Pierre Humyer, Araauld Vilet, Hélye Babin, Ezé- 
chiel Guynebert, Séraphin Marye, Jehan de La Gousture, 
Louys Mesnage, Denys Maillai'd, et Guillaume Deromas, tous 
eschevins el conseillers du corps et collège de ladite ville, as- 
semblés au son de la cloche en ladite maison commune à la 
manière acoustumer, pour traicter et délibérer des affaires 
d'icelle,leprocureurdecéansa remonslréquelesfabticqueurs 
de l'église SainC-Légcr de ceste ville ont estes assignés à la re- 
quesle de frère François de Rapy, prieur de l'abbaye de La 
Frenade, qui piélant avoir droict de l'efuser la procession de 
ceste ville qui a acouslumé et de tout temps immémorial 
d'aller, le mardy amprès pasques, par dévotion en l'église de 
ladite abbaye; lesquelz fabricqueurs ont faict signiffier ledict 
exploict; attandu qu'il est donné tant pour eulx que pour 
tous les habitans de ceste ville, requiert qu'il soit sur ce dé- 
libéré. 

Par advis de l'assemblée, a esté arresté que le corps de céans 
prendra le faict et cause desditz ft-abricqueui-s sur le subject 
de la possession immémorialle que la procession de ceste 
ville a acoastumé d'aller en dévotion, le mardy d'après la 
leste de pasques, en l'église de l'abbaye de La Frenade, et 3'y 
cellébrer par monsieur lecuré ou son vicaire de ceste ville la ■ 



Disiiizcdby Google 



— 281 — 

saincte messe eldirelapi-édicationjet de leiirbaillerpar l'abM 
dudit lieu ou ses fermiers à disné. Ainsysigaé: P. deGuip, 
maire, Humyei', Vilet, Babiu, Guynebert, Marye, Delacous- 
ture, MesDage, Deromas, et Maillard, secrétaire. 
Par commandement. Maillard, secrétaire. 

XIV. 

1SS9, 20 avril. ~ Sentence de Jacques Raoul de La Guibourgère, éTêque 
de Saifiles, qui mainlient le curé de Saint-I^ger de Cognac dans le droit do 
mener la procession, le mardi de pfti{ucs, à l'abbaye de La Frenade. — Origi~ 
nui lut- papier coHsené à la Itibtiothigtw de Cognac, fonda de StUnt- 
Léger. Idem 

Jacques, par la grâce de Dieu el du saint siège apostolique 
évesque de Xainctes, sçavoir faisons que, surlarequestepi'é- 
sentée par révérend père en Dieu messire Charles Rémond, 
abbé de Notre-Dame de La Frenade, disant qu'il a esté ad- 
verty que, le mardy d'après la Teste de pasques de l'année 
mil six cens trante et huict, les parroissiens de la ville de Co- 
gnac estant allés en procession, selon l'ancienne coustume, en 
l'église de ladite abbaie, par nos ordonnances, messire Fran- 
çois Rapi, au lieu de bien recepvoir avec honneur et charité 
ladite procession, aurait au contraire fermé la porte de l'é- 
glise et contraint le curé de Cognac de dire la messe hors 
l'église, pour ne perdre son ancienne possession, et tout le 
peuple de se retirer, frustrés de leur dévotion, ce qui nous 
auroil donné subjet de procéder contre ledit prieur. Et d'au- 
tant que nous pourrions doubter que le suppliant eust 
donné quelque ordre audit prieur pour faire ledit refus, il 
nous remonstroit très humblement qu'il n'a jamais donné 
cet ordre audit prieur, qu'il en a un sensible déplaisir, et qu'il 
se raporte à nous d'ordonner de la continuation de ladite 
procession, ainsi que nous jugerons à propos, el d'obéir punc- 
tuellement à ce qui sera par nous ordonné, ainsi qu'il au- 
rait desjà déclaré cy devant par une procuration envoiée pour 



Disiiizcdby Google 



cet elTect à messire [Nicolas] Senne, nostre théologal; ^ sans 
quenéantmoingsles habitans dudit Cognac puissent prétendre 
aucune jurisdicCion dan» ladite église, ny droict aux offran- 
des, quesle ny autres debvoirs, soubs prétexte de salaire du 
prédicateur ny autrement, se remettant loutlesrois à nous 
d'ordonner desdite queste et debvoirs; laquelle requeste nous 
aurions par nostre oitlounance du vingt et neufiesme mars 
dernier ordonné estre communiquée aux (abiiqueui's et ha- 
bitans de Cognac, et ce, laquelle aiant en communication, 
ils y auroint respondu par auti'e requeste du sixiesme apvril 
ensuivant, soubz le nom du maire et eschevins de la ville de 
Cognac, aiant prîs la cause pour les mai^Iliei^ dudit lieu, 
faisant pour eux M... Colhu, eschevin dudit Cognac, et dé- 
puté de ladite ville, et soubz le nom du fabriqueur dudit 
lieu, Estienne Bernard, faisant tant pour luy que pour les 
autres fabriqueurs, et déclaré accepter les consentements portés 
par la requeste dudit sieur abbé de La Frenade pour la ré- 
ception de ladite procession ; mais qu'ils estoint en droit et 
ledit sieur abbé tenu, snivant l'ancienne et louable coustume, 
de bailler à disner aux curé, vicaire, prédicateur, coristes et 
mai^uilliers dudit Cognac, si mieux n'aimoit leur paier pour 
ce faict la somme de douze livres, ainsi qu'ils estoint de 
tout temps en pocession, comme il se peult justifier pai' 
l'audition de tous les fermiers de ladite abbaie, et mesme 
par un jugement obtenu le second d'apvril de l'année mil 
six cens neuf, donné par le lieutenant de Cognac, et paie- 
mentsfaitsenconséquance attachés à ladite requeste. Veu les- 
quelles requestes et actes y attachés des dabtes cy dessus, nostre 
ordonnance du deuxiesme apvril mil six cens Irante et huict, 
donné sur la requeste du curé, fabriqueui's, et habitans de 
Cognac, portant injonction aux prieur et religieux de l'abbaie 
de La Frenade de recepvoir te mai-dy de pasques ensuivant 



1 . Poar Nicolas Seimé, prédicateur du roi, voir Saint-PUrre de Salnta, 
par H. Louis Audiat, p. 60, et OoeKmentt i*r la vUie de Saintet, page 71. 



Disiiizcdby Google 



les coré et habitans de Cognac alants en procession en l'é- 
glise dudit lieu, y faire lenir l'autel et la chaire libres à ce que 
la saincte messe peusl estre dite et célébrée solemnellement, 
et la prédication faicte par le prédicateur en la forme an- 
cienne et accoustumée, procédures faictcs en conséquance, 
conclusions sur le tout de nostre promoteur ; nous, faisant 
droit sur lesdites requesles et ayant esgard aux déclarations 
portées par icelles, avons, suivant nos précédents jugements, 
ordonné que la procession de Cognac ira tous les mai-dys de 
pasques, suivant l'ancienne et louablecoustume, en l'église de 
La Frenade, oiïsedira et célébrera la messe solemnellement 
par le curé dudit lieu ou son vicaire, et la prédication se fera 
pareillement par le prédicateur qui aura presché le caresme 
audict' Cognac, et enjoint aux abbé, prieur et religieux dudit 
lieu de recepvoir ladite procession avec respec et dévotion 
el de faire tenir l'autel et la chaire libres el non empeschée, 
sans que néanlmoinp lesdicts habitans de Cognac, suivant 
leur déclaration, puissent prétendre aucune jurisdiction en 
ladite abbaie ; ny droit aux offrandes quiy seront présentées; 
et pour la quesle et droitz prétendus par lesdits fabriqueurs, 
seront les parties plus amplement ouïes par devant nostre juge 
ecclésiastique, et ce pendant, l'ancien ordre pour ce fait main- 
tenu. Faict en nostre palais épiscopal à Xainctes, ce vingtiesme 
apvrii mil six cens trante et neuf. Jacques, évêque de Xainles. 
Par commandement de mondit seigneur. Laiské, secré- 
taire. * 

XV. 

16âi, SjuUtel. — Acte par lequel dom Lauréat de Itonneroy, prieur, et 
Michel Decys, religieux de l'nbbaye de La Frenade, s'opposeul il ce que 
l^n de Rieinond, abbé commendalaîre, fasse faucber uoe pièct: de pré dépen- 
dant de l'abbaye.— OW^iilii/<«rj»i;)fiir, à la bibliothêgM lie Cognac. Idem. 

Aujourd'huy troisiesme du mois de juillet mil six cens 



, cette sentence fût signiQée è Charles de Reemood, 



Disiiizcdby Google 



— 284 — 
cinquante ung, après midy, par (levant moy, notaire royal en 
A.ngoumois soubssigné, et présans les tesmoingz cy api'ès 
nommez, ont conparu en leurs pei'sonnes don Lauranl de 
Bonnefoy et Michel Denys, prestre, prieur et rel^ieux de 
l'ahayc de La Frenade, lesquelz, en parlant à la pei'sonne 
de messire Léon de Rémond, abé commandataire de laditte 
abaye, luy ont dict et déclaré qu'ilz s'oppozent, comme ilz 
ont cy devant faict, à ce qu'ilz ayent à faire coupper aul- 
cungs foings dans les predz estant dans le ranclos de laditte 
abaye, comme en estant eux el leurs devanciers pocesseurs. 
Nonobstant, ledict sieur abé auroict passé outre laditte op- 
pozttion et faict faucher une piesse de pré jougnens le jar- 
drin de laditte abaye en laquelle il auroict faict mettre qua- 
tre faucheurs quy sont François Buisson, Pieri'e Guiet, Hé- 
lie Delhomme et ung autre à moy incongneu, ausquelz les- 
dictz sieurs religieux auroient protesté praadre à parlye en 
leurs propres et privé nom, et de les faire appeller en justice, 
ensamble ledict abé, pour se voir compdanner en leurs 
dhommages et intéreslz et de tout ce qu'ilz peuvent et doi- 
vent protester Faict sur laditte piesse de pré, en présance 

demaistre Jean Gadollet, huissier, et de Françoisde Némond, 
sieur de Brive, demeurant au boui^ de Gimeux, tesmoingz 
à ce requis, les joui's et an sudictz, et ont tous s^né. 
Frère Laurent de Bonnefoy, prieur de La Frenade. Frère 
Michel Dbnïs, prestre et religieux de La Frenade. De Nes- 
MOND. Gadollet. Bertin, notaire royal. 

XVI. 

1653, 90-29 décembre. — Inventaire &es meublcB et litres de l'abBayc 
de La Frenade, fait après la mort de Aom I,aurent de BonDefoy, prieur, à la 
requête de Léonard Aujordanes, prieur de l'abbaye de Grosbol. — Idtfn. 



parlant à Léonard de Vienne, prieur de I^ Frenade, à la requête d'Etienne 
Bernard, marguilJier, agiasaul tant pour lui que pour les autres marguilliers 
et les maire el éclievins du Cognac. 



Disiiizcdby Google 



— 285 — 
Aujourd'huy vingtiesme jour de décembre mil six cens 
cinquante trois, sur l'advis quy m'auroict esté donné de la 
mort de (eu don Laurant de Bonnefoy, religieux, prieur de 
l'abaye de Noire-Dame de La Frenade, ordre de Gilaux, 
comme estant le plus proche de ses voizins et confrères, 
vouUant satisfaire pour plus grand honneur et gloire de 
Dieu, et pour l'obéissance que je doy aux supérieurs et géné- 
raux dudil ordre; à cette faict, je me serois acheminé pour 
aller à ladicle abaye, ce que je n'aurois peu faire ce jour- 
d'huy, ayant esté contraint de coucher en ta ville d'Ângou- 
lesme, tant à raizon de l'injure du temps que des gens de 
guerres quy estoient dans les lieux circonvoizins, quy ra'au- 
roient faict hapréander ledict séjouv en ladicte ville. Et le 
landemain lundy vingt ungiesme, je me serois acheminé 
aveq mes detix vallels jusque au lieu de ladilte abaye de La 
Frenade, ail je serois aiivé à quatre heure du soir, auquel 
lieu je auroys trouvé Jean Bertîneau, vallet domesticq du- 
dict feu prieur, lequel, après l'avoir interogé s'il avoict gardé 
fidellilté et s'il n'y avoict personne quy bussent enfré dedans 
ladicte abaye, ny faict vioUance dans icelle, lequel nous a 
dict que non, et qu'il avoit conservé tout ce quy y estoit du 
vivant du dict feu prieur jusques à noire arivée ; quoy voyant, 
et atandant le landemin matin vingt deuxiesme du présant 
moys, pour satisfaire au dheu de notre charge, et suivant les 
constitussions de notre ordre et l'obéissance que je doy pour 
la conservation des droictz de laditte abaye, jusques à ce 
que autremant en soict ordonné par les supérieurs de 
l'ordre, à cette faict nous, frère Léonard Aujoui-dane, reli- 
gieux et prieur de l'abaye de Notre-Dame de Grosbot, du 
raesme ordre, et à cette faict et pour satisfaire et pour em- 
pe^cher que désordre n'arive aux droictz de ladicte abaye, 
nous a, ce jourd'huy vingt troisiesme du présant moys, en- 
voyé quérir du boui-g d'Ars où est ma demeure. A quoy in- 
clinant, et à la prière dudict sieur prieur, me serois trans- 
porté jusques au lieu de ladicte abaye, oii estant, et à la ré- 



Disiiizcdby Google 



quizition dudict sieur prieur, quy m'auroict pqé et requis 
voulloir travailler à l'invantaire de tout ce quy se trouveroict 
avoir esté délaissé après la mort dudict feu prieur, ce que 
luy aurions acordé en présance de Pierre Nicaud, mar- 
chant, bourgeois de Cougnac, sieur de Langlade,Louys Rous- 
seau, maistre chirurgien, et Jean Fougère, maistre apoti- 
quaire, demeurant en la ville de Cougnac, ce que luy avons 
accordé. Et à cette faict nous auroit mené et conduict dans 
l'églize de ladicte abaye, où soulloict estre autrefois le réfec- 
toaire quy a esté réduict puis peu de jours pour l'églize, atan- 
du que l'ansiene est totallemeni ruinée par la négligence 
des ab^ commandataires, quy ont esté jusques à mainte- 
nant; dans laquelle églize et sudict réfecteur avons trouvé 
ung hautel fort bien home, quy démontre la dévotion, grand 
zelle et affection que avoit ledict feu prieur à tenir le lieu 
pour le plus grand honneur et gloire de Dieu en ordre. Et 
sur icelluy autel ay trouvé ung fort beau tabernacle à deux 
elle, doré et hazuré, paroissant avoir esté achetté puys quatre 
ou cinq ans, aveq les degrés aux costés dudit tabernacle et 
deux nappes desus ledict autel quy sont fort chétives et plus 
de demye uzée, aveq les crédances aux costés dudict hoslel 
où il y a six chandelliers de boys à la fasson de Crostelle, 
aveq de petits paremans au devant de la longeur desdit- 
tes crédances, comme aussy ung paremant devant le grand 
hostel, le tout conforme et estant couUeur à fleurs et moc- 
quettes presque neuf, estant nouveltemant achetté par le 
soing desdits prieui-s; comme aussy avons trouvé sur icelluy 
hostel ung fort chétif missail quy n'est pas de l'ordre, ains 
du consille et tout deslyé, presque tout déchiré. Item avons 
trouvé ung callice d'argent doré aveq sa platène aussy d'ar- 
gent dorë, estant faict à l'anquitité, estant dans ung estuit. 
Plus c'est trouvé dans le sudict tabernacle ung petit siboire 
d'ai^ent où repoze le Saint-Sacremant, quy paroist avoir esté 
achetté de nouveau et despuis deux ou trois ans en sa, an 
mesme tems que ledict tabernacle. Plus avons trouvé deux 



Digilizcdby Google 



— 287 — 
chezubles, l'une de camellol blanc bien étoffée tant en es- 
lolle que manipulle en la fasson de Paris, et l'autre estant 
fort entiene est de mocquette rouge ayant le fons blanc. 
Plus ung aube de toille blanche aveq l'amit fort uzée, une 
sinlure de fii blanc. Plus une bourse corporallière, où il c'est 
trouvé ung corporaux aveq le voilel rouge et deux purifica- 
toires de toille blanche. Plus une croix pour porter à la pro- 
cession, de boys couverte de fer blanc, et ung crucifix de cui- 
vre. 

Plus nous sommes montés dans la grande salle quy soul- 
loit estre en dortouer, en laquelle avons trouvé une table 
aveq ses tréteau, estant de longeur de cinq à six piedz 
aveq deux banc de mesme laideur. Plus deux landiers de fer 
battu et une cramaillière aussy de fer battu, attaché à la 
cheminée, une broche de fer et une grille aussy de fer. Plus 
une petitle table de servitude aveq ses tréteaux à quatre 
pieds. Plus une paire de grandes harmoires servant à mettre 
le pain et autres chozes. Tlus une autre petitte table aveq 
sa tirette fermant à clef Plus ung chalUt estant de boys de 
sap, estant neuf et couvert de tablotz dessus, garny de deux 
matellats fort uzés et couvertz d'une chétive couverte blan- 
che. Plus quatre petittes chères ayant les sièges de jonc, plus 
une vieille chaire de boys fort uzée. Plus en ladicte salle 
c'est trouvé en une armoire estant dans la muraille quatre 
petits plats d'estin, l'un desquels a ung trou au fons, et six 
asiettes, plus une cuillère d'estin. Plus une poisle et ung 
poislon. Plus cinq chaudrons d'estin, l'un d'iceux escoullant 
trois seau et deux autres escoullant chascun ung seau et 
demy et deux autres escoullant chascun demy seau. Plus ung 
chandellier de cuivre. Plus une pustinjane. * 

Plus dans la petitte chambre estant derrière la cheminée 
de ladicte salle oi!i nous sommes entré, avons trouvé 



1: On appelai! autrefois de ce nom peu décent les gro'*sss bouteilles appe- 
lées atgourd'bui dames-jeannes. 



Digilizcdby.GOOgle 



ung chaslit et ung matellat dessus aveq ung Ht de plume 
el avecq son traversier fort uzé, avecq une couverte de laine 
de coulleur de fumée à demy neufve. Plus deux petits lan- 
diers de fer battu aveq une pelitte palle de fer servant 
atizer le feu. 

Plus nous sommes transporté dans une autre chambre 
séparée de ladicte salle. C'est b-ouvé en icelle ung challil de 
boys de sap faict à naselle, au dessus lequel il y a ung matel- 
lat fort chétif. Plus une met de boys de sap, demye huzée. 

Plus d'icelle dicte chambre nous sommes montés en ung 
autre chambre haulte où souUoit demeurer le prieur, en 
laquelle il y a trois challits neufs de boys de sap ; l'un des 
trois est garny d'une garniture de lit de tapisserie de crain et 
l'auti'e de fasson de feuilletin, laquelle garniture avoit esté 
achettéepar don Louys de Chaslillon, présédan t prieur, laquelle 
est dhue à maistre François Bruing, hoste duLiond'or<lu fau- 
bourg d'Angoutesme de La Busalte quy a la promesse dudit 
Chaslillon. Plus quatre vingt sept pelloltes de chanvre, brin et 
reparonne aveq neuf escheveau de fil d'estouppe de chanvre 

poizant le tout à Plus cinq linceux plus de demy uzés et 

d'estouppe et trois nappes, une demye neufve et les autres 
deux fort chétives, aveq dïxhuict serviettes louttes fort ches- 
tives. Plus une cougnée à couper du boys, plus une tranche, 
une palle baisse, plus une biche, une sye travei*sière pour 
syer le boys, plus ung picq de fer, plus ung marteau de fer. 
Plus deux petitz potz de gresse, l'un tenant une pinte, 
et l'autre une chospine. Plus ung pot de miel tenant trois 
chospines ou environ. 

Plus nous sommes transportés dans )e guernier, où estant, 
avons trouvé en mesture unze boisseaux plus deux boisseaux 
de garobe. Plus deux bamque plaine comble de miel dont 
les fus sont à Jacques Rulleau et à Pierre Guiet. Plus six 
boisseaux de febves cuisantes, estant en ung sallouer estant 
de la maison. Plus cinq picottins de gros pois blanqs. Plus 
cinq picotlins de poix vairs. Plus deux picottins de poix de 



Disiiizcdby Google 



promier. Plus ung boisseau de poix rouges, un autre de poix 
chiches. Plus ung picottin el demy de febves d'Espagne. 
Plus demy boisseau de gisse cuizante. 

Et ce joui'd'huy vingt quatriesme du courant, moys et 
jour cy-dessus, estant en la grande salle, avons faict ouver- 
ture d'un coffre fermant à clef, dans lequel avons trouvé ung 
parement de l'autel de l'églize estant de camellot blanc de 
lisle gamy au dessus de petitte touelle blanche et rouge, quy 
paroist avoir esté achetté nouvellement à la dilligence dudict 
feu prieur, et ce des espai^nes qu'il faizoict. Plus avons 
trouvé pluzieurs pappiers et tiltres consernant partyes des 
devoirs de la miùzon. Pour l'ordre d'iceux, nous les avons 
mizes en liasses et cottée chascune liasse de sa lettre, pour 
n'avoir pas le lems suffizant pour randre tesmoignage de la 
parLye d'un chascuog et de ce qu'ils portent, ayant remis le 
tout à la venue des supérieurs et vicaire généraux de la pro- 
vince, quy consistent: 

Premièrement en ung sacq de toille dans lequel c'est trouvé 
un^ arest du grand conseil, donné au proffît du prieur 
contre l'abé commandataire, portant que le revenu de l'abaye 
sera partagée en trois tiers, en datte du vingt neufîesme jour 
d'apvrill'an de grâce mil six cens cinquante trois, signé: par 
te conseil, Hurbin, ensamble l'atache et réception d'icelluy 
par monsieur le lieutenant général d'Angoumois estant en 
pappier, en datte du vingt ungiesme may mil six cens cin- 
quante trois, signée: du Mergue, greffier, et pluzieurs autres 
pappiers et sepétialleniant ung pappiet-sansif portant extraict 
de partye des cens et ranthes de ladicte abaye, comme aussy 
du prieuré de Merpins, aveq quelques couppies d'un segond 
arest donnés par nos seigneurs du grand conseil au proffict 
du prieur, confirmant le sudict premier arest contre l'abé 
coinandataire, portant les mesmes (îns que le premier, le- 
quel arest ne c'est trouvé en forme à raizon que pluzieurs 
personnes nous ont dict qu'il estoicl entre les mains de 
Boisneau, sei^eat royal, pour le mettre à exécution et le si- 



Disiiizcdby Google 



— 290 — 
gniffier tant à l'abé que aux fermiers, ayant m^me esté payé 
pour ses frais et sallaîi'es de se faire, ainsy qu'il nous a esté 
raporl4 et dict par pluzieurs personnes, à quoy il faudra vac- 
quer de retirer ledict arest des mains dudict sergent, icelluy 
aresl estant en datte du trantiesme jour d'octobre mil six 
cens cinquante trois, à la relassion des gens du grand con- 
seil et sellé du grand seau de sire jaune ; et autres piesses et 
tiltres contenant l'envoy dudict arest. Plus une liace de til- 
Ires en parchemin et pappier consernant les droictz de la- 
dicte abaye, contenans Irante deux piesses cottée par A. Plus 
une autre liasse de tiltres consernant les droicts et devoirs 
de ladicte abaye situés au lieu de Gourcoury, estant au nom- 
bre de vii^t deux, cotlée par B. Plus une autre liasse de 
litres en parchemin, estant au nombre de vingt cinq piesses 
où il y a pluzieurs plaquars de pion, quy fait voir les privil- 
liège et extraictz du revenu de ladite abaye, cottée par G. Plus 
ung sacq où sont les tiltres et recongnoissances de l'isle Mar- 
teau contre le prieur de Merpins, cotté par la lettre D. Plus 
une autre liasse de tiltres consernant les droictz de ladite 
abaye en parchemin et pappiers, en lesquels il y a pluzieurs 
entiens seaux de cire de diverse coulleurs, estant au nombre 
de Irante neufi cottée par E. Plus une autre liasse en par- 
chemin consernant pluzieurs tilti'es des devoirs de la mai- 
zon, et sont celles de pluzieurs ceaux entiens estantau nom-- 
bre de quarante piesses cotté par F. Plus une autre liasse de 
pluzieurs tiltres en parchemin, estant aussy cellée de plu- 
zieurs seaux entiens consernant les droictz de ladicte mai- 
zon, estant au nombre de Irante, cottée par G. Plus une au- 
tre liasse de tiltre en parchemiu, consernant les droictz de 
ladite abaye, où il y a pluzieurs seaux entiens à queue pan- 
dante, estant au nombre de quarante, cottée par H. Plus une 
autre liasse estant en pappier contenant soixante dix piesses 
qui sont la majeure part déclarations et recongnoissancefaicte 
par les lenansiers de ladicte abaye, cotté par ï. Plus une 
autre liasse de tiltres, où il y a pluzieurs seaux entiens en 



Disiiizcdby Google 



— 291 — 
queue pandante, eslant au nombre de quarante, cottée par 
lalettre K.Pluzieui's déclarassions et recongnoissance atachée 
ensamble consemant les dixmes de ladicte abaye tant en 
pappier que parchemin, cotté par L. Plus une autre liasse de 
pluzieurs tiltres en parchemin, y ayant pluzieurs seaux en- 
tiens, estant au nombre de quarante cinq, cottée par M. Plus 
une autre liasse de tiltres en parchemin consemant les 
droits de la [dicte] abaye, où sont ataché pluzieurs seaux, es- 
tant au nombre de vingt huicl, cotté par N. Plus une liasse 
de pluzieurs pappiei-s contrats consernaot les dimes de la- ' 
dicte abaye, estant au nombre de quarante, cotté par la let- 
tre 0. Plus une autre liasse en parchemin où sont pluzieurs 
tiltres et baillettes consemant partye des debvoirs de ladicte 
abaye, estant au nombre de vingt six, cottée par P. Plus une 
autre liasse estant en pappier où il y a aussy pluzieurs til- 
tres consemant les devoirs de ladicte abaye, estant au nom- 
bre de cinquante, cottée par Q. Plus une autre liasse estant 
en pappier consemanl les devoirs de ladicte abaye, estant 
au nombre de trante deux piesses, cottée par R. Plus, quelques 
piessesdansung petit sacq pour l'isle de Courcoury, cotté parS. 
Plusungautresacqcontenantuneproceddurepour le moullin 
de Merpins, cotté par la lettre T. Plus une liasse de pappier, es- 
tant jusque au nombre de treze piesses, cottée par la lettre V. 
Plus une autre liasse de pappiers contenant recongnois- 
sance et autres tiltres consernanL les droicts de ladicte abaye, 
estant au nombre de vingt neuf piesses, cottée par X. Plus 
une autre liasse de pappiers consemant les droicts de la- 
dicte abaye, estant au nombre de douze, cottée par Y. Plus 
une autre liasse de lettres missives etaulres pappiers conser- 
nant quelques procedduzes, collée par la lettre Z, aveq une 
croix. Plus une grosse liasse de cayers, estant des sermons 
et sélections pour prescher, le nombre desquels caiers n'est 
conté, cotté par ung et nom de Jésus. Plus une autre liasse 
estant en parchemin et pappier ayantpluzieursseau queue 
pandante, estant au nombrede 5, cotté par le chiffre 2. Plus 



Disiiizcdby Google 



une autre liasse de pluzîeurs pappiers de proceddures et 
mémoire de fermes, cottée par 3. Plus une liasse plyée en 
rond où sont les pappiers de recepte et mize dudict feu prieur 
aveq piuzieurs mémoires enfermés dedans, quy font man- 
tion de ce qu'il a reçu et pefçu et de ce qu'il doibt ou de ce 
qu'il luy est dheu, cotLée par le chiffre 4. Plus une autre liasse 
où il y a piuzieurs pappiers tant d'arantement que tilLres et 
autres extraits qu'il fault voir à loizir, cottée par le chif- 
fre 5. 

Plus nous sommes entré dans l'entien guemier quy soul- 
loit estre la suitte du dortouer au dessus une voste, où avons 
trouvé la quantitlé de trois cens de fagots pour l'uzage dudict 
feu prieur. Plus avons trouvé trois chartées de foing, lequel 
foin avoit esté vandu par ledict feu prieur à Jean Micheau 
et Mathurin Pointreau, du bourg de Genté, lei^el dicl def- 
funt en auroict reçu vingt six livres huicl sols, ainsy qu'il nous 
a aparu par son pappier journal, et dont lesdicts aquéreui-s 
dudit foing nous sont venus trouver pour emmener ledit foing, 
que je aurois enpesché jusques à ce que je aurois esté ser- 
sioré de la venthe, ce que ayant esté par Pierre Nîcaud, 
bourgois de Gougnac, et Jean Bertineau, serviteur domestiq 
duditfeu prieur, quy nous ont dict que le dict foin avoit esté van- 
du par ledit feu sieur prieur au desnommé cy dessus, ce que 
voyant, je aurois acordé aux dicts aquéreurs que la moitié 
dudict foin leur seroict dellivrée, ce quy auroict esté faict 
veu la chérelté et disette du tems, pour la nouriture de leur 
bestail, et l'autre moitié dudict foin demeure à ladicte abaye 
pour sui'venir aux nésessités et provizions nécessaires du 
prieur quy y sera estably par les supérieurs. Plus trouvé 
dans ledict guernier deux meschans fus de baricques. 

Plus nous sommes dessandus dans une chambre proche et 
derrière le grand hautel de l'églize, à la sacristie, en laquelle 
ces trouvé deux paires d'armoires; Tune des deux apartient à 
Pierre Delhomme, ainsy que on nous a dict, et l'autre estant 



Disiiizcdby Google 



de la maizon, aveq deux petits bans de tables de la longeur 
de six pieds. 

Plus de l'auti-e chambre nous sommes allés dans la boul- 
langerie, quy 9 esté faicte de nouveau dans une partye de 
l'anliene églize, dans laquelle ces trouvé une uche à peslfir et 
faire du pain aveq ung tablyer et rien plus, laquelle boul- 
langerie soulloict d'autrefois estre planchée à neuf; mais on 
nous a dict que don Louys de Ghastillon, présédant pneur, 
avoit faict déplancher ladicle bouUangcrie et faict mettre 
les planches., {illisibles.) dans la grande salle haulte,ainsy 
que le tout nousahaparu. 

Plus de ladicte boullangerie nous sommes venus dans la 
cave quy soulloict estre l'nnticne sacristie et lliorsque l'an- 
liene églize estoict en son estai, dans laquelle avons trouvé 
deux fus de barrique, dans l'un desquels fus ces trouvé du 
vin blanc environ le quart de la barrique, et quy n'est bien 
bon, ayant une santeur mauvaize de fus, quy est pour l'ordi- 
naire des serviteurs, lesquels deux fus n'apartiennent ni ne 
sont de l'abaye et apartienent à ceux quy avoient vandu le 
vin, ainsy que nous a dict le serviteur domcstiq. 

Et de ladicte cave nous sommes remontés dans ung pe- 
tit guernier au dessus de la chambre que ledict feu prieur 
est mort, dans lequel avons trouvé ung certin charnier ou 
sallouer dans lequel c'estrouvé ung petit moui-seau de pour- 
seau salle que le feu prieur avoit pour l'ordinaire de ses 
vallets. 

Et d'illec sommes dessandus dans la grande salle, où es- 
tant nous nous.sommes faict raporter ung petit coffre quy 
estoil dans la chambre où ledict feu sieur prieur est mort, 
qu'on nous a dict apartenirà Pierre Delhomme le jeune, icel- 
luy fermand à clef, dans lequel cy est trouvé deux louys 
d'argent vallant six livres six sols les deux, que j'ay moy, 
prieur de Grosbos, pris pour estre employés aux néscssités du 
voiage, et en outre c'es trouvé dans ledit coffre plusieurs 
pappiers quy ont esté mis et arangés en liasse, aveq les au- 

30 



Disiiizcdby Google 



— 294 — 
très. Plus quatre petites cuillères de cuivre estamées d'estia. 
Plus ung coupperel pour acher des espiuai-ds. Plus une pelitle 
palle de fer servant à rascler rescaliicr. Plusune serpe à coup- 
per du boys. Plus une petitte table quy soulloit servir à la 
sacrislye^ Plus une pétille cuillère de fer servaut à tranper le 
potage. Plus ung tapis et parement d'autel de vielle moc- 
quetLe. Plus ung lapis sur la table delà grande, salle estant 
en fasson de tapisserye de feuillelin. Plus en la cheminée de 
la grande salle c'es trouvé une barre de fer pour mettre sur les 
landiers. 

Plus dans la chambre où est mort le feu prieur, c'es trou- 
vé une robe blanche de l'uzage de l'ordre et ung secapul- 
laire et chapron noir dudit uzage. Plus ung hault de chausse 
de son uzage et' de mesme estoffe que la robe, fort uzé. Plus 
deux quazaques noires, dont l'une luy avoit esté prestée par 
ledit sieur de Grosbo, ainsy qu'il nous a dict. 

Plus ung hatleau avec sa chaîne et cadenat fermant à 
clef, estant sur la tivière du Né. Plus une ruche de mouche 
à miel que nous avons trouvée dans le jardin. Plus avons 
trouvé quatre petits pourseau nourrins, lesquels estoient à 
chaire à l'abaye pour n'avoir nouriturc suffisante pour les 
nourir ; ce que voians, pour la descharge de ladicle abaye etpour 
obvier aux frais et nouriture d'iceux, nous les avons envoyé 
à vandre au quanton et marché de Cougnac, où estant, 
il s'en est vandu trois d'iceux à la somme de tranle deux 
livres dix sols, et l'autre ne c'eslani pas vandu, je aurois 
esté conlraincl de le faire saller, n'ayant de quoy le nou- 
nr, et faict saller dans ung petit charnier ; laquelle somme 
cy-dessus a esté employée partye au payemant des partyes 
que le dict sieur Nicauld nous a fourny cejourd'huy dalte 
des présantes, signée de luy, portant et faizant l'état de ce 
qu'il a fourny despuis la mort dudit feu prieur jusques 
à cejourd'huy, de laquelle somme cy dessus ledict Nicauld 
en a reçu treze livres quatorze sols, quy fait qu'il n'en reste 
que dix huit livres quinze sols. 



Disiiizcdby Google 



Item avons veu les partyes de monsieur Rousseau, mais- 
ti-e chiiugien de la ville de Cougnac, qui avoit asisté ledit 
feu prieur en sa malladye, quy se trouve monter à la somme 
de trante-cinq livres dix sols, sof toultcfois à débattre ce que 
de mizon ; dont et sur laquelle somme tedict Rousseau a con- 
fessé avoir reçu huict boisseaux d'avoyne mezure de Cougnac, 
que avons jugé valloir dans ce tems la somme de vingt sols 
le boisseau, revenant à huict livres, que le prieur venant 
sera tenu de desduire et de payer lesdicles partyes, déduction 
faicte desdittes huict livres, ainsy qu'il verra bon estre; les- 
quelles partyes cy dessus sont signées dudicl Rousseau, et 
cejourd'huy il a ranporiés pour les reprézanter au prieur 
quy sera nommé de la présante abaye. 

Plus ledict sieur Rousseau, maistre chirui^ien, c'est randu 
porteur des partyes de Jean Fougère, maistre apotiquaire du- 
dict Cougnac, quy commance le premier article du douzies- 
me juillet mil six cens cinquante-trois et finist par l'article 
du unziesme décembre audict an, lesdicles partyes n'estant 
signée, lesquelles je ay ranvoyé par ledict Rousseau quy 
c'est chai'gé d'icelles, pour les reprézanter au prieur quy y 
sera nommé, afin de les débattre ainsy que de raizon, et, se 
faict, les payer aingy qu'il vera bon estre. 

Laquelle invantaire cy dessus a esté faicte de tout en tout, 
et après avoir faict la recherche et perquiziiion de la véritté 
d'un chascun, ainsy qu'il nous a paru en présance des tes- 
moings soussignés... Faict et clos et aresté ce vingt-neufies- 
me du moys de décembre mil six cens cinquante trois, audict 
lieu et abaye de La Frenade. 

Plus nous a esté raporté et donné advis que ledict feu sieur 
prieur avoit irante-six boisseaux de mesture, mezure de Cou- 
gnac, chés le sieur suplitu du procureur du roy au siège royal 
de Cougnac, ainsy que nous a raporté Jean Rrisson, filsde Jean 
Brisson de La Frenade, serviteur domestiq dudict feu, 
nous ayant esté cerliïïié par ledict Brisson quy y avoit esté 
audict lieu et veu ladicte mesture au guernier dudict sieur 



Disiiizcdby Google 



— 296 — 

suptitu en la prézance dudict sieur prieur; et mesme nous 
a esté raporté par Robert Devanzac, cy devant serviteur do- 
mesticq dudict prieur, qu'il avoit toujours ouy dire que ledict 
feu prieur avoit trante six boisseaux de mesture dans la ville 
de Cougnac, de blé et sègle, qu'il avoit retiré en se lieu 
pour plus grande surette, à quoy finissant et {illisible) ce 
que dessus nous avons signé le jour et an sudict. Pelleprat, 
curé (TArs. Rousseau, curé de Mcrpins. L. Aujordanes, 
prieur de Grosbot, agissant comme dessus. Nicault. Rous- 
seau. R. Devanzac. Rertin, notaire royal. 

XVII. 

iS80, 21 jain. — ConiniaDdemeni à Casimir de GombatiJ, chevalier, 
seig^neur du Presne, ei à ses sœure, à la requâte de Ftoberl Desprez, ahbé de 
la Frenade. — Original sur parchemin dans les archives dt M. le comte A. 
de Bremond d'Ârs; tceaa pirda. CommKHicalion de M. TA. de Bremond 
dArt. 

Achilles de Harlay, chevalier, conseiller du roy en tous 
ses conseils d'étal et privé, son procureur général en sa cour 
de parlement et garde du seel de la ville, prévosté et vicomte 
de Paris, le siège vaccant, au premier buissier ou sei^ent 
royal ou autre sur ce requis, vous mandons et commettons 
par ces présentes qu'à la requeste de Robert Desprez, abbé 
de La Fresnade, pour lequel ferez élection de domicilie en 
cette ville de Paris, en la maison de maître Quentin Ledroit 
(ou Le Droin?), procureur au chaslelet de Paris, demeurant 
rue du Piastre, parroisse Saint-Severin, el, en tend que besoin 
estouseroit, sur les lieux pour la validité des exploitz qui y se- 
ront faitz seulement pour satisfaire à l'ordonnance, notifferez 
à deue et entière exécution la sentence rendue au nouveau 
chastelet, le quatorze février mil six cent quatre vingt, signée 
et scellée, et en vertu d'icelle ferez commandement à mes- 
sireCazimir de Gpmbault, chevalier, seigneur du Fresne, et 
àdamoiselles Henriette, Elizabelh el Angélique de Gombaull. 



Disiiizcdby Google 



— 207 — 
ses sœurs, au nom et comme héritiers de dame Suzanne de 
La Rochefoucauld, leur mère, au jour de son décez veuve 
de messire Gabriel de Gombault, chevalier, seigneur de 
Champfleury, ' de payer au sieur abbé de La Frenade la som- 
me de dix-huit cens livres pour arrérages d'une rente de cent 
cinquante livres constituée pai-devant Gibault, notaire royal 
à Angoulesme, par contrat du deux mars mil six cent cin- 
quante, escheue au deux mars mil six cent soixante-dix-neuf, 
en quoy ils sont condamnez par ladite sentence sans préju- 
dice de ceux depuis escheus et quy escheront cy après, et 
pour leur reffus procedder par voye de saisie et vente de 
teui's biens meubles, saisie réelle et criées de leui's immeu- 
bles ausquels establirez pour commissaire la personne de 
maître François Forcadel, commissaire général des saisies 
réelles, demeurant à Paris, rue des Blancs-Manteaux, et fe- 
rez defïense aux dits sieur et damoiselles de Gombault de le 
troubler au fait et exercice de sa commission, et autrement 
proceddei-ez en vertu de ladite sentence par voye de saisie 
et arrest es mains des débiteurs desdits sieur et damoi- 
selles de Gombault, auxquels donnerez assignation à compa- 
roir à certain et compétant jour, selon les délays accordez par 
l'ordonnance pardevant nous, au présidial du nouveau chas- 
telet pour affirmer, lesquelles saisies sommerez et dénonce- 
rez aux sieur et damoiselles de Gombault avec assignation 
aussyà comparoir à certain et compétant jour selon les dé- 
lays accordez par l'ordonnance par devant nous au présidial 
du nouveau chastelet pour les voir déclarées valables et 
oixlonner que lesdits deniers saisis seront baillés et payés 
audit sieur Desprez sur esta...moings et jusqu'à la concu- 
rance de son deub en principal intéretz et despens, et requer- 
rez despeas pour l'exécution de ladite sentence, ferez tous 



l.fiabriel GombauJ de Champtleuryaviut épousé en premières noces (27 
janvier 1629) Gabrielle de Bramond d'Ars, fille de Josias elde Uariede La Ro- 
diefoucauld de Hontendre. 



Disiiizcdby Google 



exploitz à ce nécessaii-es, et signiffirez que maitre Quentin 
Ledroit esl teneu faire, vous donnons pouvoir. Ce fut fait et 
donné soubz le seel dudit cfiastelet de Paris, ie vendredy 
vingl'Uniesme jour de juin mil six cens qualre-vinglz. 
Commission. Pallot, greffier commis sien. (Illisible). 

XVIIÏ. 

i770. Sa octobre. — LcUre de Charles-Gaspard de Monldauphin, chanoi- 
ne de Sninies, à J>ïaii-Nicalas Poirier de Villeverl, relative au procès Jnlcalé 
à son fils, Louis Poirier de Mineferi, par doin Claude Verguel, prieur de La 
Frennde, pour fail de chasse sur les lerres de l'abbaye. ' — Copie conservée à 
la bibliothigae de Cognac,/ondi Albert, t. XXIX,p. 444. Commuttication 
de M. Jules Pellitton. * 

A monsieur Poirier de Villeverl, à Cognac. 
Je n'ai point oublié, monsieur, les témoignages d'amilîé 
que vous m'avés donnés, et j'en reçois comme une nouvelle 
preuve l'occasion que vous me présentés de vous obliger, 
j'ay parlé à M. l'abbé Dudon de la peine que vous font les 
poui-suites commencées contre M. votre fils,^ pour fait de 
chasse sur les terres de l'abbaye de La Frenade.Les dispo- 
sitions de M. l'abbé à votre égaixi sont telles que vous le 



1. Voir dans le lame IV des AreMMS, p. 173, des pièces 1*61811768 à ud 
autre procès où figurent ces mêmes personnes. 

2. Toute la série des pièces du procès de dom Verguet se trouve en copie 
dans ce mèine rolume de la collection Albert. 

3. Dans sen con[rat de mariage, reçu tiujgnard, notaire, passé aux Plantes, 
paroisse de Has^c, le li mai 1T7G, dont copie se trouve à la bibliothèque 
de Cognac, fonds Albert, mss., I, XXIX, p. il 9, Louis Poirier est qualifié 
écuyer, sieur de Viltevert, fils légitime de défunts mes^iire Jean-Nicolas Poi- 
rier, ècuyer, sieur de Villeverl, et de dame Mai'guerite Deimier, demeurant à 
Cognac. Il épousa Marie Urugeon, fille de Charles Drugcon, conseiller du roi 
et son procureur à la police de Cognac, cl commissaire honoraire des ving- 
tièmes de la générniilè de Ia Rochelle, et de Françoise Vallenlin, demeurant 
ordiuaircment au lieu des Plantes. Dans une pièce du 3 novembre I75i, Jean- 
Nicolas Poirier est qualifié conseiller du roi, receveur des octiob de la ville 
de Cognac. 



Disiiizcdby Google 



pouvés souhaiter. Jamais pereonne ne fui plus éloigné de 
faire de la peine à ses voisins, ni plus disposé à les obliger. 
Je voudrois bien que vous eussiés pu m'instruire de vos su- 
jets d'inquiétude avant le commencement de la procédure 
au tribunal des eaux et forêts; il eût esté plus facile d'en ar- 
rester les suites. Je crois cepandant pouvoir vous faire espé- 
rer tout ce que vous pouvés attendre de la bonne volonté de 
M. l'abbé Dudon. Je présume que M. Destouches vous en 
aura déjà assuré. Comptés, s'il vous plait, monsieur, sur mon 
zèle à vous servir, et mandés moy avec confiance tout ce que 
vous souhaités de moy dans la circonstance présente. 

Je suis avec un respectueux attachement, monsieur, votre 
très humble et très obéissant serviteur. 

MONTDAUPHiN, cfianoitie. 

XIX. 

'770, i6 noD^mirc. — Ëilrait de l'euqutle fuile par Louis Poirier dans 
son procès contre doni Vei^uet. — Idem. 

Premier thémoin. Pierre Pinard dit qu'il se rapelle qu'es- 
tant domestique de doa Verguet qu'il esloit dans l'uzage, 
lorsqu'il alloit à cheval, de porter des pistolets à l'arçon de 
la celles, et au contraire, lorsqu'il alloit à pieds, d'en porter 
dans ses poches; qu'il l'a vu une fois nenty de son fusil et 
de deux pistotlets de poche, pour aller dans un pré despen- 
dent de l'abbaye de La Frenade, mais ne sçail point à quel 
dessin il s'estoil armé de la sorte. Ajoute le dépozanl qu'il 
a vu ledit sieur prieur différentes fois porter son fusy dans 
les métérics, loi'squ'il alloit se promener dans les fiefs. Sçait 
aussy le déposant que ledit sieur prieur a passé plusieurs 
faites et dimanches sans dire la messe, «sans en sçavoir tes 
raisons, quy est tout ce qu'il at dit. 

Demoiselle Jeanne de Massougné dit que te sieur Poirier 
fils luy a dit estant chez elle que ledit sieur prieur, l'ayant 



Disiiizcdby Google 



-300 — 
vu le jour colté par la plainte près du bois de La Frenade, à 
causer avec le sieur Gen, luy avoit dit plusieurs choses qui 
l'engagèrent à se retirer. Sçait la déposante que ledit sieur 
prieur est venu chez elle à deux fois différentes, l'une har- 
mé de deux pistolets et un fusy à deux coups, et l'antre fois 
avec le même fusy seullement, et que luy ayant demandé 
poui-quoy il esloit ainsy armé, il répoodit que c'estoit pour se 
deiïendre d'un mauvais animal, tel que pouvoit estre un 
mauvais chien. 

Jean Roy dépose que ledit sieur prieur a été à la chasse 
des gouaillettes. 

Jean Uetoré, vigneron, dit qu'un jour, au mois d'octobre, 
il vit ledit sieur prieur accompagné des nommés Gaboriaud, 
Guimbellot, Reteaux et Chotard, qui couroient vers le plan- 
tis de la dame des Fontenelles, et y estant anivés, le dépo- 
sant entendit que ledit sieur prieur leur dizoit: « Le voyez 
vous! le connoissez-vous?» en leur montrant ledit sieur Poirier 
fils ; et le nommé Jacques Retaud du depuis a rapporté au 
déposant que ledit sieur Poirier avoit reparty: « Tiens, con- 
oois le encore mieux, » en iuy montrant le denière, et que 
ledit sieur prieur avoit répliqué; « Eh bieni voyez ce f.... 
insolant. i> 

Jean Boisseau dépoze avoir vu passer ledit sieur prieur par 
les héraud de leur village, avec un pistolet dans sa poche 
quy paroissoit en déors de la poche. 

Pierre Audebaud dépoze qu'il a vu passer ledit sieur 
prieur par son village, ayant deux pistolets dans ses poches, 
et qu'il tira mesme un coup sur les poules du village. 

Françoi.s Laine, tailleur de pien'e, dépoze qu'il a vu ledit 
sieur prieur avec un fusy à deux coups, et une autre fois il 
le l'a vu dessendre de cheval armé d'un pistolet, dont il 
tira un coup sur les poules du village; qu'il s'est aussy ap- 
persuque ledit sieur prieur s'est abstenu souvent de dire la 
messe les jours de feste et dimanche. 



Disiiizcdby Google 



— 301 — 

Barbe Gouraud dit qu'elle a vu le sieur prieur se prome- 
ner avec un fusy. 

Jeanne Bernard, femme de François Laine, tailleur de 
pierre, dépoze qu'elle a vu des pistolets audit sieur prieur, 
avec lesquels il tira sur les poules du village, sans en tuer 
dans ce moment, mais du depuis il est de sa connoissance 
qu'il a tiré avec son fusy sur les mesmes poules et en a tué 
plusieurs. 

Marie Blanchard, femme d'Elie Peoard, dit qu'un des 
joui-s portés parla plainte, comme elle alloit dans lisle Mar- 
teau chercher son bétail, elle vit le sieur prieur avec les 
nommés Guimbellot, Relaud, Chotard et Gaboriaud, qui cou- 
roient vers le plantis de la dame des Fontenellea; que deux 
passèrent du caulé de La Vie, et les trois autres, au nombre 
desquels estoit ledit sieur prieur, passèrent du costé du ma- 
i-ais, et ayant apci-su alors ledit sieur Poirier fils quy sortoit du 
jeune plantis de la dame des Fonlenelles et qui entroit dans 
les vieilles vignes de ladite dame, elle ne fil aucun doute que 
ce ne fust après luy qu'ils couroient ainsy, mais ne sçait point 
ce quy ce passa entre ledit sieur prieur et le sieur Poirier. 

Jean Bridier dépoze que ledit sieur prieur est dans 
l'uzage de se promener avec son fusy. 

Pierre Fleurant dépoze qu'il ne sçait rien autre chose, 
sy ce n'est que depuis la contestation qu'U y a entre ledit 
sieur prieur et ledit sieur Poirier fils, il vit le sieur prieur un 
certain jour du mois de septembre monté sur son cheval, dont 
il avoit les reines de la bride dans sa bouche, tenant un 
pistolet de poche en chaque main, avec lesquels il faisoit 
plusieurs démonstrations en disant: « Où est-il? où est-il? » 
mats ne sçait point à quy il vouloit parler. 

Antoine Hitier dépoze comme Jean Retoré; mais il dit 
qu'il n'entendit point que ledit sieur prieur se servit du mot 
f... et insolent. 

Jean Rétaud dit qu'un des jours cottes par la plainte, il 
appersut ledit sieur prieur accompagné de quatre hommes 



DigilizcdbyGoOgle 



qui s'esloient joint au mesme lieu de l'alée de la dame des 
Fontenelles, et qui luy parurent suivre le sieur Poirier fils 
qui ce promenoit avec un fusy dans les vignes de la dame 
des Fontenelles, et que, loi'squ'ils Turent aproché d'assez 
près, [ils] firent mine de s'arrester. Un instant après ils se 
retirèrent. 

Jean Tarranseau dit qu'un jour cotté par la plainte, estant 
dans le chemin qui va de Lavie à La Frenade, il apersut 
ledit sieur prieur avec quatre hommes qui couroient vere le 
plantis de la dame des Fontenelles, et se joignirent dans le 
chemin qui sépare les deux plan lis de ladite daiîie, et ayant 
observé quel pouvoit être leur dessein, il connut que c'estoit 
après ledit sieur Poirier qu'ils couroient; et après que ledit 
sieur prieur et ses quatre thémoins se furent airestès à une 
certaine dislance dudit siem* Poirier, ils s'en retournèrent. 

Don Gein ne sçait rien. 

Pierre Cordon ne sçait rien. 

Elie Penard dépoze qu'un des jours portés par la plainte, 
il aperçut ledit sieur prieur accompagné des nommés Guim- 
bellot, Reteaud, Ghotard et Gaboriaud le plus jeune, qui al- 
loient précipitamment vers les vignes de la dame des Fonte- 
nelles, et ne sçait s'ils faisoient cette démarche à l'occazion 
du sieur Poirier fils, parce qu'il ne le vit point. 

XX. 

i77i, 12 ^rier — Lettre de N... Giiiliet de Footenelles à Louis Poirier, 
relative à son procès. 

A Paris, ce 12 février 1771. 
Monsieur et ami, j'ay reçu vottre lettre par laquelle vous 
m'apprenez les mauvais procédées du prieur de La Frenade 
à votre égard. Vous pouvez être assuré que personne ni 
prend plus de part, et que je feray tout ce qui dépendera de 
moy dans cette affaire. Je suis iâché que le cas ne me per- 
mette pas d'y entrer avec vous, et que le procès soit d'une 



Disiiizcdby Google 



nature k me metli-e dans l'impossibilité de pouvoir seconder 
vos intentions et les miennes. Je vous suis tort obligé des 
peines que vous avés eu la complaisance de vous donner 
pandant mon absence. Je tacheray de saisir la première 
occasion favorable pour pouvoir vous prouver ma reconnois- 
sance. Quand au procureur dont vous me parlez, je n'y ay 
point été, car il est inutile aujourd'huy de leur offrir aucunne 
affaire. La plus part ne sont plus à Paris depuis l'exil du 
parlement, et ceux qui y sont [ne font] rien du tout. Cepen- 
dant, comme j'ignore si le délay attaché à la commission que 
l'on vous a' signiffié est encore de quelque durée, et s'il ne 
pouiToit point finir avant que ces messieurs reprissent leurs 
fonctions, vous n'avez qu'à me faire passer toutes les pièces 
nécessaires. Si Perducal ne veut pas s'en charger, je m'offre 
de vous en trouver un autre qui s'e[n chai'geroit] tout aussi 
bien que luy. Je vous [prie de] croire que je feray tout ce 
qui dépendra de moy dans celte affaire, ainsi que dans tout 
ce dont vous voudrez bien me chaîner pendant mon séjour en 
ce pays icy. 

Je suis ettonné que le carnaval n'ait point allumé dans le 
cœur des jeunes gens de Cognac la moindre étincelle de 
celte ancienne gaieté que j'y ay veu jadis régner. Ce qui 
m'en étonne le plus, c'est qu'ils ont aujourdhuy pour les y 
engager les mesmes objets qu'ils avoient alore, et il me pa- 
roisl très étonnant que l'on puisse passer ainsi du plus haut 
degré de courtoisie à une si grande indiférence. J'espère 
malgré tout que le printemps fera le môme effet dans le 
cœur de ces messieui-s vis à vis ces dames qu'il fait ordinai- 
rement sur toute la nature, et que leurs feues n'ont paru 
cachées jusqu'à pi'ésent que pour se développer avec plus 
d'éclat et de vigueur. Pour moy je suis dans un pays où te 
temps passe on ne sçauroit trop dire à quoy. Cependant on ne 
trouve jamais un moment pour s'ennuyer. Je vous prie, mon- 
sieur, de me croire avec tout l'atachement possible, votre 
ti-ès humble et obéissant semteur. De Fontehelle. 



Disiiizcdby Google 



Je vous prie de faire bien des assurances de i-espects de ma 
part à M. votre père ainsi qu'à mesdemoiselles vos sœurs.' 

XXI. 

i77f, 9 mai. — Lettre de Charles-Gaspard de HoDidauphin à Jean- 
Nicolas Poirier de Villevert. 

A monsieur Poirier de Villevert père, à Cognac. 

A Saintes, le 9 may 4774. 
Je reçois, monsieur, la lettre que vous m'avés fait l'hon- 
neur de m' écrire dans une circonstance qui me laisse à peine 
un moment pour y répondre. Je vois avoc une véritable 
peine ta continuation de vos démeslés avec M. le prieur de 
La Frenade. Il vînt icy cet hyver; M . le doyen luy parla et le 
porta à la paix. Il mit dans ses représentations tout l'intérêt 

i. Je ne puis a[(ribuer cette lettre à Jean- Philippe- André Guillet de Fon- 
tenelles, baptisé le 3 décembre 1717 à Saint-Lég;er de Cognac, fils de Louis 
Gulllet de Fontenelles, écuyer, conseiller du roi et son avocat au siège royal 
de Coguac, el d'Anne-Hanhe Fé, mariés le S9 mai 1742 ; le style de ta lettre 
indique un correspondant plus âgé. L'acte de décès de Loui!> Cuillet est du 
29 janvier i 766. J e an- Philippe-André G uillel épousa, le 10 août I773,à Cognac, 
Harie -Anne-Louise-Catherine Fé. 

lâ cloche de l'église de Herpins porte cette inscription ; Ie sens pont 
SERVIR A S'-Remi de Marpains, étant curé k* Bariol en 177i. Parrain 
MESsiHE Jean-Phiuppe- André Glillet, éguyeb, s' de Fontenelle; MAnRAiNe 
DAHE Anne Roy, épo[JSe de m. h" Léon Gothu, conseiller du rov et son 

PROCUREUR EN SA MAITRISE DES EAtlX. F.l plUS bas : FAIT FONDRE PAR J. Foil- 

CAUD DE Chhac (ïic). Dans le cimetière, près de l'église, est la tombe d« 
Jean-Phi lippe- André Guillet de Fontenelles. L'inscription, placée récemment 
sur sa tombe, le dit* décédé, le 7 septembre 1408, dans sa 55° année,* ce qui 
ne s'accorde pas avec l'acte de baptême ci-dessus. Les vers suivants célè- 
brent ses Tertus : 

Du Dieu que nous servons, image sur la teiTe, 

Son âme des vertus était le sanctuaire ; 

Sa mémoire et son nom à jamais vénérés 

Pour ceui qui l'ont connu furent toujours sacrés. 
La lettre qui précède est d'un membre de cette famille, dont j'ignore le 
prénom el la profession. 



Disiiizcdby Google 



— 305 - 
que vous pouviés souhaiter, el je vous mandai dans le plus 
grand détail tous les griefs de M. le prieur contre M. votre 
fils, les promesses d'accoraodement qu'il avait faites à M. 
l'abbé Dudon et les démarches auxquelles le dernier souhai- 
tait que M. votre fils se déterminât pour finir à l'amiable cet(« 
contestation. Comme je n'ay point reçu de réponse à cette 
lettre et [que], d'un autre côté, M. le prieur manda à M. le 
doyen que vous faisiés des poursuites en justice contre luy, je 
présumai que vous n'aviés pas adopté les moyens de conci- 
liation proposés par M. le doyen. Je vois présentement, mon- 
sieur, que, selon toute apparence, vous n'avés pas reçu la lettre 
en question. Je vous l'adressay cepandant à Cognac, et je ne 
conçois pas que cette lettre se soil perdue au bureau de la 
poste. Ce contretems aura peut-être donné lieu à de nouveaux 
embarras. Cepandant, si vous croyés qu'un puisse encore y 
remédier, et que vouz vouliés bien me faire part des expédiens 
que l'on peut prendre, je vous réponds de toute la bonne vo- 
lonté de M. l'abbé Dudon, ainsi que de mon empressement 
à vous servir. 

Je suis avec un respectueux attachement, monsieur, votre 
très humble et très obéissant serviteur. 

MoNTDAUPHiN, chanoine. 



i771, il ao&t. — Sentenci; du la maîtrise des eaux et forêts de Cognac 
qui statue sur le procèa pendant entre dom Verguet el Louis Poirier. 

Entre dom Claude Verguet, prestre, prieur de l'abbaye de 
La Frenade, ordre de Citeau, demandeur par ses -plaintes et 
exploit de Doret, du 31 décembre dernier, comparant par Ro- 
bin l'aîné, son procureur, d'une part, contre Louis Poirier, 
écuyer, sieur de Minefert, deffandeur, comparant par Balme, 
son procureur, d'autre pari; 

Ouy les procureurs des parties, Cothu pour le procureur 



Disiiizcdby Google 



— 306 — 
du roy, nous, ayanl aucunement égard à la preuve résul- 
tante de l'information faite à la requête de celle de Robin, 
avons fait deffances à celle de Balme de récidiver dans les 
propos par elle tenus contre la partie de Robin ; luy avons pa- 
reillement fait deffances déplus à l'avenir mener de chiens avec 
elle en tems prohibé, soit dans les fiefs dépendants du prieur 
de La Frenade, soit dans ceux qui dépauflent de l'abbaye 
dudil lieu et autres seigneurs, sous peine d'être poui"suivy à 
ce sujet suivant la rigueur des ordonnances ; avons con- 
demné la ditte partie de Balme à la moitié des dépans par 
forme de dommages-intérests et réparations, l'autre moitié 
compensée entre les parties. Donné, fait... Signé : Bernard, 
grefner commis. Scellé. 

XXIII. 

m2, 8 aoil. — Arrêt de la Tournelle rriinioplle du parlemeol de Caris, 
qui statue sur l'appel inttiijeté par dom Verguel de la sentence de la maîtrise 
des eaux et forêts de Cognac. 

Louis, par la grâce de Dieu... salut. Sçavoir faisons qu'entre 
Claude Verguet, prestre, prieur de l'abbaye de La Frenade, 
ordre d) Citaux, appelant des plaintes, permission d'infor- 
mer, information etautres procédures contre luy faites devant 
le lieutenant criminel au baillage de Cognac, et demandeur 
aux fins de deux requêtes, la première, du d4 avril 1772, 
tendante à ce que l'appellation et ce dont étoit appel fût mis 
au néant; émandant, évocquant te principal et y faisant 
droit, les plaintes, informations et autres procédures failtes 
par ledit cy-après nommé fussent déclarées nulles et récri- 
minatoires ou en tout cas il fût déchargé de l'accusation 
calomnieuse et téméraire contre luy intentée par ledit 
cy après nommé et dont étoit question ; que ledit cy après 
nommé fût condemné à luy faire réparation d'honneur en pré- 
sence de quati-e parens tels qu'il voudrait les choizir et dire 
et déclarer qu'il le tenoit pour homme de bien et d'honneur 



Disiiizcdby Google 



— 307 — 

et non entaché des injures portés en sa ptainle; qu'il luy 
fâl fait defTense de récidiver, sous peine de punition exem- 
plaire, et que, pour la fausseté et témériUé de son accusation, 
il fât condemné en trois mille livres de dommages intérêts 
par forme de réparation civille, ou en telle autre somme 
qu'il plait'oit à notre dille cour arbitrer, il fût oitlonné que 
l'arrêt à intervenir seroit imprimé et affiché à Cognac au 
nombre de deux cents exemplaires, aux frais et dépens dudit 
cy après nommé, lequel fût en outre condemné aux dépens 
des causes principalles d'appel et demande; la deuxième, du 
27 dudit mois d'avril, tendante à ce que ledit dom Vei^et 
fût i-eçu incidament et en adhérant à son pi-emier appel 
. appelant d'une sentence de la maîtrise particulière des eaux 
et forêts de Cognac, du 17 août 177-1, fût tenu pour bien 
relevé ; faisant droir sur ledit appel, l'appellation et ce dont 
éloit appel fût mise au néant, en ce que, par ladite sentence 
il n'avoit pas été fait des deffenses précises au cy après 
nommé de chasser à l'avenir sur les terres de l'abbaye de 
La Krenade, et en ce qu'il avoit seulement été condemné en 
la moitié des dépens pour tous dommages-intérêts et répa- 
rations, et que l'autre moitié des dits dépens avoit été 
compensée, émandant quant à ce, il fût fait expresses innibi- 
tions et deffenses au cy après nommé de plus à l'avenir 
chasser, soit sur les fiefs de l'abbaye de La Frenade, soit 
sur ceux dépendants du prieuré dudit lieu en temps prohibé 
ou autrement, à peine d'être poursuivi suivant la rigueur 
des ordonnances, et que, pour l'avoir fait les 25, 27, 29 
septembre et 4 décembre 1770, il fût condemné en une 
amende de trois mille livres; et attendu le tort qu'il avoit 
causé dans les vignes de l'abbaye de La Frenade, dans celle 
du prieuré, il fût condamné en cinq cents livres de dom- 
ma jes intérêts, ou en telle autre somme qu'il plairoit à notre 
ditte cour arbitrer que la sentence au rézidu sortisse effet; 
que le cy après nommé fût condemné aux dépens tant des 
causes principalles que d'appel, et saul à notre procureur gé- 



Disiiizcdby Google 



— 308 — 
néral à prendre pour la vindicte publique telles conclusions 
qu'il aviseroit bon être, et deffandeur, d'une part. 

Et Louis Poirier de Minefert, intimé deffendeur et deman- 
deur en deux requêtes la première, du 14 raai 1772, tendante 
à ce qu'il fût reçu opposant à l'arrêt par deffaut du 6 dudit 
mois de mai, signiffié le ,11 ; que, faisant droit sur l'opposi- 
tion, ledit arrêt et la procédure sur laquelle il éloit intei'venu 
fussent déclarés nuls au principal, il fîlt ordonné que 
les parties viendroient au premier jour, et ledit dom 
Vei-guet fût condamné aux dépends; la seconde, du 27 
dudit mois de mai, employée pour fins de non-recevoir et 
deffenses contre les requête et demande de dom Vei^uet, 
des 14 et 17 avril précédents, tendante à ce que, sans s'aiTê- 
ter auxdites requête et demande, dans lesquelles ledit dom 
Vei'guet seroit purement et simplement déclaré non recevable 
ou dont, en tout cas, il seroit débouté en tant que (ouchoil 
son appel principal, l'opposition fût mise au néant, il fût 
ordonné que ce dont étoit appel sortiroit son plein et en- 
tier effet, et dom Verguet lût condemné en l'amende de douze 
livi-es; en conséquence, il lût ordonné que les poursuitles 
encommencées au baillage et siège présidial de Cognac 
seroient continuées, et le procès à luy fait et parfait jusqu'à 
sentence définitive, sauf l'appel , où notre dite cour vou- 
droit inconiinant tirer les parties d'affaire en évoquant le 
principal, et y faisant droit, ih fût fait injonction à dom 
Vet^uet d'être plus circonspect à l'avenir; il luy fïlt fait 
deffense de porter des armes deffendues et d'injurier ledit 
Poirier de Minelert, et pour l'avoir fait, il fût condemné en 
tels dommages intérêts qu'il plairoit à notre cour fixer; et 
en tant que touche l'appel de dom Verguet de la sentence 
de la maîtrise de Cognac, du 17 août 1771, attendu qu'il 
n'avoit aucune connexité avec l'appel principal, il fût or- 
donné que sur ledit appel incidant les parties se pourvoi- 
roient au conseil; et où notre ditte cour estimeroit qu'il y 
àuroit connexité entre lesdits appels et qu'elle seroit en état 



Disiiizcdby Google 



— 300 — 
de sentence sur l'appel incidanl au même tcms que sur le 
principal, en ce cas l'opposilion fût mise au néant; il fût 
ordonné que ce dont étoit appel sortiroil son plein et entier 
effet, et ledit dom Verguet fût condemné en l'amende ordi- 
naire de douze livres et aux dépens des causes d'appel et 
demande, d'autre part. 

Et entre dom Vei^uet, demandeur en requête du % juin 
1772, eraploiée pour réplique et en cas de besoin pour fms 
de non recevoir contre les requête et demande dudit Poirier 
de Minefert du 27 mai, et tendante h ce que, sans s'ari-êler 
ny avoir égard auit dites requêtes et demandesdans lesquelles 
le dit Poirier seroit purement et simplement déclaré non re- 
cevable, ou dont en tout cas il seroit débouté, les conclusions 
que ledit dom Verguet avoit prises par ses i-equêtes des d4 
et il avril précédant luy fussent adjugées avec dépens, 
d'une part, et ledit Poirier de Minefert, d'autre part; sans 
que les qualités puissent nuire ny préjudicier. 

Après que Courvault, avocat de dom Verguet, et Maimo- 
lant, avocat de Poirier de Minefert, ont été ouys, ensemble 
de Vouéreon (?) pour M. le procureur général, qui a fait récit 
des informations, notre ditte cour reçoit la partie de Mar- 
motant opposante à l'arrêt par deffaut ; sans s'arrêter à ses 
demandes, dont elle est déboutée, faisant droit sur l'appel 
principal, met l'appellation et ce dont est appel au néant; 
émandant, déclare la plainte et procédure extraordinaire faite 
à la requête de la partie de Marmotant nulle et réciimina- 
toire; faisant droit sur l'appel incidant, met l'appellation 
et ce dont est appel au néant, en ce que par la sentence 
dont est appel la partie de Coui-vault a été condemnéeà la 
moitié des dépens; émandant quant à ce, condemné la par- 
lie de Marmotant en tous les dépens des causes principales 
d'appel et demande par forme de dommages intérêts, la sen- 
tence au rézidu sertissant effet... Fait et donné en noire ditt« 
cour de parlement, le 8e jour d'août, l'an de grâce 1772, et 
de notre i-ègne le 57e... Par |a chambre, signé: Vendive. 



dby Google 



— 310 — 

Scellé ex ti-aordinai rement le 20 août 1772. Signé: Tinet, 
sindic. Signé: Resaaud. 

XXIII. 

1790, ii février. — Etat des reTCQUs el charges de l'abbaye de La Fre- 
nade, fourni par Jean-François Thomas, prieur, el Elie-Jeseph-Alexandre 
Pelluchon-Deslouches, avocat à Cognac, mandataire de Jean-Sifflrein Haury, 
abbé commendataire, — Jitm. 

Etat des revenus et chaires de la manse conventuelle de 
l'abbaye royalle de La Frenade, ordre de Citaux, dont le 
manoir est siltué en la paroisse de Merpins en Angoumois, 
au resort du siège royal de Cognac, de laquelle abbaye M. 
l'abbé Manry est titulaire, et la manse conventuelle sous le 
régime el gouvernement de dom Jean-François Thomas, 
prieur closlral, et de deux autres religieux du même ordre, 
savoir: dom Pierre-Denis Jein et dom Jean-François Patrouil- 
lot, profès. * 

Pour se conformer aux décrets de l'assemblée nalionalle 
et lettres patentes du roy, du 13 novembre 1789, duement 
regislrées, déclarent lesdits prieur et religieux de laditte ab- 
baye que les revenus de laditte manse conventuelle consis- 
tent en terres labourables, pi'és, vignes, bois, cens, rentes, 
dixmes, agriers ou complants, droits de lods et vente et de 
prélalion, boisselage, situés dans les paroisses de Merpins, 
Gimeux, Salies, Angeac, Genté et Salignac; que les basti- 
mens consistent dans une maison anlique qui sert de l(^e- 
ment aux religieux, cloître, écurie, grange, scellier, cour et 
jardin, le tout renfenné de murs, une église attenante à la- 
ditte maison, sacristie, avec les objets à l'usage du sei-vice 
divin qui se célèbre tous les jours, et qui concistent quant 



1 . Le nom de ce dernier est écrit PalrouHland dans son acte ie d^ès. 11 
était né à Ddle en Francbe-ComlA, el mourut à l'hospice de Cognac, le 30 flo- 
réal an XIll, &gé de 59 ans. 



Disiiizcdby Google 



— 311 — 

aux vases sacrés en un calice d'argenlneuf, un saint-ciboire 
aussi tout neuf, un obtensoir ou soleil d'argent, une pelitte 
croix même métal. 

Ornements. — Deux ornements de soyes de louttes couleurs 
bordé en galon faux, deux autres omements, l'un de laine et 
l'autre de soye rouge el viollet, un autre ornemenl blanc ga- 
lon de laine, un autre ornement noir de laine, la représen- 
tation et garniture de l'hôtel de même. 

Linges. — Quatre aubes, six nappes d'autel, sansy compren- 
dre deux grosses qui servent à mettre dessous, une demy 
douzainne d'amis, une douzainne de purificatoire, une dou- 
zainne de lavabo el six corporaux, un ensensoir de cuivre et 
une lampe même métal, six chandeliers de bois dorés, un 
missel, une chasuble ou manteau pluvial pour donner la 
bénédiction, un psautier, un antiphonaire pour le cœur, deux 
burettes de verre. 

Meubles de l'abbaye. — Quatrelitsderaaître,deuxdedo- 
mestiques, de la vaisselle pour l'usage de la maison, l'us- 
tencille de cuisinne et auti-es meubles nécessaires comme 
chaises, tables, feux et autres menus objets, deux douzainne 
de paire de draps de toille commune, une douzainne de na- 
pes de table, six douzainnes de serviettes aussi toille com- 
mune, deux dousaine d'essuimains ou torchons mauvais. 

Meubles arratoire. — Deux charettes et deux charriots, 
une charrue, deux cheveaux de selle. 

Meubles des scellibrs. — Une met en piei'œ, un 
pressoir en bois avec ses appai'aux, trois petits tonneaux, 
huit cuvesdecharrois, quinze tierçons et huit mauvaises bar- 
riques, et une chaudière à eau-de-vie avec ses apparaux. 

Tous les revenus sont régies par lesdits prieur et reli- 
gieux pour les objets sittués es paroisses de Gimeux el Mer- 
pins, el consistent: dans un clos aliénant h ta maison, qui 
contient environ dix huit journeaux en terre, prés et bois 
aquatiques, lequel clos renfermé de fossés produit annuelle- 



Disiiizcdby Google 



— 312 — 

ment quatre cent livres de revenu. Plus une pièce de vigne 
appellée la vigne. du prieur, dont le revenu année commune 
est de la somme de soixante douze livres. Plus une petilte 
dixrae en la paroisse de Gimeux et commune avec le 
curé, de valeur aussi année commune de trente six livres. 
Plus une pièce de pré en la même paroisse, affermée der- 
nièrement cent cinquante livres. Plus un tief ou complant 
en laditte paroisse appelé Le Grand Ormeaux au neuf un 
des fruits requérable sur le lieu, dont le produit annuel, avec 
un autre fief en la paroisse de Merpins appelle Le Peu de 
sang, est de six cent livres. Plus un autre fief ou complent 
en la paroisse de Salles, affermé avec le boisselage du mêine 
lieu au nommé Elie Gherpentier, moyennant la somme de 
trois cent livres. Plus un autre agner ou complant consis- 
tant en deux fiefs détachés, sittués en la paroisse de Genlé, 
affermés au nommé Charrier pour deux cent livres par an. 
* Plus un autre petit fief ou complant en la paroisse d'Angeac, 
affermé au nommé Bei^eon moyennant dix livres par an. 
Plus en la paroisse de Saint-Martin un autre petit fief ap- 
pelle le dix huit un, affermé au sieur Saunier moyennant 
trente six livres par an. PIls le droit de boisselage sur cer- 
tains mais de terre sittués en l'enclave de Salignac, affermés 
au sieur Robin le jeune et Benoit pour quatre vingt seize 
livres par an. Plus HO boisseaux de bled froment, 13 bois- 
seaux avoinne, 95 livres aident, chapons et gelines, le tout de 
cens nobles répandues en différentes paroisses, de valeur an- 
née commune de la somme de cinq cent vingt livres. Plus 
HO livres de rente due par les habitans de Merpins, pour 
tenir lieu à l'abbaye du pacage pendant toutte l'année dans 
la prairie de l'isle Marteau de quatre bœufs et une va- 
che. Le revenu de laditte abbaye monte à deux mille cinq 
cent vingt livres. Il est établi par des baillettes, dénombre- 
ments, papiers censifs et autres titres, qui sont au trésor de 
laditte abbaye, les prieurs et religieux déclarant n'en avoir 
soustraits aucuns. 



Disiiizcdby Google 



— 313 — 

Charges. — L'entretien des baslimenls de l'église, des mui"s 
de clôture et ornemens à l'usage du service divin, coiUe - 
annuellement quatre cent livres. Le luminaire et autres dé- 
penses du culte coûte cent livres. La manse conventuelle 
est taxée à quatre vingt douze livres de décimes. Total des 
charges: cinq cent quatre vingt douze livres. Ce qui reste de 
revenu suffit* & peinne pour la nouiiiture du vestiaire des 
religieux, l'aumône journalière et ta nournture et salaires 
des domestiques. 

Les revenus s'élèvent à deux mille cinq cent vingt livres, 
et les charges à cinq cent quatre vingt douze livres. Reste 
net dix neuf cent vingt-huit livres. Certifié laprésente décla- 
ration sincère et véritable. Signé: Thomas, prieur de La 
Frenade, P. Gein et Patrouillol. 

De plus il y a dans la salle d'yver un grand miroir, un 
huffet et une tapisserie ancienne tombant en lembaux, et 
dans ma chambre une autre pareille avec feu dans l'une et 
l'autre; dans la salle d'été un sauffagarny en panne rouge 
avec un coffre; deux cabinets, un dans la chambre de dom 
Gein et l'autre dans celle des domestiques, asses vieux, en- 
suitte deux commodes touttes neuves sans garnitures et sans 
verni, dont une dans ma chambre et l'autre dans celle de dom 
Patouillot, une paire de boeufs que nous vendons tous les ans 
au mois de janvier faute de fourrages, une douzaine de ser- 
vice d'ai^eutdont j'en ai donné-la moitié au don patiiotique, 
une paire de burettes d'ai^ent et leur plat. Certifié la pré- 
sente déclaration sincère et véritable. Signé : Thomas, prieur 
de La Frenade. Je certifie en outre que copie de la présente 
déclaration sera affichée dimanche prochain à la porte de 
l'église paroissialle de Merpins. Signé : Thomas, prieur de La 
Frenade. 

Je soussigné, Elie-Joseph-Alexandre Pelluchon-Destouches, 
avocat en parlement, fondé d'un pouvoir spécial de M. l'abbé 
Maury, abbé comendataire de l'rïibaye de La Frenade, dio- 
cèse de Saintes, à l'effet de déclarer en son nom à la munici- 



Disiiizcdby Google 



— 314 — 

palité ou au bïège royal de la ville de Cognac tous les biens, 
agriers, champarls, dixmes, rentes en bled, aident, cha- 
pons et généralleraent tous les revenus dont il jouit en qua- 
lité d'abbé commandataire de ladite abbaye de La Frenade, 
audit nom, et conformément aux lettres-patentes du 48 no- 
vembre dernier, sur le décret de l'assemblée nationalle du 13 
du même mois, déclare que les revenus de laditte abbaye 
concistent: io en dixmes et agriers dans les paroisses de 
Merpins et de Pérignac, affermées ensemble la somme de 
2400 livres; 2» en un droit de boisselage à Moriac, paroisse 
de Salles, affermé 126 livres; S» en dixmes et rentes dans la 
paroisse de Saint-Laurent, affermée 200 livres; 4° en cens 
et rentes dans la paroisse de Courcoury, affermé 170 livres; 
5» en des rentes et agriers dépendant de la chapelle de 
Sainte-Calherinne en Baulieu, size près Sainl-Jean-d'Angély, 
dans les paroisses de Sainte-Gènes et Simphorien, du pro- 
duit de 260 livres par acte de ferme; 6o en un pré dit du 
Pible, afleiTOé 60 livres; 7oen quatre vingt livres à peu près 
de rente tant en argent que chapons, gelines, vingt six bois- 
seaux avoine, environ cent quinze de froment ; les fonds sur 
lesquels lesdittes rentes sont assises sont sittués dans les pa- 
roisses de Pérignac, Merpins et Louzac, et lesdits objets n'é- 
tant point affermés, la valeur s'en trouve dépendante des 
variations qui surviennent dans le prix des denrées. 

Déclare de plus, audit nom, que la connoissance que j'ai 
des beaux à ferme des objets régies du censif que j'ai scru- 
puleusement vérifié ne me laissent aucun doute sur la sin- 
cérité de l'afrn-mation que je fais entre les mains de la 
municipalité que les objets ci-dessus détaillées et énoncées 
forment la totallité des revenus dont ledit constituant jouit 
en qualité d'abbé commendataire de La Frenade ; je promets 
en outre, audit nom, défaire afficher la présente déclaration 
aux portes des églises paroissiales oîi chacun desdits reve^ 
nus se trouvent sittués; comme aussi je déclare que ledit 
abbé Mauri, constituant, acquitte toultes les charges dont les- 



dby Google 



— 315 — 
dits bénéfices se trouvent être grevés, ainsi que les impo- 
sitions. Fait à Cognac, le vingt quatre féviier 1790. Signé: 
Pelluchon-Destouches, fondé de pouvoir ad hoc de l'abbé 
Maury, et qui se trouve annexé à la présente déclaration pour 
sa validité. ^ 



Notre-Dame de La Ghace-Dieu. 
XXIV. 

iS17. — Procuration par Pierre, abbé de La Grâce-Dieu, à frère Cooston- 
lin, moine de Valence, pour assister à l'assemblée convoquée par le roi Phi- 
lipp&'te-fiel. — Original tnr pareAimin aum archives nationaUt, J, 44S, 
n" 4iSo, Communication de M. Lotti» Aitdiat. 

Universis présentes litleras inspecturis frater Petrus, dic- 
tus abbas Gracie Dei, Gisterciensis ordinis, Xanctouensis dio- 
cesis, et ejusdemlocî conuentus, salutem in Domino sempi- 
lernam. Noveritis quod nos facimus et conslituimus fratrem 
Constantinum, monachum de Valencia, exibitorem presen- 
cium, procuratorem nostrum, ad audiendum, tractandum 
et reffei-endum ea que per dominum regem Francie trac- 
tabuntur in ista convocacione regia istius mensis pascha- 
tis personarum ecclesiasticaiiira Parisiis, et ad consencien- 
dum in hiis in quibus de premissis reverendus pater noster 
dominus abbas Cistercii et ceteri abbates dicli ordinis nostri 
consensennt, et ad faciendum ea omnia et singula que 
circa permissa fuerint opportuna, cum nos abbas predictus 
in dicta convocacione non possimus personaliter interesse. 



1. Celle piècequi selrouve, comme jel'aidit, àlabibliothèqui; de Cognac, 
fail partie d'un caliier auquel est anneiée une atlcsLaùon signée d'Etienne 
Augier, dépulé du bailliage d'Angoulâme, en date h Paris du 9 mars 1790, 
portant qu'il a déposé au comité ecclési antique de l'assemblée nationale 
Tingt neuf déclaraltons de curés ou bénéllciaircs ecclésiastiques qui lui ont 
été adressées par Boutelaud, maire de Cognac. Ces déclarations sont copiées 
Hir le cabier dont je viens de parler. 



Disiiizcdby Google 



_ 316 — 

Et hoc omnibus quomm inleresl el intéresse potest signiS- 
camus per bas présentes litteras, sigillo nostro, que unico 
utimur nos abbas el convenlus predictus, sîgitlalas data die 
sabbati anie festum beali Georgii, anno Domini millesimo 
trecentesimo septimo decimo. 

Au dos : Procuratio de Gracia Dei, Xanctonensis dyocesis, 
in senescallia Pictavensi. xi" xim. 



Notre-Dame de La Tenaille. 
XXV. 

4495, 48 janvier. — Quittance donnée pur Lonb Chauvinet, abbé de La 
Tenaille, d'une somme de 19 sols 10 deniers, sur la receple du roi eD Sain- 
longe. — Bibliothèque nationale, ma*u*crit», fOndi fraaçait, 25,984, n» 
4,935. CommiMicatUm de M. Louis Audiat. 

Nous, Lpys Chauvinet, humble abbé du mouslier el abbaïe 
de Noslre-Dame de La Tenaille, confessons avoir eu et receu 
de Guillaume du Val, recepveur ordinaire du roy nostre seigneur 
au pays deXaintonge, ville et gouvernement de La Rochelle, la 
somme de xix sols x deniers oboles, pai-tie de la somme de 
LX sols que nous avons acouslumée avoir et prandre par 
chacun an sur ladite recepte, ou chapitre du fief et aumos- 
nes d'icelle, en chacune feste et terme de assension nostre 
seigneur, et ce pour notre part et portion de la somme de 
ixc xLvii 1. VII s. viii d. tournois que ledit recepveur par la 
fin de ses comptes par luy rendus en chambre des comptes 
des années fixées et lestes Sainl-Jehan-Baptiste mil iiuc 
mj" un, v et vi, dont nosdits sieurs des comptes ont donné 
charge audit recepveur paier aux prenans fiefs et aumosnes, 
gaiges d'ofiiciers et auties émolumens sur ladicle recepte, à 
chacun esgallement, ce qui luy en pourra apparlenir à un 
sol la livre, à cause des l'etranchemens qui ont esté faitz 
par cy devant sur lesdits fiefs et aumosnes el autres choses 



Disiiizcdby Google 



— 317 — 
de ladite rocepte; de laquelle somme de xix s. ix d. ob. 
nous sommes contens et bien paiez, et en quittons te roy 
noslre dict seigneur, son dict recepveur et tous autres pat- 
ces présentes signées de nostre main et scellées du scel de 
ladicte abbaye, le xviiie jour de janvier l'an nul injc nij'" 
et ti"eize. Loys Chauvinet, abbé susdit. ' 

XXVI. 

45ti, 40 aetobre. — Reçu de Jean Du^, abbé de La Tenaille, d'une 
somme de 60 sols de rente léguée par le comte de Poitiers. — Original à la 
biUiotMgiunationali, 7itanutcrit$,/o»dt/ratiiaU, 25984, n° 49S6; frag- 
ment de sceutt. Communtcaiion de M. Zohm Aniiat. 

Nous frère Jehan Dugua, abbé de l'abbaye de Nostre- 
Dame de La Tenaille, tant pour nous que pour les religieulx 
et couvent de ladicte abbaye,- confessons avoir eu et receu 
du recepveur ordinaire du domaine du roy en Xaintonge, 
par les mains de maistre Jehan de Camescasse, fermier gé- 
néral dudit domaine, et à son acquictet descharge, la som- 
me de soixante solz tournois que avons droigt d'avoir et 
prendre par chacun an sur la recepte dudit domaine en 
chascune fesle de assempcion nostre Seigneur, pour certain 
léguât et aulmosne à nous faict par le feu conte de Poictiers ; 
de laquelle somme de soixante solz tournois pour le terme 
et feste de l'assempcion mil cinq cens vingt et deux, nous 
tenons contens, et en avons quicté et quictons, et promec- 
tons faire lenyre quicte envers et contre tous lesdictz rece- 
veur de Camescasse, et tous autres, par ces présentes signées 
de nostre seing et à nostre rcqueste du notaire cy soubssi- 
gné. Â Xainctes, le dixiesme jour d'octobre l'an mil cinq 
cens vingt et deux. 

J. DuGUA, abbé de La Tenaille. Geoffroy, notaire, à la 
regueste dudit abbé. 



Disiiizcdby Google 



Notre-Dame de Masdion. * 
XXVII. 

i648, 85 mart. — Prise de possessioa de l'abbaye de Hasdion, au nom 
de Itaiile Foiiquel, aumônier du roi, et sur la résignation de Gaspard de 
Peroes, dernier abbé commendataire. — Minutet de Umoutin, notaire 
royal et apottoliqve à Saintet. CommiMicatio» de M. Th. de B. d'A. 

L'an de grâce et le vingt cinquiesme jour du mois de mars 
mil six centz quarante huict, avant midy, pardevanl le no- 
taire royal et apostolique en Xainctonge rezidant à Xainctes, 
soubzsigné, et tesmoings bas nommés, estant au devant la 



I. Pour l'abbaye de Masdion, voir les pièces déjà publiées: (IS28) Accord 
entre Gardrade, abbé de Hasdion, Girbert de Compniaco, Giraud Cramai) de 
Blaoïac, au sujet du moulin deTaluceC, t. I, p. 350; —(1314, 16 décembre) 
Accord entre Hélie, abbé, et Foucauld d'Archiac, au sujet du droit de pâtu- 
rage dans le bois Rigaud, t. 1, p. 35S; — (U58, 14 mars) Droit de pâturage 
accordé par l'abbé de Hasdion aui babitanls de la cliâlellenie de Hortagne, 1. 
Il, p. 179;— (U79, 35 juin) Transaction entre l'abbé de Masdion et les habi- 
tants de Hortagne-sur-GIronde, au sujet de l'exploitation du bois Itigaud, 
t. U, p. 184; — (1717, 8 juin) Acte capitulaire des habita nta de Virollel, don. 
nant pouvoir à leur syndic de faire appel du jugement qui les condamne, au 
profit du prince de Mortagne, à deuï sols de rente et au droit de mouton- 
nage dans la lande de Hasdion, qu'ils prétendent tenir de l'abbé de Hasdion, 
t. 11, p. 311; — (I7S1, 30 octobre) Procès-verbal de visite de l'abbaye de 
Hasdion, t. II, p. 216 ; — (1736, 19 novembre). Acte de partage de la lande de 
Hasdion, consentie en faveur du prince de Pons et Mortagne, t. 11, p. 318 ; 
->[1769, 38 mai) Acte capitulaire des habitants de Hortagne-aur-Gironde, 
pour s'opposer au cantonnement des landes de Masdion, t. II, p. 333; — 
[1769, 16 juillet) Délibération des habitants de Sainl-Seurin d'Uzet pour 
s'opposer au cantonnement des landes de Masdion, t. I, p. 364; — (1773, 8 
avril) Procuration par Raoul de l'Abadie pour remettre h l'abbé de Hasdion 
l'aveu et dénombrement des biens qu'il lient de celte abbaye, t. II, p. 336; 
— (1775, 17 août) Procuration par 111 1 aire d'Hérisson, abbé de Hasdion, 
pour fournir sadéclarationau terrier de la seigneurie de Ugnères, t. Il, p. 
237; — (1776, 16 novembre) Bail à ferme des revenus de l'abbaye de Masdion 
àJeanLabbé,parHilaired'Hérisson,t.lI,p.339; — [1770, 6 décembre) Nomi- 
nation par l'abbé de Hasdion de J. Pérooneau, professeur au collège de 
SainUs, au prieuré de Coux, l. Il, p. 343; — (1777, 18 mars) Procuration 



Disiiizcdby Google 



— 319 — 

grand porle et principale entrée de l'églize abatiale quy est 
à présent ruynée et entièrement descouverte de Nostre-Dame 
de Masdion, ordre de Saint-Benoist, audict présent diocèze 
de Xainctes, c'est présenté en sa personne noble homme 
Jehan Louvart, conseiller du roy, recepveur du grenier à sel 
d'Ingrande-sur-Loire, au nom et comme procureur de mes- 
sire Bazille Fouquet, ^ conseiller et aumosnier ordinaire du 
roy, abbé commandataire ou pourveu en commande de la- 
dicle abbaye dudict Masdion, par la résignation de messirc 
Gaspard de Pernes, * dernier abbé commandataire de ladicte 
abbaye, fondé de procuration spécialle passée pardevant 
Cousinel et Chapron, notaires au chaslellet de Paris, du 
vingt-quatriesme février dernier; lequel dict sieur Louvart 
audict nom, en vertu des bulles apostoliques portant com- 
mande de ladicte abbaye en datte du cinquiesme des nonnes 



par l'abbé de Hasdion, à Pierre Broa&sard, de Cognac, pour toucher les 
revenus de l'abbaye, dans les paroisses de Ligtiières et de I^ Madeleine, 1. 
II, p. 211; — (1778, Î6 octobre) Offre en réparalioa d'injures par Hilaire 
d'Hérisson, abbé de HasdioQ, à François de Nicastro, médeiin à Sainles, t. H, 
p. 245. 

i. t L'abbé Fouquet, dit Saint-Simon, jiit le Iroisième (des lils), grand 
iinporlanl, galant, dépensier, eviravagani, qui de jalousie de femme contri- 
bua le plus à la perle de sim frère (le surintendanl), et eu fut perdu lui- 
même. Il étoit conseiller d'élal et avoit des abbayea. Il mourut à 58 aos, 
Loul au cammetiCL'inent de 1680. > M. Juge, de Tulle, ^oute ce qui suit : 
I Né à Paris, le 32 août f6S2, il n'eut de l'état ecclésiastique que le 
nom, et ne fuj abbé que parce qu'il avait obtenu en commende deux ou 
Irob abbayes. Il ne portait rnSnie pas le costume clérical. Non content de 
ses deui abbayes (Rigny, au diocèse d'Auierre, et Noaillé en Poitou}, Bazile 
Fouquet obtint encore celle de Barbeaux, au diocèse de Sens, l'apportant 
20 mille lîïres. Ainsi, ce frère du surintendanl jouissait des commende» de 
trois abbayes, lui procurant ensemble un revenu annuel de S9 mille livres, p 
{Btude hittorique sur Ut Fouquel it BelU-Itle, % Vil, par L.-T. Juge, de 
Tulle.) On voit, en y comprenant Masdion, que c'étaient quatre abbayes au 
lieu de trois. Le biographe ignorait aussi que fiazile Fouquet avait occupé 
le poste d'auraOnier ordinaire du roi, ce qui n'autorise pas à dire : t II 
ne fut abbé que parce qu'il avait des abbayes, t 

t. Ces deux abbés sont inconnus au Gatlia. 



Disiiizcdby Google 



— 320 — 
de mars dernier et du procès-verbal de hilmination d'icelles 
signé du Saussay et Hubert, et seellé, fait devant monsieur 
l'official de Paris, commissaire à ce depputlé par sa Sainteté 
en datte du vingt cinquiesme dudict mois de septembre, a 
prins et aprehendé possession réelle, actuelle et corporelle de 
ladicte abbaye de Nostre-Dame de Masdion et ses fruictz, 
profitz, reveneus et esmolumentz, apartenances et dépen- 
danses, par la libre entrée qu'il a faicte dans ladicte églize 
qui est entièrement ruynée, en laquelle pour le moment il 
ny a aulcungs lieux régulliers ny aulcungs relligieux ; et pi^ 
nantde l'eau béniste, s'est mis à genoux devant l'autel de la 
chappelle où à présent le service se fait, faict ses piièies à 
Dieu et baisé ledict autel, n'ayant peu se mettre à genoux 
devant l'image du crucifix pour y faire ses prières pour n'y 
en avoir point, ny de place pour ledict sieur abbé, ny faict son- 
ner les cloches pour n'y en avoir aulcune, monstrant lesdict^ 
bulles et procès-verbal de fulmination d'icelles, et obsei-vant 
les autres cérémonies en tel cas requises et accoustumées; 
laquelle prinzede possession, ensemble la résignation dudict 
sieur de Pemes, j'ay, moy dict notaire susdict, publié à hautte 
et intelligible voix à la porte de ladicte abbaye ruynée. Et à 
l'instant nous sommes transportés, avecq ledict sieui* procu- 
reur, audevant de la porte et principalle entrée de l'églize 
parrochiale de la paroisse de Virollet, en laquelle paroisse 
est située ladicte abbaye, oii, en prégence du sieur curé et 
parroissiens duditlieu, sortans de ladicte églize à l'issue de 
grand messe parochialle, avons encores leu et publié ladicte 
résignation et prinze de possession devant les soubz nommés 
el autres lesmoings, ad ce que personne n'en ignore; à la- 
quelle dicte prinze de possession personne ne s'est oppozé. 
Dont et de tout ce que dessus ledit sieur Louvart, audict 
nom de procureur, en a requis et demandé acte à moy le- 
dict notaire, que luy ay octroyé pour valloir et servir audict 
sieur abbé en temps et lieu que de raison. Ce fut faict et 
publié tant audevant ladicte porte d'abbaye que audevant 



Disiiizcdby Google 



— 321 — 

la grand porte d'^Iize de ladicle parroisse de Virollet, le 
lout aux fins que aulcung n'en prétende cauze d'ignorance, 
les jour, mois et an susdictz, en présence de maistre Michel 
Martineau, conseiller du roy et controlleur audict grenier à 
sel d'Ingrande, maistre Jehan Baillif, sergent royal général, 
demeurant à Saint-Georges sur Loire ; maistre Benjamin Mar^ 
chezallier, notaire royal, demeurant à Gemozac; vénérable 
maistre Anihoine de Pontallier, prêtre, prieur, curé dudict 
Virollet, y demeurant; Jehan Tui-can, laboureur, dudict Masr 
dion ; Arnaud Millet, lexier en toille ; Jehan Dexmier, labou- 
reur; Thomas Gouyneau, laboureur à bœufs, et Jehan Ma- 
fias, segrétain dudict Virollet, tesmoings requis, et Piefre 
Mesgreau, prévost et sei^ent de la terre et seigneurie dudict 
Masdion ; lesditz Millet, Dexmier, Gouineau et Matias ont 
desclaré ne savoir signer, de ce interpellés de faire. A, De- 
PONTALHIER, prit-ttr. J. LouvART. Martineau.Marchezallier. 
Baillif. P. Mesgreau. M. Limouzin, notaire royal et aposto- 
lique à Xainctes. 



Notre-Dame de Sablonceaux. 
XXVIII. 

JS55, 7 juM. — Transaction ealrc Guillatime, abbé de Notre-Dame-de- 
Sablonceaui, Guillaume Pierre, dievalier, < d'Arverl, et Guardrat, son neveu, 
à l'accasioa de deux marais salants, siluôâ en Arrert, prè^ la maison « de Ar- 
cis «, appartenant â l'abbè de Hosdion. -- VidiMiu dt Jettn, archidiacre 
de Siintet, du 32 novembre i55S. irchiveê et comMU*tcation dt M. le 
eoKte Anatole de Brimond d'Art. 

Universis présentes litteras inspecturis et eciam audituris, 
Johannes, Dei gracia Xanctonensis archidiaconus, satutem et 



i. Guillaume de Pierre, chevalier d'Arvert, ainsi que In plupart des per- 
sonnages nommés dans celte transaction, est menlionné dans plasieurs char- 
tes du carlolaire de Nolre-llnme de La Garde, en Arrert, publié par l'abbé 



Disiiizcdby Google 



presentibus dam fidem. Noveritis nos vidisse, palpasse et 
diligenter inspexisse, ac de verbo ad verbum perlegisse quas- 
dam patentes lilteras, non abbolitas, non cancellatas, nec ia 
parte sui aliqua viciatas, sed omni sci'upulo et suspicione 
carentes, ul prima facie appambat, forinam que sequitur 
continentes : s Guillelmus, miseraciooe divina humilis abbas. 



Grasilier. Ayant refusé d'acquitter les fondalioos pieuses de ses ancêtres, ie 
différend entre le chevalier et l'abbé de La Garde fut le) que le pape intervint 
par rintennêdiaire de son léguât, le cardinal Robert de Caurpon (tf13, 1214). 
[Cartulairâ d« Noln-Dane de La Garde, page 89 de l'introduclion, et char- 
tes X, XXIV et XXXIX). L'aïeul de noire chevalier portait les manies noms et 
qualification (charte XXIV). On voit aussi par cette mâme charte que )e frère 
de son aïeul se nommait Gombnud de Brie, et que son père à lui, Guillaume 
de Pierre, chevalier d'Arvert, portail le nom de Gardrat de Brie, indication 
généalogique fort importante pourceun qui cherchent à découvrir le mode d'em- 
ploi des appellations, à celle époque de la Tormation des noms de famille. On 
constate fort bien par cet exemple que le petit-fils portail le nomde.sonaTeal . 
paternel : et que, sans doute, les enfants du puîné ou enfants des filles prenaient 
les prénoms de leur oncle, tandis que l'aîné gardait le nom du fief principal. 
Il est probable même que les noms patronymiques tels que Gorabaud, Ber- 
nard, Girard, Seguin, etc., mis au génitif, ne rappelaient primitive- 
ment que le orénojn de l'aïeul cl de l'oncle. L'usage les rendit ensuite 
héréditaires. Gardrat de Brie, valet, dont il est fait mention dans la charle LV 
du même cartulaire, est le Gardrat, neveu de Guillaume. Cependant on doit 
remarquer que, dans cette charte LV (de 1 345), ce Gardrat de Brie, valet, est 
dit neveu de Guillaume Pcyros, chevalier d'Arvert. Est-ce que le nom de Pierre 
aurait été changé en celui de Pegrot ou Peyronf 11 y a eu en effet pi-és d'Ar- 
Tert les anciens seigneurs de Fouilloux du nom de Perron ; et, coïncidence 
singulière, c'est dans les archives de cette ancienne famille Peyron que l'on a 
trouvé celle transictiou de 1335. On voil par là encore combien se sont trans- 
formés les noms patronymiques. Remarquons eniîn que le Gardrat de Drie, 
mentionné dans les charte.s II et XII, doit être le frère de Guillaume de 
Pierre, chevalier d'Arvert, puisqu'il figure, dans ces chartes du XIII» siècle, 
aTec la qualification de miles, preuve qu'il avait au moins 40 ans avant 1800. 
La filiation s'établirait donc ainsi : Guillaume Pétri, chevalier, frère de Gom- 
baud de Rrie, chevalier, a pour (Ils Gardrat de Brie, chevalier, avant 1300 
(charte XII), dont descendent : 1" Guillaume Pétri, chevalier d'Arverl, en 
1213, 1214, 1235, vivant encore en 1245; 2» et :<... fille, mariée à N..., qui 
eut Gardrat de Brie, valet en 1245 [charte LV). Ces anciens seigneui-s de 
Brie, issus peut-être des seigneurs de Didonne, se soni ramifiés k l'infini, et 
ont pris des alliances avec toutes les familles chevaleresques de nos contrées, 
telles que les Vigier, les Balansac, etc. 



Disiiizcdby Google 



et conventus Sancte Marie de Sabloncellis, universïs pré- 
sentes litteras inspecluris, perpetuain in Domino salulem. 
Ad univei'sorum noUciam volumus perveniie quod, cum con- 
troversia et dissensio mota foret inter nos, ex una parte, et 
GuillelmumPelri, militera de Arverto,et Guardratum, nepo- 
tem ejus, ex altéra, super duabus salinis que sunt in Arverto 
prope domum de Ârcis que est abbalis de Masdione, quas 
eciam salinas olim bone memorie Petrus Lebbaudi, * ai-chi- 
presbiter de Arverto, dédit nobis in puram, libei-am et pei-- 
petuam helemosinam prout in instrumentis ab eodem ai"- 
chipresbitero nobis concessis evidenter apparet; tandem de 
consilio amicorum utriusque partis compositum fuit inter 
nos et illos in hune modum: videlicet quod nos, demissa 
omni querela quam quondam habueramus contra dictes 
militem et nepotem ejus, dedimus sub annuo censsu qua- 
draginta solidorum currentis monete dictis Guillelmo Pétri 
et Guai'drato, et eorum hcredibus, dictas salinas in perpe- 
tuum in festo beati Michaelis Archangeli nobis et successo- 
ribus, apud abbaciam nostram de Sabloncellis, solvendorum 
annuatim, habendorum in perpetuum. in pace et pacifîce pos- 
sidendorum. Si aulem ad dictum terminum dictum censsum 
dicti miles et nepos ejus et eorum heredes non pei'solvednt, 
dccem solidos de pena pro unaquaque die qua dictum cen- 
siim retinerent, nobis redderent pro unaquaque die qua dic- 
tum censum retinerent, nobis redderent et nichilomînus 
censura intègre et par se. Juraverunt autem diclus miles et 
nepos ejus super sacrosancta Dei evangelia et nos ambo 
promisimus veritatis diclam pacem sine difficultate qualibet 
servaluros. Promisimus eciam eisdem nos factures eisdera 



1 , Petrus Lebbaudi. Il faut lire Tebbatidi, bieu que H. lîrasilier ait écrit aioni 
ce nom dans son cartulaire. Nous pensons que cet archiprËire d'Arrerl, 
menlionné dans le Carliilaire d'Arvert et le cartulaire de Saint-Elienne de 
Vaui, était frère d'Hélie Tebbaudi, chevalier, cité dans les chartes contem- 
poraines du cartulaire de La Gaide. 



Disiiizcdby Google 



— 324 — 
guarimentum super dictis salinis, miles 61 nepos ejus et 
eorum heredes coram nobis et successoribus nosbîs tan- 
quam coram dotninis tenebuntur omni querelanti justiciam 
exibere, eo quod doininium dictarum salinamm ad nos et 
successores noslros plene dinoscitur pertinere. Actum in 
capilulo nostro sccuada fena post octabas peatechoste, an- 
no Domini Mo CC» trecesimo quinlo, presentibus et vidènti- 
bus P. priore nustro, B. subpriore, magistra ReymuDdo, 
P. Moreto, canonicis ecclesie nostre, P. Decimario, ' P. Fabri, 
HeliaBorelli, HilafioFerri,^ Reginaldo Bertone, derico; Helia 
Theobaldi,3 R. Chala,* Guillelmo de La Garde, Guillelmo, 
militibus, Guillelmo Ruphi, laico, et pluribus aliis. » Kt ne 
super premissis in posterum atiqua contencio oriatur presenli 
quarte, per alpbabetum divisée, sigilla nostra apposuimus. 
Et Guillelmus, cantor Xanctonensis, et Helias, archipresbi- 



1. P. Decimarius est sans doute le même qu'un <P. DecimariuB, sub ca- 
pellanus ■ de Saint-Etienne d'Arvert, menlioiiné dans, le^ chartes du cartu- 
l^re de Ifatre-Danie de La Garde. 

3. Hilario Perri. Peut-élre faut-il lire tfe Ferraria. Dans le cartulaire de 
Vaux, on voit un Pierre de l'errière, chevalier en 1267, père d'une flile 
nommée sans doute Hitaria, du nom de sod aïeul Hilarion. 

3. Helia Theobaldi est probablement frère de l'archiprêtre d'Arvert. 

i. R. Chala doit être le même que Radulfus Chala, mentionné dans la 
charte XL de Notre-Uarae de La Garde (1233). Culte charte XL est précieuse 
en ce sens qu'elle semhle nous donner la signification de cette qualification 
de milet de telle localité, reproduite souvent dans nos chartes sainloi^eaises. 
En effet, ■ R. de Sablolio, dominus Hastacii et Momiaci >, parle d'un cheva- 
lier du nom de t Guillelmus de Garda, i en l'appelant i miles de (erra nostra, • 
chevalier de notre terre. Ainsi, les chevaliers de Pons, de Barbezîeui, de 
Joiuac, etc., de même que les valets de Pons, de Harennes, etc., for- 
maient une sorte de milice territoriale, chargée de défendre et garder telle et 
telle localité. Aussi, ne doit-on pas mettre de virgule entre le mot niletet le 
nom de lieu. Les chevaliers qui n'étaient pas préposés à la garde de telle ou 
telle chfttellenie faisaient suivre leur qualité de nila du nom de leur lief, t do- 
minus de Jadeois, i par exemple ; tandis que les < milites de Poule > étaient 
des chevaliers sans fieF, et probablemennt issus des branches cadettes des sires 
de Pana, On a longtemps discuté sur celte qualification, sans être encore bien 
fixé. C'est du reste l'opinioa de Loisel que nous adoptons, maiit sous réserves. 



Disiiizcdby Google 



ter de Arverto, sigilta sua apposuerunl in teslimonium veri- 
tatis et muninen.. 

Et nos dictus archidiaconus quod dedimus et diligenler 
ac de verbo ad veiiium perlegimus et testamur, et huic pré- 
sent! transcripto seu visioni, sigillum nostrum duximus ap- 
ponendum. Datum die jovis ante festum béate Caterine vir- 
ginis, anno Domini millesimo CGC» quinquagesimo secundo. 

Nicholaus de Plancha, clericus. Ita est. 



iAiS, nottmhre. — Quitlance par Nicolas, abbé de Sablooceaux, d'une 
somme de i2 livres sur la recepte ordinaire du roi. — BUliothiqtte «alio- 
iiaU, manuterits; Jbnds /tançait, 2598S, tt'iSiïîyteâan à demi eoruemé. 
CfHumtMicafMHi de M. LmU Audiat. 



Sachent touz que nous Nicolas, humble abbé du mous- 
lier ou abbaye Nostre-Dame de Sablonceau, au dyocèse de 
Xainctes, confessons avoir eu et receu de honorable homme 
Hugues Sauvestre, receveur ordinaire pour le roy nostre 
seigneur es païs de Xainclonge, ville et gouvernement de La 
Rochelle, la somme de quarante et deux livres dix solz tour- 
nois, pour le terme Sainct-Martin d'iver derrain passé, pour 
semblable somme que nous avons acoustumée d'avoir et 
prendre par chacun an à héritage, à cause de nostredite 
abbaye ou raoustier, sur la recepte ordinaire du roy noslre- 
dit seigneur, ou chappitre du fiefz et aumosnes, en deux 
parties; c'est assavoir, en une partie xl livres tournois, et 
en l'autre partie l sols tournois, qui est ladite somme qua- 
rante et deux livres dix solz tournois ; de laquelle somme de 
xui livres x sols tournois pour ledit terme Saioct-Martin 
nous sommes contans et bien payez, et en quictons le roy 
nostredit seigneur, sondit receveur et touz autres, par cette 



Disiiizcdby Google 



quictance scellée de nostre scel, et signée à nostre requesle 
du seing manuel de Guillaume Paule, clerc, notaire royal, 
le xx^ jour de novembre l'an mil cccc quai'ante et huit.^ 
G. Paule. 



XXX. 



i465, i8 HOBtmbrt. — Baillelte empbythéolique de la prise de Som- 
miers par Nicoina, abbé de Sabloaceaiu, à Jehan Perrochau, demeurant à 
Sommiers, paroisse de SaujoD. — Original sur papier apparteiumt à M. 
Itidore Vignaud-Sej/naud ; contntwni^ par M. LoaU de Richemond. 



A tous ceux qui ces présentes lettres verront et oronf, Ni- 
collas, .par la grâce de Dieu, abbé de l'abaye et moustier de 
Nostre-Dame de Sablonceau, de l'ordre de Sainct-Au^^us- 
tin, on dioseze de Xainctes, et tout le couvent d'icelluy lieu, 
sallul en nostre Seigneur perdurable. Sçavoir faisons que 
nous lesdiclz abbé et couvent, assemblez ensemble en chap- 
pilre dudict moustier au son de la campane cappitullaire 
accpustumée, traictans des négoces et affaires de nostredict 
moustier et abbaye, d'ung commun accord et assenlement, 
et premièrement et avant toute autre délibération sur ce, 
pour le bien, profîct, utilité et augmentation desdictes 
abaye et moustier et couvent, avons baillé, céddé, quiclé, 
transporté et arrenté en perpétuel enphitéoze pour nous et 
noz susseseurs, abbé et couvent dudict moustier et abbaye, à 
Jehan Pei-rochau, demeurant à Sommiers, outre sa vieille 
prize, contenue es lettres esquelles ces présentes sont an- 
nexées, tous les prez ruyneux, chaintres, mothes et buissons, 
assis et situez entre sadicte vielle prinze et les fosséz neuk 



I. n y a sept autres quittances. Nous afons peosé que la reproduction 
l'une seule sufOsait. 



Disiflzcdby Google 



— 327 — 

que le dict Jehan Perrochau a faict faire, ainsy que iceux 
fossez neufs se comportent, commancens jouste le chemin 
par lequel l'on va de ta maison dudict PeiTOchau assize au 
dict lieu de Sommiers à travers la rivière à Saujon, et le- 
quel chemin est entre le bout des prez de Francoys Caguil- 
loD et de Denis Dellidon, et le bout desdictz fossez neufs 
dudict Perrochau et iceux fossez neufs dudict PeiTochau se 
randent de là à Fon-Guischard, et delà se rendent prez du 
bout du boys de Sommiers, et delà se rendent lesdictz fossez 
en environnant le boys, buissons et molhes de Sommiei'S, 
du cousté devers Beaulieu et Le Mortier jusques à ung pible 
assis prez d'ung pré qui est à Francoys Ga{;uillon, ung che- 
min entre deux, par lequel l'on vint à travers la rivière au 
port de La Grave, et de là se rendent lesdictz fossez, en con- 
tinuant jusques près du bout du pérat de chef de Barche, 
et de là se retourne ceste prize neuve vers la maison de 
Sommiers, ainsy que les bornes se comportent au bout des 
terres labourables tragères dudit lieu de Sommiers. Item luy 
avons baillé toutes les chaintres assis entre les terres labou- 
rables de la cousture de Sommiers, assize jouste le pérat de 
Saujon, et ung fossé neuf que a faict faire ledicl Jehan Per- 
rochau, ainsy que icelluy fossé neuf se comporte despuis le- 
dict pérat de Saujon jusques à droict du bout des terres 
labourables de ladicte cousture; et aussy luy avons baillé 
toutes les autres chainfres qui sont au tour et environ les 
dictes terres labourables de ladicte cousture de Sommiers. 
Pour toutes lesquelles chozes, chaintres, prezruyneux, molhes 
et buissons sy dessus contenus et confrontés, ledict Jehan 
Perrochau, ses hoirs et susseseure, sont et seront tenuz rendre 
et payer à nous et à nos diclz susseseure, par chescun an, 
vingt solz de reothe, à deux termes, c'est assavoir dix solz à 
la feste de la nativité sainct Jehan-Baptiste, et les autres dix 
solz à nouel. En tesmoingtz des quetleschozes susdictes, nous 
avons donné audict Jehan Perrochau ces présentes, sellées 
de noz seaux desquels nous usons en qoz propres faictz. Ge 



Disiiizcdby Google 



(eut fait et donné en nostredict chappilre, le dix huictiesme 
jour de novembre, l'an mil quatre cens soixante cinq. 

Âinsy signé: De La Plaine et Barbeau, notaire juré. 

De mandato diclorum dominorum abbatie. 

A QuERUTiEN, etàchai^e de faire une autre baillette soubs 
deux seaux de sire rouge et noire à lacqs de parchemin. 

XXXI. 

i485, 8 wvetàirt. — Cession par Enstache de Hontberon, ncomte d'An- 
na; et seigneur de Hatha, d'une renie de dit livres tournois, à l'abbaye de 
Sabloaceaiu. — Original xur papier aiu» archives de M. Paitl Normand 
d'Aulhon; ieetmai perdiu. Communication de M. T\éi^hile de Bremond 
d'Art. 

\ tous ceulx qui ces présentes lectres veiTont et orront, 
Jehan Prévost, bachelier en décret, gai-de du seel estably 
aux contraiz en la ville de Saînl-Jehan-d'Angelly pour le roy 
nostre sire, et la garde du seel estabty aux contraiz en la 
chastellennie de Melle pour le roy nostredil sire, salul. 
Savoir faisons que aujourduy en droit, pardevanl Anthoine 
Avril, clerc, notaire et juré de la court dudit seel estably 
aux contraiz audit Saint-Jehan, et Jehan Audonneau, licen- 
cié en loix, notaire et juré de la court dudit seel estably à 
Helle, a esté présent et pei'^nnellement estably noble et 
puissant messire Eustache de Monberon, chevalier, vicomte 
d'ÀuInay, seigneur de Maulevrier et de Hastaz, ^ lequel de 
son bon gré, de sa bonne, pure et agréable volenté et sans 
conctrainte ne parforcement d'aucun, mais pour ce que très 
bien lui a pieu et plaist, comme il disoit, a vendu, cédé, li- 
vré, quictié, transporté et octroie à tousjours mais et à per- 
pétuité pour lui, ses hoirs, successeurs et qui de lui auront 



1. Eustache de Honberon, chambellan du roi, se lit adjuger, après de 
longs procès, les terres d'Aulnay, de Matba el de Haulérrier, et mourut fort 
endetté, après 1502, dit le P. Anselme, t. VII, p. 19. 



Disiiizcdby Google 



— *29 — 

cause, à religieulx et honneste personne frère Jehan Saujon, 
de l'ordre de Saint-Augustin, enfermier du moustier et ab- 
baie de Nostre-Dame de Sablonceaux, à ce présent, prenant, 
recevant, acquérant, acceptant et solempnellement stipullant 
pour lui, ses successeurs enrermiei's et qui de lui auront 
cause, dix livres tournois monnoïe courante d'annuelle et 
perpétuelle rente, laquelle rente ledit noble et puissant pour 
lui, ses hoirs, successeurs et qui de lui auront cau^e, dès à 
présent a assis, situiz et assigné audit enfermier, à sesdits 
successeurs et qui de lui auront cause, prandre et avoir, cha- 
cun an, perpétuellement doresenavant sur tou» et chacuns 
ses biens et ses choses meubles, immeubles et héritaiges 
présents et advenir quelxcoinques, et par espicial sur les per- 
sonnes, biens et choses cy amprez nommez et déclairez, et 
sans ce que la généralité derrogue à la spécialité ne la spé- 
cialité à la généralité, et premièrement sur Micheau Ar- 
nault, Pierre Arnault, de Cherbonnières, et sur tous leurs 
parçonniers, cinquante solz tournois, quatre boysseaux fro- ■ 
ment, mesure dudit lieu d'Aulnay, et deux chappons d'an- 
nuelz et perpétuelz cens qu'ilz doivent chacun un, assavoir 
esten chacune feste de nouel lesditz cinquante solz tournois 
avecques lesditz deux chappons, et en chacune feste de 
saint Luc lesditz quatre boysseaux de froment, appi-éciez 
lesditz chappons et froment à douze solz six deniers de 
rente, monte le tout à Lxn solz vi deniers de rente, à cause 
et pour raison de certains prez, terres et autres héritaiges à 
plain confrontées par les lettres de baillette desdites chouses 
sur ce faicles et passées. Item, sur Mery Ydreau et Benoist 
Ydreau, dudit lieu de Cherbonnières , trente solz tournois, 
deux chappons et deux poulies d'une part, d'autre part dix 
solz tournois, deux boisseaux froment, deux chappons et 
deux poulies pour raison de certains masureaux, prez et 
terres à plain contenues, nommées et déclairées par les lec- 
tres de baillette desdites chouses sur ce faictes et passées. 
Item, plus sm' lesditz Méry Ydreau et Guillemin Bouloi- 



Disiiizcdby Google 



gne, quarante solz lotirnois e( huit chappons d'annuelz et 
perpétuels cens, à cause et pour raison de huit quailiet^ de 
boys, buissons et autres choses à plain confrontées et déclai- 
rées par les lextres de baillette des dites chouses sur ce 
faictes el passées, appréciez lesditz chappons, poulies et 
froment à vingt deux solz six deniers tournois de cens an- 
nuelz et perpétuelz, le tout desdilz cens paiabtes par les 
termes contenuz es dictes lectres de bailletle. Item, plus sur 
Vincent Achart et Bau^ei, son parçonoier, Degivronne, treot« 
solz el sept chappons appréciez lesdicfz chappons à cinq 
solz, et ce à cause et pour raison de certains maines et hé- 
ritaiges nommez et déclairez par lesditas lectres de bail- 
lette sur ce faictes et passées; toutes lesquelles partlcullaritez 
desdictz cens ou renies se montent en somme toute ladite 
somme de dix livres tournois de rente, pour icelle dite rente 
dessus nommée et divisée avoir, tenir, user, possider el 
exploicter, prandre, requérir et demander paisiblement et à 
dommaine par ledit enfermier, ses successeurs enfermiers 
dudit moustier et qui de lui auront cause, et pour en faire 
pei'pétuellement doresenavant tout son plaisir et volonté à 
vie et à mort sans nul contredit, pour le pris et somme de 
cent livres tournois, monnoie aujourduy courante, que ledit 
noble et puissant en a aujourd'buy eu et receu manuelle- 
ment dudit frère Jehan Saujon, en bonne peccune comptée 
et nombi-ée, tant en escuz d'or du coinq du roy, nostre sire, 
que en nobles d'or à la roze, par les mains desditz notaires, 
es présences des tesmoings cy soubscnptz tiellement que 
d'icelle somme de cent livres tournois, à cause que dessus 
ledit noble et puissant s'est tenu et tient par tout coDtemps 
et bien paie, et ea a quictié et quicte ledit enfermier, ses ditz 
successeurs et tous autres quelxcoinques sans jamais lem- 
en faire question ne demande par le temps advenir en 
aucune manière, desquelz cens ou rentes dessus divisez et 
déclairez ledit noble et puissant pour lui, ses hoii's, succès- 
seui's el ceuUqui de lui auiv^nt cause, s'est desmis, desvestu 



Disiiizcdby Google 



et dessaisi du tout en tout et en a vestu et saisi ledit enfennier 
pour lui, ses susditz successeurs et qui de lui auront cause, 
et mis et met réaument et de fait en plaine et cotporelle 
possession, paisible et perpétuelle saisine par la teneur de 
ces présentes lectres, et fait et estably de plain fait et de 
plain droit vray seigneur, auteur, propriétaire, procureur, 
possesseur et demandeur comme de sa propre chose et dom- 
maine sans jamais riens y demander ne retenir à luy aux 
viens, fors la seigneurie directe, et tesquelz cens ou rente 
dessus nommez, particularisez et divisez, ledit noble et puis- 
sant pour luy, ses hoii's, successeurs et qui de lui auront 
cause, a promis et sera tenu de livrer, garentir et deffendre 
perpétuellement doresnavant audit enfermier, à sesditz suc- 
cesseurs enfermiers dudit moustier et qui de lui auront 
cause, et au porteur de ces présentes lectres, de tous, vers 
tous et contre tous, en jugement et dehore, de toutes évic- 
tions, debles, obligacions, charges et de tous entres pertur- 
bémens, molestemens, troubles et empeschemens quelxcoin- 
ques, en donnant par ledit noble et puissant en mandement 
et commandement par ces présentes, ausdilz Micheau Ar- 
nault, Pierre Amault, Méry Ydreau, Benoist Ydreau, Vin- 
cent Achart, aux leurs et qui d'eulx auront cause, et à tous 
autres quelxcoinques détenteurs des dites* chouses subgecles 
ausditz cens et renie et à chacun d'eulx qu'ilz paient el ren- 
dent chacun an perpétuellement doresenavant lesditz cens 
et rentes dessus spécciffiez et particularisez et déclairez, 
audit enfermier, à sesditz successeurs enfermiers dudit 
moustier et qui de lui auront cause, et à son porteur de ces 
présentes pour les termes dessusditz et autres qu'ilz ont ac- 
coustume les paier, et en ce faisant, ilz en seront et demour- 
ront quictes et deschai^iez perpétuellement envers ledit no- 
ble et puissant, les siens el qui de lui auront cause el tous 
autres quelxcoinques qui question et demande leur en 
pouiToient faire ou faire faire en aucune manière, envers les- 
quelz ledit noble et puissant a promis el sera tenu acquicter 



Disiiizcdby Google 



et deschaiper lesditz Araaultz, Ydreaux^ Acharl 61 tous 
autres détenteurs desdites chouses subgectes ausditz cens 
- ou rentes, et ce fait au moien du commandement fait par 
ledit noble et puissant ausditz Micheau Aroault, Pierre kr~ 
nault, Méry Ydreau, Benoist Ydreau, Vincent Achart et au- 
tres dessus nommez, iceulx ditz Micheau Arnault, Pierre Ar- 
nault, Méry et Benoist Ydreaux et Vincent Achart pi-ésens à 
ce congnoissans et confessantz devoir lesditz cens ou ren- 
tes dessus divisez à cause que dessus ont voulu et consen|p 
et promis, sont et seront teouz chacun d'eulx respectivement 
pour eutx, leursditz pai'çonniers et qui d'eulx auront cause, 
continuer paier et rendre lesditz ceos ou rentes chacun 
au perpétuellemeol doresenavant audit enfermier, à sesditz 
successeurs et qui de lui auront cause et à son porteur de 
ces présentes, et les porter à son houstel de La Coulderière, 
par les termes dessus déclairez, à commencer le premier 
terme et paiement à la feste de nouel prochain venant; et 
en oultre ont promis et seront tenuz les ditz ArnauNE, 
Ydreaux et Achart de bailler les lectres pnncipalles de leurs 
ditz téoemens entre les mains desditz notaires toutesfois que 
requis eo seront par ledit enfermier, desquelles ledit enfer- 
mier pourra prendre et recouvrer le double si bon lui sem- 
ble à ses despens, signé et collationné desditz notaires, qui 
lui vauldra du consentement desdiles parties original et dont 
ledit enfermier et sesditz successeurs se pouiTont aider 
en jugement et dehors à l'encontre desditz délenteurs des- 
dites choses, tout ainsi qu'il feroit desditz originaulx et 
comme ledit noble et puissant en eust fait et peu faire pa- 
ravant ce jourduy; et est parlé et accordé entre lesdictes 
parties que on cas que ledit enfermier ou sesditz succes- 
seurs ne peussent joir desditz cens ou rentes paisiblement 
par aucun empeschement qui lui fust fait, mis ou donné 
en la jojssance et percepcion d'iceulx cens ou renies, en 
icelui cas ledit noble et puissant pour lui, ses hoirs, succes- 
seurs et qui de lui auront cause, a pramis et sera tenu paier 



DigilizcdbyGOOglc 



et rendre i^acnn an perpétuellement doresenavant auditen- 
fermier, à sesditz successeurs et qui de lui auront cause, et 
à sondit porteur, lesdiles dix livres de rente et tes faire 
porter audit lieu de lia Couldeiière par les termes que les 
dilz tenanciers sont tenuz les paier. Item, plus parlé est et 
accordé entre lesdictes parties que ledit noble et puissant 
ou les siens pourront retraire et rescouvre les ditz cens ou 
rentes, si bon leur semble, dedans quatre ans prouchains ve- 
cans à compter du jour et date de ces pr^ntes, auquel 
retrait et rescousse ledit enfermier pour lui, sesditz succes- 
seurs et qui de lui auront cause, a promis et sera tenu re- 
cepvoir dedans lesditz quatre ans prouchains venans ledit 
noble et puissant ou les siens, en lui portant, baillant et 
paiant par ledit noble et puissant ou les siens, ladite somme 
de cent livres avecques tes loiaulx coustemens qui mis et 
faitz auroient estez par ledit enfermier à cause et pour rai- 
son desdites choses; pour toutes lesquelles choses dessus- 
dftes et chacune d'icelles faire et acomplir bien et loiaument 
sans jamais faire ne venir en contre, et pour rendre et 
amender, autresser tous et chacuns les coutz, interrestz, des- 
pens et dommaiges que l'une desdites parties pourroit avoir 
ou soubstenir sur ce en plaidant ou autrement par deffault 
de l'autre à cause des choses susdites non faictes, non te- 
nues, non gardées et non acomplies en la manière avant dite, 
à ester et croire sur ce au simple serement de la pai-lie sur ce 
endommaigée, des siens ou du porteur de sa partie de ces 
présentes lectres pour toute preuve, lesdiles parties ont 
obiigié et obligent l'une d'elles à l'autre aux lectres et au- 
dit porteur, c'est assavoir ledit noble et puissant tous et cha- 
cuns ses biens et choses quelxcoinques dessus nommez et 
divisez, et ledit enfermier tout son temporel et biens 
quelxcoinques, renonçant sur ce lesdites parties et chacu- 
nes d'elles an tout et par tout icestuy leur propre fait à 
toutes et chacunes les actions et excepcions et déception 
- quelxcoinques, à une chose faicte et dicte et autre escripte. 



Digilizcdby Google 



— 334 — 

à tout droit escript et non escript, canon et civil, à toutes 

grâces, lectres d'estat, rescriptz (Formules). En tes- 

moing de ce, lesdiles parties en ont fait faire entre, elles 
ces présentes lectres seellées à leur requeste des seelz roiaulx 
dessusditz et jurisdictions et cohercions desquelz sceaux et 
de chacun d'iceulx, sans ce que l'une desdites cours par 
l'autre soit viciée ne con'ompue ainçois que l'une par l'autre 
soit corroborée et confirmée, lesdites parties et chacune 
d'elles ont soubzmis et soubzmectent elles avecques tous eft 
chacuns leurs biens et choses dessus obligiez quant à ce, 
sans autre seigneurie ou juge advouher. El nous lesditz 
gardes, àla supplication et requeste desdites parties et à la féal 
rellacion, etc. (Formules). Ce fu fait et passé au lieu d'Aulnay, 
en l'oustel de Jehan Mestier, présens tesmoings à ce appeliez 
et requis ledit Jehan Mestier et Jehan Griffon, tondeur, 
demourant audit Saint-Jehan-d'Angély, le huitiesme jour de 
novembre l'an mil c.c.c.c. quatre vings et troys. 

Gollationné. A. Avril. Audonneau. 
Au dos est écrit, dune écriture contemporaine : Pour 
monsieur l'enfermier de Sahlonceaux, de dix livres de rente 
par luy acquisz de monsieur le vicomte d'Aulnay; Sahlon- 
ceaux ; et iTune écriture plus moderne : La Goudrière de 
Sablonceaux. Vente faicte par messire Eustache de Monbe- 
ron, seigneur de Mata et autres lieux, aux religieux de l'or- 
dre de Saint-Auguslin, le 8 de novembre 1483. Le froment à 
la mesure d'Aulnay. 



Sainte-Majub en Ré. 
XXXII. 

iS67, iSjamiiet. ~ Pierre, abbé de Sainte-Harie en Ré, recounall avoir 
reçu d'Alphonse, comte de Poitiers, deux cenls livres lournois pour acquêts 
tiila dans ses lîefs et arrière-fiers. — Original s»r parekeni» a*e ttrchivet 
nalionalti, J. 190, »•> 98; iceau man^e. CommwttcaftoH de M. Louia 
A»diat. 

Universis présentes litteras inspecturis, frater Pelnis, hu- - 



Disiiizcdby Google 



— 335 — 
milis abbas monasterii béate Harie de Re, ^ Gysterciensis 
ordiais, Xanctonensis dyocesis, totusque dévolus ejusdem 
loci cooventus, salutem in domino sempilernam. Noverint 
universi quod nos, pro liberalitate et gi-atia quam fecit no- 
bis et nostris successoribus vir illustris, karissimus domi- 
nus noster Alfonsus, filius régis Francie, cornes Pictavie et 
Tholose, pro eo quod acquisitiones licile factas a nobis 
et nostris predecessoribus in suis feodis et retrofeodis, quan- 
tum ad ipsum pertinet, pro se, heredibus et successori- 
bus suis liberaliter confîrmavit, pensata ulilitate monaste- 
rii nostri, dediraus eidem spontanea, non coacta, sed mera 
et libéra Toluntate nostra, ducentas libras turonensiura,dequa 
pcccunie quantitate ipsum, heredes, successoresque scientes 
et sponte absolvimus et quiptavimus, specialiter et expresse 
promittenles pro nobis et successoribus nostris quod occa- 
sione dicte pecunie vel quacunque alia ab ipso, heredi- 
bus seu successoribus suis, nichil prorsus peccunia vel 
partis ejusdem petemus vel reclamabimus in fiiturum. In 
cujus rei testimonium, dedimus eidem présentes litteras 
sigillo nostro quo unico utimur sigillatas. Datum die sab- 
bâti post festum beati Hylarii, anno Domini millesimo 
ducentesimo sexagesimo septimo. 



SAEÏT-LËOHABD-DE-GHAimBS. 

xxxni. 

U8S, 88 nwti. — Quittance par Pierre V Reginaldi, abbé de Saint-Léo- 
oard-de-Chaumes, d'ooe somme de 40 sols lonrnois à prendre bot ia recette 
du domaine du roi. — Bibliothigue natimalt, i>uin*terUt, Jbndi frmtçai», 
95,983, *" i,6S5. Oommunicatiim de M, Loittt Aitdiat. 

Sachent tous que nous, Pierre, abbé de l'abbaye de Sainct- 

1. Cet abbé Mt incomui au Gotifs, U, coll. 1403. 



Disiiizcdby Google 



Léonart lez La Rochelle, confessons avoir eu et receu de 
honorable homme Gabriel de Marseille, receveur du my 
nostre seigneur en la ville de La Rochelle, la somme de 
quarante sots tournois, pour le terme de l'asumption nostre 
Seigneur, dernièrement passée, à cause de pareille somme 
que nous avons et prenons chascun an sur la recepte du 
domaine d'icetui nostre seigneur en chacune dite feste d'as- 
sumpcion ; de laquelle somme de quarante solz, et pour ledit 
terme nous tenons par bien payez et contons, tesmoings 
ceste quittance signée de nostre seing manuel et scellée de 
nostre scel, le xxvin» jour du mois de may, l'an mil une 
vingt et cinq. 

XXXIV. 

iiSS, 10 juin. — Quittance par JeKD, abbé de Sainl-Léonard-de-Chaames, 
d'une somme de li livres sur les recettes du roi. — Bibliothèque nationtUe 
mMnucritt,_/ltiuii/rançaU,2i},985,n'' i,SZ3 ;scea*perdxt. Communication 
de M. Louia Atidiat. 

I4ous, Jehan, humble abbé du moustier et abbaye Saint- 
Léonard-de-Chaumes, près La Rochelle, de l'ordre de Cis- 
teaux, confessons avoir eu et receu de honorable homme sieur 
Colin Martin, receveur ordinaire pour le roy nostre seigneur 
es païs de Xaintonge, ville et gouvernement de La Ro- 
chelle, ta somme de quatorze livres dix sotz tournois pour 
les termes de pasques et ascencion dernièrement passez, à 
cause de semblable somme que nous avons accouslumé d'a- 
voir et prendre par chascun an ausdits deux termes sur la- 
dite recepte à héritage en la despence des fierz et ausmones 
d'icelle,àcausedenostredict moustieretabbaye; c'est assavoir 
pour ledit terme de pasques xu livres x sols tournois, moitié 
de XXV livres payables chascun an aux termes de Saint-Mi- 
chel et pasques, et xl solz pour ledit terme d' ascencion, qui, 
est pour lesditz deux termes ladite somme de quatorze livres 
dix solz tournois; de laquelle somme de quatorze livres dix 



Disiiizcdby Google 



— 337 — 

solz tournois pour lesditz deux termes nous sommes con- 
tans et bien paiez, et en quictons le roy nostredit seigneur, 
sondit receveur et tous autres par ceste quittance signée de 
nostre main et scellée de noslre scel, le x^ jour de juing 
l'an mil cccc cinquante et deux. 
J. ab., Sancti Leonardi. 

XXXV. 

14S0, tjvtUtt. — Quittance par Jeban, abbé de Saint-Umurd-d&^Siau- 
mes, d'une somme de 43 livres tournois sur la recelte du roi. — BMioth^ 
gut natiojiale, manutcritt, fondi /ra»çai$, 25,983, n° 4,624. Commtuti- 
eatitm de M. Lmit Andiat. 

Nous, Jehan, humble abbé du moustier ou abbaye de 
Sainct-Léonard-de-Chaume, près La Rochelle, confessons 
avoir eu et l'eceu de hounoui'able homme seigneur Jacques 
Audouer, receveur ordinaire pour le roy nostre seigneur au 
païs de Xaintonge, ville et gouvernement de La Rochelle, la 
somme de quarante-deux livres tournois pour l'an uni à la 
Saiut-JehaU'Baptiste mil quatre cens cinquante et quatre, 
icelluy inclus, à cause de pareille somme que ladicte abbaye 
a accoustumé avoir et prendre chascun an sur ladicte re- 
cepte ou chapitre du fief et aumosne d'icelle recepte;de la- 
quelle somme nous sommes contenz et bien paiez, et de tout 
le temps passé de ladicte recepte dudit receveur, par ceste 
quittance signée, à nostre requeste, du seing manuel de 
Regnault Peletier, clerc, notaire royal, et scellée du contre- 
sce! du scel royal establi aux contraux en ladite ville de La 
Rochelle. Fait en présence de Jehan Poulain et Pierre Ru- 
chaud, clercs, notaires royaulx, le second jour de juillet l'aa 
mil quatre cens cinquante et neuf. * 

Peletier. 



1. It ; a une autre quittance du même de la même somme» et deux autres 
quittances de 13 et i5 livres tournois. 



Disiiizcdby Google 



Notre-Dame de Tonnay-Châreste. 



XXXVI. 

fA90, iôocto^n, — Quittance donnée par Clémenl de La Porte, abbé de 
Toanay-Chareate, d'une somme de 60 sols à prendre sur les recettes du roi 
en Stiuton^. — Bibliothèque natiimale, maïutseritt, /Onde françait, 
XS984, no 4941. Cimmunieutio» de M. Louii Àitdiat. 



Nous, frère Clément de La Porte, abbé de l'abbaye de 
Tonnay-Charenle, confessoDs avoir eu et receu de honnora- 
ble homme Guillaume Duval, receveur ordinaire du roy 
nostre seigneur au pays deXaintonge, la somme de soixante 
solz tournois, que nous, à cause de nostredicte abbaye, 
avons accoustumé avoir et prendre par chascun au sur la- 
dicte recepte ou chappitre du fief et aumosnes d'icelle en 
chascune feste et terme d'ascension nostre Seigneur; de 
laquelle somme de lx solz, pour le terme de asHiencion nos- 
tre Seigneur mil cccc mi" et dix derrenier passé, nous 
sommes contens et bien payez, et en quictons le roy noslre 
seigneur, sondict receveur et tous autres, par ces présentes 
signées de nostre main et scellées de nostre seel, le seizies- 
me jour d'octobre l'an mil quatre , cens quatre-vingts et 
dix. • 

G. De La. Porte. 

XXXVIL 

1690, 2$ nowiHbrs, — Reçu d'Auguatin-Pierre Pezard, abbé de Tonnay- 
Charente, d'une somme de 62 livres 10 sols sur les aides et gabelles. — Bi- 
iUothi9>UMttonaie,/imds/)'ansaii, «> 25,984. CtmmtMieatio» de M. Za»i$ 

Je soussigné Me Augustin Pierre Pezard, abbé comman- 
1. Antre damdme, de 1483. 



Disiiizcdby Google 



dataire de Tonnay-dharente, confesse avoir reçu de noble 
homme M^ , la somme de soixante et deux livres 

dix sols pour tes premiers six mois de ta prochaine année 
inn<: quatre-vingt dix-huit, k cause de cent vingt cinq livres 
de rente constituée le dix-neuf novembre mil six cens qua- 
tre-vingt trois sur les aides et gabelles. Dont quittance. 
Fait à Paris, le vingt-deux novembre mil six cent quatre- 
vingt dix. ' 

Pezard. 



1. Une aalra quittança du meoie, de 1700. 



Digilizcdby Google 



PIÈCES DIVERSES. 

HOPITAL D'AUFRÉDi; PRIEURÉ DE SAlnT-TITIER; CORDELIERS D'ASGOU- 
LÉIIE ET DE COGNAC; PRIEURÉ DE GRAimONT ET DK SEUIOBE; 
PRKOBiSES BSSABDS; BULLES DIVERSES. 



A.- iSt4. — Charte de Hubert du Bourg, sénéchalde Poitou, en farenr de 
l'aumdiierie fondée à La Rochelle par Alexandre Aufredi [et sa femme Per- 
nelle, en i303], devant l'église de Saint-Barthélem;. Pour le aolutde l'âmede 
défunt Jean Sans-Terre, roi d'Angleterre, de ses prédécesseurs et de ses hé- 
ritiers, et d'après le conseil des bourgeois de La Rochelle, du Bourg, moyen- 
nant 13 deniers de cens annuel, donne en pleine propriété aux pauvres habi- 
tants de l'aumûnerie, un terrain situé entre celle-ci et les murs de la ville, et 
par lequel on allait des musons de Guillaume de Hontmirail [ancien maire de 
La Rochelle], à celle de Pierre Ënvai. Si l'on fait dans ce terrain un cimetière 
ou une église, le susdit cens devra être assigné sur une autre propriété de 
l'aumûnerie. — Original jadi» îcelU t*r 4orMe gytew, des ckartet et de 
VawnaturU de Sai%t-Bartkilemy, i la HMiotMgiu de La Sochelle. Com- 
mwticatio» de M. de Rickemend. 

Omnibus présentes litteras inspecturis, H. de Bui^o, se- 
nescallus Pictavensis, salutem. Univei-sitati vestre notum racio 
me ti'adidisse et concessisse, pro salute animarutn domini Jo- 
hanois venerabilis régis Anglie, et antecessorum et heredum 
suorum, ad duodecim denarios censuales domino régi redden- 
dos, Deo et pauperibus domus helemosinarie qtiam Âlexan- 
der Aufredi constrtiit apud Rochellam, viam per quara iii 
solet a domibus Willelmi de Monte Miraldi ad domos Pétri 
Envai, inter muros ville et domos Alexandri Aufredi, ânte 
ecclesiam Sanctt Bartholomei, ut scilicet pauperes et ha- 
bitatores dicte domus habeant perpetuo viam prefatam sibi 
propriam ad edificandum vel ad aliis suis oecessitatibus et 
uUUtatibus, secundum eorum provisionem, serviendum; ita 
ut inter muros ville prescriplos et ediGcia domus helemosi- 



Disiiizcdby Google 



— 341 — 

narie, que in présent! vel in futunim sont edîficanda vel 
erigenda, nullus viam possit querere vel habere. Si aulem 
via ista cimiterio dedita fuerit, vel in ipsa ecclesia fuerit 
fundala, census prescriptus XII denariorum, in festo sancU 
Michaelis reddendus, super alia bénéficia miitabitur in loco 
compelenti. 

HuicconcessioniinterfuerunliWilIclmLisdeMontenitrabilr, 
Sancius de Bello Loco, P. de Faia, A. de Gaturcio, J. Ju- 
nam, J. Galerne, Giraldus de Caméra, Willelmus de Putoti, 
tune prepositus Rochelle, G. archipresbiter Rochelle, H. 
Maengoti saceixlos, H. Belet miles, P. de Loveri clericus, et 
alii plm'es. 

Ad hujus vero concessionis perpeluam firmilalcm, literas 
meas dedi, sigilli mei munimine id proteslantcs. 

Actum est cum consilto burgensium Rochelle, anno gra- 
lie millesimo ducentesimo quarto decimo, apud Rochel- 
lam. 

Au dos est écrit d'une êcrilare du XUh siècle: Geste letre 
est de la voye que Hugue de Bourc, seneschal de Poytou 
pour le roy d'Angleterre, bailla aus pauvres de l'omosnerie 
Sainl-Berthomé. Geste lelre doit cstre mise en la xiie boete 
de la cinquantesme quiozene, en la casse de la fondacion. 

n. 

B. — fSSO(T) — VeD(« par Gautier Troptid en, du consenlemenl d'Hylaire, 
sa femme, el de Jean, son fiU, à Alexandre Aufrei, de lent sols pailerins Je 
cens, sous le sceau de Jehan Galerne, maire de I^ Rochelle. — CyrogrOr 
phejadUtcellé. A, B, C, D, s, F. — Idem. 

Notum sit omnibus tam presentibus quam fuluiis quod 
ego GauteriusTropadenus, cum assensu et voluntate Ilylarie 
uxoris mee et Johannis filii mci, vendidi et concessi et hac 
présent! carta confirmavi Alexandre Aufredi et heredibus 
suiscentum solides piclavenses censuales, tenendos el ha- 
bendos in perpetuum libère et pacifice et quiète, ad omaem 

S3 



Disiiizcdby Google 



— 342 — 
voluntateni suam tenendana, lam in morte quam invita; qui 
centum solidi sunt super ocio quarterîis vinearum que ha- 
beo, quorum sex quarteria sunt in feodo Cordene, scilicet qua- 
tuor quarleria juxta vineas Helye Bernati, via inter duo, et 
duo quarteria in gardta, et alla duo ante monasterium Gerae 
et quicumqne octo nominata quaiOeria vinearum possidebit 
vel terrani reddet sine contradictione censum prenotatum 
Alexandro Aufredi et heredibus suis per duos termines anni, 
scilicet ad resurrectionera Dominiquinquaginta solides pic- 
lavenses, et in festivitate sancti Michaelis quinquaginta so- 
lidos pictavenses. Et si ego Galterius yêi possessor prenomi- 
natonim quarteriorum vinearum vel terre Alexandro Aufredi, 
vel suo mandate censum supra nominalum addictos tenninos 
vel iniraoctabas terminorum in suo hospitio non i-eddidimus, 
ipse habebit vadium quinque solidorum ; et si magis relinue- 
rimus, habebit pro quatibet septimana vadium quinque soli- 
dorum. De isto itaque censu investivimus eum ego Galte- 
rius Tropadenus, Hugo Serpenlini, Willelmus Radulfi, Karo- 
lus de Melle, Hugo Salomonis, Theobaldus de Richemont, 
qui habent dominium leodorum in quibus vinee continen- 
tur. Hujus ret testes sunt Willelmus de Monte Mirabili tune 
majorin Rochella, Sanctius deBello loco, Willelmus Theau- 
di, Arnaldus clericus, R. Josce, W. Josce, P. Juster et plures 
alii. Ut aulem hoc ratum habeatur in posterum J. Galerue, ' 
lune major quando carta ista fuit, presentem cartam ad peti- 
tionem utriusque partis et ad perenne testimonium veritatis 
sigillo communie de Rupella roboravil. 

III. 

C. — fi23,ntai.— Donation pieuse faite â l'numAneriefondéeparAufrei.diis 
drails i[ue (itiillaiime de Xuaillé, chevalier, avait à Mnrsilly, sur un cellier et 
une place située deranl l'église, passée sous le sceau du maire Constantin de 
Hauzé. ~ Original f»r parchemin; axa» briti e% cire verU. — Id«M. 

Ego, Willelmus de Nualle, miles, notum facio presentibus 



Disiiizcdby Google 



— 343 — 

et futuris istam carlulam inspectuns me dédisse et concés- 
sisse in puram et perpe'.uam helemosinam, pro salute anime 
mee et anîmarum parentum meorum, Deo, et piupenbus 
nove domus helemosinarie de Rupella quam ediflcavit 
Alexandei- Aufredi defunctus, ad sustentalionem dictomm 
pauperum quicquid juris habebam super cellarïum quod- 
dam et super plateam in qua cellarium situm est. Quod cel- 
larium et plalea sunt apudMarcille anle ecclesiam. Quode- 
liam cetlarium et quam plateam ad opus prefatc domus 
helemosinarie diclus Àlexander Àufredi emerat. Dcdi etiam 
et concessi Deo et dicte domui helemosinarie etpauperibus 
domus ejusdem simili modo quicquid juris habebam in pla- 
tea, que estinter torcular dicte domus helemosinarie et do- 
mum Johannis Botinard ; quam plateam idem Johanoes ipst 
Alexandro vendiderat; renunliaDs pra me et heredibus et 
successoribus mets in hoc facto meo omni réquisition! exer- 
citus et expeditioois et colleté et omni exactioni et omni alii 
consuetudini quam habebam vel habcre poleram in cellario 
et platea superius memoraiis ad possidendum in perpetuum 
a dicta domo helemosinaria et a suis rectoribus ad opus 
pauperum ejusdem domus libère, pacïfice et quiète, retentis 
tamen super eisdem rébus michi et heredibus mels xii de- 
nariis censualîbus monetc pubtice censualitcr currentis, in 
Rupcliam reddendis annualim ad festum sancti Michaelis 
iofra cellarium illud, sine aliqua mala occasione quam ego 
vel alter nomine meo possimus inde petere. Ad majorem 
vero hujus rei firmitatem et cei'tiludinem et ne hoc factum 
meum a me vel ab alio quolibet possit in posterum altqua- 
tenus infirmari, ego presenti carluie sigillum meum apposui, 
cui ad preces meas Conslantinus de Mausiaco, tune major, 
sigillum communie de Rupella apposutt. AcLum anno gracie 
millésime ducentesimo teilio, on meis de mai. 

rv. 

lt.~1S3l (?)— Vente de dix sols de cens sur une moitiédesix encriaes faite 



Disiiizcdby Google 



à Alexandre Aufrei par Bernard Lasncr, de Celle, et Garnier, de Nieul, sous le 
sceau de Pierre de RooSac, maire de La Rochc]\e. — Original sur parchemi», 

Noverint omnes presenteio chartam inspecturi quod ego 
Bernart Lasner de Celle et ego Gamerins de Niolio, cognati 
germani, vendidimus et concessimus, et liac presenli cartha 
confu-rnavimus Alexandre Aufredi decem soiidos censuales, 
singulis annis percipiendos ab eodem Alexandro et ab ejus 
heredibus in perpetuum, super noslrain medietatem vi escre- 
narum.quequondarafueruntPetronillede Sancto Aredio; de 
quibus iiii"'' esci'ene sunt ante domos et plateas Willelmi Ce- 
ci et due escrene suot in quadiivio Saneti Bartholomei inter 
cellarium Johannis de Insula ex una parte et escrenas Pelri 
Fuicherii ex altéra parte per duos anni termines videlicet in 
festo Sancti Michaelis v solides et. in pascha Domini y soli- 
des tenendos et habendos ab eisdem libère, pacifiée et quîete, 
ad omnem voluntatem suam inde libère faciendam, tam io 
vita qnam in morte, de qua autem venditione ego Bernardus 
et ego Garaerius supra nominati ex toto fuimus paccali. Et 
ut hoc niagis ratum habeatur et stabile, Petrus de Roflaco 
tune major, ad pelilionera partium, presentem cartham sigil- 
li communie de Rochella munimîne fecit roborari. Hujus 
i-ei testes sunt. 

Au dos est écrit: Lettre de x sols de cens que Bernart 
Lasner et Garner, de Nyoil, vendirent à Alexandre AfFrey sur 
leur partie de vï cscrenes, dont les un sont devant laraeson 
Guilleme Ceci et les ii sont on carrefour Saint-Berthoraé en- 
tre les celles Johan de Lisle et les escrenes P. Foulcher. 



E.— liSi (!) —Vente pnr Pelronille Marquis à Alexandre Aurrel de dix sols de 
cens sur la liuitièine partie de six escrenes (jui avaient appartenu à Pelronille 
de Saint-llérie, sous le sceau de Pierre de Bonllac, maire. — Origmal nr 
parchemin. — Idem. 

Noverint omnes presentem cartham inspectuii quod ego 



Disiiizcdby Google 



— 345 — 

Peti-onilla Maiescha, ciim assensu et voluntate marili mei 
Jaguini nomine, vendidi el concessi et hac prcsenli cartha 
confirmavi Alexandre Aufredi decem solidos censuales, sin- 
gulis annis percipiendos ab eodem Alexandre et ab ejus he- 
redibus in perpetuum, super nieam octovam partem vi es- 
crenarum que quondam fueruntPetronilledeSancto Aredio, 
de quibus iiipr escrene sunl aule domos et plateas Willelmi 
Goci et due escrene sunt in quadrivio Sancti Barttiolomei 
inter celtarium Johannis de Insula ex una parte et escrenas 
Petn Fulcherii ex altéra, per duos anni terminos, videlicet 
in festo sancli Micliaelis v solidos, el in pascha Domini v 
solides, tenendos et habendos ab eisdem libère, pacifiée, et 
quiète, et ad omnem voluntatem suam inde libère facicndam 
tam in vita quam in morte. De qua autem venditïone ego 
Petronilla ex tolo fui paccala. Et ut hoc mage ralum tenea- 
tur et stabiic, Petrus de Rollac, tune major, ad pelitionem 
parlium, presentem cartham sigilli communie de Rochella 
munimine fecit roborari. Hujus rei testes sunt -Robinus le 
Bel, Petrus Fulcherius, Renbaudus, Gaufridus Aufredi. 

VI. 

F.— IS51 (?) — VenteparMarieMarquiSjderasscntimentdesoniniiriKugiies 
de SepTret, à Alexandre Aufrci, de dii sols de cens sur sa huilième partie dû 
six csci'ânes qui aTaienI appartenu à Pelronille de Sainl-lléric, sous le sceau 
de Pierre de RonAac, maire. — Ori/inal sur parchemin. — Idem. 

Noverint omnes presentem cartham inspecturi quod ego 
Maria Mareesche, cum assensu et voluntate mariti mei Hugo- 
nis de Sevret, vendidi et concessi in hac presenli cartha con- 
firmavi Alexandre Aufrei decem solidos censuales, singulis 
annis percipiendos ab eodem Alexandro et ab ejus heredibus 
in perpetuum super meam octovam partem vi escrenarum 
que quondam fuerunl Petronille de Sancto Aredio, de quibus 
iii[or escrene sunt ante domos et plateas Willelmi Ceci et 
due escrene sunl in quadrivio Sancti Bailholemei inter cel- 



Disiiizcdby Google 



— 346 — 

larîum Johannis de Insula ex una pai^e et escrenas Pétri 
Fulcherii ex altéra, per duos anni termines videlicet in festo 
sancU Michaelis v soltdos, et in pascha Domini v solidos 
tenendos et habendos ab eîsdem libère, pacifiée et quiète, et 
ad omneni voluntatem suam inde libère faciendam, lam in 
vita quam in morte. De qua autem venditione ego Maria ex 
loto fui paccata. Et ut hoc magis ratum teneatur et stabile, 
Petrus de Roflaco, tune major, ad petitionem partium, pre- 
sentcm cartbam sigilli communie de Rochella munimine feci 
roborari. Hujus rei testes sunt. 



VIL 

ISOS, i6 juillet. — Bulle du pape fioDifac« VllI, qui confirme les privi- 
lèges de Sainl-Virien de Saintes. — Original tvr parchemifi, m trit Mau- 
vaii état, i aux archives nalionalei, L. i8B, *" i24. Commtmication de 
M. Louis A»dial. 



Bonifacius episcopus, sei-vus servorum Dei, dilectis filiis 
priori monasterii saneti Viviani Xanctonensis necnon fra- 
tribus tam pi-esentibus quam futuris regularem vilara pro- 
fessis, in perpetuum. Religiosam vitam eligenlibus apos- 
tolicum convenit adesse presidium ne forte [cujusiibet 
lemeritatis] incursus aut eis proposlto revocet [aut robur 
quod absit] sacre retigionis infringat. Ëa propter dilecli in 
Domino filii, vestris justis postulationibus clementer annui- 
mus et monastcrtum saneti Viviani Xanctonensis abbatem 
propitium non habens sed... solitum... divino estis obsequio 
mancipati sub beati Petrî et nostra prolectione suscipimus 
et presentîs scripli privilégie communimus. In pnrais siqui- 
dem statuentes ut ordo [monast]icus secundum Deum et beali 



1. Toute mutilée qu'elle soit, nous n'héailons pas à publier celte pièce, 
encore que le sens complet nous échappe ; il sera peut-être aisé d'en lirei' 
quelque cho^e pour le prieuré de Saint-Vivien de Saintes, sur lequel nous 
possédons si peu de renseigaeDieuts. 



DigmzcdbyGoOglc 



— 3i7 — 
AugusUnt regutam in eodem monasterio institutus esse 
diaoscitur [perpetuis ibidem] temporibus inviolabiliter ob- 
servetur. Preterea quascumque possessîones quecumque 
bona idem monasterium in presentiamm... canonice possidet 
aut in futurum concessione pontificum, largilione regum 
vel principum, oblatione fidelium seu aliis juslis modis 
prestante Domino poterit adipisci firma, vobis vestnsque 
successonbuset...inquibushec propiiis duximus exprimenda 
vocabulis. Locum ipsum in quo prefatum monaslerium 
silum est cum omnibus pertinentiis suis, in civilate Xanc- 
tonensi décimas quas habetis... sancUSeroni* ecclesiascum 
pertinenciis earumdem. In diocesi... de Salvatura (?) i;um 
perlinenciis suis; ecclesiam sancli... de Gampania *... et 
sancti Medardi ^ prope... cum perlinenciis suis, Sancti... 
infra aquas, * sancte Marie de Aul ^.., ecclesias cum perli- 
nenciis earumdem... de Ransanes ^ cum pertinenciis suis; 
ecclesiam sancli EgidiidePaygines ^ cum pertinenciis suis; 
ecclesiam sancti Palerni de...^ cum pertinenciis suis; sancti 
Ypolili de Vei^eyrolis; ' sancli... sancte Marie Magdelene 
May...^'* et sancte Marie de Sandavilla " ecclesias cum perti- 

i. Saint^alaine, paroisse de Saint-Vmen, à Sainles. 

i. Saint-Pierre de Champaffitic, canton de Jonzac, releTaît du prieuré 

de Saint 'Vivien. 

3. Satnt-Médard, canton de Jonzac, • Sanclus Hedardus de Barda, • rele- 
vait de Saint-Vivien. 

4. Saint- Andri-des-Conbis, canton de Cognac, c Sanctus Andréas de 
Combis, sire de Aquis. s 

5. Est-ce Sainte-Marie du Seurre, canton de Burie, orrondisseinenl de 
Saintes? i Beata Maria de Auioriis » relevait au prieuré. 

6. Saint-Quentin-de-Raniannee, canton de Gemozac, arrondissement ds 
Saintes. 

7. Saint-Gillet de Fettinet, canton de Saintes. 

8. Saint-Paterne de L*chat, canton de Saujon, arrondissement de Sabtes. 

9. Saint'Sippûlyte-du-Terfferoax, canton de flocliefort-sur-mer. 

10. Je trouve dans lepouilléd'Alliot (164S): « Prieuré-cure de Sainte-Ha- 
rie-Magdeleine de Mayon ; patron l'abbé de Saint-Vivian de Xaintes. > On sait 
avec quelle facilité l'auteur entropie -les noms. 

11. ZandevUle, commane de Barbetieui. 



Digilizcdby Google 



— 348 — 
nenciis earumdem. Item décimas quas habetis in parrochia 
ecclesie saocti Gervasii^ de... predicli. In diocesi... de... et 
sancli Gei-vasii ejusdem (oui ecclesias cum perlioentiis ea- 
rumdem ; ecclesiam sancti Pelri de Blayao... * cum perti- 
neiitiis suis... cum pertinentiis suis... possessiones...^ quic- 
quid... provincia ooscilur obtinere cum terris, pralis, vineis, 
nemoribus, usiiariis et pascuis in bosco et piano, ïd aquis, 
in molendinis, in... et omnibus aliis libertatibus... sane mo- 
nialium que propriis manibus aut sumptibus colitis de quibug 
aliqutd baclcnus non percepil sine de vestrorum monialium 

aut null dis décimas exigere vei .extorquere presumal. 

Liceat quoque vobis ctericos vel laïcos, libéras et absolutos, 
eseculo fugientes ad conversionem... et eos absque contra- 
dictione aliqua recipere. Prohibentes insuper ut nulli fratrum 
vestrorum, post factam in monasterio vestro professionem, 
fas sit, sine prioris sut licentia, de eodem loco, nisi artioris 
religionis obtentu, discedere. Discedentem vero absque com- 

munium nullus audeat retinere. Cum autem generaJis 

interdiclio... fueril... clausis januis, exclusis excommunatis 
et inlerdictis, non pulsatis campanis, suppressa voce divina 
officia celebrare dummodo causam non dederitis interdicto. 
Grisma vero oleum sanctum... seu basilic... ordinationes 
clericorum qui ad pixUnes tuerint promovendi a diocesano 

i. Saint-Oertait de Jonzac. 

2. Est-ce Samt-Pieire du Breuil-Magné ? 

3. Oulre ceux que nous Tenons de citer : Saint-Saloine, ChaiDpagnac, 
Sainl-Médard, Saint-André-des-Combes, I.e Seurre, Sainl-Oueutio-de-Ran- 
sannes, Pessines, Luchal, Le Vergeroux, Xandcville, ce prieuré inconnu de 
t Mayon », Jonzac el Le Breuil-Magoé, il faut ajouter encore, comme relevant 
du prieuré de Saint-Vivien, la cure de Sainl-Viïien, à Saintes, Notre-Dame- 
de-Loire, Notre-Dame -de- Rochefort, < SRint-Tbomas-de-Viosanne(T)i(laus 
l'archiprêLré de Tailleboui^, Noire-Dame de La Genélouse, Saint-Pierrc-d'O- 
riolles, Villeneuve près Chalais, Sainl-Viclorien de Villars, Saint-Félix de 
Hessac, Saint-Pierre de Ro;an, Saint-Vivien de RouRîac, Sainl-Abon de Riron, 
Sainl-Hartia de Meux, Saint-Hartin de Hoings, la cure de Saint-Vivien de 
Poiu, Nolre-Uamo du BoU-Rreleau, canton de Ërossac. 



Disiiizcdby Google 



— 340 — 

suscipientis episcopo siquidem catholicus fuerit et gratiam et 
communionem sacrosancle Romane sedis habueiit et ea 
nobis volue... exhibera. Prohibentes insuper ne infra fines 
parrochie vestre, si eam habetis, nullus sine assensu dioce- 
sani episcopi et... cappellam seu oratorium de novo consti- 
tuere audeal, salvis privilegiig pontificum... et indebitas 
exactiones ab archiepiscopis et episcopis, archidiaconis seu 
decanis, aliisque omnibus ecclesiasticis secularibus... omnino 
fieri prohibemus. Sepulturam quoque...liberam esse concedi- 
mus ut eorum devoiioni et... voluntati qui se illic sepeliri 
deliberaveriint nisi forte excommunicati vel interdicti sint...- 
etiam publiée... nullus obsistere, salva tamen justicia illarum 
ecclesiarum a quibus motluomm corpora assumuntur. 
Décime preterea et possessiones ad jus ecclesiarum spec- 
tantes que a laïcis detinentur redimendi et légitime liberandi 
de manibus... ad ecclesias ad quas pertinent revocandi 
libéra sit vobis de nostra auctoritate facultas. Obeunte'vero 
tenunc ejusdem loci priore vel tuorum quonimlibet succes- 
sorum, nullus ibi qualibet... astulia seu violentia prepo- 
natur nisi quem fratres communî consensu vel fratrum 
major pars consilii sanioris... si ad eos dumtaxat piioris... 
eleclio secundum Deum et sancti Àugustini regulam eligen- 
dum. Prior quoque... sollicitudine providere volentes auc- 
toritate apostolica prohibemus ne infra clausuras locomm 
seu graiigarum... seu... facere... apponere, sanguinem fundere 
hominem temere... vel... seu violentiam audeat exercere. 
Preterea omnes libertates et immunitates a predecessoribus 

nostris ponlificibus concessas necnon Hbertates et 

exemptiones seculariura exeraptionum a regibus et principi- 
busvel aliis fidelibus rationabiUter vobis... auctoritate apos- 
toiica confuTiamus et presentis scripti privilegio communi- 
mus. Decernimusei^o ut nulli omnino hominum... prefatum 
monasterium temere perturbare aut ejus possesiones... vel 
abbatis retinere... seu quibusiibet vexalionibus fatigare, sed 
omnia intégra consei'ventur, eorum pro quorum gubernatione 



Disiiizcdby Google 



— 350 — 
et sustentatione concessa sunt usibus commodis profulura; 
salva sedis apostolice auctoritate et diocesanorum episcopo- 
rum canonica justicia et in predictis decimis moderatione 
concilii generalis. Si qua igitur in futurum ecctesiastica 
secularisve persona hanc nostre constitutionis paginam... 
temere venire temptaverit... nisi reatum suum congrua satis- 
factione correxerit... honoris sui careat dignitate reumque 
se divino judicio existera... cognoscat... sanguine Dei et 
Domini redemptoris nostri Jhesu Christi aliéna... distdctu 
subjaceat ultioni. Cunctis autem etdem toco sua jura ser- 
vantibus sit pax Domini... hic fructum bone actionis perci- 
piant et apud.;. eterne pacis inveniant. Amen, amen. 

f Ego Bonifatius, catholice ecclesie episcopus. 

-{- BIgo Johannes, tituli sanctorum Marcellini et Pétri 
presbiter cardinalis, * subscripsi 

•j- Ego frater Robertus, tituli sancte Pudentiane presbiter 
cardinalis,^ subscripsi. 

f Egofrats... s... 

-{■ Ego Johannes, Tusculanus episcopus, subscripsi. 

f Ego frater Matheus, Portuensis et sancte Rufme epis- 
copus, subscripsi. 

f Ego Theodeiicus, civitatis Fa... episcopus, s. 

f Ego Leonardus, Albanensis episcopus, s. 

f Ego Matheus, sancte Marie in Porticu ' diaconus car- 
dinalis, s. 

f Ego Napoléon, sancti Adriani diaconus * cardinalis, s. 

f Ego Ladulfus, sancti Angeli diaconus cardinalis,^ s. 



i. Jean Le Hoine, évéque deHeanx, mort en 1313. 

2. Robert, abbé de Ci (eaux, mon en 1305. 

3. Mathieu des Ursioa, cardinal- diacre de Sainle-Harie in Porticu, mort en 
1306. 

i. Napoléon Frangipani, dit des (Jrsins, chanoine de l'ég-Use de Pariii, car- 
dinal diacre de Saint-Adrien, légat d'Orobrie. 

5. Landolphe Brancacio, cardinal-diacre du titre de Saint-Ange, légat en 
Sicile, mort en 1322. 



Disiiizcdby Google 



— 351 — 

f Ego Guillelmus, sancti Nicolai in carcere Tulliano dia- 
conus cardinalis, ' s. 

f Ego Franciseus, sancte Lucie [in Silice]* diaconuscar- 
dinalis, s. 

f Ego Jacobus, sancti Georgii ad vélum aureum ^ dia- 
conus cardinalis, s. 

f Ego Franciseus, sancte Marie in Cosmedio ♦ diaconus 
cardinalis, s. 

f Ego Ricciardus, sancti Eustachii ^ diaconus cardinalis, s. 

f Ego Lucas, sancte [Marie] ^ diaconus cardinalis, s. 

Data Ànagnieper manuni Papiniani, episcopi Paimensis, 
sancte Romane ecclesie vicecancellarius, V idus julii, indic- 
tione quindecima iacarnationis dominice anno millésime 
trecentesimo [tertio], pootificatus vero domini Booifalii pape 
octavi anno octavo. 

VIIL 

iSOS, iù octobre. — Consentement donné par les firères mineurs d'ADgou- 
lëme et de Cognac pour assister au prochain concile général convoqué par 
le roi de France, Philippe V. — Original tur parchemin aux archivtt na~ 
tionale», J i$8,no 594 Communicalion lie M. Louis Avdiat. 

Id Christi nomine, amen. Pateat univems per hoc presens 
publicum instrumenlum quod, anno Domini millesimo tre- 



\ . Guillaume Le Long, chancelier de Naples, cardind-diacre du titre du 
Saint-Nicolas in Carcere, mort en 1319. 

3. Fraoçob- Napoléon des Ursins, cardinal-diacre du titre de Sainte-Lucie 
in Sicile, mort en 13i3. 

3. Jacques Cajetan, cardinal-diacre de Saint-Georges in Velabro, mort 
en 1317. 

i. François Ciyelan, cardinal-diacre de Sainte-Harie in Cosmedin, mort 
en 1317. 

5. Richard Peironi, cardinal du litre de Saint-Euslache, légal à Gènes, 
promu en 1298, mourut en 1313. 

6. Luc de Fiesque, diacrfr-cardinal du titre de Sainte- Marie in Via lala, 
légat en France el en Angleterre, promu en 1298, mort en 1336. 



Disiiizcdby Google 



centesimo tercio, indictione secunda, pontificatus domina 
Bonifacii pape octavi anno nono, die Jovis post oclabas feslî 
beali Michaelis, scilicet décima die octobris, inter primara et 
tereiam, in nostra notariorum publicorumettestiura subscrip- 
lorum presencia, pei'sonaliter constitutis fratribus Gaufrido 
Scuterii et Arnaudo Paperomer, de conventu fratmm mino- 
rum Engolismensium, in ecclesia ipsorum fratinm et in capi- 
tulo ipsorum fratrum Engolismensium, fralribus Fulcaudo de 
Sancto Mario, gardiano fratrum minorumdeCognacio, Xanc- 
tonensis diocesis, et Petro Cuniculi, de conventu prediclo En- 
golismeiisi, dicti fi-atres Gaufridus, Ârnaudus et Petms rattif- 
ficaveiiint et ratum habuerunt consenssum quem vicarius 
gardiani absentis et conventus dictorum fratrum minorum 
Engolismensium dederunl super convocatione concilii gène- 
ralis et adhesionem factam per ipsos vicarium et conventum 
Ëngolismensesappellalionibusetprovocationibusdominir^is 
Francie et prelatorumappellationes,provocacionesetomi}iaet 
singula facta super premissis per ipsos vicarium etconvenlum 
fratrum minorum Engolismensium, et consenseinint premissis 
et se consentire dixerunt modo et forma quibus idem vica- 
rius et conventus consenseiimt. Dictus vero frater Fulcaudus, 
gardianus predictus de Gogniaco, ratum et firmum similiter 
babuit et se habere dixit illud quod vicarius suus et con- 
ventus de Gogniaco, in absentia ipsius gardiani, fecerunt in 
premissis et specialiter appositionem sigilli officii sui per 
vicarium suum predictum appositi, instrumento publico su- 
per hoc confecto et modo et forma quibus suus vicarius et 
conventus consenserunt, consensit et consentire se dixit. 
Acta sunt haec Engolisme, locis, anno, indictione, die et hora 
predictis ut supra, presentibus discretis vins magistris Petro 
de Tomella, cantore de Castro Censorii, Eduensis diocesis, ' . 



i. Pierre de LaToarnelle, chanaiae de Chàlel-Censoir, ancienne abbaye de 
béDédictius, puis collégiale au diocèse d'AulUD, canton de Vezelay, airoadis- 
sement d'AvâlIon (Yomie). 



DigilizcdbyGOOglc 



— K3- 

et Bertrando Jocelini, clerico, teslibus ad premissa vocatis 
specialiter et rogatis. - 

Et ego Gaufridus Engueler dictus Chalop, cléricus Dolen- 
sis dictus, apostolica auctorîlate nolarius publicus premissis 
interfui una cum notario subscripto el teslibus suprascriptis, 
presens hoc presens instrumentum scripsi et in publicam 
foi-mam redegi, signoque meo consueto una cum signo no- 
tarii subscripti signavi, vocatus specialiter et rogatus. 

Et ego, Gentilis de Fïccelo, cléricus, sacra apostolica et 
imperiali auctoritate notarius publicus, premissis omnibus 
et singulis una cum notario et tcstibus suprascriptis presens 
interfui. Ideo buic publico instrumento me subscripsi et 
signum meum apposui consuelum, rogalus ia testiinonium 
premissorum. 

IX. 

i4 février i46S{-^. si.). — Mandement de Nicolax, abbé de la Grâce-Dieu, au 
diocèse de Sainles, commissaire aposlolique pour le recourremenl des biens 
enlfvés à l'ordre de Grandinont, avec le bref de Paul II, qui Domoie trois 
cotiiinissidres à cet effet, i — Original aux nrchives de la HavU-YUfnu. 
Comntunicaliim de îl. Louit Guiberl. 

Nicolaus, Dei gratia humilis abbas monasterit béate Marie 
de Gracia Dei, Xanctonensis diocesis, ordinis Cisterciensis, 
judex et executor ad infrascripta una cum quibusdam aliis 
noslris in bac parle collegis cum illa clausa quod, « si non 
omnes hiis exequendis potueritis interesse, duo aut unus 
ve:trum ea nichilominus exequantur », a sancla sede apos- 



1 L'abbé Théodore Grasitier, CarMairt» inéditt <U la Saintottgt, t. I, 
p. 87-151, a publié 73 Charla d» prieuré conventuel de Notre-Dame de 
La Barde, en Arvert, diocèse deSainlM, ordre de Granmont (1195-1342), 
d'a,>i'ës une copie faite par l'évâque de Sainles, Léon de Beaumont (1716) et 
appailenant k H. Hippolyte de Tilly. Voir aussi Destruction de l'ordre et 
de l'abbaye de Grandmont, par M. Ix)uis Guibert, ouvrage qui a obtenu de 
l'académie des inscriptions et belles-lettres une mentiou hoDorable au con- 
cours des antiquités nationales, en 1878. 



Digilizcdby Google 



— 354- 

tolica specialiter deputatus, universis et singulis dominis 
abbatibus, prioribus, preposiiis, decanis, archidiaconis, cao- 
toiibus, succenloribus, scolasticis, tbesauranis, saciislis, 
custodibus, lam cathedralium quam collegiatarum canonicis, 
parrochialiumque ecclesiarutn rectoribus seu eomm locale- 
nentibus, necnon monasteriorum quoiiimcumque miaistris 
generatibus, provincialibus, vicariis, prioribus, gardianis, 
commandatoribus, preceptoiibus et ipsis domorum fratribus 
et conventibus quorumlibet ordinum, exemptis et ncm 
exemptis, plebanïs, vice plebanis, archipresbiteris, vicariis, 
capellanis et beneficiatis, perpetuis curatisetnon,cetensque 
presbitens, clericis, notariis et tabellionibus publiais quibus- 
cumque per civitatem et diocesim Xanctonensem ac alias 
ubilibet constitutis, ac illi vel illts ad quem seu quos noslre 
présentes litière ymo verius apostolice pervenerint exequende, 
salutem in Domino et nostris hujusmodi ymo verius aposto- 
ticis firmiter obedire mandatis. Litteras sanctissimi in Xrislo 
pati'is et Domini ooslri domini Pauli, divina providencia pape 
secundi, ejus vera buUa plumbea cum cordula canapis more 
Romane curie impendenti bullatas, sanas et ■intégras, non 
viciatas, non cancellatas, nec in aliqua sui parte suspectas, 
sed omni prorsus suspicione et vicio, ut prima facie appa- 
rebat, carentes, nobis pi'o parle venerabilis fratris in Xrislo 
domini Guillermi, Dei gralia abbatis, et conventus monas- 
terii Grandimontensis, Lemovicensis diocesis, ad Romanam 
ecclesiam nulle medio pertinentis, principaliler in eisdem 
apostoticis litteris nominatorum, coram notarié pubtico et 
teslibus infrascriptis presentalas, nos cum ea qua decuil re- 
verencia récépissé noveriiis, hujusmodi sub tenore: 

« Paulus, episcopus, servus servorum Dei, diiectis filiis ab- 
bati monaslerii de Gracia Dei, Xanclonensis diocesis, ac 
Lemovicensi ac Xanclonensioflïcialibus, salulem et aposloli- 
cam benedictionem. Significarunt nobis dilecti fllii Guiller- 
mus abbas et conventus monaslerii Grandimontensis, Lemo- 
vicensis diocesis, ad Romanam ecclesiam nullo medio 



Digilizcdby Google 



— 355 — 

pertinentis, quod nonnulli iniquitatis filii, quos prorsus 
ignorant, décimas, primicias, census, fructus, reddïtus, 
provenlus, jura, jurisdictiones, terras, domos, posses- 
siooes, vineas, ortos, cainpos, prata, pascua, nemora, silvas, 
garenas, stagna, lacus, piscarias, arbores, arborum fructus, 
aquas, aquarum decursus, ligna, postes, (rabes, plantas, vini, 
bladi, frumenti, ordei, avene, siliginis, leguminum, lini, la- 
ne, canapis, salis, auri, ai^enti monetali et non monetati 
quantitates, calices, cruces, omamenta ecclesiastica, tasseas, 
ciphos, coclearia, discos, scutellas, vasa aurea, argentea, 
erea, cuprea, stannea, ferrea, pannos laneos, lineos, sericeos, 
lectos, culcitras, linteamina, mapas, manutergia, domorum 
utensilia, vestes, tunicas, foderaturas, rnanlellos, capaf, ca- 
pucia, equos, jumenta, boves, vaccas, porcos, capras et alia 
animalia, libros, licteras auctentiquas, instrumenta publica, 
contractas, documenta, cedulas, recogniciones, obligaciones. 
quiclancias, testamenta, codicillos, protbocoUa, manualia, 
registi-a, débita, crédita, legala, pecuniarum sommas, et non- 
nul!a alia mobilia et immobilia bona,ad dictum monasterium 
eciam racione membrorum ejus légitime speclantla, temere 
et maliciose occullare et occulte detioere presumunt, non 
curantes ea prefalis abbati et conventul exhîbere in ani- 
marum suarum periculum et ipsorum abbatis et conventus 
ac monasterii non modicum detrimentum; super quo iidem 
abbas et conventus apostolice sedis remedium imploramnt. 
Quocirca discretloni vestre per apostolica scripla mandamus 
quatenus omnes hujusmodi occullos detentores decimarum, 
primiciarum et alioi'um bonorum predictorum ex parte nos- 
tra publiée in ecclesiis corara populo per vos vel alium seu 
alios moneatis, ut infra compectentem terminum quem eis 
prefixeritis, ea prefatis abbatî et conventui a se débita res- 
tituant et révèlent, ac de ipsis plenam et debitam satisfac- 
cionem impendani; et si id non adimpleveiint, inh'a alium 
compectentem terminum quem eis ad boc peremptorie du- 
xeritis prefigendum, ex tune in eos generalem excommunî- 



Digilizcdby Google 



cacionis sentenciam proreratis, et eam facialis ubi, quando 
expedire videritis usque ad salisfacioDem condigaam solein- 
niler publicari. Quod si non omaes hiis exequeodis p:tue- 
ritis interesse, duo aut unus veslnim ea nichilomiaus exe- 
quanlur. Datum Rome apud Sanclum Uarcum, anno incar- 
nacionis Domînice »<> cccco lxo septimo, duodecimo kalendas 
niarcii, pontificatus nostri aono quarto. Sic sigoalum in 
plica maipois: Adrianus. » 

Post quarum quidem licterarum apostolicarum presenla- 
cionem et recepcionem, nobis et per nos, ut premittitur, 
factâs, fuimus pro paile dictorum dominorum abbalis et 
conventus débita cum instancia i-cquisiti qualinus ad execu- 
cionem ipsarum licterarum apostolicarum et contentorum 
in eisdem procedere curaremus, juxta ti'aditam seu difec- 
tam per eas a sede apostolica nobis formam. Nos igitur, 
Nicolaus, abbas et exécuter prefatus, actendentes requisi- 
cionem bujusmodi fore justana et racioni consonam vo- 
lentesque mandatum apostolicum supradictum nobis in 
bac i>arte directum revereoter exequi, ut teneraur, actenta 
predicta licterarum apostolicarum forma, auctoritatc apos- 
tolica nobis in bac parte commissa et qua fungimur in bac 
parte, vos omnes et singulos supradictos quibus ooster 
presens processus dirigitui-, et vestrum quemlibet io soHdum, 
tenore presentium requirimus et monemus primo, secundo, 
tertio et peremptorie, communiter et divisim, ac vobis ac 
vestrum cuilibet in virtute sancte obediencie, et sub excom- 
municacionis pena, quam trina et canonica monicione pre- 
missa in vos et vestrum quemlibet ex nunc fermius in hiis 
scriptis, si ea que vobis in hac parte commictimus et man- 
damus neglexeritis seu distuleritîs contumaciter, adimplerë 
districte pi'ecipiendo mandamus quatenus infra sex dierum 
spacium post pi'esentacioncm seu notificacionem preseo- 
cium ac requisicionem vobis seu alteri vestrum pro parte 
dictorum abbatis et conventus super hoc factas immédiate 
sequentes (ita lamen quod in hiis exequendis alter vestrum 



Disiiizcdby Google 



— 357- 
alterum non expectel, nec unus pro alio seu per alium se 
excuset) ; quorum sex dienim duo dies vobis universis et 
singulis supradictis pro lercio el peremplorio tertnino ac 
monicione canonica assignamus omnes et singulos utrins- 
que homines, clericos et laïcos, exemptos et non exemplos, 
cujuscumque dignitutis, staLus, gradus, ordinis, condicionis, 
vel preeminencie existant, décimas, primicias, census, fruc- 
tus, redditua, proventus, jura, juridictiones, terras, domos, 
possessiones, vineas, ortos, campos, prata, pascua, nemora, 
silvas, garenas, stagna, lacus, piscarias, arbores, arborum 
fructus, aquas, aquarum decursus, ligna, postes, trabes, 
plantas, vini, bladi, frumenli, ordei, avene, siliginis, legumi- 
nura, Uni, lane, canapis, salis, aurï, argenti monetati et non 
monetati quantitales, calices, ornées, ornamenta ecclesiasti- 
ca, tasseas, ciphos, coclearia, discos, scutelias, vasa aurea, 
argeotea, erea, cuprea, stannea, ferrea, pannos laneos, lineos, 
sericeos, lectos, culcitras, linteamina, mapas, manulergia, 
domorum ustencilia, vestes, lunicas, soderaluras, manlellos, 
cappas, capucia, equos, juraenla, boves, vaccas, porcos, 
capras et alia animalia, libros, literas aucténtieas, instru- 
menta publiea, eontractus, documenta, cedulas, recogni- 
ciones, obligationes, quietancias, testamenta, codicillos, 
prothocolia, manualia, regislra, débita, crédita, tegata, pe- 
cuniarum sommas, et nonnulla alia mobilia et immobilia 
bona ad dictum monaslerium eciam ratione membrorum 
ejus légitime pertinentia ceteraque mobilia et immobitia 
supradicta in preinsertis lillerïs apostolicis designata et spe- 
citicata ad prêtâtes abbatem et conventum légitime spec- 
tantia et pertinentia detinentes, occupantes, usurpantes, 
habentes ac sibi appropriantes, in animarum suarum peri- 
culum et dictorum abbatis et conventus dampnum, prejudi- 
cium non modicum et gravamen, necnon scientes et cognos- 
centes eosdem malefactores et premissa, res et bona, ut pre- 
mittilur, habentes, detinentes et occupantes, eisdemque 
consilium, auxilium, vim, opem et lavoi-em dantes et alios de 



Disiiizcdby Google 



— 358 — 
premissis vel aliquo premissoi'uin culpabiles, auclorilate 
nostraymo venus aposlolica palani et publiée altaqueel in- 
telligibili voce ac vulgaii sermone in vestris ecclesiis, mo- 
iiasteriis, capeilis, alîîsque locîs publicis et consuetis, dum 
missarum celebrabuntur solemnia et fidelium populus ibi- 
dem convenent ad divina audienda, et alias, ubi, quando et 
quocies expediens fuerit, et pro paile dictorum abbatis et 
couventus fueritis requisiti seu vestrum aller fuerit requisitus, 
canonice requiratis et moneatis; quos nos eciam et eorum 
quemlibet tenore presencium requirimus et monemus pri- 
mo, secundo, tercio et pereraptorie,- communiter et divisira, 
eisdem nichilominus et eorum cuilibet în virtule sancte 
obediencie et sub excommunicacionis pena quam trina et 
canonica monicione premissa in ipsos et eorum quemlibet 
ex nunc fenmus in hiis scriplis, nisi requisicionibus, moni- 
cionibusque et mandalis nostris hujusmodi ymo venus apos- 
lolicis paruerint cum cHectu districte precipiatis et mandetis. 
Quibus et eorum cuilibet vestrum eciam auctoritate et te- 
nore predictarum districte precipiendo raandamus, qualenus 
infra quindecim dieruiu spacium posl requisicionem et mo- 
nicionem hujusmodi sibi per vos aut alterum vestrum, ut 
premittitur, foctam, et poslquam premissa ad eorum noti- 
ciam devenerini, immédiate sequentes, quorum quindecim 
dierum quinque pro primo, quinque pro secundo et reliquos 
quinque dies eis et eonim cuilibet, pro lercio perhabito ter- 
mine et monicione canonica assignetis, prout nos eciam 
assignamus,omniaelsingula, res et bona, mobdia et immobi- 
lia supmdicla, pretatis abbati et conventui aut eorum certo 
mandalo reddant et resliluant^ ac occulta révèlent et signi- 
ficcnt, sibique de ipsis omnibus et singulis plenara et debi- 
tara satisfaccionem impendant. Quod si forte infra hujusmodi 
quindecim dierum tenninum omnia et singula, prout man- 
dantur, non adimpleverint aut distulerint contumaciter adim- 
ptero, mandatisque et monicionibus hujusmodi non paruerint 
i-ealiter et cum effectu, vobis et singulis supradictis, quibus 



Disiiizcdby Google 



— 359 — 
présentes nostre litere, ymo venus aposlolice, dirîgunUir, et 
vesti-um cuilibet in solidum, auctoritate et tenore modoque 
et forma ac sub excommunicacionis sentencia premissis dis- 
trïcte precipimus et mandainus quaienus ipsos omnes et 
singulos malefactores antedictos, supradicta res et bona aut 
ex ipsis aliqua habentes, deliiientes, occupantes et non res- 
tiluentes, scientesque et non révélantes ac eis vel eorum 
alteri auxilium, consitium, opem vet favorcm dantes et alias 
de premissis vel aliquo premissorum culpabiles, quos lapsis 
eisdem quindecim diebus ob predictam causam excommu- 
nicacionis sentencia innodamus et ex nunc proul ex tune et 
econverso, predicta quindecim dierum canonica monicione 
premissa excommunicatos denuncianius et publicamus ac 
publicari et denunciari volumus et mandamus tandiu in 
vestris ecclesiis, monasleriis, capellis et locis predictis ac 
sermonibus sive predicacionibus, singulis dominicis fesU- 
visque diebus» dum missarum celebrabuutur solemnia; et 
fîdelium poputus ibidem convenant ad divina audienda, pulsa- 
tis [campants?], candelis accensis etdemumexlinctis etin ler- 
ram pi'ojectis, et cum aliis solemnitatibus assuetis sic excom- 
municatos publice nuncietiset ab aliis nunciari et publicari 
faciatis, donec et quousque ad salisfaccionem condignam de 
premissiseisdemabbati et conventui devenerinl et beneftcium 
absolucionis super hoc raeraerintobtinere. Per pixicessum au- 
tem nostrum hoc hujusmodi nolumus nec intendimus oostrisin 
aliquo prejudiciare collegis, quominus ipsi vel aller eorum, 
servato tamen hoc nostro processu, in hujusmodi négocie 
procedere valeant, prout ipsis vel eorum alteri visum fuerit 
expedire, prefatasque licteras apostolicas et hune nostrum 
processum, ac omnia et singula hujusmodi negocium lan- 
gencia volumus pênes eosdem abbatem et conventum prin- 
cipaUter vel eorum procuratores remanere et non per vos 
aut aliquem vestrum seu quemcumque atium ipsis invitis 
quomodolibet detineri; contrarium vero iacientes prefatam 
excommunicacionis sententiam per nos inscripUs superius 



Disiiizcdby Google 



— 360- 
lalain incuirere volumus ipso facto. Absolucionem vero om- 
nium et singulorum qui predictam excommunicacionis sen- 
lenciam incurrerint seu incuri-ent quovismodo, nobïs vel 
superiori nostrotantummodoreservamus. In quorum omnium 
ei. singulorum fidem et lestimonium pfemissorum, présentes 
nostras licteras sive presons publicum instrumentum proces- 
sum nostrum Imjusmodi continentes sive continens ex- 
inde fieri et pcr nolarium publicum inrrascriptum subscribi 
et publicarimandavimusnostrique sigilli abbacialisjussimus 
et fecimus uppenslone communiri. Actum et datum Rupele, 
Xanctonensisdiocesis, videlicel indomibusabbacialibus béate 
Marie insule de Re, ordinis Cistercien sis, sub anno a nati- 
vital}Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo oc- 
tavo, indicione pnma, mensis vero tebruarit die décima 
quarta, hora ejusdem diei de mane quasi décima, pontifîca- 
tus sanctissimi in Xrislo patris et domini nostri domini 
Pauli, divina providencia pape secundi, anno quinte. Presen- 
tibus ad hec venerabilibus viris fratre Johanne Rochier, 
religioso dicti monasterii de Gracia Dei, magistro Dionisio, in 
artibus magistra, et Johanne Moreti Pedaveau, compluribus 
aliis lestibus ad premissa vocatis specialiler el rogatis. lo. 
Saouleti. * 

Et rao, Johanne Saouleti, clerico Lucioneosis diocesis 
oriundo, nunc autem ville Ruppelle, Xanctonensisdiocesis ha- 
bitatore, publico auctoritate apostolica notario, qui premissa- 
ram htteramm apostolicarum presentacioni el recepcioni 
monicionibusque el mandatis ac excommunicacionis senten- 
cie promulgacioni, requisicioni, nec non presentis proces- 
sus fulminacioni, pariter et décrète ceterisque omnibus et 
singulis premissis, dum sic, ut premictitur, per dictum re- 
verendum dominum judicem et execulorem prefatum ac 



i. Le seing se compose d'une sorte de rosace sunnonlée d'une croii et 
supportée par deux clers en sautoir ; au-dessous, dans un carlouche te trouve 
le nom du noiaire enti'e deux Heurons. 



Disiiizcdby Google 



— 361 — 

corameo dicerentur agerentur et fièrent, una cum prenomi- 
natis lestibus presens et personaliler inlerfui, eaque omnia 
et singuta sic fieri, agi, dicique vidi et audivi, et de eis notam 
sumpsi, ex qua présentes litteras scu presens publicum inslm- 
mentum manu atterius, me aliis occupato negociis, fideliter 
sciiplum extraxi et inhancpublicamfoi'marnredegi, signoque 
et nomine meis solilis el consuelis una cum sigillo dicli reve- 
rendi patiis, exécutons antedicli, appensione hic me propria 
manu subscribenté signavi etpublicavi, in Hdem et testimo- 
nium omnium et singulorum premissorum requisitus specia- 
liter et rogatus. 



44i4, 49 tepUmire. — Biille de Jean XXllI, au sujet du prieuré Grand- 
moalain de Serniaize* — Oriçlual aux archiva départementales de la 



I . Il y avait, en Saintonge, appartcnanl à l'ordre de Granilnionl, le prieuré 
du Jarry, de Jarrtco, commune de Bussac, cnnion de Saintes, dont relevait 
Embreuil, commune li; Grezac, canion de Cozea. i Le Jarry existait 
en 1217, el comptait six reltgieun en <Î93, treize en 1317. Jji 
coDvenlualité parait s'y être éteinte au XV* siècle; on ignore quelle 
destination reçurent li-s biens, i En Aunis, Sermaize, de Sarmaiia, de 
Sarnutiit, paroisse de Nieul-sur-Mer, près \a Rochelle. Sa fondation est due 
à Heari II, en 1155 ou II 56. Peul-Éire ce prince ne lit-il que confirmer la 
foiidalioa faite antérieurement par des particuliers. Ses libéralités, celles de 
s(Ki fils Richard, de Jean-sans-Terre, et plus inrd de saint Louis, enrichirent 
cette maison, quiavail huit religieux en 13D5, seize en 1317. Le 10 mai 1222, le 
roi d'Angleterre, Henri III, adressait au sénéchal du Poitou, Savary de Mauléon, 
une lettre pour lui ordonner de désigner un bourgeois du Li Itocbelle i du 
nombre des plus mallieure \, * qui, au Heu et place du Salomon de Sermaize, 
mort sans postérité, s'occupera des achats et affaires des religieux de Ser- 
maize, ordre de Crandmonl. » Erigé en prieuré par Jean XXII, Sermaize n'en 
futpasmoins, dés 1313, unie au chef d'ordre avec ses annexes. Jean XXIII 
ne se lit pas scrupule de l'en dLstrai:e et s'en réserva expressément la dispo- 
sition; mais en UIH, l'abbé Redondaud obtint de Martin V la conflrmaiion 
de ta bulle de 13lâ. L'abbaye perdit presque tous les biens de Sermaize pen- 
dant les guerres des VI» et XVI* siècles et ne les recouvra que parliellemcnt. • 
Graodmont possédait encore dans la paroisse de Uompierre un domaine qui 
a conservé son nom, ditJourdan, Bpkénéridet de La Boehelte, t. Il, p. 188. 
Voir SiUlttiit mimmntal, 1876, n° 3, pp. 25<J el 263; 1875, n° 3, p. 288. 



Digilizcdby Google 



-3^2 — 
Havle-7ie»»e, liauet tpéeialet du bulUs de l'ordre de 9ra*dmo»t. Com- 
mimicalie» de M. Louit 0*ibtrt. 

Johannes, episcopus, servus servorum Dei, ad futuram 
rei memoriam. Romani poniificis providentia circumspecta 
Donnunquam acta per eam revocat et cassât, prout id salu- 
briter expedire cognoscit. Dudum siquidem in nostrî aposto- 
lalus primordiis, omnes prioi'atus conventuates ordioum 
quorumcunque tune vacantes et in antea vacataros, collation! 
et disposition! nostre reservantes, decrevimus ex tune irrilum 
et inaae si secus super hiis a quoquam, quavis aucloritate, 
scienter vel ignoranter, contingeret atteinptarî; cum autem 
juxta Kujusniodi nostre reservationis tenorem de prioratu 
de Sarmozia, Grandimontensis ordinis,Xanctonensis diocesis, 
qui conventualis est, et nuper per obitum Pétri Froynaudi, 
ipsius prioratus prions, extra Romanam curiam defuncti, 
vacavit, nunc intendamus salubriler oi-dinare omnes et sin- 
gulas gratias expectativas ad prioratus conventuales dicti 
ordinis quibuscunque canonicis^ dicti ordinis sub quacunque 
verborum forma, etiam motu proprio, etiam cum expressione 
clausule, videlicel cujuscunque taxe vel valons fructus, red- 
ditus et proventus siogulonim prioratuum hujusmodi exis- 
tèrent, quoad dictum prioratum de Sarmozia duntaxat, oec- 
non acceptationem et provisionem ipsius gratis ac litlerarum 
et processuum inde seculorum vigore per quemcunque et 
cuicunque factas et quecunque inde secuti auctoritate apos- 
tolica lenore presentium ex nunc cassamus, irritamus ac 
nullius existere votumus roboris vel momenti, decernentes 
ex nunc imtum et inane si secus super hiis a quoquam, 
quavis auctoritate, scienles vel ignoranter, coniigeritattemp- 
tari. Datum apud Sanctum Antonium extra muros Florenti- 
nos, xiij kal. octobris, pontificatus nostri anno quarto. 



1. Ce mot de amonicit appliqué b des moioes que leur origine et leurs 
régies rauacliaieiit à l'ordre de saint Benoit, est à noter. 



Disiiizcdby Google 



XI. 

1487, S5 mHL — Bulle du pape Innocent TIII, donnée à Rome la 3" 
année de son ponlilîcat, mandant i Pierre de La Coussaye, chanoine de l'église 
de Lu;on, d'appeler à l'aumôncrie de Bmiet, au diocèse de Maillezais, Jean 
Clerc, curé de la paroisse de La ChaiTiérc, nu diocèse de Poitiers, en rempla- 
cement de Guillaume David qui avait résigné ses fonctions. — Original lur 
pare/lêmin appartenant à M. Blie Pinet, de CagruK. Communicalioit de 
M. Qeorget M*utl. 

Innocentius episcopus, servus servorum Dei, dilecto fîUo 
Petro de La Coussaye, canonico ecclesie Lucionensis, salu- 
teni et apostolicam benedictionem. Dignum arbitramur et 
congruum ut illis se reddat sedes apostolica gratiosam qui- 
bus ad id propria virtutum meiita laudabiliter suilragantur. 
Gum ilaque capella eleemosinaria nuncupata de Beneyo^ 
Malleacensis dîocesîs, que de jure patronatus laicoinim exis- 
tit, per liberam resignatioaem dilecti filii Guillelmi Durandi 
nuper ipsius capelle eleemosînarie nuncupate l'ectoris elee- 
mosinarii nunciipati de illa quam tune obtinebil, per dilec- 
tum fîlîum Bi'ientium Le Marchant, clericum Andegavensis 
diocesis, procuralorem suum, ad hoc ub eo spetialiter cons- 
litutum, in manibus nostris sponle factam et pei' nos ad- 
missam vacavei'it et vacet ad presens. Nos, dilectum fîlium 
Johannem clerici, rectorem parrochialis ecclesie de Careria,' 
Pictavensis diocesis, in decrelis baccalarium, apud nos de 
litteraiiim sciencia, vile ac morum honestate, aliisque pro- 
bitatis et virtutum mei'ilis inultipliciter conimendalum, ho- 
rum intuitu gratioso favoi'e prosequi volentes, ipsumque 
Johannem ab omnibus et singulis excommunicationis, sus- 
pensionts et interdicti, aliisque ecclesiasticis senlentiis, cen- 
suris, et pénis, a jure vel ab homioe, quavis occasione vet 
causa latis, si quibus quomodolibel innodatus existit, ad 
efïectum presentium dunlaxat consequendum harum série 



1. Be*tt, arrond. de Pon(eDay-le-Com(e (Vendée). 

2. La CXarrièTS, canton de BeauToir-sur-îïiorl (Deiu-Sévies). 



Disiiizcdby Google 



— 364 — 

alisolventes et absolutum fore censeates, necnon omnia et 
singula alia bénéficia ecclesiastica cum cura et sine cura 
que dictus Johannes etiam ex quibus vis dispensationibus 
apostolicis obtinet et expectat, ac in quibus et ad quevis sibi 
quomodolibet competil, quecumque, quolcumque et qualia- 
cumque sint, eorumque necnon dicte parrochialis ecclesie 
fructuum, reddiluum el pioventuum veros valores anouos, 
ac hujusmodi dispensationum tenores, presentibus pro ex- 
pressis babentes, discretioni tue, per apostolica scripta, muii' 
damus quatinus, si, per diiigentem examinationem, eundem 
Johannem ad hoc ydoneum esse reppereris, super quo-tuam 
conscientiam oneramus capellam predictam, que sine cura 
est, et cujus tVuctus, redditus et provenlus viglnli quatuor 
ducatoi'um auri de caméra secundum communem extima- 
tionem, valorem annuum, ut dictus Johannes asseiit, non 
excedunt, sive ut premittitur, sive alios quovismodo, aut ex 
alterius cujuscunque persona, seu per similem dicti Guillel- 
mi vel alterius de illa, extra Romanam cunam, etiam coram 
notario publico et testibus sponte faclam resignationem va- 
cet, eliam si tanto tempore vacaverit quod ejus coUatio juxta 
Lateranensis statuta concilii, ad sedem predictam légitime 
devoluta, ipsaqu.: ecclesia dispositioni apostolice specialiter 
reservala existât, super ea quoque inter aliquos homines 
cujus statum presentibus habeii volumus pro expresso pen- 
deat... dummodo tempore date presentium non sit in ea 
alicui spetialiterjus quesitum cum omnibus juiibus et perti- 
nentiis suis prefato Johanni, dummodo dilectorum filiorum, 
nobilis viri Ai-doyni Maylle militis necnon prions et recto- 
ris ac majoris et saitioris partis parrochianorum dicti locî 
de Baneyo palronorum ad id expressus accédât assensus, 
auctoritate nostra conféras el assignes inducens per te 
vel alium seu alios eundem Johannem vel procuratorem 
suum ejus nomine corporalem possessionemcapellejurium- 
que et pertinentiarum predictorum et defendens inductum 
amoto exsiade quolibet illicito detentore, ac faciens eidem 



.Disiiizcdby Google 



— 365 — 

Johannî de ipsius capelle fructibtis, reddit&us, proventibus, 
juribus el obventionibug universis intègre respondeii. Gon- 
tradictores auctoi'itate noslra appellatione, postposita com- 
pescendo, non obstantibus pie memorie Bonifacii pape VllI, 
predecessoris nostri, el aliis apostolicis conaiitutionibus con- 
trariis quibiiscumque, aut si aliqui super provisionibus sibi 
faciendis de hujusmodi vel aliis beneficiis ecclesiasticis in 
iltis partibus spéciales vel générales dicte sedis vel legalo- 
rum ejus litteras impetrarint, etiamsi per eas ad iuhibitionem, 
reservationem et decretum vel alias quomodolibet sit pro- 
cessum, quibus omnibus prefatum Johannem in assecutione 
dicte capelle volumus anteferri, sed nultum per hoc eis 
quoad assecutionem beneficiorum aliorum prejuditium gene- 
rari, seu si venerabili fralri nostro, episcopoMalleacensi, vel 
quibusvis aliis comniuniter vel divei'sim ab eadem sit sede 
indultum quod ad receptionem vel provisionem alicujus 
minime teneantur et ad id compelli, aut quod interdici, 
suspendi vel excommunicari non possint, quodque de hujus- 
modi vel aliis beneficiis ecclesiasticis ad eorum coUationem, 
provisionera, presentationem seu quaravisaliamdispositionem 
conjunctim vel separatim spectantibus nuUt valeat provideri 
per litteras apostolicas non facientes plenam et expressam 
ac de verbo àd verbum de indutto hujusmodi mentionem, 
et qualibet alia dicte sedis indulgenUa generali vel spetiali 
cujuscumque tenons existât, per quam presentibus non ex- 
pressam vel totaliter non insertam efTectus eorum impediri 
valeat quomodolibet vel differri, et de qua cujusque toto 
tenore habenda sit in nostris Ittteris mentio spetialis. Nos 
enim, si dictus Johannes ad hoc repertus fuerit ydoneus ut 
prefertur, ex nunc peiinde irritum decernimus et inane si 
secus super hiis a quoquam, quavis auctoritate, scienter vel 
ignoranter, contigerit altemptari, ac si die date presenlium 
eidem Johanni, ad hoc reperto ydoneo, de dicta capella 
cum interpositione decreti mandavissemus provideri. Da- 
tum Rome apud Sanctum Marcum, anno incainationis Do- 



Disiiizcdby Google 



minice millesimo quadringentesimo ocluagesimo septimo 
kalendas maii, pontificatus nostri anno tertio. * 

Au bas est écrit: XX. — A. de Urbino-Peruzia. Expedita 
quintodecimo katendas junii anno tertio. B. de Bucino. — 
G. de Caslello. — Solicitavit A. de Bucchapaludibus expositi 
sunt... cum... Jo... Et au dos: Doant de consuetis. A. de 
Urbioo. Bulle de l'aumônerie de Benêt pour messire Jehan 
Clerc. 



XIII. 

1516, 6 janvier. — Supplique adressée au pape Léon X par Jean et Imberl 
Goulard, Berlrande et Charlotte Jau, et Anne du Ver([ier, dani; le bul d'ob- 
tenir diverx privilèges, ceux, entre autre!!, de se faire absoudre de toules sen- 
tences d'eicommuDicalion et interdits, et aussi d'aroir un autel portatif sur 
lequel, en tout lieu décent et honnête, rnSme non consacré, ils paissent célé- 
brer ou faire célébrer la messe. Suit l 'autorisation de délivrer copie delà 
dite concession, docnée au notaire apostolique par Frédéric de Saiai-An^el, 
cardinal diacre du titre de Saint'Sè vérin, à Milan. — Original f%r parchemin 
appartenant à U, le comte Théophile deBremond. Comvinnication du même. 

Beatissime Pater, ut animarum saluti devotorumorato- 
rum vestrorum nobitium Johannis, Imberti Goulard, Ber- 
trande et Carlotte Jau, ac Anne du Vergier, Pictaviensis vel 
alterius diocesis, salubnus consulatur, supplicant humiUter 
saactitati vestre oratoresprefati quatinusdsct eomm cuilibel 
Rpeciatem gratiam faciendi ut confessor secularis vel cujus- 
vis ordinis regularis presbyter quem quilibet ipsorum duxe- 
rit eltgendum îpsos et eorum quemlibet a quibusvis excom- 
municationis suspensionis et interdicti, aliisque ecclesiasti- 



t. fiulle de plomb de 37 millimètres. Droit. >{■. — : iNNOCEimus. — pp. vm. 
Entouré d'un grenelis. — Revers : Tétet de saint Pierre et saint Paul, en- 
tourées chacune d'un grenetis et séparées par une croix montée sur un 
support. Au-dessus de la croix en hauteur: pa-pg; les deux p occupent le 
bord de la bulle ; c'est ce qui explû^ue peut-être qu'il n'y a pas SPA-SPK. . 



Disiiizcdby Google 



— 367 — 

cis sententiis, censuris et pénis a jure vel ab homine qua- 
vis occasione vel causa latis et promulgatis ac volorum 
quommcumque ac juramentorum et ecclesie niandatorum 
transgression ib us jejuniorum penitentiarum eis injunctarum 
ac divinorum ofiiciorura orriissionibus, manuum vjolenta- 
rum in quasvis personas ecclesiasticas non tamen prelalos 
de preterito injectionibus, homicidii casualis vel mentalis 
reatibus nec non ab omnibus et singulis aliis eorum pecca- 
tis criminibus excessibus delictis quantumcumque gravibus 
et enormibus de quibus corde contriti et ore confessi fuerint 
etiamsi talia forent propter que sedes apostolica merîto 
foret consuienda. De reservatis semel in vitâ et in mor- 
tis articulo contentis in bntlà cène Domini duntaxat 
exceptis. De aliis vero eidem sedi non reservatis casibus 
totiens quotiens opus fuerit et eis pro commissis penitentiam 
salutarem injungere. Vota vero quecumque ultramarino, visi- 
tationis liminum apostolorum Petii et Pauli de urbe atque 
Jacobi in Compostello rebgionis et castitatis votis duntaxat 
exceptis in alia pietatis opéra commutare et juramenta que- 
cumque sine juris alieni prejudicio relaxare. Nec non semel 
in vitâ et in mortis articulo plenariam omnium et singulo- 
rum peccatofum suorum remissionem et absolutionem auc- 
toritate apostolica impendere possit et valeat. Liceat que 
prefatis oratoribus qui presbiteri vel nobiies aut graduati 
fuerint habere altare portatile cum debitis reverentiâ et ho- 
nore super quo in locis ad hoc congruentibus et honestis 
etiam non sacris et interdicto ecclesiastico ordinai'ia auc- 
toritate supposilis, dummodo causam non dederint hujus- 
modi interdicto etiam antequam elucescat dies circà tamen 
diui-nam lucem per proprium vel alium sacerdotera ido- 
neum in sua vel alterius ipsorum familiarium suorum do- 
mesUcorum presentia missas et alia divina ofTicia celebrari 
facere et qui presbiter fuerit celcbrare eucharistiam et alia 
sacramenta ecclesiastica sine recloris prejudicio et prêter 
quam in pascate recipere eorumque corpora ecclesiastice 



DigmzcdbyGoOglC- 



tradi possint sépulture sine funerali pompa; Quodque ut 
unam vel duas ecclesias aut duo sive tria altaria in pai-tibus 
ubi singulos oratores pro tempore residere contigerit quam 
quas vel que quilibet ipsorum duxeril eligenda singulis qua- 
dragesimalibus etaliis diebus stalionum urbis dévote vjsi- 
tando tôt et similes indulgentias et peccatorum remissiones 
consequantur quas consequerentur si singulis diebus eisâem 
siogulas aime urbis et extra eam ecclesias que a Ghiisti 
(idelibus propter stationes hujusmodi visitari soient perso- 
natiter visilarent. Preterea eisdem quadragesimalibus etaliis 
diebus et temporibus prohibitis ovis butiro caseo et aliis 
lacticiniis ac carnibus de utriusque medici consilio uti et 
frui. Geterum ut oratrices ipse una cum tribus aut quator 
aliis honeslis mulieribus quater in anno quecumque tnonas- 
teria moaalium cujusvis etiam Sancte Clare ordinis de licen- 
tia présideotis ingredi et monalies visitaredummodo ibidem 
non pemoctent possint et valeant licentiam et facullatem 
concedere et indulgere dignemini de gratià speciali non 
obslantibus constilulionibus et ordinationibus apostolicis 
ac quibusvis cancellarie apostolice regulis ce*erisque con- 
Irariis quibuscumque. Et de rcservatis semel in vita et 
in mortis artîculo premîssis exceptis et de aliis eideni sedi 
non rcservatis casibus toliens quoliens opus fueril. El de 
commutatione votorum preraissis exceptis et relaxa- 
tione jui-amentoram et de plenaria remissione et ab- 
solutionc semel in vila et in mortis artîculo. Et de altari 
portatili cum clausula ante diem et in locis interdicUs ut 
supra. Et quod tempore interdicti ecclesiastica sacramenta 
recipere et sepelliri possint. El de indulgentiis stationum 
ecclesiarum urbis modo premisso consequendis. Et de esu 
ovoruni butiri casei lacticinioruiïi et camium ut prefatur. 
Et de ingressu monasteriorum monialium pro mulieribus. 
Et cum derogatione quarumcumque cancellarie apostolice 
i-egularum contrariarum. Et quod presens indultum durante 
vità oratoruni non censeaturesserevocatum,etquodpresen- 



Disiiizcdby Google 



— 369 — 
tibus traasumptisstgnatisetsigillatisplenafldes ubiquedetur 
quibusnomina et cognotnina uxorum etliberorutn exprimi et ~ 
prequolibet ad partem fieripossint. Etquod presentis supplica- 
tionis sola signatura suiïîciat conjugatorumque uxorum et 
eorum utriusque sexus liberorum. * — Federicus Sancti 
Angeli miseralione divina sacrosancte Romane ecclesie dia- 
conus cardinalis de sancto Séverine nuncupatus universis et 
singulis présentes littei'as sive presens publicum insti'umen- 
tuiD lecturis et audiluris salutem in Domino sempitemam. 
Notura facimus quod supplicationem origiualem cujus copia 
preinseritur omissis tamen nonnullis nominibus propriis 
vidimus et legimus eamqiie per sanclissimum in Christo 
patrem et dominum noslrum dominum Leonom divina pro- 
videnlia Papam decimum signatam fuisse et esse repeiimus. 
Idcircô pro parte oratorum in preinserta nominatorum fui- 
mu^ requisiti quatenus ipsum transniuptum et exemplare 
et per notarium publicum infrà sciiptum subscribi et pubti- 
cari mandaremiis prout mandavimus decernentes huic Iran- 
sumpio tantam et talem fidem adhibendara tore et adhi- 
beri debere qualis et quanta originali suppHcatioai adhibe- 
retur si in médium produceretur. In quorum fidem sigillum 
nostrum presentibus duximus apponendum. Datumetactum 
Mediolani sub anno à nativitale Doniini niillésimo quingen- 
tesimo sexto décimo indiclioae quarlà die vero sexta men- 
sis januarii pontificatus prelibati Boraini nostri Pape anno 
tertio presentibus ibidem vénerabilibus viris dominis Fede- 
rico Houx et Gervasio Parouseau uleiicis mateacensis et car- 
notensis diocesis testibus ad premissa vocatis atque rogatis. 

BOLANDE. 

Et ego Petrus Belini atque Bolande clericus monnensis 
diocesis publicus apostolica auctoWtate et in ofTicio scripto- 
ruin archivii Romane curie descriptus notarius quia premis- 



1. En marge est écrit : VUU %tpetitur. 



Disiiizcdby Google 



— 370 — 

sis omnibus et singulis dum sic ut pi-emittitur fièrent et 
agerentur uoa cum prenominatis teslibus iulerfui ideo hoc 
preseos pubticum instrumentum in fidem omaiuni et singu- 
ïomm rogatus et requisitus signavi. 

Au dos est écrit: Vicarii générales in spirilualibus et tem- 
poralibus veuerabilium virorum dominorum prions etcapi- 
tuli ecciesie calhedralis Matleancensis sede episcopali vacante 
dilectis nobis in christo oratoribuset oratricibusinfranomi- 
naiis salutem in Douiino. Ut fructu, privilegio, commodo et 
profiguo presentium uti, Frui et gaudei'e possitis et valeatis 
per diocesim Malleancensem, vobis licentiam et auctoritatem 
conceditnus per présentes p... et facultatem. Datum Malleaci 
die décima mensis novenibris anno Domini millésime quin- 
gentesimo sexto decimo. 

Ladislaus du Fou ^ miseratione divîna et sancle sedis 
apostolice gracia episcopus et domînus de Luçon, dilectis 
nobis in Christo oratoribus et oratricibus infrà nominatis 
salutem in Domino. Ut fmclu, privilegio, commodo et pro- 
fîcuo presentium uti, frui el gaudere possitis et valeatis per 
diocesim nostram vobis licensiam et auctoritatem concedi- 
mus per présentes et facultatem. Datum in castro nostro Mo- 
nasteriorum super Ledum, ^ die XXV^ mensis inarcii anno 
Domini millésime quingenlesimo vigesimo primo. 

De mandato domini F. Goullard. G. Pinadlt, loco secre- 
tarii. 

Pour moDS^ de La Passière, mous' son frère et autres. 
Confessionnal qui ne sert plus de rien. 



l.Lancelotdu Fau, évéque deLufOD, 1515-1523. 
2. Umtitri-t%r~le-Lay, caatou de Hareuil {Veodée]. 



Disiiizcdby Google 



XIV. 

1449, 25 teptemire. — « Assignalion baillée à la requeste de monseigneur 
l'évesque de Xaintes au» relieieux, abbé et couvent de Moulierneuf de Poic- 
liefs, pour raison du prieuré des Essards, membre despendent dudil Houstier- 
neuf, subjet à la visite dudit seigneur ëvesqne. n * — Original mr par- 
ehemi» ; tceau entêté. Sibliôthigiu de iS.de la Morirurie. Commwiicatùm 
d* mime. 

A mon très honnouré seigneur monseigneur le conserva- 
teur des privilèges royaulx de l'université dePoiciiers, Hervé 
Guyot, sergent du roy, mon seigneur et le vostre, honneur 
et révérence. Mon très honnouré seigneur, plaise vous sça- 
voir que, aujourduy le vingt-cincquiesme jour de septembre 
mit quatre cens quarante et neuf, à heure .de huyt heures 
devers le matin, à la requeste de maistre Guillaume Faul- 
con, procureur suffisamment fondé de monseigneur l'éves- 
que dé Xaintes,j'ay abjouré les religieux, abbé et couvent du 
Moustieraeuf de Poictiers à cause de leur prieurté des Es- 
sars, et le prieur dudit lieu en personnne de maistre Guil- 
lau.ne Baironneau, leur procureur suffisamment fondé, à 
comparoir ledit jour pardevant vous, à heure de deux heu- 
res après mesdy pour répondre à tout ce que mondit sei- 
gneur l'évesque ou ledit procureur pour luy vouiToit con- 
ceraant lesdits religieux, abbé, convent et prieur, ou leur 
procureur pour eulx, proposer, décider et requérir, faire pro- 
céder et aultremant eu outre ainsi qu'il appartiendroit par rai- 
son. Et tout ce, mon très honnouré seigneur, je vous certifie 
esli'svraiyet avoir ainsi esté fait par ceste moye retacion si- 
gnée el scellée de mes seigne et scel desquels je use en 
mondit office de sergenterie, les jours et an dessusdits. 
H. GuiOT. 



i. nire derrière la pièce, d'une écriture du XYII* siide. 



Disiiizcdby Google 



— S72 — 
XV. 

ilSf 9, JSmitrj. — Procuration donnée par Jean Dreux, chniiaiDe de 
Chartres et curé de Sainl-Dizattt-du-Gua, à son frère Jacijues Ureux, trésorier 
provincial en Saintonge, pour poursuivre l'arrêt obtenu contre Jean Foures- 
lier, soi disant curé de ladite cure. — Original tur papier datu les mi»*let 
dt Bertatild, notaire royal d SainUs. Communication de M. P.-B. Barraud. 

Le 15 mars 1612, a: monsieur maisti'e Jehan Dreux, cha- 
noyne en l'église Notre-Dame de Chartres et curé de la cure 
de Sainct-Disant-du-Gua enXainctonge, estant enlaprésante 
ville deXainctes », constitue a son procureur général et spécial 
monsieur maistre Charles Dreux, trésorier provincial en Gui- 
enoe, son frère, demeurant audict Xainctes, j)pour« poursui- 
vre pai-devant qui il appartiendra l'exécution de l'an-est ob- 
tenu par ledict sieur constituant au grand conseil du roy 
dès le dernier jour du mois de septembre mil six cent dix 
dernier, passé tant contre Jean Foureslier, soy disant curé de 
ladicte cure, que aultres personnes desnoraméesaudictarrest,» 
transiger avec ledict Leforestier et affermer « les fruicts, 
proffits, revenus et esmolumens appartenant et dépendant 
de ladicte cure de Sainct-Disant-du-Gua, à la charge que le 
fermier ou fermiers feront fati'e le service divin en la dicte 
église, comme il a accoustume d'estre faict, et à ces fms 
payer le prestre qui servira... Faict et passé en la ville de 
Xainctes, en la maison de noble homme monsieur maistre 
Thomas Dreux, conseiller, notaire et secrétaire du roy, en 
présence de me Estienne Lesouyre, procureur fiscal de 
Saint-Savinien et de maistre Guillaume Sanson, notaire royal, 
demeurant audict Xaintes. Dreux. ' Lesouyre. Sanson. 
Bertauld, notaire royal à Xainctes. 



1. Charles Dreux a usé de cette procuration eo cédant les droits de son 
mandant contre la famille l^rourestier, à Jacques Goulard, écnyer, sieur de 
Puyberoeuil, demeurant en la paroisse de Champagnolles, suivant acte de 
Robert, notaire à Saintes, le 19 mai 1620, où se trouve annexée expédition 
de ladite procuration. 



Disiiizcdby Google 



TABLE 

DES NOMS DE LIEUX ET DE PERSONNES 



DU X* TOLUHB. 
Par H. HiPPOLYTE de Tiu.t. 



Abadie (frère Sébastien), récollel, 
206, 20e, 209, 211, 216, 223. 

Abzac (Fortuné d'), 207. 

Acar (Thérèze), 207. 

Achart (Vincent), 330-332. 

Acton (Nicolas], 246. 

Ademarus. Voir Aimar. 

Adhémar, 246. 

Adrïanus, 356. 

Aguesseau (Olivierd'), seigneur 
Malha, 93. — (Pierre d'), seigneur 
de Rabaine et de La Cailletiëre 
en 01eron,93, 94. 

Agunguer (Guillelmua), 25. 

Aimar de Carbonel, évéque de 
Saintes, 26. 

Aimerius, miles, 26. 

Aix, Ays (l'Ile d") cant. de Roche- 
fort-sur-Mer, 39,40. 

Albescola de La Rovëre (François 
d')i pape sous le nom de Sixte 
IV, 74. 

ÂUiy (Tarn), 69. 

Aldeburge, abbesse de Saintes, 26. 

Alençon (Françoise d'), 82, 

Alexandre III, pape, 27. — FV, 41. 
— VI, 77. 

Aliéner d'Aquitaine, reine d'Angle- 
terre, 27, 28. 

Allaire (sœur Madeleine), Clarisse, 
164, 177. 

Allebert (Marguerite), 210, 

Allemaigne (Sybille d'), 42. 

Alloue, L69, 270. 

Alphonse, comte de Poitou, 30, 34, 



Amat, Amatus, archevêque de Bor- 
deaux, 23, 248. — évêque d'OIo- 
ron, 22. 

Ambleville (d'). Voir Jourdain. 

Ammanato. Voir Mensbona. 

Amure, canton de Frontenay-Ro- 
han-Rohan, arr. de Niort (Deux- 
Sèvres), 29, 30. 

Anagnie {llali&),35i. • 

André (Louis), 272. 

Andréas, monachus, 249. 

Angeae, cant. de Segonzac, arr. de 
Cognac (Cliarente), 310, 312. 

Angers (Maine-et-Loire), 117, 118, 
363. 

Angevin, veuve Dannepond, 277, 



278, 

AngouliTM (Charente), 144; 203, 
246, 279, 285, 288, 297, 315, 352. 

— (couvent des Cordeliers d'), 
340, 351,352. — (Saint-André d'), 
185, 186. — (Saint-Cybardd'), 247. 

— Saint-Pierre d'), 246. 
Ânitiutn. Voir Le Puy. 
Annonay-eA-VivaratÊ, 2, 205. 
Ansculfùs, archimandrita Engeria- 

ci, 247, 248, 249. 

Apert, 228. — (Suzanne), 228. 

Apeteguy (frère Emmanuel), ré- 
collet, 185, 186. 

Aquaire (Madeleine), 208. 

Aquile. Voir Laigle. 

Archiac (Foucauld d'), 3^8. 

ArcÎÊ, comm. d'Arvert, cant, de La 
Tremblade, arr. de Marennes, 
321, 323. 

Ardouin (sœur Marie), Clarisse, 199. 

— (Pierre), 199, 209. 



Disiiizcdby Google 



Argentan, comm. de Voulië, cant. 

de Surgères, arr. de Rocheforl, 

27,28. 
Armandus, archidiaconus, 25. 
Arnaldus, clericus, 342. 
Arnaud (Gabriel), archer, 278. — 

(Gabrielle), 178. — (Jeanne) i85. 

— (Marie), 186. — (Marie-Anne), 
219, — notaire, 240, 241, 244, 245. 

Arnaud us, capellaniis Sancti Eu- 

tropii, 26. — frater minor, 352. 
Amauld (sœur Agalhe), Clarisse. 

225. — (Anne), 220. — (Charlot- 
te), 226, — (frère Constantin), 
récollet, 186. — (Christophe), 225, 

226. — (frère Marc), récollet. 212. 

— (Marie), 226. - (Ma rie- Catheri- 
ne). 226. 

Arnault (Michel), 329, 331, 332. - 

(Pierre), 329, 332. 
Arnoux, évoque de Saintes, 47, 
An, cant. de Cognac (Charente), 

169, 262, 285, 296. 
Ârthez (frère Calixte d'), récollet, 

182, 188. 
Arveo (Guillemus de), Hervé, archi- 
diacre de-Poitiers, 24. 
Aruert, cant. de LaTremblade, arr, 

de Marennes, 175, 3^1-325. 
Asinopons, Asnepont, cant. de Saint- 

SavinieD, arr. de Saint-Jean -d'An- 

gély, 54, 55. 
Aton, évèque de Saintes, 22. 
Auben (Philippe), prêtre, 112, 113, 

156. 
Aubin (Madeleine), 162.— (Petrus), 

clericus Engolismensis, 264. 
Audebaud (Pierre), 300. 
Audiëre (sœur Jeanne), Clarisse, 

190.241, 244, — (Louis), 190. 
Audoini Chaicepore (Johannes), 26. 
Audoneau (Jean), notaire, 328, 334. 
Audoucr (Jacques), receveur du 

roi, 337. 
Audouin (Marguerite), 176. 
Aufredi (hôpital d'). Voir La Ro- 

ehelle. 
Aufredi, Aufrei (Alexandre), 340- 

345. — (Geoffroy), 345. 
Augeris (Aimericus), 27. 
Augier (Etienne), 315. 
Aujordanes (Léonard), prieur de 

Grosbol, 284, 296. 
Aulnay, chef-lieu de cant,, arr. 

Saint-Jean-d'Angé)y, 328, 334. 
Aumare, abbé de Brantôme, 42. 



Authon, cant. de Saint-Hilaire, arr. 

de Saint-Jean-d'Angély, 270. 
Auvergne, ancienne province, 21. 
Attaxrre (Yonne), 319. 
Avignon (Vaucluse), 82, 115. 
Avril (Antoine), 328, 334. 



Babin (Elle), échevin de Cognac, 
280, 281. 

Babinot (sœur Marthe), 216. — 
(Pierrp), 216. 

Bachelerie (Martial). 254. 

Bachelot (Elisabeth), 204, 205, 

Bacon, écuyer, maire de Blaye, 
207. — (sœur Rose), Clarisse, 207, 
219-223, 225, 226, 228, 230, 231, 
233. — (sœur Thérèse), Clarisse, 



BadilTe (sœur Anne), Clarisse, 166, 

— (Jacques), 166. — (Marie), 166, 

— (sœur Modeste), Clarisse, 210, 
224, 226, 228. — (Paul), 211. — 
(Paul-Jean), seigneur de Gon- 
champ, 210. — (Sarason), 166. — 
(frère Vital), récollel, 178, 

Baignex, ancienne abbaye, arr. de 
Barbezieux (Charente), 252. 

Bagniieau, cant. de Matha, arr. de 
Saint-Jean-d'Angély, 212, 

Baillif (Jean), 321. 

Bâillon (Nicolas), 97. 

""' (Guillaume), procureur. 



371. 

Balan,BalBns (Arnaldus de). 33,37. 

Balbe Iterton de Grillon (François- 
Félix), 115 — (Jean -Louis), arche- 
vêque de Narbonne, 115, 

Ballery (frère Barthélémy), récol- 
let, 175. 

Balme, procureur, 305, 306. 

Balzac d'En traigues (Henriette de), 
106, 108. — (Mariede), 109, 110, 

m. 

Baneyum, Bcneytim, 363, 364, 366. 

— Benêt, arr. de Fontenay-le- 

comte (Vendée). 
Barailher (frère Mathurin), récollet, 

189-192, 198-200, 204. 
Barbarin du Banchet (Françoise), 

200. 
Barbe (frère Etienne), récollet, 

194. 
Barbeau, notaire, 328, 



Disiiizcdby Google 



Barbeaux, ancienne abbaye (Yon- 
ne), 319. 

Barbier (Jean), sénéchal de Saujon, 
196. — (sœur Jeanne), Clarisse, 
241 -245. — (sœurMarie), Clarisse, 
196, a08, 209, 211, 212, 215, 216. 

Barbot, 85. 

Barbolin (Ludovicus), abbas Bas- 
saci. 252. 

Bardonnin (sœur Marguerite de), 
abbesse de Sain te- Claire de Sain- 
tes, 160, 162, 163, 177. 

Baron (Marie), 209. 

Barronneau (Suzanne), 226. 

Barralis (Bernardus), notarius, 
68, 69. 

Barreau, chanoine de Saintes, 
128, 129. 

Barrière (l'abbé), 139. 

Barthon (Jean ni de), évëque de 
Limoges, 71. 

Baisac, BaMocwm, Bcuttacum, Ba- 
ttacum, ancienne abbaye, canton 
de Jamac, arr. de Cognac, 246, 
247-250, 252-255, 298. 

Bassompierre (François de), maré- 
chal de France, 106-111. — (Louis 
de), évèque de Saintes, 106-114, 
118-126, 127. 

Baesum petrœu s.VoirBassompierre 

Baucherville, ancienne abbaye, 106, 

Baudet, 86. 

Baudet de Beaupré, 218, 221, 222. 

Baudoin (Emile), 231, — (Etienne), 
87. — (Françoise), 185. 

Baudoin de Bonnemort, (soeur 
Anne), Clarisse, 165. 

Bausang (Gabriel), 105. 

Baynaco (Âdemarus de), cano- 
nicus Santonensis, 48. 

Beaubrun (frère Raphaël), récol- 
let, 197. 

Beauchamps (Marguerite de), 264. 

Beaufort (Jean), 216. 

Beaugei, 330. 

Beauïieu, comm. de Sablonceaux, 
cant. de Saujon, arr. de Saintes, 
327. 

Beaulieu, flef des Philippier, 170. 

Beaumont (Léon de), évéque de 
Sentes, 122, 123, 125, 127, "~" 
353. 

Beaune (frère Urbain), récollet, 
174, 175. 

Beaune (de), 236. 

Beaupoil de Saint-Aulaire (Alexis), 



183. — (Claudel, seigneur de la 
Dixmerie 182, 185. — (sœur Ma- 
rie), Clarisse, 172, 182-184. 

Beaupré, 270. 

Beauregard (de). Voir Paillot. 

Beauvaù (Oise), 82. 

Begasseau (Bertrand), 85. 

Beguyn (Jacques), 95. 

Beluir, comm. de Chaniers, cant. 
de Saintes, 256. 

Belcier (frère Honoré de), récollet, 
194. 

Belet (H.), miles, 341. 

Belini (Petnis), clericus Horinen- 
sis, 369. 

Bellefond (M«>« de), 236, 237. 

Bello Loco (Sanctus de), 341, 342. 

Benoît, 312. 

Benoit Cajetan. Voir Boniface VIII. 

Benon, cant de Courçon, arr. de L& 
Rochelle, 269, 270. 

Bequet (Alexandre), 212. — (sceur 
Claire), Clarisse, 212. — (Eutrope), 
212. - (J.), 212. 

Béraud (Marie), 219. 

Bérauld, 205, 219. — (sœur Scolas- 
tique), Clarisse, 231. 

Berbion (le père Paulin), récollet, 
169, 174. 

Bercy (frère Clément), récollet, 



Bergues (Emery), 184, — (sœur 
Marie), 184, 185. 

Bernard (saint), 25, 95. 

Bernard l*', évoque de Saintes, 25. 
Il, évéque de Saintes, 56, 263. 
abbé de La Frénade, 279. 

Bernard (Etienne), 282. — (Fran- 
çois), 199. — greffler, 306. — 
(Jeanne), 301. — marguillier de 
Cognac, 284. — Pierre, 177. — 
(P.), 286. - procureur, 85, — 
(sœur Thérèse), Clarisse, 171, 
177. 

Bernardus, capellanus, 249. 

Bernati (Relias), 342. 

Berne (François), chanoine, S5. 

Bemier (frère), récollet, 216. — 
vicaire de Chérac, 217. 

Bertauld (Antoine), 99, 100, 102, 
146, 149, 150, 157, 168. — notaire 
royal, 372. 

Bertier (Marie), 196. 



Disiiizcdby Google 



BerUn, notaire royal, 284, 296. 
Bertineau (Jean), 285, 292. 
Berthe, abbesse de Fonievrault,28< 

Berthière (Jacquette), 89, 96. 
Berto (Reginaldus), clericus. 324. 
Bertrandus, Bertrand, capellanus 

Hugonis Liziniacensis, abbas de 

Nouaillé, 22, 23, 
Bertry (sœur Marie), Clarisse, 214. 

— (Pierre), 214. 

Besse (le père Antoine), récollet, 
190. 191. — (Marie), 227. — (le 
père Paul), récollet, 170. 

Bideux, 230. 

BigeoD (frère Elzéar), récollet, 232. 
(sœur Gabrielle), Clarisse, 165. 

Bigot, 227. — (Jacques), 150. — 
(Jean), 227-229, 272, 273, 275. — 
(Jeanne), 227. — (frère Nicolas), 
récollet, 175. 

Billard, 212, 226. — (sœur Henriet- 
te), Clarisse, 224. — (Jean), 224. 

— (frère Junien), récollet, 226, 
227, 232. 

Billaud (Alexandre), clerc, H7. — 
(André), 269. — (sœur Colombe), 
Clarisse, 166. — (Elle). 2™ 
(sœur Marie), Clarisse, 222. 

Binel, chanoine de Saintes, 128, 
129. 

Birort, cant de Pons, arr, de Sain- 
tes, 348. 

Biroaneau (Etienne), 224, 232. — 
(Eustelle), 224. — (sœur Marie), 
224,231. 

Birot, notaire royal, 240, 244. 

Bizet (Trisland de), évèque de 
Saintes, 88, 89, 94, 95, 96, 97, H5. 

Bizeun (N. }.), 206. 

Blanchard (Marie), 301. 

Blancq (Pierre), 158. 

Blaye, chef-lieu d'arrond. (Giron- 
de), 207. 

Btesa. Voir Biais. 

Blois (Loir-et-Cher), 83, 251. 

Blondet (Antoine-Louis), conseiller 
au parlement, 273. 

Bodin (Marie-Anne), 213. 

Bodonis (Bernardus), 68. 

Boëxe ;Charente),168. 

Boi»-Breteau, cant. de Brossac, arr. 
de Barbe zi eux, 348. 

Boisseau (Jean), 300. — (Marie), 
210. — (Nicolas), 267. 

Boiny, 111. 

Bolande, 369. 



Bon (Suzanne), 290. 

Bonamy (François), 208. — (sœur 

Marthe). Clarisse, 238. 
Boniface VIII, pape, 46, 47, 50, 51, 

346, 350, 352, 365. 
Bonnefoy (dom Laurent de), prieur 

de La Frénade, 283, 284, 285. 
Bonnet (Claude), 148. 
Bonsignour, notaire royal, 277. 
Bonvoust (Charles de), 270. — 

(François -Henri de), abbé de 

Fontdouce, 269-272. 
Sordeaiu: (Gironde), 57, 87, 128, 140, 

152, 181, 186. — (Saint-André de), 

130, 131, 133, 138, 139. — (Sainte- 

Eulalie de), 184. 
Bordetum. Voir Bowrdet. 
Borelli (Uelias), 324. — (Ostencius), 

monaclius casa Dei, 23, 24. 
Korruli (Johannes), 2a, 35. 
Qosc (Jean), 272, 273. 
Botinard (Johannes), 343. 
Boucard, curé de Saint-Sever, S23, 

227, 231. — (Marie), 230. 
Bouchard (bois), 267. 
Bouchery (sœur Béatrix), Clarisse, 

165. 
Boucquel, 84. 
Bougraud (Sébastien), 199. 
Bouhet, comm. de Chaniers, cant. 

de Saintes, 256. 
Bouhier(Anne). 217. — (sœurLuce), 

Clarisse, 208, 209, 211, 214-219, 

221, 222, 224-228.— (Marie-Anne), 

217. 
Boulau (Anne), 198. 
BouUenger (Etienne). 166. 
Boulieur (Gervais), 87. 
Bouloigne (Guillemin), 329. 
Bouloux (Cécile), 229. 
Bourbon-Conty (François de), 258. 

— (Louis de), 258. — Vendûme 

(Charles, cardinal de), évèque 

de Saintes, 82,83,89.— (Charles 

de), pair de France, 82. — (Louis 

de), évèque de Laon, 83. 
Bourdeille, 207. 
Bourdel, cant. de Mauzé-sur-le- 

Mignon, arr. de Niort (Deux-Sè- 
vres), 29, 30. 
Bourdier (Michel), 236. 
Bourges (Cher), 57. 
Bously (Jean), seigneur de La Vare, 

279. 
Boutetaud, maire de Cognac, 315. 
£ou(<MlIe, cant. de Segonzac, arr. 



Disiiizcdby Google 



de Cognac (Charente), 358, 365- 

267. 
Bouyer (Charles), 149,150. — (sœur 

Françoise), Clarisse, 200.— (Jean), 

200. 
Boyveau (Andréas), 267. 
Brancacio (Landuiphe), cardinal de 

Saint-Ange, ;^50. 
Braïuionium. Voir Brantôme. 
Brante(René de), 231. 
Brantôme, ancienne abbaye (Dor- 

dogne), 24. 
Braud (soeur Scolastique), Clarisse, 

204, 216, 221 , 231, 233. — (Pierre), 

304. 
Bremond d'Ars (Jacques de), 362. 

— (Jean-Louis de), 263. — (Ga- 

briellede), 297. 
Brena (Andréas de), 68. 
Brenon (Simon), 87. 
Breuil, 111. 
Breux, 111. 

Brité, fief des Dreux, 234. 
Brichon (Marguerite), 180. 
Bridier (Jean), 3(M. 
Brie, cant. d'Archiac.'arr: de Jonzac, 

Brie (Gard rat de), 322. — (Gombaud 
de), 322. 

Brigard (Etienne), chanoine de 
Saintes, 156. 

Brlêambourg, cant. de Saint-HI- 
laire, arr. de Saint-Jean-d'Angé- 
ly, 151, 271, 272. 

Brissaud (le père Augustin), récol- 
let, 225, 2ή. 

Brisson (frère), récollet, 182. - 
(Jean), 295. 

Bnzon,Brison, Brisson (frère Geor- 

Îes), récollet, 176. — (Lancelot), 
70. - (le père Théotime), ré- 

collet, 169, 170, 174, 175. — (V.), 

170. 
Brocia(de). Voir La Brosse. 
Brouage, comm. d'Hiers-Brouage, 

cant. de Harennes, 152, 158,196, 

198. 
.Broussard (Pierre), 319. 
Broussettes (frère Alexis), récoUet, 

178. 
Bruing (François), 288. 
Brun (Aymericus), prier Sancti 

Briccii, 364. 
Brun de Gudeau (Jeanne), 223. 
Brunet, SU, 212. 315. — (Marie), 

230. - - (sœur Mélanie), Clarisse, 



218,232, 233. — (sœur Monique), 

Clarisse, 215, 229, 233.- (Pierre), 

215,218. — (sœur Valérie), 218, 

228-230. 
Bruslë (sceur Paule), Clarisse, 193, 

241,245. — (Valentin), 193. 
Bruslé de La Baine, 200. 
Bruyère (Laurent), 84. 
Buatyé (frère Anselme), récollet, 

187, 
Bucchapaludibus (A. de), 366. 
Bucino (de), 366. 
Buisson (François), 284. — (frère 

Thècle), récollet, 182. — {trère 

Thadôe), récollet, 192. 
Burgo (de). Voir du Bourg. 
Burie, chef-lieu de cant., arr. de 

Saintes, 262, 268, 269, 274, 276, 



Gabaud (S.), 212. 

Gaguillon (François), 327. 

Cahon (Lot), 56,69, 141. 

Caillé (Louis), 232. 

Calixte HI, pape, 59. 

Calvimont (soeur Agnès de), Claris- 
se, 187. — (Françoise de), 187. — 
(Gabriel de), seigneur de Chas- 
teau-Vieux, 187. — (Honoré de), 
187. 

Calvin, 250. 

Clamera (Geraldus de), 341. 

Camescasse, fermier du domaine 
royal, 279. 

Camescasse (Anne de), 93. — (Jean 
de), 317. 

Cumpania (ecclesia de), 347. — 
Chamfognac, cant. de Pons, arr. 
de Sam tes. 

Camptignan, 234. 

Canderats (le père JérAme), récol- 
let, 304. 

Capol, 54, 69. 

Carbonel (de). Voir Aimar. 

Carré-Duryvault, 229. 

"arreria (ecclesia). Voir La Char- 
rière, cant. de Beauvoir, arr. de 
Niort (Deux-Sèvres), 363. 

Carrier (le père Martin), récollet, 
Ifô, 167, 169, 174. 

Cota Dei. Voir La Chaite-Dieu. 

Casanet (Mathurin), 146. 



Disiiizcdby Google 



CasUllum Ayraldi. Voir ChâUUe- 

Castelto (G. de), 366. 

Cattrie (monasterium de). Voir 

Chtutrei. 
Ciutrum Cettsorii. Voir Châlel-Cen- 

Coâtrum novum. Voir Chateauneuf. 

Caturcio{A. de), 341. 

Caumont-Lauzun (Charlotte de), 
abbesse de Saintes, 160. 

Causse (Jean), 220.-- (sœur Marie), 
220. 

Cazanet (Martin), 149. 

Cazault (Martin), 100. 

Cazenave (frère Michel de), récol- 
iet, 182. 

Cella (Italie), 74. 

Cerbelle [Daniel), 150. 

Cerizay (Charles de), archidiacre 
de Saintonge, 147, 149-151, 154- 
156,158. - (Françoise de), 143- 
147, 149-153, 157. 158. — (sœur 
Françoise de), 161, 165. — (Jean 
de), seigneur de La Roche, 161, 
165. — (Joachim de), doyen de 
Saintes, 99,100,104, 149, 151. 

Ceys (le père Jacques de), récollet, 
168. 

Chabot de Jamac (Louis), 246. — 
(Regnault). — 246, 252. 

Chabrignac (sœur Agnès), Clarisse, 
170, 175, 182, 186, 188, 191-193, 
136. — (Antoine), 174, 175. — 
(sœur Claire), Clarisse, 170, 174, 
187, 188. 

Chabrol (le père François), récollet, 
224. 

Chabroulaud (^re Maxim il ien), ré- 
collet, 207, 216. 

Chaignevert, 85, 86. 

Chais (de), 225. 

Chala (Radulphus), 324. 

Chalais, chef-lieu de cant., arr, de 
Barbezieux (Charente), 180, 181, 
182. 

Chalippe (frère Halachie), récollet, 
205. 206. 

Chambon, 277. — (le père Ignace), 
récollet, 187-189. 

Champagne (sœur Agathe de), Cla- 
risse, 189, 190, 194, 195, 197-199, 
201,202,204, 209,236,237. 

Champagtwllet, cant. de Saint-6e- 
nis, arr. deJonzac, 372. 



Champemm, 267. 

C/tarn^/teurû,coinm. de Bords, cant. 
de Saint-Savjnien, arr. de Saint- 
Jean-d'Angély, 297. 

Champigné (Marie). 196. 

Champion (frère), récollet, 202. 

"hunien. cant. de Saintes, 151, 168, 
240, 255, 262- 

Chappe (Paulinus), 79. 

Cbapperon (sœur Marcelle), Cla- 
risse. 169. 

Chapolli (Laurentius), notarius, 68, 

Chapron, notaire au Chàtelet de 

Paris, 319. — (Pierre), 261,263. 
Chapsal, curé de Montils, 227. 
Chardavoine (frère Léon), récollet, 

" î, 197. 
Ghareau (Marie), 223. 
Charente, fleuve, 34. 36, 246. 
Charlemagne, 56, 58, 59. 
Charles V, roi de France, 56. — X. 

Voir Bourbon- Vendôme. 
Charrier, 223, 228, 312. 
Charroux, ancienne abbaye, 27. 
Chartres (Eure-et-Loire), 83, 372. 
Chasnel (Reinaudus), 24. 
Cbasseriaa (sœur Marie), Clarisse, 

163. 
ChasUin (Philippe), 113. 
Chasteau, notaire, 265. — curé de 

Nersillac. 266. 
Chaateau-Vieux, fief des de Queux. 
Chasteigner de La Chataigneraye 

(Germain), évéque de Saintes, 

125, 127. 
Chastilton (Louis de), prieur de La 

Frénade, 288, 293. 
Choêtrea, ancienne abbaye, comm. 

de Saint-Brice, cant. de Cognac, 



Chateauneuf, chef-lieu de canton, 
arr. de Cognac, 252, 254. 

Ch&teauneuf (Gabriel), procureur, 
213, 214. — (sœur Victoire), Cla- 
risse, 213, 214, 226, 227, 233. 

Châtel-Censoir, ancienne abbaye, 
cant. de Vézelay, arr. d'Avallon 
(Yonne), 352. 

Châtellerault, chef-lieu d'arrond. 
(Vienne), 250. 

Chatiiion-tur-Indre (Indre), 43. 

Chatillon (frère Honoré), récollet, 
198, 207, 212, 215. 
' ■ ---' abbaye, 115. 



Chauliez 



Disiiizcdby Google 



Chauvau, comm. de Chaniers, cant. 
de Saintes. 2^, 256. 

Chauvinet (Louis), abbé de La Te- 
naille, 316, 317. 

Chérac, ca.nl. de Burie, arrond. de 
Saintes, 200, 201, 217, 218, 225, 
263, 274. 

Cherbonnier (lean), 149, 150. 

Cherbonniére», cant, d'Aulnay, arr. 
de Saint-Jean-d'Angéljf, 329. 

Chermignac, cant. de Saintes, 240, 
243. 

Ckéron, comm. de Thenac, cant. 
de Saintes, 178. 

Cherpentier (Elie), 312. 

Chevalier (André), procureur, 268, 
269. 

Chevallier, 230. — (frère Bernard), 
récollet, 204. — (frère Placide), 
récollet, 189. 

Chevreuil (Catherine), 189, 199. — 
(Christophe), procureur, 151, 178, 
187. — (Françoise-Marie), 151, 
178, 179, 186, 237. — (sœur Marie), 
Clarisse, 171, 189, 197, 200, 201, 
204, 209, 237, 238. 

Chevreuse [Alix de), 42. — (Sedille 
de), 42. 

Chevrier de Saint-Mauris (Alexan- 
dre de), évèque de Saintes, 120, 
121, 126. 

Chevron (le père Laurent), récollet, 

Chez Blanchard, comm. de Cha- 
niers, cant. de Saintes, 255, 256. 

Chet Daniaud, comm. de Saint- 
Bris- de s-Boi s, cant de Burie, arr. 
de Saintes, 271. 

Chez Desrues, comm. de Chaniers, 
cant de Saintes, 256. 

Chex Vergeat, comm. de Burie, arr. 
de Saintes, 278. 

Choime, notaire royal, 241, 244. 

Chotard, 300-302. 

Choury (Luc), récollet, 209, 218. 

Cittaux, ancienne abtiaye, 94, 315, 
350. 

Gain (Marie), 206. 

Clairvaux, ancienne abbaye de 
bénédictins, 89, 94-96. 

Clais (Salomon de), 225. 

Claude, veuve de François Ferret, 
69, 70, 71. 

Claudia, regina Franciœ, 851. 

Clavel (frère Mathieu), récollet. 



Clément VI, pape, 246. — VII, 263. 
Clerc (Jean), curé de La Charrière, 



Clermont-Ferrand (Puy-de-Dûme), 
253. 

Closmorin. Voir Marquentin. 

Coci (Willelmus), 344, 346. 

Cocumont, 107. 

Coêch, Cotiké, 25. 

Coëlivy (Alain de), cardinal, 57. 

Cognac, chef-lieu d'arr. (Charente), 
31. 32, 35-37, 152, 180, 187, 200, 
211, 262, 270, 277, 278, 280,^83, 
284, 286, 298, 303, 306, 307, 310, 
314, 315. — (couvent des corde- 
liers de), 340, 351, 352. — (Saint- 
Léger de), 280, 281 , 282, — (Saint- 
Martin de), 312. 

Colage (le père Denis), récollet, 

Colardeau (sœur Marthe), Clarisse, 
163, — (sœur Marie), Clarisse, 
109, 

Comines (Jean de), abbé de Saint- 
Germain-des-Prés, 50. 

Compiègne, cbef-iieu d'arr, (Oise), 
141. 

Compniaco (Girberlde), 318. 

Compniacum. Voir Cognae. 

Conchamp (de). Voir BadifTe. 

Ctmchamp, comm. de Plassay, cant. 
de Saint-Porchaire, arrond. de 
Saintes, 210. 

Condé, Condœus (le prince de), 252. 

Confolenl (Odo de), 25. 

Constantin (frère), moine de Va- 
lence, 315. 

Constantini (Willelmus), senes- 
callus, 26. 

Contré, cant. d'Aulnay, arr. deSaint- 
Jean-d'Angély, 267. 

Conty (Nicolaus de), abbas Bassaci, 
252,258. 

Coqu ère 1, chanoine de Saintes, 130. 

Coqui (Thomas), 33, 37. 

Coran, ruisseau, 256. 

Corderim (feodum),342. 

Cordon (Pierre), 302. 

Cornillier [Albert), 227. 

Gosnac (Daniel de), évèque de Va- 
lence, 106. 

Cosson (Mathias), clerc, 105. — 
(père Valérien), récollet, 171, 
178-179, 

Cotard de la Varenne, 226. 

Cotherict (Petrus), clericus, 68. 



Disiiizcdby Google 



Cothu, chanoine, 217, 268. — éche-' 
vjn da Cogoac, 282, 304. — 
(Léon), 304, 305. j 

Coudreau (Etienne), 176. — (Pier- 
re), 199. — (sœur Valérie), Cla- 
risse, 170, 176, 184. 186, 191 -195, 
196-199,902, 204, 236, 237. 

Couhé. Voir Coêch. 

Coupereau (Jeanne), 194, 195, 

Courage (Charles), 192. — (sœur 
Radégonde), Clarisse, 192. 

Couraud (Barbe), 300. 

Couraudin (Marguerite). 157, 168. 

Courbon (Henri de), JM. — (Hen- 
ricus de), abbas Bassiaci, 249. 
250. — de Saint-Sauveur, 250, 
251. 

Courcon (Robert de), 322. 

Courcoury, cant- de Saintes (sud), 
290, 291, 314. 

Courraut (Guilbermus), presbyter, 
264. 

Courtaud (frère Dominique), récol- 
let, 230. 

Gourtavel (Hubert-Henry de), abbé 
de Saiot-Jean-d'Angély, 270. 

Courtoys (Pierre), pénitencier du 



Daeia. Voir Danemarek. 

Daiidet, notaire royal, 241, 244. 

Daion, ancienne abbaye, comm. de 
Saint e-Trie, cant. d'ExideuU, 
aiT. de PérigueuK (Dord<^cne), 
26. 

Dalvy, 87. — (Eustelle), 181. 
(Françoise), 262. — (Marie), 
— (Pierre), 261, 262. 

Dalzy (François), 217. — (Louise), 
(sœur Luce), Clarisse, 
(Pierre), 217. 

Dambert (le père Louis), récollet, 
171, 176. 

Dampierre - sur - Botitonne, canton 
d'Aulnay, arr- de Saint-Jean- 
d'Angély. 42. 

Dawmarck, 78, 79. 

Danezy (Hélie), prieur de Bassac, 
258,261. 

Dangibeaud, 219. — (Jean -Claude), 
magistrat au prësidial de Sain- 
tes, 219, 290. — (sœur Rose), 



pape, 56. 

Courvault, avocat, 309. 

Cousinery, 277. 

Cousinet, notaire au Ch&telet 
Paris, 319. 

Cousset (Jean), 85. 

Couvent de» eordeliera d'Angoulime 
et Cognac. \oït Angouléme et Co- 
gnac. 

Coux, canl. de Hontendre, arr. de 
Jonzac, 318. 

Gouzin (Marie-Anne), 212. 

Coyron 168. 

Cramai! de Blanzac (Giiraud), 318. 

Crémier (frère Casimir), 212. 

Grillon (de). Voir Balbe. 

Cristin (Marie), 17fl. 

Croin, cant. de Cognac (Charente), 
216. 

Croizet (André), 163. — (sœur Cathe- 
rine), Clarisse, 162. 

Croizier, chanoine de Saintes, 
255. 

Cumont (Hathurin de), 93. 

Cuniculi (Petrus), frater minor de 
Engolismensi conventu, 352. 

Cursai (Cuitlelmus de), miles, 265. 

Cybo (Léonard), récoUet, 196. 



Daniel (frère Ange], récollet, 182, 

Danno, sergent royal, 97, 

Darby frère Antoine), rëcollet, 200, 
a04. 

Darteguette (frère Grégoire), ré- 
collet, 205-207. 

Daubignac (le père Gabriel), récol- 
let, 215, 216. 

Daudenau, 176. 

Daudouin_(sœur Angéliqne), Cla- 
risse, 177. 

Daufln (Suzanne), 163. 

David {trère Benoit), récollet, 197. 
— (Guillaume), curé de La Gbar 
rière, 363. 

Dazilleau (Isabeau], 186. 

Decbassier (Aaron), 220. — [sœur 
Anne), Clarisse, 220. 

Decimarius (P.), 324, 

Decrou, Decrozo (Guillaume), vi- 
caire général de l'évèque de 
Saintes, 265, 267. 

Dedé (Marie), 187. 

Dedoat, président de la chambre 
des comptes de Navarre, 54, 60. 

Delacourt, 84. 

Delafaye {G.}, 220. 

Delafont (R.), 87. 

Delage (Jean), 270. 



Disiiizcdby Google 



Delahaye (Aotoine), 148, IfiO. — 

(Arnaud), 149, -150. 
Delaroche (P.), curé de Ghérac, 

Delavault, 8i. 

Delestre (Paul), prôtre, 105. 

Delhomme (Hélie), 284. — (Pierre), 

292 293 
DellitJon (Denis), 327. 
Delor (Jeanne), lâ3. 
Demartial (frère Laurent), récollet, 

232,233. " 
Demessac (Elisabeth), 199. — 

(Noei), 149, 150. 
Deneufville (Huguette), 87. 
Denier (Bertrand), directeur du 

séminaire de Saintes, 107. 
Denys (Michel), religieux de La 

Frënade, 283, 284, 205. 
Deromas (Guillaume), écbevin de 

La Rochelle, 280,281. 
Derirv (frère Clément), religieux, 

Desbats (Antoine), 117. 

Descart (Julie), 194. 

Desprez (Robert), abbé de La Fré- 
nade, 296, 297. 

Destouches, 299. 

Des Ursins (Maihurin), cardinal 
de Sainte-Marie in Porticu, 350. 
— (Napoléon), cardinal de Sain- 
te-Lucie, 351. 

Desvaux (Antoine). — [sœur Doro- 
thée), Clarisse, 186. 

Devanzac (Robert), 296. 

Dexmier, 205. — (Jean), 321. - 
(Louise), 182, 183. — (Margue- 
rite), 2^. 

Didonne, comm. de Saînt-Ceorges- 
de-Didonne, cant. de Saison, arr. 
de Saintes, 322. 

Dié, chef-lieu d'arrond. (Dréme), 
22. 

Dinand (Jacques), 270. 

Dion, comm. de ilhërac, cant. de 
Burie, arr. de Saintes, 188. 

Dionysius, in artibus magister, 
360. 

Dodouyn (sœur Angélique), Cla- 
risse, 167. 

Doec (Oliverius de), 28, — (Regî- 
naldus de), 26. 

D6U, (Jura), 310. 

Dolu», cant, du Ch&teau-d'Oleron, 
arr. de Harennes, 189, 190, 192. 



DomiU (B^Dt), 96. 

Dommo (Guillelmus de), canonicus 
Santonensis, 48. 

Dompierre, cant de La Rochelle, 
361. 

Dompierre-iur-Charenle, cant. de 
Burie, arr. de Saintes, 262. 

Donzay (Hardotnus de), 27. 

Dorât (frère Alexis), récollet, 304. 

Doret, 305. 

Dorion, ancien prieuré, comm. de 
Chaniers, cant. de Saintes, 36, 
246, 255, 256,261, 262, 263. 

Doron, 145, 146. 

Doudet (frère Marcel), récollel, 
179. 

Douhaud (Jean), 271, 272. 

Douhé (sœur Angélique), Clarisse, 
171, 179, 192, 194. — (Etienne), 
179. 

Dousset (sœur Glotilde), Clarisse, 
168. 

Doux (frère Hacurse), récoUet, 
204. 

Drapier pomînîque), 180. — (sœur 
Eustelle), Clarisse, 172, 180. — 
(Jean-Georges), 19i. — (sœur 
Marthe), 191. 

Dreux (Charles), 372. - (Jacques), 
chanoine de Chartres, 372. — 
(Jean), 372. — (Thomas), notaire, 
372. 

Dreux (Charles de), trésorier de 
l'extraordinaire des guerres, 143, 
147, 151, 152, 161, 165. - (Fran- 
çois de), 148. — (Françoi- 
se de), 152-155, 157, 161, 166, 
239. — (Jean de), chanoine de 
Paris, 154.— iPierrede), 148,154, 
234.— (Thomas de), sieur de La 
Pommeraye, 143, 146, 149, 240. 
— Brezô (Joachim de), 233-235. 

Drouet (Marte-Anne), 230. 

Drouhet (soeur Elisabeth), Clarisse, 
208. — procureur, 208. 

Drugeon (Charles), 298. — (Marie), 
298. 

Dubois (le père Amand], récollet, 
'"3. — notaire au Chàtelel. 111. 
(le père Salvlen), récollet, 201. 

Du Bois de Lavaud (frère Basile), 
récollet, 227, 228. 

Du Bouchet (le père Junien), récol- 
let, 205-209, 210-212, 214-222. 

Du Bourg (Hubert), sénéchal du 
Poitou, 340, 341. — (Joachim), 



Disiiizcdby Google 



i57. — Famoulx (François), eel- 

Sieur de Dion, 188. — (sœur 
êlène), 187, isé, 200, 201, 237. 
Du CroB (Jean), seigneur de Ville, 

201. — (sœur Matie), Clarisse,! 

201, 215-222, 227. 
Dudon, avocat général, 140. — 

chanoine de Saintes, 298, 299, 

305. — (François), doyen de 

l'éRlise cathédrale de Saintes, 

272, 273, 279. — (Jules), procu 

reur général, 279. 
Du Douhet (Marie), 222. 
Du Fau (Lancelotl, évéque de Lu- 

çon, 370. 
Dufaur, curé de SatnI-Vivien de 

Saintes, 215. — (Hai^uerite), 

215. 
Duga, 233, 234. 
Du Gorray, Voir Robert du Gor- 



ray. 

Du Gua (sœur Colombo), Clarisse, 
193. — (Jean), 193. — (Jean), 
abbé de La Tenaille, 317. 

Dugué (Angélique), 210. — (A.-N.), 
210. — (sœur Colombe), Clarisse, 
210. — curé de Geay, 210. — 
(Nicolas), 210. 

Dulau, sieur de La Brangerie, 
144. 

Dulaura (frère Joseph), rôcollet, 
188. 

Dulignon Lafare, 278. 

Dumay (frère Bénigne), récollet, 
200, 201. — (frère Gratien), ré- 
collet, 205, 229. 

Dumei^e, 289. 

Dumonleil (frère Ambroise), récol- 
let, 308. 

Dumoulin, avocat, 128, 133, 136, 
140. 

Dupaty, avocat général, 128. 

Dupucn (sœur Marie), Clarisse, 

Dupuy (frère Bernard), récollet, 

224. — (Marthe), 222. 
Duranclau, 230. 
Durand, curé de Roufflac, 231. 
Durandus (Guillerraus), rector de 

Beneyo, 363. 
Dussaud de La Mirande (Henri), 

gouverneur de Gayenne, 218. — 

(sœur Sérapbique), 218, 231, 

233. 
Du Saussay, 330. 



Dussault, conseiller au présidial 
de Saintes, 237. 

Du Souchet (frère G.), récollet, 
203. —(sœur Madeleine), Claris- 
se, 203. — (Pierre), avocat géné- 
ral au parlement, 203. 

Duval, 87. — (Guillaume), 316, 338. 

Du Val, 236, 237. 

Du Verger (Macaire), prêtre récol- 
let, 151, 172, 173, 181, 187. 

Du Vergier (Anne), 366. — cha- 
noine théologal de Saintes, 179. 

E 

Eberti (Geraudus), 30, 35. 
Echasserau (Jean), 265, 267. 
Ecolierna, Voir jln^ouIAne. 
Elle (Pierre), 277, 278. 
Engeriaeum. Voir Saint - Jean- 

d'Angély. 
Egidius, cantor Sancli Martini, 

Turonensis, 30, 35. 
Egremont (Madeleine d'j, 224. 
Embreuil, ancien prieuré Grand- 

montain, comm. de Grezac, cant. 

de Cozes, arr. de Saintes, 361. 
Engueler (Gaufridus),dictus Chalop, 

353, 
Enlragues (d'). Voir Balzac, 108, 
Envai (Pierre), 340. 
Eschillet (Guillaume), moine de 

Bassac, 258, 261. 
Etauliers, 158. 
Etienne (saint), abbé de Citeaux, 

96. 
Etienne, archidiacre de Poitiers, 

24. 
Eugène IV, pape, 74. . 



Fabri (P.), 324. 
Faia(F, de), 341. 

Farnèse (Alexandre), Voir Paul III. 
Farniens (Theophilacte), 213, 215. 
Faulcon (Guillaume), 371. 
Faure (Jean), 86. — (frère Jean), 
récollet, 188. — (frère Silvestre], 

Fé (Marie-Anne), 304. — (Marthe), 

Felet (Gaufredus), miles, 31, 35, 



Disiiizcdby Google 



Pelet (Hugues de), évèque de Sain- 
tes, 39, 41. 
Ferand (Jean), 228. — (sœur Rosa- 
lie), Clarisse, 228. 
Ferret (François), 69, 70, 7i. 
Feuilleteau (Pierre), 236, 262. 
Ficcelo (Geniilis de), clericus, 353. 
Fiesque [Luc de), cardinal de 

Sainte-Marie in Vie Lata, 351. 
Fleurant (Pierre), 301. 
Fleuret (Françoise), 193. 
Florence (Italie), 81. 
Foix-Candalle (Françoise de), ab- 

besse de N<)tre-Dame de Saintes, 

160, 161. 
Fonbarbeau, comm. de Thenac, 

cant. de Saintes, 178. 
Fonremis (de). Voir Méthé. 
Fon» Ebraldi. Voir Fontevrault. 
Fontaine (frère Fulgence), récol- 
let, 191. 
Fontaine-Chalendray, cant. d'Aul- 

nay, arr. de Sai n t- Jean -d'An - 

gély, 277. 
Fontdouee, ancienne abbaye, com. 

de Saint-Bris-des-Bois, cant. de 

Burie, 82, 267, 278. 
Fontenay-le-Comte, chef-lieu d'ar. 

(Vendée), 82. 
Fontenay-Mareuil (François de), 

ambassadeur à Rome, 106, 107. 
Fontenelles (de). Voir Guillet. 
Fonteiielles (des), 300, 301, 302. 
F(mtetnMuI(,ancienne abbaye, cant. 

de Saumur (Maine-et-Loire), 27, 

38,363. 
Font-G*ti)xhard, comm. de Saujon, 

arr. de Saintes, 327. 
Forcadel (François), 297. 
Forest (Marguerite), 180. 
Forest des Moulins (Louis), 279. 
Foroin (Jean), 150. 
Fors (Hélie de], évoque de Saintes, 

42. 
Fort (frère Anselme), récoUet, 198, 

200. 
FoFtis (Pelnis), miles, 26. 
Forton, curé de Campugnan, 224. 
Foucaud, 262, 269, 271, 272. - 

(Marguerite), 224. — (Marie), 211. 
Foucauld (Ramnulfe de), évêque 

de Saintes, 23. 
Fougère(Jean), apothiciùre, 286, 
Fougeron (Olivier), 84. 
Fourchier (Dionisius), cboristus eo- 

clesi» Xantonensis, 266. 



Fonquet fBazile), abbé de Haadion, 

318 319 
Foure'stier, 224, 926. — (docteur- 
médecin, 224, 226. — (Jean), 372. 
Fourestier-Lacour, 205. 
Fournier (le père Daniel), récollet, 

171, 172, 179-182. — (Elizabeth), 

211. 
Fouyne (sœur Eustelle), Clarisse, 

167. — (Marie), 157, 167, 176. 
Fradin (Sébastien), 198, 199. 
Fraisseix (le père Gabriel), récollet, 

231, 232. 
François Cajelan, cardinal de Sain- 
te-Marie in Cosmedin, 351. 
Frangipani (Napoléon), cardinal de 

Saint-Adrien, 350. 
Fraseati, 59. 
Fressinet (frère Lactance), récollet, 

175. 
Frion (Catherine), 211, 212. 
Fromy (Jeanne), 233. 
Frontmiaeum. Voir Frontenay-Ro- 

kan-Rohan. 
Frontenay-Rohan-Rohan, cant. de 

Niort (Deux-Sévres), 21, 22. 29. 
Fronton de La Boche, chanoine de 

Saintes, 121, 157, 168.— écuyer, 

sieur de Quéry, 157. 
Froyn (Guillaume), 216. — (J.),216. 

— (sœur Jeanne), 216. 
Froynaudus, prior Sarmozise, 362. 
Fulcherius, clericus, 26. — (Petrus), 

344-346. 
Fulco, abbas Bassiaci, 249. 



Gaboriaud, 300-302. 

Gabory (Marie), 179. 

Gadolet (Eustellei, 230. ~ (Jean), 
284. 

Gallemot (le père Paul), récollet, 
169. 

Galerne (J.), maire de La Rochelle, 
341, 342. 

Gallectus, 67. 

Gallot, 227. 

Gardrade, abbé de Maedion, 318. 

Garni er (sœur Angélique), Clarisse, 
200, 201, 907-209, 211. 215, 216. 
— (Antoine), 221, 222. — (sœur 
Eustelle), 221. — (frère Félix), 
récollel, 226. — (François), avo- 
cat, 219, 220. — (J.), 202. — 



Disiiizcdby Google 



(LouiB), 105, U% 168, 159, 168, 
200. - (Marguerite), 226. — (Mar- 
tha), m. 

Gascq (Pierre de), tutron de Cocu- 
mont, 107. 

Gasquet (Louis), praticien, 112. — 
notaire royal, 241, 244. 

Gaubert, chanoine de Saintes, 128, 
129. 

Gaudin (Michel), 150. 

GaudrillBt (dom), bénédictin, 279. 

Gaufredus, abbas Baciacensis, 248. 

Gaufridus, archidiaconusAlniensis, 
20. — cantor, 25. — capellanus 
episcopi Pictaviensis, 25 — capel- 
lanus de Sancto Savigniaco, 26. 

— frater minor Sancti Francisci, 
352. 

Gauscelinus, archidiaconus, 24. 
Gavaretto (Arnaldus de), 68. 
Geay, cant. de Seint-Porchaire, arr. 

de Saintes, 210, 255. 
Gein (dom Pierre-Denis), religieux 

de La Frénade, 300, 302, "'" 

313. 
Gemozae, chef-lieu de cant., arr. 

de Saintes, 321. 
Genté, cant. de Segonzac, arr. de 

Cognac (Charenle), 196, 292, 310, 

312. 
Geoffroy, archevêque de Bordeaux, 

263. 
Geoffroy (Daniel), procureur, 107. 

— (Jean), 282, 263. — notaire 
royal, 317. 

Geoffroy de Lorroux, archevêque 

de.Bordeaux, 25. 
Geraldus, capellanus Sancte Harie 

de Amure, 29. 
Gerardus Farsensis, 96. 
Gennasie, épouse de Pons !•' de 

Pons, 27, 
Gema. monasterium, 342. 
Gibaud (frère Philippe),récollet,207, 
Gibault, notaire royal, 297. 
Giboume, cant. de Hatha, arr. de 

Saint-Jean-d'Angély, 99. 
Gilbert, 206-208,213. — (René),oha- 

noine de Saintes, 112. 
Gilbert de La Porré, évoque de 

Poitiers, 25, 
Gillot (Jeanne), 221-222. 
GimetU!, cant. de Cognac (Charen- 
te), 262, 284, 310, 3l2. 
Girard, 84. — (Jérôme), prêtre, 270. 

— (Malheus), presbyter, 266. 



Gtrard de Ugueil, 267. 
Girardeau (Anne- Judith), 203. 

Giraudd'Anqueville(Carolus),abbas 
Bassaci. 250, 251,253, 261 - 
(Peirus), abbas Bassaci, 249, 253. 
— (Seguinus), abbas Bassaci, 250, 
251, 253, 261. 

Giraudon (Helias), prieur d'Aix, 39. 

Giraudot, notaire royal, 241. 

Gisleberlus. Voir Gilbert. 



Godin (Pierre), 269. 

Gombaud (Nicolas), doyen du cha- 
pitre de Saintes, 112 

Gombaud (Angélique de), 296. — 
'Casimir de), seigneur du Fresne, 
toe. ~ (Ehsabeth de), 296.-(Ga- 
briel de), 297. — (Henriette de), 

Gor (Johannes de), presbyter, 68. 
Gorron, 86. 

Gorry (Catherine), 213, 214. 
Goscelinus, abbas Bassaciensis, 

249. 
Goulard (Imbert),366. — (Jean),366, 

370. 
Goullard (de), commandant de la 

noblessàde Saintonge, 225. 
GouUart (Jacques), sieur de Puy- 

berneuil, 372. 
Goumard (François), chanoine de 

Saintes, 133. — (Jean), chanoine 

de Saintes, 133. 
Gourbillon, 85. 
Gourdin (Jeanne-Elisabeth), 218, 

GourvilleUe, cant. de Matha, arr. de 

Saint-Jean-d'Angély, 276. 
Goût, 229. 

Goy (Etienne), 158. 

Gouyneau (Thomas), 321, 

Goyz. 158. 

Grammont, ancien prieuré, (Haiite- 
Vienne), 5fô8, 340, 353, 354. 

Gracia Dei. Voir La Grâce-Dieu. 

Grandjean, cant. de Saint- Sa vinien, 
arr. de Sainl-Jean-d'Angély, 220. 

Grasitn (Jean), archiprêtre de Bout- 
teville, 258. 

Grateau, 206, 216, 217. — (frère 
Thomas), récollet, 217-220. 

Green de Saint-Marsault (sœur Ma- 
rie), Clarisse, 166. — {sœur Valé- 
rie), Clarisse, 168. 

Grégoire IX, pape, 246. — XI, 56. 



Disiiizcdby Google 



Grégoireau, greffier, 87. — procu- 
reur, 84. 

Grégy-en-Bri«, commune et canton 
de Brie- Comte- Robert, arr. de 
Melun iSeine-et- Marne], 267 

Grelle (Biaise de), arclievÊque de 
Bordeaux, 57. 

Greilet (frère André), récollet, 210. 

Grenier(frèreCasimir),récollet,210. 

Greiac, cant. de Cozes, arrond. de 
Saintes, 179,361. 

Griffon [sœur Agnès), Clarisse, 196, 

— (Georges), 196, 198. — (Jean), 
' 334. — (sœur Marie-Anne), 198, 

243,245. 

Grimoardus, episcopus Engolis- 
mensis. 247, 248. 

Grolleau (frère Constant), récollet, 
168. 

Grollet (Pierre), 262. 

Gros (sœur Paule), Clarisse, 164. 

Gros6o(, ancienne abbaye, commune 
de Marthon canton de Marthon 
(Charente) , 279, 284, 293, 296. 

Grossard, 224, 229. — (Angélique), 
229. — (Françoise), 229. — (Mar- 
guerite), 229. 

Groucliy (frère Candide), récollet, 
185, 186. 

Groyn, notaire au ChUriet de Paris, 

m. 

Guardrat,321,323. 

Guenon de Brives, 219, 220. 
Guenon Beaulieu (Daniel). 209, 210. 

— (sœur Louise), Clarisse, 209, 
210, 222, 223. 

Guérin [frère François), récollet, 
22r,, 227, 246. — (Pierre), 275. 

Guerry (Charlotte), 26i. — (Jean), 
177. — (Jeanne), 188, 227. - 
(sœur Marguerite), Clarisse, 177, 
183, 184, 186, 191, 192, 194-196, 
198,199,236,237— (Marthe), 190. 

Gueymant (Angélique), 222. 

Guib^rt (Jean), 87. 

Guibertz, 158. 

fîui«nn«, ancienne province, 143. 

Guiet (Jean), 159^ — (Pierre), 2f 
288. 

Guignard, notaire royal, 298. 

Guilbon, 87. 

Guillaume VII, duc d'Aquitaine, 24, 
25. — abbé de Sablonceaux, 321. 

Guillebon, 86. 

(îuillelmus, magister PictavensiS; 
24,— prior Sanctse Radegundis,24. 



Guillermus. abbas Graiidlmont«a 
sis, 354. 

Guillel (Marie), 232. 

Guillet de Fontenelles, 302, 303. — 
— (Jean-Philippe), 304.— (Louis), 
304. 

Guillot (Durand), 162. — (Jean), 
162. — (sœur Jeanne), Clarisse, 
162.- (Louis), 233,236. — (Marie), 
162. — (Pierre), 162. — (Suzanne), 
148, 162. 

Gui llotin (sœur Anne), Clarisse, 189. 
~ (François), chirurgien, 189, 
192. — (Marguerite), 220.— (Mar- 
tin), 220. — (sœur Monique), Cla- 
risse, 191, 204, 205, 207-211, 216, 
216. 

Guimbellot, 30l>302. 

Guimp», cant. de Barbezieux (Cha- 
rente), 157, 168. 

Guip (Jeanne-Marie de) , 160. — 
(Marie de), 181, 182. — (Pierre 
de), sieur des Planches, maire 
de Cognac, 280, 281. 

Guîonnet [sœur Marguerite), Cla- 
risse), 212. — INoèl), 212,213. 

Guissatles (de). Voir Martin. 

ffurcfc (Allemagne), 77, 

Gustin (Jean), 150, 

Guttenbei«, inventeur de l'impri- 
merie, 74. 

Guybert (JeanJ, 86. 

Guynebert (Ezéchiel), échevin de 
Cognac. 280, 281. 

Guynefault (Hugues), abbé de Font- 
douce, 267. 

Guytard (Marie), 170. 



Hamericus, archidiaconus Alnien- 

Hardy [frère Martial), récollel, 224, 
296-2'28. — fMarie), 286. 

Harlay (Achille de), procureur gé- 
nérât au parlement de Paris, 896. 

Helias, episcopus Santonensis, 26. 
— vi cari us, 26. 

Hélie, abbé de Masdion, 318. — 
(Guillaume), archidiacre de Sain- 
tes, 54, 55. 

Henri II, roi de France, 83,89, 361. 

Henri II, roi d'Angleterre, 87. — 

, 111,361, 



Disiiizcdby Google 



Henry, êréque de Saintes, S7, 29. 

Hérault (Louis), 97. 

Hérisson (sœur Anne d'), Clarisse, 

170, 175. — (Hiiaire d'f, abbé de 

Masdion, 318, 319. — (Robert d'), 

seigneur du Péré, 175. 
Hertbet (Berhardusj, presbyter, 75. 
Hervé-Guyot, 371. 
Heurard (Raymond), récotlet, 233. 
Hibellot (F.), 216. 
Hiiaire (sœur Callierine), ciarisse, 

201. — [François), 378. — (Jean). 

20t. — curé de Luciiat, 301. 
Hiiduinus, Aynardus, abbasBassia- 

ci, 248. 
Hillairet [Etienne), religieux de 

Bassac, 97, 252, 253. — (Jeanne), 

206. — (Raymond), prévôt de 

Bassac, 252, 258, 2&1. 
Hitier [Antoine], 301. 
Hodardus , Odardus , canonicus 

Xanctonensis, 33, 37. 
Holier (Guillaume], 86, 87. 
HorryoD (Arthus), 85. 
Hubert, 320. 
Hugo. Voir Hugues. 
Hugo Liziniaœnsis. Voir Lusignan. 
Hugues, évèque de Die, 22, 23. 
Humyer(Pierre),échevindeCognac, 

280, 281. 
Hyiaire, femme de Gautier Tropa' 

deD,341. 
Hylarius, magister Pictavensis, 34. 



Ile de France, 



province, 



Ingrande-»ur-Loire, cant. de Neu- 
ville'aux-Bois,arr. d'Orléans, 319. 

Innocent FV, pape, 239. ~ VIH, 
74, 75, 77, 80, 363. — X, 108,111. 

iDsula (Johannes de), 344, 345, 346. 

Isie (Anne d'), 201. 

Islo, episcopus Santonensis, 248. 

Iterius, Itier, magister scolarum, 



Jamac, clief-lieu de cant., arr. de 

Cognac (Ctiarente), 231-246, 2Si, 

252, 253, 255, 258. 
Jarnac (de). Voir Cliabot. 
Jarricum. Voir Le Jarry. 
Jau(BerLrande), 366. — (Charlotte), 

366. 
Jauvetle, comm. de Chadenac, cant. 

de Pons, arr. de Saintes, 167. 
Jean XXII, pape, 361, 362. — XXIII, 

pape, 361, 362. 
Jean, abtié de Saint-Léonard de 

Ctiaumes, 336, 337. 
Jean-sans-Terre, roi d'Angleterre, 

340,361. 
Joanneau (Egidius), presbyter, 264. 
Jocelinus (Bertrandus), clericiis, 

353. 
Jotiannes, decanus diocesis Xan- 

tonensis, 26. — reclor de Bor- 

deto, 29. — (Yterius), canonicus 

Santonensis, 48. 
Joinet (Jeanne , 231. 
Joliy (Jean], 95. 

Jomac, clief-lieud'arrond.,103, 348. 
Josce (R.), 342. — (W.),"342. 
Joslé (frère Alexandre), récoliet, 

200,201. 
Jouanneau (le pèreCeIse),récoUet, 

190, 191, 194, 198-203, 206. 
Jouarenne, 26. 
Jouben, 217, 218, 221, 833. — (sœur 

Marie), Clarisse, 164. — (frère 

Prosper), récollet, 223. 
Jouneau (Marie), 217. 
Jourdain d'Ambleville (Anne), dame 

de Saint-Fort-sur-Né, 168. 
Joyeux (Marguerite), 93. 
Jules II, pape, 81. 
Julien (Jean), 273. 
Julliot, secrétaire de l'évêque de 

Saintes, 357. 

inam (J.), 341. 
Juster (P.), 3e. 



Karantonù fluvius. Voir Charente. 
Karroffium. Voir Charroux. 



Jacques C^jetan, cardinal de Saint- 
Georges in Velabro, 351. 
Jacquet (te pèj^Elie), récollet, 231, 
Jaguini, 34^ 
jannoet, 85. 



L'Abadie (Raoul de), 318. 

LaBajatte, 271. 

Labarte (le père Pierre), récoUet, 



Disiiizcdby Google 



Labbé (Jean), 318. — médecin, 

84. 
La Bobiire, comm. de Sfùnt-Bris- 

des-Bois, cant. de Burie, arr. de 

Saintes, 269. 
Laborde (sœur Claire), Clarisse, 

164. 
Laborie (le père Malachie), réool- 

Iet,a30. 
La Boucauderie, comm. de Cha- 

niers, cant. de Saintes, 157, 

168. 
La Brosse (Jeanne de), 43, 44. — 

(Pierre de), chambellan du roi. 

42-44. 
La Bruneliëre (Guillaume de), évë- 

que de Saintes, 120, 124, 126. 
La Cailletière, en l'ile d'01eron,93. 
Lacaze (frère Marc), rëcollet, 223. 
La CelJa (Bonnandus de), miles, 26. 
La Chaise-Diev, chef-lieu de cant., 

arr. de firioude (Haute- Loire), 

21-24. 
La Chapelle, cant. de Saintes, 222. 
La Chapelle {Antoine de), seigneur 

de la Malterrière, 202, 203. ~ 

(sœur Henriette de), Clarisse. 

202, 212, 215, 228, 233. — (Hen- 
riette de), 219, 221. 
La Chataigneraye. Voir Chastei- 

gner. 
La Chaudière, comm. de Chaniers, 

cant. de Saintes, 256. 
La Chevrie (de). Voir Raoul. 
Lacoré (Simon de), évèque de Saîu' 

tes, 127, 202, 203. 
Lacoste (Angélique), 229. — (An- 
toine), 229. ~ (Catherine), 229 - 

(Jean), 229. — tMarguerite), 229. 

— (sœur Marie), Clarisse, 229. 
La Coulderiére, comm. de Sablon- 

ceaux, cant. de Saujon, arr. d( 

Saintes, 331,334. 
La Couraitdrte, comm. de Saint- 

Cùzaire, cant. de Burie, arr. de 

Saintes, 271. 
La Coussaye (Petrus de), canonicus 

Lucionengis, 363. 
La Cousture (Jean de), écbevin de 

Cognac, 280,281. 
La Coalure-ait-Mant, ancienne ab- 
baye, dans la ville du Mans, 258. 
La bixmerie, flef des Beaupoil 

Saint-Aulaire, 182, 183. 
L'Admirai, notaire au Cti&telet de 

Paris, 96. 



La Faurie, comm. de Crémières, 
cant. dB'La Flèche (Sartbe), 
157. 

Laf argue, 229. 

La Perrière, flef des La Tour de 
Saint-Fort, 168. 

Laforest (Samuel), récollet, 196. 

La Frénade, comm. de Herpins, 
cant. de Cognac [Charente), 278, 
280-285, 295-380, 302, 306, 307, 
310, 313, 314. 

La Garde, comm. de Satignac, cant. 
de Pons, arr. de Saintes, 262. 

La Garde (Guillelmus de), miles, 
324. 

Lage-Bàton, comm. de Saint-Pro- 
jet-Saint-Constant, cant. de La 
Rochefoucauld, arr. d'Angou- 
lôme, 144. 

La Getiitouie, cant. de Montguyon, 
arr. de Jonzac, 348. 

La Gesterie (de), 84. 

La Grâce-Dieu, ancienne abbaye, 
comm. de Benon, cant. de Cour- 
çon, arr. de La Rochelle, 315, 
316, 3E3. 

La Grotte, comm. de Chaniers, 
cant. de Saintes, 256. 

La Guérinière (de), 103. 

Laigle (Jean), curé d'Annepont, 54, 

Laillaud (le père Antoine), récol- 
let, 188, 189. 

Laine, Laisné, 211, 217. — (Fran- 
çois), 157, 158, 162, 300, 301. — 
(Marie), 158. — secrétaire de l'é- 



La Jame, cant. de La Jarrie, arr. 
de La Rochelle, 279. 

Lajoumard (frère Jacques), rècol- 
let, 197,201. 

Lallemand (Denis), 175. — (sœur 
Geneviève), Clarisse, 170, 175, 

Lallemant, 269. 

La Madeleine, corn, de Criteuil- 
Madeleine, cant. de Segonzac, 
arr. de Cognac, 319. 

La Malterrière, comm. de Villars, 
cant. de Gemozac, arr. de Sain- 
tes, 202. 

Lamarque (frère Louis), récollet, 
197. 

La Harthonie (sœur Anne de), Cla- 
risse, 182. — (sœur Julie de), Cla- 
risse, 171, 179, 190-193, 196-199, 
202, 237. — (sœur Marie de), 



Disiiizcdby Google 



darîue, 197. — (Raimond de), 
179, 181, 182. — (sœur Scholas- 
tique de), Clarisse, 172. — (sœur 
Séraphique de), Clarisse, 172, 181, 
191,196-198,236,287. 

Latnayre (frère François), récollet, 
199. 

Lamazière (rrëre Ferdinand), ré- 
collet, 206-208, 210-212. 

Lambert, 227. 

Lambert (de), 104. 

La Héchaussée (de). Voir Hachât. 

La Mirande (de). Voir Dussaud. 

Ia Mothe-Montravel, ûef des de 
Queux, 187, 

Lamothe (Jean), 179. — (sœur Ma- 
rie), Clarisse, 171, 179. 

La Motte, comm. de Saint-Sulpice, 

■ cant. de Cognac (Charente) ,'278. 

Landreau (Marie), 225. — (Terrien), 
226. 

Laneau (Catherine), 228, 229. — 
(Marie-Claire), 228, 229. — (Mê- 
lante), 226. — (Victoire), 226, 
229. I 

LangeaUy chef-lieu de cant., arr, de 
Chinon (Indre-et-Loire), 43. | 

Langres, chef-iieu d'arrood. (Hau- . 
te-Harne), 240, 244. 

Laon (Aisne), B3, 94. 

La Passière (de), 370. 

La Place (de). Voir Seguin. 

La Plaine (de), 328. 

La Pommeraye, comm. du Port- 
d'Envaux, cant. de Saint-Por- 
chaire, arr. de Saintes, 143, 234, 
240, 243, 244. 

La Poiré (de). Voir Gilbert. 

La Porte (Clément de), abbé de 
Tonnay-Charente, 338. —{Jeanne 
de), 264. 

Laporte (te père Timothée), 192, 
193, 197. - 

La Rigaudie [le père Honoré de), 
récollet, 172, 181, 185, 188. 

La Bigaudfère, 157, 168. 

La Bâche, manùs, comm. de Hiers- 
Drouage, cant. de Harennes, 
158. 

Laroche (Jean), 199, 

La Roche (de). Voir Fronton. 

La Rochefoucauld, chef-lieu de 
cant., arr. d'Angoulôme (Cha- 
rente), 144. 

La Rocnefoucwild (Marie de), 297 
— (Pierre-Louis de), évoque de 



SainlM, U&. — (Suzanne de), 

297. — Hontendre [Josias dé), 
297. 

La Rochelle (Charente-Inférieure), 
28,35, 39, 41-43, 89, 113, 157, 
167, 168, 220, 226, 240. 269, 270, 

298, 316, 336, 337, 340-346, 360, 
361. — (hûpital d'Aufredi de), 
340. — Saint-Barthélemy de), 
39-41, 340, 341, 344. — (Saint- 



Sauveur de), 39, 41. 
La Serye, flef 



Uauchen ,157, 

Lasner de Celle (Bernard], 344. 

Latache (Marie), 219. 

La Tenaille, comm. de Salnt-Si- 
gismond de Clermont, cant. de 
Saint-Genis, arr. de Jonzac, 316, 
317. 

Latenda (Hylarius de\ 36. 

La Tour (de), 87. —(Marie de), 868. 

— Saint-Fort (Bertrand de),la8.— 
(Marie de), 169 — (sœur Marie), 
Clarisse, 168, 177. — (Raimond 
de},' 169. 

La Toumelle (Pierre de), chanoine 
de Ch&tel-Censoir, 352. 

La Tremblade, chef-lieu de cant., 
arr. de Marennes, 193. 

La Trinité de Vendôme, ancienne 
abbaye (Loir-et-Cher), 82, 83. 

La Tuillerie (de), maître des requê- 
tes, 103. 

Laubeapine (de), 93. 

Lat^ardiére comm. de Saint-Ro- 
main-de-Ben et, cant. de S&ujon, 
arr. de Saintes, 189. 

Laumosne (Michel de), prêtre, 86, 
266. 

Lauransean, 216. 

Laurentius, archidiaconua, 25. 

Lauzet (Catherine), 230. — (sœur 
Claire-EIéonore], Clarisse, 229. 

— (sœur Félicité], Clarisse, 231. 

— (Jean), 230. — {Pierre-Eléo- 
nor), 230-233. 

Laval (Henri de], évéque de La 
Rochelle, 113. 

Lavergne (frère Jean-Francois), ré- 
collet, 224. — (père Samuel), ré- 
collet, 194-196. 

La Vergne (Jean de), chanoine de 
Saintes, 100-l(fô. 

Laverna (Peirus de], 35. 

La Vie, comm. de Herpins, cant. 
de Cognac (Charente), 301, 308. 



Digilizcdby Google 



Le Bou Cripatid, oomm. de Burie, 

aiT. de Saintes, 278. 
Lebon. S06. 
Le Bourcier, 85. 

Le Breton, notaire royal, 3W, 843. 
U Breuil-liagné, canton de Rocbe- 

fort, 348. 
Lecomte (Abraham), procureur au 

présidial de Saintes, 107, 163. 
I/edoux, notaire royal, 272. 
Ledroit, Ledroint (Quentin], procu- 
reur au Châtelel de Paris, 296, 

298. 
Leféron, vicaire général de Sain- 
tes. 107. 
Le Fouilloux, comm. d'Arvert, 

cant. de La Trenablade, arr. de 

Marennes, 332. 
Lefourestier (Jean), 372. 
Le Gaigntm, comm. de Champa- 

gnolles, cant. de Saint-Genis, 

arr. de Jonzac, 180, 181, 182. 
Legivre (Antoine), 107, 190. — 

[soeur Marguerite), Clarisse, 190, 

200, 202, 204-a06. 
Léglize (Martin de), 105. 
Le Jarry, ancien prieuré grand- 

montain, comm. de Bussac, 

cant. de Saintes, 361. 
Le Long (Guillaume), cardinal de 

Saint-Nicolas in carcere, 351 
Lemaignen (Lou 

du Ctiastellier, 
Le Maine-dea-Cadeta, comm. de 

Chaniers, cant. de Saintes, 256. 
Le Mans (Sarthe), 115, 270. 
Le Marchant (Brientius) clericus, 
. 363. 
Le Mercier de Haute-Faye (Henri), 

lieutenant générât des armées 

du roi, 167. — (aœur Isabeau), 

Clarisse), 167. 
Lemine (sœur Anne de), Clarisse, 

180. — (Jean de), sieur de l'Es- 

tang, 180. 
Lemoine (Jean), évéoue de Heaux, 

350. 
Lenier (le père Joseph), provincial 

des récollets, 177, 
Lenoble Qe père Léon), récollel, 

167, 168. 
Lenoir, chanoine, 230. 
Léon X, pape, 366, 369. 
Le Péré, fief des d'Hérisson, 175. 
Le Pérou, comm. de Chérac, cant. 
de Burie, arr. de Saintes, 263. 



I^e Pilleur (Henri), évëque de Sain- 
tes, 121, 122, 123,126, 127. 

Le Port-dArclou, comm. du Port- 
d' En vaux, cant, de Saint-Porch ai- 
re, arr. de Saintes, 151, 166. 

Le Puy (Haute-Loire), 48, 47, 50, 
51,117. 

Les Barailles, comm. de Chaniers, 
cant de Saintes, 250. 
M BoutineU, comm. de Saint-Bris- 
des-Bois, i-ant. de Burie, arr. de 
Saintes, 269. 

Les Brouste», comm. de Chérac, 
cant de Burie, arr. de Saintes, 
218. 



tes, 371. 
Le Sevré, canton de Burie, arr. de 

Saintes, 347. 
Lesouyre (Etienne), 372. 
Le» Plante» , comm. de Bassac, 

cant. de Jarnac, arr. de Cognac 

(Charente), 298. 
Lesseau (Charles de), seigneur de 

Laujardiëre, 189. — (sœur Claire 

de), 189. 
Lesseyne (frère Thomas}, récollet, 

177. 
Lestang (Joachinus de), prior de 

Montonis, 264. 
Le Vallois, 269. 

Le yergerovœ, canton de Roche- 
fort, 347. 

Le Vexin, ancienne province, 55. 
L'Hardy (frère Léonard), récollet, 

200, 203-205, 207. 
Lhaye (sceur Agnès de], Clarisse, 

164. 
LidoMTOe, chef-lieu d'arr, (Gironde), 

179. 
Ligier (dom), ancien prieur de La 

Frénade, 279. 
Lignères, 318, 319. 
Ligoly, 86, 87. 

Limeuil, flef des sires de Pons, 46, 
Limogea (Haute-Vienne), 153, 354. 
Limouzin, notaire royal, 1(^, 106, 

112, 150, 156, 158, 162, 166, 3M. 

— (Mathurin), 159, 257, 258, 261. 

— (Nicolas), récollet, 176, 177, 
178, 180, 181, 185. 

Linarës (frère Apollinaire), récollet, 



Disiiizcdby Google 



— 390 — 

L'/«I«-Vi»t«au, comm. deUerpins, Uaignan (HAlfe), ouré de Saint- 

canl. de Cognac, 301, 312. i Hesme, 54, 55. 

Livonie, 78, 79. Haillard(DeDys),écbeviDdeC(}gnao, 

Loire, cant de Rochefort-sur-Mer, ' 280,281. 

225. Maillet, 228, 

Loizeau(Joseph-JeaD-Baptiste),272, Maillezais, ancien évëché, arr. de 

273. I Fontenay (Vendée), 106, 363,370. 

Loménie (de), 107. Maieongrande (le père Paulin), ré- 

Londeys, récollet, 181. | collet, 220, 223. 

Lord (Jean-Mathieu de), vicaire gé- Maieonneuve, comm. de Chaniere, 

néral de Saintes, 141. 1 cant. de Saintes, 255, 256. 

Lormont, comm. de Saintes, 36. Jtf af combe, comm. de Ctianiers, cant. 
Lorrerê, feodum, 36. de Saintes, 256. 

Loudun, chef-lieu d'air. (Vienne), Haledan (le père François), récol- 

152. let, 166. 

Louis VII, roi de France, 27. — IK.ÏMalleaeum. Voir Mailletaii. 

43, 361. — XI, 56, 59, 60, 68, 72, Malleau (Denis). 97. 

77. — XII, 77, 81. - XUI, 239. — iMaloleone (de). Voir Mauléon. 

XIV, 106, 107, 118.239. — XV, 114, Mâne du Gazon (Armande de), 231. 



(Clément de), 231. — (Fra 
çnise de), 225. — (Henriette de), 
tf25, 231. — (Monique de), 225.— 
(sœurRadégondede) ,claris&e,225 . 

Hangaud, chanoine de Saintes, 132, 
139. 

Mangotl, Mangot (Guittelmug), sei- 
gneur de Surgëres, 42, 43, 44. — 
"■ - (Hu- 



115, 141 
Louvart (Jean), 319, 330. 
Louyer (Judithj, 148. 
Laverie (P. de), clericus, 341. 
LouzaCy cant.deCognac, 314. 
Loyer (L.), 205. — (Madeleine), 205. 
Lucas (Judith), 208. 
Luchal, canton de Saujon, arr. de 

Saintes, 347. (Guillaume le^jeuné), 42.. 

Luchet (sœur Françoise de), cla- gués), 42. 

risse), 167, 177. — (sœur Sfarie Mensifrole. Voir Jtfonfnb (s. 

de), Clarisse, 167, -(sœur Renée Maraldus (A.), 110. 

de), Clarisse, 167. \Marand\u. Voir Ûaran*. 

Luçon, évêché, arr. de Fontenay-le-'A/arans, chef-lieu de cant., arr. de 

Comte (Vendée), 363, 370. 1 La Rochelle, 27. 

Lueques, 59. Marc (Saint), 96. 

Luraxe (Marie- Jean ne). 230. Marchant (Hugon), abbé de La Fré- 

Luaignan, chef-lieu de cant., arr. I nade, 278, 279. 

de Poitiers (Vienne), 22, Marchezallier (Benjamin), notaire 

Lusignan (Agathe de), 46. — Gui| royal, 321. 

de), 246.— (Hugues V de), dit le Marcille. Voir Manilly. 

Pieux, 22. — (Hugues VI de), 22- Marcouiller, notaire royal, 244. 

26. — [Hugues VIII de), dit le Marcus, abbas Novi Monasterii, 24, 

Brun,- 25. ll/arennes, chef-lieu d'arrond. [Cha- 

Li/» (portus de), Por( du iyg, comm. rente-Inférieure) , 88, 193, 194, 

de Merpins, cant. de Cognac, 36.! 243, 2^. 
Lyvenne (Yterius de), priordeNar- Maresca. Voir Marquis. 



cilhaco, 266. 



Machat de La Méchaussée de 
coste de Pompadour, abbé de 
Fontdouce, 267, 268. 

Macquain (Marte), 173. 

Haengoti (H.), sacerdos, 341. 



Mareschal, notaire royal, 98. 
Mareuil, chef-lieu de cant., arr. de 

La Hoche-sur-Yon (Vendée). 970. 
Mariaud (Bertrand), avocat, 185. — 

(sœur Hélanie), Clarisse, 172,-185, 

186, 198, 200, 202, 237. 
Marillet, 224, 273, 273. 
Marin de Nadeau (sœur Delphine 

de), Clarisse, 923. — (Jacques de), 

223. 



Disiiizcdby Google 



-3»! 



Harionneau (trète Jacques), récol-l 

let,177. 
Hannotant, avocat, 309. 
Haroulle (Antoine de), abbé de La Jh 

Frénade, 279. 
HarquentmdeClosmoriD(Gaspard], 1 

vicaire général de Saintes, 114, 



168. — (Marie), 188. — (Mathieu), 
157. — (René), 157. 
Maucourt (René), 150. 
a Mauléon, chef-lieu d'arr. (Basses- 
Pyrénées), H3. 
I, Mauléon (Ebles de), 2?. — (Savary 
i, de), 28, 361. 
MaulÉvrier, flef des Montberon, 328. 
Marquis (Harie), 345, 346. — (Pe-lMaurice (Jacques de), écuyer, sieur 
tronille), 344, 345. | des Touches, 103. — (Pierre de), 

Marsay, noUire royal, 199, 307, abbé de Masdion, 102, 103, 104, 

240-245. I 105. 

Marseille (Gabriel de), receveur du Maury (Jean-SiiTren), abbé de la 

roi, 336, I Frenade, 279, 310,313-315. 

iSaraeilleg (Bouches-du-Rhûne),277. Hausiaco (de). Voir Mauzé. 



Marsilly, canl de LaRochelle, 156, 

276, 342, 343. 
Martin V, pape, 361. 
Martin (père), récollet, 167.— [sœur 

Claire), Clarisse, 220. — (Coiin), 

receveur du roi, 336 — (sœur 

Colombe), Clarisse, 171, 176. — 

(Madeleine), 198. — (Marc), 176. 

— (Pierre), échevin d'Angoulème, 

185. — (Rose), 185, 186. 
Martin de Guissalles (Françoise), 

203. — (sœur Rose), Clarisse, 194, 

197, 199-209. 
Martineau (Michel), 321. 
Martive, forêt, 246, 
Marye (Séraphin) , échevin de 

Cognac, 280, 281. 
Maryon (sœur Marie), Clarisse, 169. 
Masdifm, ancienne abbaye, comm. 

de Virollet, cant. de Gemozac, 

arr. de Saintes, 102, 318, 319, 

320, 321, 323. 
Massé (Jeanne), 216. 
Masson, 163. 
Mcusougnes, cant. de Hirebeau, arr. 

de Poitiers (Vienne), 264. 
Massougnes (Antoine de), 264. — 

(Guy de), abbé de Chaslres, 263, 

264, 265, 267. — (Jean de), 264.- 

(Jeanne de), 299. 
Mastacio (de). Voir Matba. 
Slatha, cbef-lieu de cant., arr. 



Mauvigner (frère Pacifique), récol- 
lel, 231, 232. 

Mauzé, chef-lieu de cant., arr. de 
Niort (Deux-Sèvres), 29, — (Sain- 
te-Croix de), ancienne auinône- 
rie), 29. 

Mauzé (Constantin de), 342. — 
(Guillaume de), 27. — (Portaclia 
de), 27. 

Mauieiacum, Mauzeiun. "Voir Mauzé. 

.Maximilien I", empereur d'Alle- 
magne, 77. 

Mayac(frère Augustin), récollet,177. 

Mayence, 74, 79. 

Maylle (Ardouinus^, miles,364. 

Mëge (do ni Antoine-Joseph), béné- 
dictin de Saint-Maur, 253. 

Meliand (Victor de), abbas Bassaci, 
253. 

Mflle, chef-lieu d'arr. (Deux-Sèvres), 
328. 

Uelle (Carolus de], 342. 

Menac-Lasoulier, 239. 

Menaus, Meneau (Jean), avocat du 
roi à Saintes, 267, 2(M, 269. 

Mensbona [Jacques), cardinal de 
Pavie, connu sous le nom d'Am- 
manalo et de Piccolomini, 59. 

Mercier (Marguerite), 177. 

Méré, 157, 168. 

Merjiins, cant. de Cognac [Cha- 
rente), 289-291, 296, 304, 310-314. 



Saint-Jean-d'Angély. 93, 328, 334. Merveille (frère Placide), récollet, 
Hatha (Foulques de), 33, 37. | 189. 

Mathé (Eustelle), 215, 218. iMesgreau (Pierre), prévôt de Mas- 

Matias (Jean), 321. I dion,321. 

Matra (Daniel), notaire royal), 257. Mesnage(Louis),échevindeCognac, 

— (Suzanne), 178. 280, 281. 

Mauchen (Jacques), 157. — (Louis), Mesnard,214. — (B.),curé de Ché- 

chanoine de Saintes, 158-159. — rac, 217. 

(Louis), seigneur de Méré, 157, Messac (Bernard), 204. 



Digilizcdby Google 



Mettac, cant. de Montendre, air. 

de Jonzac, 348. 
Mestayer, 210, 2S4. 

Mestier (Jean), 334. 

Mestivier (Jeanne de), 157, 168. 

Methé, 217. — (sœur Marie), Cla- 
risse, 188, 200, 209, 211 . — (Ma- 
thieu), 188. — (Marthe), 192, 207. 

Hetfaé de Fonremis (Jean), 218, 
221, 222. — (sœur Marguerite), 
Clarisse, 221, 232, 233. — (sœur 
Pacifique), Clarisse, 217. 

Meudon (le cardinal de). Voir San- 
guin, 

Meunier (frère Anselme), récollet, 
228,229. 

Meuic, cant. de Jonzac, 348. 

Meziéres (Ardennes), 89. 

Miallet (frère Damien), récotlet, 
185, 186. 

Michaud, 232. 

Micheau (Jean), 292. 

Miohelel (frère Uacaire), récollet, 
179, 180, 187. 

Mignot (frère Théodore), récollet, 
187. 

Migré, cant. de Loulay, arr. de 
Saint-Jean d'Angély, 262. 

Milan, 386, 369. - (Saint-Sé vérin 
de), 366, 369. 

Miteacti, flef des Hérisson 175. 

Millet (Arnaud), 321. 

Miot (Ma thur in), sergent royal, 102. 

Miramont (Géraud de), abbé de 
Dalon, 26. 

Mohammed II, empereur des Turcs, 
74. 

Moinel (Elisabeth), 180. 

Moings, cant. de Jonzac, 348. 

Monaaterium super Ledum, 370. — 
Moutier-Bur-Lay, cant. de Ma- 
reuU, arr. de La Roche-sur-Yon 
(Vendée), 370. 

iJom, comm. de Cromières, cant. 
de La Flèche (Sarthe), 157. 

Monsnereau, 226. 

Hontauzon (Marcellin de), récollet, 
151, 152, 153, 155. 

Montberon (Eustache de), vicomte 
d'Aulnay, 328, 334. 

Hontdauphin (Gaspard de), cha- 
noine de Saintes, 279, 298, 299, 
304,305. 

Monte Miraldi (de). Voir Mont- 
mirail. 



Hontentin (frère Elle), récollet, 

307, 218, 222. 
Montescot (de), 145. 
Monfort (Sartlie), 270. 
Montierneuf, près Saint- Aignan, 

comm. de Saint-Aignan, arr. de 

Marennes, 45, 46. — de Poitiers. 

Voir Poifiéra. 
Montifault (de), 84. 
Montignac, comm. de Bougnaud, 

cant. de Pons, arr. de Saintes, 

46, 166. 
MontiU, Monty, cant. de Pons, arr. 

de Saintes, 223, 227. 
Montlieu, chef-lieu de cant., arr. de 

Jonzac, 196, 204, 279. 
Monlmirail (Guillaume de), maire 

de La Rochelle, 340-342. 
MontribU, tour du pont de Saintes. 

Voir Haintes. 
Moreau, 206. 
Moretus Pedaveau (Johannes), 360. 

— (P.), canonicus SanLonensis, 
324. 

Moriac, 314. 

Horineau (Pierre), procureur, 265, 

266. 
Morineau (Louise de), 189. 
Mortagne - sur - Gironde , cant. de 

Cozes, arr. de Saintes, 318. 
Mortier, comm. de Sablonceaux, 

cant. de Saujon, arr. de Saintes, 

Mosnier (Gyprien), 207. 

Mouchet (René), 261,262,263. 

MoulÈde, 246, commune de Saint- 
Saturnin, cant. de Hiersac, arr. 
d'An goût ëme. 

Moulinler (frère Baptiste), 200-204. 

— (frère Henri), récollet, 196, 197. 

— (Jean), 204. — (sœur Julie), 
Clarisse, 204, 212, 215, 221, 225. 

Mounier (Antoine), régent, 206. — 
(sœur Èustelle), Clarisse, 206. — 
(frère Prosper), récollet, 189. 

Moussel, 85. — (sœur Dorothée), 
Clarisse, 167. 

Hoyne (Henri), sieur de l'Epineuil, 
170. 

Hurandière (Marie), 226. 

N 

iVantes (Loire-Inférieure), 152. 
Nantillé , cant. de Saint-Hilaire, 
arr. de Saint-Jean-d'Angéty, 212. 



Disiiizcdby Google 



Namia, Nami, ville de l'Ombrie 
(Itale), 67. 

Né, rivière, 294. 

Neaulme (sœur Sérapbique], Cla- 
risse, 194. 

Nertillac, Nercilhaeum, cant. de 
Cognac (Charente), 266. 

Nesmond (François de), sieur de 
Brive, 284. 



Nevera (Nièvre), 

Nicastro, médecin, 319. 

Nicaud (Pierre), sieur de Langlade, 
286, 292, 294, 296. 

Nicolas (Saint), 248. 

Nicolas, abbé de la Gràce-Dieu, 
353, 356. — abbé deSablonceaiiK, 
325, 326. 

Nicolas rV, pape, 46. - V, 58, 59, 
73, 74, 79. 

Nieuil (Gamier de), 344. 

Nieul'sur-Xer, cant. de La Rochel- 
le, 361. 

Niolio, Nyoil (de). Voir Nieul. 

Norwège, 78, 79. 

Notre-Dame de La Garde, comm. 
de La Tremblade, arr. de Ma- 
rennes, 3di, 323. 

Nouaillié, cant. de La Villedieu, arr. 
de Poitiers (Vienne), 21-24, 26, 
319. 

Nouveau (Jean), 231. — (sœur Pla- 
cide), Clarisse, 231. 

Novalhiis, (Ademarus de), 68. 

Novutn Monasterium. Voir Montier- 

HuaUlé (Guillaume de), ehevalier. 



342. 







Ochard (sœur Delphine], Clarisse. 

166, 177, 183, 1^, 184. 
Oddo, abbas sancti Joannis Ange- 

Hacensis, 249. 
Oga (frère), récollel, SOS. 
Ogier, 273, — (iean), procureur, 

85. 
Oleron (Ile d'j, 152, 163. 
Oloron, chef-lieu darrond. [B^scs- 

Pyrénées, 22, 106. 
Or^i [Marie d'), 181. 
Onolies, cant. de Brossac, arr. de 

Barbezieuz, 348. 



Oritw, comm, de Dompierre, cant. 

de Burie, arr. de Saintes, 262. 
OrUan* (Loiret), 82. 



Pabeau (Suzanne), 179. 
Pacaud (Suzanne), 201. 
Pfldoue (Italie), 51, 53,54. 
Paganus, Paginus (Geraidus), 2tô. 
Pailloi de Beauregard (sœur Ga- 
brieiie), Clarisse, 222, 232, 233. 

— (Pierre), 221,223. 

Pain (sœur Anastasie), 226, 227. 

— (Marie), 227. — (Pierre), 226. 

— curé de Soulignonne, 227. 
Pairin (Catherine), 175. 
Pallot, 298. 

Paperaumer (Arnaudus), 352. 
Papin, 224. — (Eustelle), 230. — 

(Rolland), 86. 
Papinianus, episoopus Parmensis, 

Parât [le père Luc), récollet, 198. 

Pari», 57, 82. 89, 107, 114, 127, 
145, 272,278, 303,319, 339. — (Hô- 
tel-Dieu de}, 96. — (Le Chardon- 
net de), 94. — iLes Bernardins 
de), 94, 95. — (Notre-Dame de}, 
154. — [Saint-Germain-des-Prés 
de). 50, 51, 253, 258, 273. — 
fSaint-Sulpice de), 258, 273, — 
(Sainte-Geneviève de), 94. 

Partjuseau (Gervasius), 389. 

Pasquet [Aimery), 144. — (Anne), 
144, — (Denis), sieur de LagebA- 
lon, 144-146. 

Pasquet. 112. Voir Dreux-Pasquet. 

Pasquier (Nicolas), 102. 

Patrouille t (do m Jean-Francois), 
religieux de La Frenade, 310, 

Paul II, pape, 74, 77, 353, 354, 

360. ~ Iir, 83. - V, 89. 
Paule (Guillaume), notaire royal, 

Paumier [Catherine), 230, 231. 
Pavie (le cardinal de), archidiacre 

d'Aunis, 57, 59. 
Peccadeau (sœur Marie), darisse, 

164. 
Peletier, 337. 
Pelleprat, curé d'Ara, 296. 
Pelletier (Jean), 93, 94. 
Pelletreau (Jeanne), 202. 
Pellier,204. 



Digilizcdby Google 



Pelluchon-Destouches (Alexandre), 

avocat, 310, 313, 315. 
Penard (Elle), 302. — (Madeleine), 

231. 
Péraud (F.), 176. 
Pfiraud (Raymond), archidiacre 

d'Aunis, 57, 62, 77, 78, 79. 
Peraudus, Peyraudus. Voir Pé- 
raud. 
Perducat, 303. 
Pérignac, cant. de Pons, arr. de 

Saintes, 46, 274, 314. 
Périgard, ancienne province, 88. 
Pernelle, femme d'Alexandre Au- 

fredi, 340. 
Pernes [de), 103, 104. — (Gaspard 

de), abbé de Masdion, 318, 319. 
Péronneaa (J.), 318. 
Perouilh (Barthélémy), lai. — 

(sœur Marie-Anne), 172. 
Perrin (soeur Elisabeth), clari&se, 

172. 180, 190, 204. — (Jacques), 

180. 
Perrineau (Françoise), 148. 
Perrochau (Jean), 326, 327. 
Perrotin (Pierre), clerc, 54. 55. 
Pessines, canton de Saintes, 347. 
Petit, notaire royal, 268. 
Petiteau (sœur Marie), Clarisse, 

165. 
Petroni (Richard), cardinal de Saint- 

Ëustache, 351. 
Petnis, abbas Bassiaci, 249. — ab- 

bas Sanct£e MarlEe de Kë, S34. 

— frater minor sancti Francise!, 
352. — magister Pictavensis, 22, 

— precentor, 26. — sucoentor, 
25. 

Peyraviit (molendina de), 248. 

Peyros (Guillaume), 322. 

Pezard (Augustin -Pierre), abbô de 
Tonnay-Charente, 338, 339. 

Phelippot, 262, 263. — (Henri), no- 
taire royal, 278. 

Phelippeaux, 115,141. 

Philippe III, le Hardi, 43. —IV, le 
Bel, 46, 50, »15, 340. — V, le 
Long, 54,351. 

Philippier (Jean), président en l'é- 
lection de Saintes, 170. 

Philippot, 21M. 

Piccolomini. Voir Mensbona. 

Pie n, pape, 59. 

Pierre III, abbé de Bassac, 246. 

Pierre, abbé de la Gr4ce-Dieu, 
315. 



Pierre, abbé de Saint-Léonard de 

Chaumes. 335. 
Pierre IV, evèque de Saintes, 29, 

30, 34. — V, Laudis, évèque de 

Saintes, 42. 

Pierre le Vénérable, 25. 

Pierre (Guillaume de), chevalier 
d'Arvert, 321, 322, 323. 

Pigeard (Michel), 86. 

Pilhay, comm. d'Echillais, cant. de 
Saint- Ai gnan, arr. de Harennes, 
46. 

Piltet (Madeleine), 227. 

Pillart, 114. 

Pinard (Elle), 301. — (Pierre), 299. 

Pinaud, 271, 272. 

Pinault (G.), 370. 

Pinet (Perronellel, 43. 

Plot (Marthe), 177. 

Pirariis, 248, 249. 

Pùe (Italie), 81. 

Plancha (Nicolaus de), clericus,325. 

Planvigneux, comm de Chaniers, 
cant. de Saintes, 256. 

Plaasay, cant. de Saint- Perchai re, 
arr. de Saintes, 41. 

Podio Guindonifi vulgo Peuguyon 
(Johannes de), abbas Bassiaci, 
251. 

Podium ReveUi, Puyravault, cant. 
de Surgëres, arr. de Rochefort, 
28. 

Pointreau (Mathurin), 292. 

Poirier, 199. 

Poirier de Villeverd (Louis), 298, 
""1, 300, 301, 302, 305, 308, 309. 
(Pro8per),298, 304. 

Poitiers (Alphonse, comte de), 
317, 334, 335. 

Poitiers [Vienne), 29, 77, 270, 316, 
366. - (La Trinité de), 26. — 
(Montierneuf de), 24, 371, — 
[Sainte-Radégonde de), 24. 

Pons (Geoffroy, sire de), 46. — 
(Pierre de], évéque de Saintes, 
27. - (Ponce de), 27, 33, 37, 45, 
46. _ (Pons I de), 27. — (Pons 
III. de), évéque de Saintes, 42. 
— Pons IV del, évèque de Sain- 
tes, 42, 45, 46. — (Raymond 
de), évèque de Périgueux, 27. 

Pom, chef-lieu de cant., arr. de 
Saintes, 46, 166, 502, 205. — 
(Saint- Vivien de), 348. 

Pontailler (Marie), 227. — curé de 
Tanzac, 227. 



Disiiizcdby Google 



Pontailler (Antoine de), prieur de 
Virollet, 321. 

Pont-Labbé, c&Bl. de Sa in t-Porch ai- 
re, arr. de Saintes, 84. 

Porchaire (Claude), 187. — (sœur 
Geneviève), Clarisse, 187, 194, 
197, 2(M,204. 

Potier (Marie), 157. 

Pouillot (frère (^ssien), récollet, 
204, 205, 207, 

Poulain (Jean), 337. 

Pradeau (Guillaume), 87. 

Prèguillac, cant. de Saintes, 157. 

Prévautière (Jean), 196. — (sœur 
Thérèse), Clarisse, 196, 200, ""' 
203, 207, 209-811. 

Préveraud (Martin), 186. 

Prévost (Jean), 328. 

Prieur (Catherine), 189. — (soeur 
Cécile), 164. — (Louise), 209. 

Prignac - en - Bourges, canton de 
Bourg, arr. de Blaye (Gironde), 
223. 

Prioreau (frère Fortuné), récollet, 
177. 

Prouhet, curé de Bagnizeau. 212. 

Prousteau(sœurChrysologue), Cla- 
risse, 228. — (François -Xavier), 
228. — (Marguerite), 191 

Prune, 78, 79. 

Puch (Jean), 178. — (sœur Marie), 
Clarisse, 178. 

Pugealon (frère Césarée), 226, 228 

Puget, trésorier de l'épargne, 146, 

Pulverellus (Hugoj, miles, 26. 

Putoti (Willelmus de), 341. 



Quarteriis, Quartiers, Quertiers 
(Giraldus de), rector Sancti Sal- 
vatohs de Rupella, 29. 

(îuerutien (A.), 328, 

Quéry, fief des Fronton de La Ro- 
che, 157, 168. 

Queux des Tranquards (Catherine 
de), 187. 



R 

RaJ>aine, comm. de Saint-Geo rges- 
d'Oleron, cant. de Sainl-Pierre- 
d'Oleron. arr. de Marennes, 93. 

Rabattée (Renée), 85. 

Raeon (bois), 267. 



Radulfl (Willelmus), 3&. 

Ragot (Jeanne), 196. 

Rainaud (le père Zacharie), récol- 



let, : 



1,190. 



Rambaud (sœurAgathe), Clarisse, 
198, 804-207, 209, 211-216. — 
(Jean), 198. 

Ranson (Jeanne), 230. 

Ranconneau, curé de Nanti lié, SIS. 

Hansannet (ecclesiœ do), 347. — 
Saint-Quentin de /(iinp«rtn«,cant. 
de Gemozac, arr. de Saintes. 

Raoul (Jacques), évCque de Sain- 
tes, 106,119, 256-258, 281, 283. 

— (Jeanne), de La Guérinière, 
149, 151, 165. — (Joachim), de La 
Chevrie, vicaire général de 
Saintes, 100-102. — (Michel), 
évëqne de Saintes, 97, 100, 102. 
115-119, 151, 152. 

Raoul (steur Florent), Clarisse, 

229. — (Michel), 229. 
Raoult (Slarguerite), 190. 
Hapy (François de), prieur de La 

Frénade, 280,281. 
Rataud (Macé), 86. 
Razais (François), 269, 270. 
Ré (Ile de), 173. 
Reculés (frère Etienne), rëcollet, 

228, 229. 
Reddon (frère Joachim), récoRet, 

202, 203. 
Redon (Raimond), 86. 
Redondaud, abbé de Grandmont, 

361. 
Reginaldi (Guillelmus), 31,32,35. 

— [Pierre V), abbé de Saint- 
Léonard-de-Chaumes, 335. 

Reginaldus archidiaconus Xancto- 

nensis, 26. 
Regnard (Antoine), 86. 
Regnauld (Charles), 86. 
Regnaud (Elisabeth), 202. 
Reignac, 206. 
Reimê, chef-lieu d'arrond. (Hame), 



I, lit. 

Relyon (Guy), 84. — (Nicolas). 84. 

Rémond (Charles de), abbé de La 
Frénade, 281, 283. — (Léon de), 
abbé de La Frénade, 284. 

Renaud (sœur Marie), Clarisse, 
287. — (Pierre), 227. 

Renbaudus, 345. 

Renier (Louise), 197. 

Renout (Guillaume), 86. 

Renville, 274, 376. 



Disiiizcdby Google 



Repaillier (Jean), 87. 

Reparon (Bonaveninre), 146, 

Resnaud, 310. 

Résilier, 230. 

Retaud (Jacques), aoO-âOS. — (Jean), 

Reteaux, 300. 

Retel, chef-lieu d'arroDd. (Arden- 
nes), 253. 

Reloré (Jean), 300. 

Reutain (Jean), 232. — [sœur Péla- 
gie), Clarisse, 232. 

Reveillaud (Gabrielle), 181, 192, 
204. — (sœur Gabrielle), Clarisse, 
J7a, 194, 196, 198, 203. — (Jean), 
procureur, 158, 181. 

Reymurdus, canonicus Saatonen- 
sis, 324. 

Rhedon, ancienne abbaye, chef-lieu 
d'arr. (Ille-et-Vilainej, 246. 

Ribottaud (Joachim), 271. 

Richard (Anne), 220. — (François), 
189. — (sœur Françoise), Claris- 
se, 170, 173, 183, 189. — (Jean), 
sieur de La Fernanderie, 173. — 
(Louise), 151. 178.— [sœur Marie], 



Richard, fils de Henri II, 361. 
Richard, roi d'Angleterre, 31, 35. 
Richemont cant. de Cognac (Cha- 
rente), 378. 
Richemont (Theobaldus de), 342. 
Bwjny, ancienne abbaye (Yonne), 

Rigondeau, notaire royal, 277. 
Rioux, cant. de Gemozac, arr. de 

Saintes, 214, 236, 232. 
Rivière (Franco ise-Angéli que), 163, 

— (sœur Marie), Clarisse, 163, — 
(frère Roch), récollet. 188. 

Ri]iendaconjuxWardradi,247, 253. 

Robert (saint), 21. 

Robert, abbé de Citeaux, 350. 
abbé de Grosbot, 279. — prieur 
de Montiemeuf, 45, 46. 

Robert (Anne), 204. —{sœur Elisa- 
beth), Clarisse, 230. — (frère 
Grégoire), récollet, 227. — (Jac- 
ques), juge de Talmont, 194, 204 

— (Jean), 217, 223, 230. — (Iulie), 
230. — (sœur Marguerite), 229. — 
(sœur Marie), Clarisse, 194. — 
(sœur Thérèse), Clarisse, 217, 
228, 230. — notaire royal, 372. 

Robert du Gorray, prêtre, 257, 261. 
Robichonne (Guillelte), S5. 



Robillard de Champagne (sœur 
Agathe), Clarisse, 171, 178. — 
(Daniel de), seigneur de Chéron, 
178. 

Robin aîné, 305, 306. — (André), 
juge sénéchal de Fontdonce, 274, 
277. — (André), procureur, 2H. 

— (Jacquetle), 211. — le jeune, 
312. — [sœur Marie), Clarisse, 
211, 221-223.— (Samuel), sieur de 
La Turpinière, 113. 

Robinus le Bel, 345. 
Rocany (Geoffroy de), 26. 
ilocAatiB, comm.deCaulonges,cant. 

de Pons, arr. de Saintes, 262. 
Roche (te père Romuald), récollet, 

227. 
Rochechouart (Louis de), évèque 

de Saintes, 57. 
Rochecouste (de), 226. 
Rochefort, chef-lieu d'arr,, 43. — 

(Notre-Dame de), 348. 
Rochella. Voir La Rochelle. 
Rochéraud. 276. 
Rochier (Johannes), religlosus de 

Gracia Dei, 360. 
Rocques (le père Philippe), récollet, 

161, 163-165. 
Roflaco (de). Voir Ronflac. 
Rogeau (Nicolas), secrétaire de l'é- 

vôché, 107. 
Rollet, secrétaire de l'évëque de 

Saintes, 142. 
Romanet (frère Eloy}, récollet, 182. 
Rome (Italie), 59, 81, 82, 83, 153, 

247, 356. — (Ara cœli de). 153. 

— (Saint-Marc de), 356, 365. — 
(Sainte-Marie majeure de), 110. 

Romefort, comm. de Saint-Georges- 

des-Coteaux, oant; de Saintes, 

199. 
Ronfiac (Pierre de), maire de La 

Rochelle, 344, 345, 346. 
Rossignol (frère FéliK),récollel,187. 
Rouen (Seine-Inférieure), 55, 82, 

106, 108, 111. 
Rouffiac, cant. de Pons, arr. de 

Saintes, 231, 348. 
RouUeau (Stephanus), priorBassia- 

Gi, 254. 
Rousseau (Louis), chirurgien, 286, 

295, 296. — curé de Uerpins, 

Roux (Frédéric), 369. — (frère Tho- 
mas), récollet, 194. 
Roy (Anne), 304. — (Jean), 300. 



Disiiizcdby Google 



itoyon, chef-lieu de cant-, arr. de 
Marennes, 190. — (S^nt-Pierre 
de), 348. 

Royer, notaire royal, 240, 244. 

Rubéric (le père), récollet, 152. 

Ruchaud (Pierre), 337. 

Ruffec 'de), 252. 

Rulleau (Jacques), 288. 

Bupella. Voir La Rochelle. 

Ruphi (Guillelmus), 324. 

Ruatie, 78, 79. 



Sabloneeauœ, caut. de Saujon, 

de Saintes, 196, 331, 323, 325, 328, 

329, 334. 
Saint- André-det-Combet, canton de 

Cognac, 347. 
Saint-André (de), 262, 273. 
Sainl-Angel (Frédéric de), cardinal, 

366, 36». 
Saint-Aulaire. Voir Beaupoil. 
Saint'Brit-de$-Boù, cant. de Burie, 

arr. de Saintes, a68,269, 370,371, 

274. 
Saint-Cézaire, cant de Burie, arr. 

de Saintes, 269, 270. 
Saint-Chryêogone, 59. 
Satne-ZKzanf-ciu-Gua, cant.de Saint* 

Genis, arr. de Jonzac, 373. 
Samt-Eutrope. Voii' Saintes. 
Saint-Fort-eur-Sé, canton de Se- 

gonzac {Charente), 168. 
Saint-Gelais (Jacques de), évëque 

d'Uzès, abbé de La Frénade,279. 

— (Jean), 279. — [Octavien de), 

279. 
Saint-Georget d'Oleron, cant. de 

Saint-Pierre, arr. de Harennes, 

200, 220, 244. 
Saint-Gtorges-mir-Loire, 321. 
Saint - Germain de Marancenne» , 

cant. de Surgères, arr. de Roche- 
fort, 77 
Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu 

de cant. (Seine-el-Oise), 56, 83, 



Saint-Hérie (Pétronille 



Saint-Hilaire de PoiHert, 
abbaye, 23. 



. 344, 



Saint- /ean^'iln^ëly .chef-lieu d'arr. , 

93, 94, 208, 247, 249, 252, 269, 

270, 338. 
Saint-Julien, 36. 
Saint-Jtut, cant. de Uarennes, 243, 

245. 
Saint- Laurent, cant. de Cognac 

(Gliarente), 314. 
Saint-Lavrent, cant. de Rochefort, 

216. 
Saint-Léonard de Chaumei, ancien- 
ne abbaye, comm. de La Rochelle, 

27, 335, 336. 
Saint-Maixent, ciief-lieu de cant., 

arr. de Niort (Deux-Sèvres), 279. 
Saint-Uarsault (de). Voir Green. 
Sainl-Mauris (de). Voir Chevrier. 
Sainl-Metme, cant. de Segonzae, 

arr. de Cognac (Charente), 54, 

55. 
Saint- Michel-en-l'Herfn, cant. de 

Luçon, arr. de Fontenay-le-Gomte 

(Vendée), 28. 
Saint- Nicolas-aux-Boiê , ancienne 

abbaye de bénédictins, paroisse 

de Crépy, cant. de La Fëre, arr. 

de Laon (Aisne), 83, 89, 94. 
Saintorin (frère Anastase), récollet, 

177. 
Sain^- Pierre de Chéty , ancienne 

abbaye (Aisne), 106. 
Saint-Pierre d'Oleron, chef-lieu de 

cant., arr. de Marennes, 203. 
Saint-Pone, ancien évêché, chef- 
lieu d'arr. (Hérault), 114, 115. 
Saint-Saloine. Voir Sainte», 
Saint-Sauvant, cant de Burie, arr. 

de Saintes, 317, 219. 
Saint-Savinien, chef-lieu de cant., 

arr. de Saint-Jean -d'An gély. 36, 

88, 203, 373; 
Saimt-Seurin de Palène, cant. de 

Pons, arr. de Saintes, 333. 
Samt-Seurtn(i'[/zef,cant.deCozes, 

'. de Saintes, 318. 
Saint-Sever, cant. de Pons, arr. de 

Saintes, 233, 227, 331, 232. 
Saint- Somin de Seechaux, comm. 

du Port -d'En vaux, cant. de Salnt- 

Porchaire, arr. de Saintes, 199. 
Saint-Sytnphorien, cant. de Saint- 

Aignan, arr. de Marennes, 314. 
\Saint - ITiierry, ancienne aiibaye, 

118. 
\Saint-Thomtu de Ftotonna f 348. 



Disiiizcdby Google 



Saint- Venant (Mathieu de), 48. 

(Philippe de), 43. 
Saint -Ymcent de Laon, ancienne 



Saint-Vivien de Pom. Voir Pont. 
Saint-Vivien-de-Rouffiae. Voir Rouf - 

Saint-Yolusieri-de-Foir , ancienne 

aibaye (Ariège), 106. 
8aint-Yon, flef des Bass empierre, 

m, 

Sainte-CathertMe-en-Beaulieu (cha- 
pelle de), 314. 

Sainte^emme, cant. de Saint-Por- 
chaire, arr. de Sainles, 203, 314. 

Sainte-Geneviève. Voir Parit. 

Sainte- Hermine (Marie - Henriette 
de), 225. 

Sainte-Marie de Saintes. V. Saintes. 

Sainle-Marie-en-RÈ., cant. de Saint- 
Martin de Ré,arr.deLaRochelle, 
334, 335 360. 

Sainte'Radêgtmde, comm. de Bai- 
gnes, arr. de Barbezieux (Cha- 
rente), 225. 

Sainte», chef-lien d'arr. (Charente- 
Inférieure), 31, 33, 34, 37, 4fi, 53, 
56, 57, 69, 77, 78, 81-85, 88-92, 
94, 100, 102, 103-108, 110, 112- 
114, 117, 123, 124, 128, 132-134, 
139-143, 146, 149-152, 155, 157- 
159, 168, 176, 177, 179-183, 198, 
202, 206, 207, 346, 255, 257, 262, 
267, 272, 273, 317, 321, 354, 360, 
371, 372. 

— Abbayes et couvents. — Sainte- 
Claire, 143, 147, 150, 160, 161, 
173, 174, 198, 208, 213, 219, 233, 
236-239, 243. — Sainte-Marie, 26, 
SI, 32, 35, 36. 

— Etablissements religieux. — 
Saint-Eutrope,26, 85,87, 116,224, 
230, 234, 236, 241, 244, — Saint- 
Fryon, 84. — Saint-Mavr, 85-87. 
— Saint-Maurice, 85. — Saint- 
Michel, 84, 85, 87.— Saint-Pallais, 
86, 87, 150, 151,153, 156, 158, 
■'*" ""^, 189, 193, 202, 209, 213, 



83, 84. 86,87, 99-103, 105,112, 116, 
148, 149, 156, 166, 213, 272, 273. 
—Saint-Saloine, 347. — Saint- Vi- 
vien, 192, 199, 215, 240,257, 340, 
346, 348. — Samte-Col<ymbe, 224. 



■ QcARTisnB, FAUXBOinias. — La 
Berthtmniire, 86, 275. — Saint- 
MoMult, 86. 
Rues, pont. — Rue de» BalleU, 
m, 86. — des Jacobins, 86. — 
Juive, 157. — Potif, 31, 32, 35, 36. 

— Village des Denis, 199. 
Saintonge, ancienne province, 88. 
Salignac, cant. de Pons, arr. de 

Saintes, 310, 312. 
Salle (Géraud de), 26. 
Salles, cant. d'Aulnay, arrond. de 

Saint-Jean d'Angély, 142. 
Salles, cant. de Segonzac, arr. de 

Cognac (Charente), 310, 312, 314. 
Salmon (soeur Geneviève), Clarisse, 

232. — (Jacques), 232. 
Salomonis (Hugo), 342. 
Salvan (frère Dominique), récollet, 

207. 
Salvaturaf Sauveterref 347. 
Sancto Mario (Fulcaudus de), fra- 

ter minor, 352. 
Sanguin [Antoine), dit le cardinal 

de Meudon, 82. 83, 
Sanson, 158. — [Guillaume). 373. 
Sanson Laine (Marie), 153, 155-158, 

16^. 
Saouleti (Johannes), 360. 
Sarlandie (frère Christophe), ré- 
collet, 188. 
Sarlat, chef-lieu d'arr. (Dordogne), 

140. . ' <■ 

Sarmaxia, Sarmazia. Voir Sermai- 

Satilieux-en-Vivarais, S(fâ. 

Saujon (frère Jean), religieux de 
Sablonceaux. 3S9, 330. 

Saujon, chef-lieu de cant., arr. de 
Saintes, 196, 3a7. 

Saunier, 313. 

Sauvaget (Jeanne), 316. 

^auvé, syndic du chapitre de Sain- 
tes, 105. 

Rauvestre [Hugues), 385. 

Savoie (Charlotte de), femme de 
Louis XI, 56, 60. — (Louis, duc 
de), 60. 

Savonnierea (Charles de), sacriste 
deBassac, 258, 2(j1. 

Sazerac [F.), 213. — [Eus telle). 813. 

— (J.). 213. —(M.), 226. 
Schrager (Harcus), presbiter Muos- 

teranensis, 78. 
Scuterii (Gaufridus), 352. 
Sebillaud (Pierre), S60. 



Disiiizcdby Google 



Sedilia, épouse de Guillaame Han- 
got, 42, 43, 44. 

Séet, chef-lieu de cant., air. d'A- 
lenQOD {Ornel, 271, 

Segomac, canl. de Cognac (Cha- 
rente), 258. 

Seguin (sœur Angélique), Clarisse, 

165, — [sœur Claire), Clarisse. 

166. — (Suzanne), 232. — (sœur 
Thérèse), Clarisse, 165. 

Seguin de La Place, syndic du cha- 
pitre de Saintes, 97,99, 115, 116, 
117. 

Seguinus Gauteraa, Gautereau, mo- 
nachus Bassatensis, 250, 251. 

Sembrës (frère Maxime), réoollet, 
188, 189. 

Sempé, chanoine de Saintes, 128, 



Sorin (Sébastien), 86. 

Sorlin, 236. 

Sornin (le père René) , récollet, 

190. 
Soubise (Pierre H de), évêque de 

Saintes, 21 . 
Soubise, cant de Saint-Aignan, arr. 



129. 
Sentis (Petronilla de], comitissa 

Drocensis, 254. 
Senne (Nicolas), prédicateur du roi, 

282. — notaire royal, 243, 245. 
Senouche, comm. de Chaniers.cant. 

de Saintes, 219. 
Sens, chef-lieu d'arr. (Yonne), 319, 
Sepvret (Hugues de), 345. 
Sennaite, ancien prieuré, comm. 

de Nieul-sur-mer, cant. de La 

Rochelle, 340, 361. 
Sermaize [Salomon del, 361. 
Serpentini (Hugo), 343. 
Séverin. Voir Surin. 
Sévigné (la marquise de), 107. 
Sëze (Romain de), 125. 
Sicard (sœur Dorothée), Clarisse, 

223, 232. 233. — (Nicolas), notaire 

royal, 223. 
Sigismundus, 82. 
Signy, ancienne abbaye, 82, 89. 
Sillor (Denis), 150. 
Simon (sœur Louise), Clarisse, 167. 

184. 
Sinety (Alphonse-Marie-Toussalnt 

de), abbé de Fontdouce,274,277. 
Sivrac (Elizabeth de), 231. 
Sixte IV, pape, 56, 57, 59, 68, 69, 

72, 74, 77. 
Soderini (François) , évèque de 

Saintes, 81. — (Julien), évèque 

de Saintes, 81. 
3oiasotis (Aisne), 106. 
Solbima. Voir Soubise. 
Sommiers, comm. de Saujon, 

de Saintes, 326, 327. 
Sonolet La Crétiniëre (Marie), 197. 



Souchet (Jeanne), 148. — (Marie), 
148. 

Souillard(Joubert), 85. 

Soulignotme, cant. de Saint-Por- 
chaire, arr. de Saintes, 227. 

Sourcille (Jean), 86. 

Suberville (Bertrand de), chanoine 
de Saintes), 156. 

Surgeria, Surgères, chef-lieu de 
cant., arr. de Rochefort, 42, 43. 
— (Saint-Gilles de), 77. — (Saint- 
Pierre de), 77. 

Surin (le père Jeani-Joseph), ré- 
collet, 152. 



Tabois (Denis), 113. — (Eustelle), 
214. — curé de Rioux, 214. 

Tabourin (François), chanoine, 
115. 

Tailtebourg, canl. de Saînt-Savi- 
nien, arr. de Saint-Jean-d'An- 
gély, 348. 

Taiilefer (Adhémar), comte d'An- 
goulëme, 246. 

Talm<tnt-sur-Gironde, cant. de Co- 
zes, arr. de Saintes, 194, 204. 

Talucet, moulin, 318- 

Tamisier, 84. 

Tandeau (Charles), récollet, 175, 
176. 

Tanzac, cant. de Gemozac, arr. de 
Saintes, 227. 

Taquener (le père Edmond), récol- 
let, 167. 

Taranseau (Jean), 302. 

Tardy (Françoise), 200. 

Tasselot (Nicolas), curé de Saint- 
Pierre de Saintes, 148. 

Tebbaudi (Petrus), archipresbiter 
de Arverto, 323. 

Templier (Eutrope), 230. — (Ga- 
briel), 230. —(Joseph), 230, 275. 
— (Lazare), 230. — (sœur Marie- 
Anne), Clarisse, 230. 

Terceato (Petrus de), presbiter, 



Disiiizcdby Google 



■ 400 — 



Teroinier, Tercigné (sœur Gene- 
viève), Clarisse, 211, 227, 228. — 
(Jean), chirurgien, 150, — (Jean> 
dit Dalo, 86. - (Pierre), 86, 211 

Terri (Hiiario), 324. 

Tesseron (frère Agathange), récol- 

Tessîé (Pierre), 272. 

Teste, apotliicaire, 85. 

Têtu (l'abbé), 107. 

Thaunay [Rose), 148. 

Theaudi {Willelmus), 342. 

Thenac, cant. de Saintes, 178, 228. 

Theobaldi [Helias), 324, 

Thézac (sœur Claire de), Clarisse, 
182, 183, 185-193, 286. — [sœur 
Pacifique de), Clarisse, 169, 177, 
181-186 189,192-193. 

Thibaud (Jean), dit Le Gaigneux, 

Thibault (Matburin) 84. 

Thibaut (Françoise , 175. 

Thirouyt (Jean;, 87. 

Tholoxa. Voir Toulouse. 

Tti ornas (Jean-François), prieur 
de La Frenade, SIC, 312. — 
(frère Rémi), récollet, 186, 187. 
— 272, 273. 

Thomas de Canlorbéry (saint), 96. 

Thrillard (Andreas), 266. 

Tieffelin [Elisabeth), 162. 

Tigon [frère Chrysostônie), récollet, 

Tinet, 310. 

Tireliret (Marie), 174, 175. 

Tisserand i(sœur Suzanne), Claris- 
se, 169. 

Tonnay - Charente, chef- lieu de 
cant-, arr. de Rochefort, 180. - 
tancienne abt>aye de), 338, 339 

Tonnay-Charente (Geoffroy de), 
45, 46. — [Hugues de), 45, 46. 

Tomella [de). Voir La Tournelle. 

Tosthée [Isabeau), 184. 

Toulouse (Haute-Garonne), 68, 82. 

Tourestes (Guy de), doyen du cha- 
pitre, 74. 

Tourneur (Anne), 233. — (Fran- 
çois), 233, 236. — greffier, 144, 
146, 176. — (Marguerite), 233, 
236. — (Marie-Anne), 236. 

Tourtin, 146. 

Toussaint, sergent royal, 87. 

Trayaud (Jean), 194. — (soeur 
Rose), Clarisse, 194, 195, 343, 
246. 



Trichet (Marie), 85. 

Tropaden (Gautier), 341, 342. — 

(Jean), 341. 
Trouillard, chanoine, 182, 139 
Troyea (Aube), 58. 89, 94, 96, 272. 
Tulle (Corrèze], 153, 154. 
Turcan (Jean), 321. 

u 

Ugaut (Mariée, 228. 
Urbain II, pape, 247. — III, 26. 
Urbino-Permzia (A. de), 366. 
Uxè» (Gard), 279. 



Vacquier (le père Léon), récollet. 

Valence (Drôme), 106, 315. 

Valetaud (sœur Madeleine), Cla- 
risse, 196, 197. 

Valette (le père Placide), récollet, 
231, 332. 

Valier, notaire royal, 240, 244. 

Vallée, notaire au Ch&telet de Pa- 
ris, 96. 

Vatlentin (Françoise), 298. 

Vallet, notaire royal, 268. 

Valtois [Cariotla de), ducissa Bor- 
bornii, 250. 

Vallon de Serignac, 114. 

Valteau (André), sieur de Brouville, 
186. — (sœur Madeleine), 186, 
196-198. — religieux de Sainte- 
Gemme. 203. 

Vassan (Marie-Madeleine de), 270. 

Vaux, ancienne abbaye, cant. de 
Royan, arr. de Marennes, 197, 
246, â49. 

Veceria (Constantinus de), miles, 
26. 

Veillon, 261, S62. 

Vendive, 309. 

Venditne, chef-iieu d'arrond. (Loir- 
et-Cher, 83, 253, 

Verdelin (Marie rte), 262. 

Verdillac (frère Eloi), récollet, 207. 

Verguel (dom), prieur de La Fré- 
nado, 379, 298, 299, 305, 306, 807, 
309. 

Verjal, notaire royal, 117. 

Verneuil (marquise de), 406. 

Vernois [frère Thierry), récollet, 
390,231. 



Disiiizcdby Google 



Véron (Charles), 205. — (Jean- 
Pierre), 205. — (sœur MadeleiDe), 
Clarisse, a05, 215, 216, 221. 228- 
830, 233. 

Veriaillea [Seine-et-Oise}, 114. 

Viaud (Françoise), 207. — (Jean) 
206. — (Jean-Pierre), 37ï 
(sœur Marie), Clarisse, SOt 
(Mathurin), 151. 

Vicini,73. 

Vicovonne (de). Voir Vivonne. 

Vienne (Léonard de), prieur deLa 
Frénade, 284. 

VieuUe (sœur Félicité), Clarisse, 
214, 828. - (Pierre), 214, 215, 

vigerii (Alardus), 36. 

Vigetii (Hugo), canonicus Santo- 
nensis, 48. 

Vignau, 210. 

Vipaud (Pierre), 199. 

Viïlarg-tes-BoU, cant. de Burie, arr 
de Saintes, 272, 274, 348. 

Ville (le Ipère Urbain), récollet, 

166. * ' 

Ville (do). Voir du Gros. 

Villeneuve, canl. de Chalais, arr. 
de Barbezieux (Charente),348. 

Vin (Jean), 267-269. 

Vinçonneau, curé de Salles, 142. 

Viroilet, cant. de Gemozac, arr. ae 
Saintes. 316, 3S1. 

Tiiattce, 51, 58, 54. 

Vitalis (Johannes), riictor sancti 
Bartholomei, 39. 

Vitet (Amauld), échevia de Coimac 

non nai ' o - 



Vivonne (Calon de), 28. — (Hélie 
de), 26. — (Savary de), doyen du 
chapitre de Saintes, 74. 

Voecb,Vohet (Geraldus de), 849 

Votay, Vouillay, cooini. de Saint- 
Aignan, arr. de Marennes, 45 46 

Volk [le père Chrysologue), récol- 
let, 280-281. 

Vouéeron (de), 309. 

Vuittebertus Talo, 249. 



w 

Wardradus dictus de Lorichls 

247, 248, 253. 
Weberg [Jean- Antoine), 226. — 

(sœur Saint-Paul), Clarisse, 226. 
Willelmus, abbas Bassiaci, 849, 

250, 251. — magister scolarum, 

36. — de Taleburgo, 26. 

X 

Xainctes (frère Jehan de), 85. 
Xaticionte, Xanctona. Voir Samtet. 
Xandewllc.com. de Barbezieux, 347. 



Ydreau (Benoit), 329, 831, 332. ■ 
(Méry). 329, 331, 332. 



Disiiizcdby Google 



TABLE DES MATIÈRES 



I. EvËCHÉ ET CHAPITRE DE SAINTES (1111-1785). Donations et 
coaârmations par les évëques de Saintes de divers 
dons faits à des abbayes et prieurés (1111-1231). — 
Transactions entre les éT^ques de Saintes et le chapi- 
tre, relatives à l'étendue de leur jaridictioû dans la 
ville de Saintes (1:244-1245); — Lettres de l'évêque de 
Saintes, accordant aux habitants de La Rochelle Tad- 
miabtration des sacrements à l'hApital Aofredi (1256); 

— ConBrmation par l'évSqae de Saintes de la cession 
que Tait le seigneur de Salières de ses droits sur la 
prévâté de La Rochelle (1271); — Bulles de Boniface 
VIII, Jules II et Paul III, relatives k la nomination d'. - 
véques de Saintes (1296-1&48);— Procuration du chapi- 
tre de Saintes, pour le représenter aux états généraux 
de 1317; — Bulles de Siiite IV, accordant des indol- 
geoces & ceux qui visiteront la cathédrale de Saintes et 
contribueront à sa reconstruction (1476-1486); — Let- 
tres de l'évoque de Limoges, et de Raymond Péraud, 
archidiacre d'Aunis, publiant des indulgences dans le 
même bot (1479-1488); — Déclaration de ce que doi- 
vent au roi, dans la ville de Saintes, les clercs et cho- 
ristes de la cathédrale (1533); — Lettres patentes de 
Henri II à Tévëque de Saintes, Tristand de Bizet (1553); 

— Ëpitaphede Tristaodde Bizet(1579); — Démêlés 
entre l'évêque Michel Raoul et le chapitre de Sain- 
tes (1618-1621); — Bref d'Innocent X pour la nomi- 
nation de Louis de Bassompierre à l'évéché de 
Saintes, et lettres de Louis XIV (1648); — Les dîners 
du chapitre de Saintes (1621-1709); —Discussion entre 
le chapitre cathédral île Saintes et les semi-prébendés 
(1760); — Provision de joyeux avènement sur la ca- 
thédrale de Saintes (1775); — Ordonnance de l'évè- 



Disiiizcdby Google 



— «0 — 

qae Pierre-Loais de La Rochefoacanld (1785); docn- 
meots publiés par H. Louis AuDUT 21 

II. LEâ Sainte-Claire de Saintes (1617-1782); — Testa- 
ment de Françoise de Gerizay, veuve de Charles Dreux, 
et Toadatrice du couvent de Sainte-Claire à Saintes 
(1621); — Note sur l'incendie de l'abbaye de Saintes 
(1M8); — Catalogue des religieuses professes de 
Sainte-Claire de Saintes (1630-1782); — Etat des 
biens et des charges du monastère (1723); publiés par 
M. Louis Audut . . - Ii3 

in. Abbayes: — Bassac; Chastres; Fontdonce; La Frenade-, 
La Grâce-Dieu ; La Tenaille ; Masdion ; Notre-Dame de 
rile-en-Ré; Satjlonceaux ; Sa int-Léonard-de-Cha urnes; 
Toanay-Charente (1675-1790), publiées par MM. Louis 
AuDiAT, P.-B. Uarraud, Pierre Bouhard, Akatoli! 

DE BREHOND D'Ars, THÉOPHItE DK BREUOND O'ArS, 

Jules Pellisson, Louis de Richehond 2i6 

IV. Pièces diverses. — Hôpital d'Aufredi à La Rochelle; 
Prieuré de Saint-Vivien à Saintes;cordeliersd'Angoa- 
léme et de Cognac; prieuré de GrammoDt et de Ser- 
maise; prieuré des Ëssarls; bulles diverses, publiées 
par MM. Louis Audiat, P.-B. Barraud, Théophile 
DE Bremond d'Ars, Louis Guibért, Léon de la 
MoRiNEniE, Georges Mussest, Louis de Hichehond. . 340 
V. Table alphabétique des noms d'hommes et de lieux, par 

M. HlPPOLÏTE DE TiLLï . . ■ 373 

VI. Liste des gravures contenues dans les t. VI-X .... 404 
Vil. Table chronologique des pièces contenues dans les toIu- 

mes Vl-X, par M. Hippolytb de Tilly 405 



Disiiizcdby Google 



LISTE DES GRAVURES 

CONTENUES DANS LES TOHES TI-X. 



Abbesses de Saintes (sceau des], (1648). X, 160 ^ 

BoiTut, clerc du diocèse de Périgueux [signature d'Arnauld), (1290). t IX, 5K «. 
Bremond d'Ars (signature de Charles de), (1585). VIH, 190 - 

Censif de l'hOpita] neuf de Pons (fac-similé du), (1292). IX, 307 — 

Chapitre de Saintes (sceaux et contre-sceaux du], (12i5 et 1317), X, 38, 55 — 
Heori III (signature du roi), (1578). VI, 363, 369 - 

Hflngiron (signature de Laurens de), (1578). VI, 363 - 

Monnaie de La Rochelle (sceau de la), (1717). VIII, 349. 

Mortagne (sceau de Geoffroy de), (1299). VIII, 396 - 

Palissy (signatures de Bernard et de Hathurio), (1564-1574). VIII, 419, 420 - 
Perault (Raymond), archidiacre d'Aunis. ijeltres d'indulgences ponr les croi- 
sades, contre les Turcs (1490). X, 78 
Pierre, arcbiprètre de Cosnac (sceau et contre-sceau de), (1299). VIII, 396 - 
Pierre IV, évéquede Saintes (sceau et contre-sceau de), (1244). X, 34 .. 
Pons (signature de François de), (1578). VI, 369, 372 - 
Pons, éTêque de Sabiles (sceau et contre-sceau de), (1271). X, 45 - 
Quartiers, curË de Saint-Sauveur del^Rochelle (sceau de Géraud de), (1256). 

X, 41 . 
Saint-Pierre de Saintes (Lettres d'indulgences pour la reconstmclion de la 

cathédrale de), (1486). X, 74 - 

SAnéchaussée de Saintonge (sceau et contre-sceau de la), (1299). VIO, 395 
Vital, curé de Saint-Barthéleaiy de La Rochelle (sceau et contre-sceau de 
Jean), (1256). X, 41 - 



Disiiizcdby Google 



TABLE CHRONOLOGIQUE 

DBS DOCUMENTS PUBLIA DANS LES TOHSS VI, VII, VIII, IX ET X 
DBS 

ARCaiVBS HISTORIQUES DE LA SAINTOMGE ET DE L'AUISIS i 
Par U. Hippolyte de TiUj. 



XII* tiicle. — Don fait à l'abbaye da La Courjuue, par Itler de Brie 
de la moitié de ses droits sur U rivière da Né. VII, 137 

Yen 1105. — Foodation de l'aumAnerie de Surgèreii, par QuiLlaume IX, 
comte de Poitiers. VI, 10 

1111, 15 Msri. — SenteDce de Pierre 11 de Soubise, évèque de Saintes, 
entre les abbéâ de NouallléecdeLaCtiaise-Diâu, relative & l'église 
de Fonte Day-Rohan-Rohan. X, 21 

Avant 1116. — Abandon bit k l'abbaye de PoatevratUt par Ralanlfe 
Barbotin et Im|)érie, sa femme, de leurs droits sur la forêt d'A- 
giidelle. Vil, 27 

1116, î juillet. — Don de la forél d'Agudelle fait & Lambert, premier 
abbé de La Couronne, partie par des particuliers et partie par 
Robert d'Arbrissel et Pétronille, abbesse de Fontevrault. VII, 28 

111&-11S5. — ConftrmatioQ par révâque de Saintes du don fait à l'abbaye 

de La Couronne par les religieux de Fontevrault de la forêt d'A- 

gudelleet deceluida l'église deSaligaac, par Baiaaud, évéque 

de Saintes. VII, 31 

Vert 1120. — Dan h l'abbaye de La Couronne par Foncaud de Luc, 

de son fief de Beusees. Vil, lld 

1123-1136. — Don hit k l'abbaye de la Couronne par Glraud Renaud 

de se^ droits sur les moulins du Breiiil d'Archiac. VU, 134 

1124, ijaiiUt. — Don & l'abbaye de La Couronne par Guillaume de 

La Rocbe, de sa principale culture près La Grand- Vau, VII, 238 



I indiquent le volume, et lei cbiUres arabes la page. 



Disiiizcdby Google 



— 406 — 

1129. ^ Tnitâ antre les abbayes de La Coaronne et de Fontevrault, au 
, sujet du don de la forêt d'Agudelle. Vif, 3S 

1136-1149. — Don fait k l'nbbaya de la Couronna par Foucbier de 
Uantchnude, de prés appelés Prata aquota. VII, 135 

7«rf 1140. — Don îi l'abbaye de La Couronne par Bernard ei Robert Pro- 
meotia, de leur part sur la dlme deSalignac. Vil, 114 

1144, — Bulle du pape Luce II, conQrniant l'accord entre les abbayes 
de La Couronne et de Fontevrault, an sujet de la forêt d'Agn- 
delle. VII, 34 

Vtrt 1147. — Amortissement par Adliém&r d'Archlac des héritages 
donnés et & donner par ses tenanciers t^ Tabbaye de La Couronne, 
dans l'étendue de sou aef d'Archiac. VII, 138 

1147. — Ëogragement à l'sbbaye de La Couronne eu garantie d'une 
somme d'argent, par Galorade et Guiltauma d'Auvignac, du quart 
de la cullure de la Gravollbra et de droits sur leu préa et les 
moulina du Qreuil. Vil, 135 

1148. — Sentence de Bernard I"!*, Avéque de Saintes, sur un différend 
entre Gilbert de la l'orré, évéque de Poitiers, et Hugues de Lusi- 
gnan. X, 35 

1150 — Réltérfttlon, après différend, du traité entre les abbayes de La 
Couronne et de Fontevrault, su sujet de ta posses>sioa de la fo- 
rêt d'A„udelle. VII, 35 

1155. — Eagagement 11 l'abbajQ de La Couronne, par Guillaume de 
La Roche, de sa culture auprès du gué de Romans. VII. 140 

1150. — Don b l'abbaya de La Couronna, par Guillaume de Brie, de 
droits sur les eaux, et delà propriété de prés sur leTreff. vil. 240 

1159. — Déaistament par Mainard de La l.ei;ïue et sn femme de leurs 
prétentions sur une pêcherie appartenant k t'abba.ve de La Cou- 
ronne. Vil, 141 

1163. — ConarmatioD par Guillaume Testaud, de Barbezieui, du don 
ftiit par aea ancêtrea k l'abbaye de La Couronne, de la Urre de 
I.ajasaon en Braville. VII, 257 

1165. — Don fait à l'abba] e de La Couronne, par Foucaud et l'ierre 
Andron, de leur alleu de Montchaude. Vil, 142 

Avant 1171. — N'otica récapitulative dea libéralitéa de Guillaume de 
Brie envers l'abbaye de La Couronna. Vil, 2il 

Avant 1171. — Don k l'abbaye de La Couronne par Guillaume et Fou- 
caud Séchaux et leur mfare, des moulins it construire sur le ruis- 
seau du Pellt-Treir. VII, 143 

Avant 1171. — Don k l'abbaye de La Couronne, par Guillaume de Brie 
de aon moulin da Chavanna et de ses prés de l'Anglade. VII, 241 

1171. — Affranchissement par Guillaume et Glrbert Maingot du droit 
de vigaerie de la terre dounée it l'aumônerie de Surgërea. VI, lU 

1172-1175. — Don & l'abbaye de la Couronne, par Guillaume de La 
Roohe, da prés sur le Treff, & la cbargu par l'abbafe de l'eatre- 



Disiiizcdby Google 



— 407 — 

tien d'aae lampe & llatention de GatUaume de La Hoche, reli- 
gieux. VII, 145 

1178. — Traité par lequel les relig^leux de Ba!e:nes renoncent en favenr 
des religieux de La Couronne, moj'ennant un cens annuel, de 
leurs prétentloiia sur une terre située au Rreuil d'Archiac. VU, 146 

1179. — ConflrmatloQ par Richard, duc d'Aquitaine, des immunités 
Goncédéea à l'aumdnerie de Sur^ères, par Guillaume 1%, comte 
ds Poitou. VI, U 

1179, 9 novembre. — Sentence d'Aimar de Cartonel, évoque de Saintes, 
entre Glraud de Mlramont, abbé de Dalon, et Aldeburge, abbease 
de Saintes, relative à des dîmes. X, 26 

Vert 1180. — Don k l'abbaye de La Couronne par Geoffroy de Pons, de 
ea culture de la Vieil le-Croi:t, sise à la Grand' Vau, en Saint-Ger- 
main. VII, 2ii 

118S. — Traité entre l'abbé de La Couronne et Qulilaume de La Roche 
au sujet de terres sises k La Grand- Vau, prËs Salnt-Uaurice-de- 
Tavernoùe. Vli, 244 

ii82, janvier. — Don il l'abbaye de La Couronne par Alard de Uareull, 
de aea droite sur les moulins et les marais de Nlox. VII, 69 

1184. — Traité entre les reliKieux de La Couronne et Guillaume Ar- 
uaud d'Amble ville, au sujet d'un moulin appelé Moulin neuL 

" VI[, 149 

H8+-1194. — Traité entre les religieu» de I.a Couronna et des hommes 

nommés les Roacenaa, par lequel ces derniers renoncent en 

faveur des religieux, à leurs prétentions sur la terre de Fontes- 

pant, près d'Arch'ac. VU 152 ■ 

1184-1197. — Donations de prés, cens en argent et en nature faites & 

l'abbaye de La Couronne par R&inulfe Geoffroy et plusieurs 

seigneurs. Vil, 153 

it85. —Don fait à l'abbaye de La Couronne, parQuillanme Airaud, de 

sa personne et de aea biens. VII, 154 

1185. — Transaction entre l'abbaye de La Couronne, Airaud Le Roux 
et aes fiU, au sujet de la donation foite à cette abbaye de la 
moitié d'un alleu sis au Breuil d'Archiac. VII, 155 

1186. 9 mai. — Don à l'abbaye de La Couronne, par Pierre de La Per- 
rière, du lieu de Sainte-Croi:^ de ChaiUe. Vil, 47 

Vert 1188. — Don d'un clos fait k l'aumônerie de Surgëres par Richard, 
comte de Poitou. VI, 12 

Vert IIBO- — Traité amiable entre l'abbé de La Couronne et Guillaume 
d'Archiac au sujet de la culture deLa Vieille-Croix. VU, 246 

1190. — Don (ait & l'abbaye de La Couronna, par Hier, fils de Foucaud, 
de Jamac-Champagne, de ses droits sur le moulin de Changes, 
sur le Treff, et des prés à Chadenac ? VII, 158 

1192-1194. — Don fait à l'abbaye de La Couronne, par Adémar, comte 
d'AngoulSme, de ses droits sur le mesurage d'Archiac, et d'un 



Disiiizcdby Google 



— 408 — 

terrain près du ch&t«au d'Archlac, pour y construire la malaon 
oit ae percevra le droit de meeura^. VII, 159 

1192-1191. — Don à l'église de ChalUe, par Chalon de Pons, de droite 
sur lea prés de Rechau du Bug^t et d'un cena sur la terre du 
Linar. Vil, 48 

1193. — Traité entre ^Benoit Dexmier et l'abbé de La Couronne au aujet 
de la terre de Hagnac, et de piëc«â de pré aiiuéea aux environs. 

VU, 2ft4 

Ttri 1195. — Don & l'abbaye de La Couronne par Eenri, érfiqua de 
Saintes, de régllse de La Gord. VII, 96 

Yen 1195.— llemise par Guillaume Haingotliraumdnerle de Surgères, 
d'un cens sur le moulin de Bay. VI, 18 

Vert 1185. — Restitution au prieuré de Chaille par Benoît de Uorta- 
gne, de la culture de Ber^rèze. VII, 53 

Vert 1195. — Abandon fait au prieuré de CbatUe par Pierre Vital, de 
ses prétentions aur le moulin de La Rochette. VII, 50 

1195 , m^. — Don d'une pièce de terre & l'abbaye de La Couronne et au 
prieuré de ChalUe, par Arnaud Bardon, sa femme et ses enfants. 

VII, 49 

Avant 1197. — Don i l'abbaye de La Couronnu, par Geoffroy de Morta- 
gne, d'une carrière pour extraire de la pierre, destinée h la con- 
struction d'une maison h Hibérou. VII, 53 

1197. — Permiasion aux religieux de La Couronna par Geoffroy Martel 
de prendre de la terre dans ses marais pour leur moulin de Dlsail, 
et concession de droits d'usage dans la forêt de Salis. VII, 70 

1197. — Echange entre les religieux de Saint-Florent de Saumur et 
ceux de La Couronne, du moulin du Quartier, contre des droits 
aur une vigne tenue par Bernard de Clam. VII, U 

1197, i" janvier. — Remise par Othon, duc d'Aquitaine, \ l'aumônerie 
de Surgères des cens i^n'elle lui devait. vl, 13 

II99. — Confirmation par Andoin de Clam, religieux de La Couronne, 
des dons que Foucaud de Bolsaet, son frère, avait faits k ladite 
abbaye. Vil, 24s 

XIII* SitCLE 

ZIJI* tiitde. — Désistement en faveur de l'abbaye de La Couronne, 
moyennant un cens annuel, par Quillaume Josselin, de ses pré- 
tentions sur la terre de Lastapis. VU, 37 

Vert 1200. — Don ti l'abbaye de La Couronne par Thomas Airaud, du 
bois d'AIran, t«nu par Audoin de Vaines. VII, S65 

ISOO eneiron. — Don k l'abbaye de La Couronne par Rainulfe Airaud de 
sea droits sur un pré dana la paroiaso de Grave. VK, 258 

Vert 1-200. — Abandon à l'abbaye de La Couronne, par GulUaume de 
La Roche, de ses droits sur une culture Bise k La Grand-Vau. 

VII, 249 



Disiiizcdby Google 



1202. — Pancarte contenant : Trois prSts par frère Jouaserand II Robert 
Durand et autree ; acquisition d'un quartier de pré, près du 
Gouffre de Saint-Bonnet; don fait à l'abbaye de La Couronne 
par Hier Piao, prêtre, de ses droits sur la paroisse Salnte-Hul*- 
lie de Bnrbezleux ; désistement par les seigneurs |d'Bspagnac de 
leurs prétentions sur les héritages légués à l'abbaye par Hélie de 
l'Isle. VU, 161 

1203.— Rétrocession k tit:-e viager par l'abbaye de La Couronne, à 
Gauthier Laurent et sa femme, d'une saline et de moulins, 
moyennant un cens. Vil, 71 

1210. — Don & l'abbaye de La Couronne par Aimar de Claiont et sa 
femme, d^ moulin de MinoC. VU, 1<J4 

1211, — Composition entre Itier, Foucaud et Arnaud de Brie et l'abbaye 
de La Couron ne ; au sujet de la terre de Fontàiregor et des mon- 
Uns d'AUeviUe et de Champanol. VU, 168 

1211. — Ceassion aux religieux du prieuré de Chaille par Guillaume de 
Biro et autres, du monlln et de l'écluse de Jouent. VII, 55 

1211. — Don à l'abbaye de Le Couronne par Bertrand de Beanmont de 
son droit de meunerie de Confolent, paroisse de Saint^Bonnet, à 
la charge d'y faire construire des moulins. VII, 166 

1311 ou 1212. — Bail ^ cens par l'abbé de La Couronne àGirsudChaus- 
sart, sa femme, et Pierre Chaussart, d'une maison & Archiao. 

VII, 170 

1212. — Traité entre les abbés de La Couronne et d'Obazine, d'une part, 

et Jean de Forz, d'autre part, au sujet de la jouissance des 
moulins d'Oulmes, dans l'Ile d'Oleron. ' VII, 73 

1212, aoil. — Confirmation par Henri, évoque de Saintes, d'une charte 
par laquelle * Portaclla > de Hauzé asseoit sur le péage de 
Marans, las revenus donnés par son père, k l'abbaye de Fonte- 
vrault. X, 27 

1214. — Don par l'abbé de Saint-Florent de Saumnr au prieur de l'iifr- 
pital neuf de Pons d'une terre et de la dime du cimatibrs dudit 
hôpital. IX, S 

1214, décembre. — Don Ait au prieuré de Chaille par P. do La Perrière 
etUainard Bylo de la dîme du bois de rupture dansleura forêts 
de Guttonet et de ChaiJle. VII, 56 

1217. — Inféodation par U. de Vanzac, k Guillaume de Chantillac, de 
ses redevances sur la paroisse de Vanzac, Le Puy de Vanzac et 
La Rivière. VII, 17i 

1217. — Don k l'abbaye de La Couronne par Arnaud et Guillaume 
Rossel d'une terre près de Hausses, et par Guillaume de Chantillac 
et Guillaume Maynard de leurs droitd sur cette terre. VII, 120 

1218. — (^nflrmation par Guillaume de Hors du don fait par son père 

b l'abbaye de La Couronne, de droite d'usage dans la forêt de 
VareiUe. vn, 258 



Disiiizcdby Google 



1316. — Bail h cens à l'Kbbaye de La Couronne par Itler da Rlhneon, 
de sa moitié dea inoulias de Rifaucoa. VII, 104 

131S. — Traité entre l'abbé de La Couronne et Itler de Rifaucon des 
moulina de Rifaucon. VII, 106 

1818. — DoQ d'un muid de vin sur les comptants du grand fle( d'Aunia 
par Qulllaume Main^ot, à raumânerie de Snrg'ères. VI, 13 

1319. — Traité entre l'nbbâ de La Couronne et Constantin Poucbler, au 

sujet lie la dîme de Chapdo. VU, 178 

Vert 1220, — Don ^ l'abbaye de La Couronne par Almeri de La Roche- 

beaucourt de sa borderie de Laagre. Vil, 173 

1220? — Venu par Gautier Tropaden b Alexandre Aufredi de cent sols 

poitevins de cens. X, 341 

1320. — Aeceneement à l'abbaye de La Couronne, par Alaïs, fille de 
Raymond Rodier, de sa culture du Peyrat de Beusses. VII, 121 

1230. — Notification par Dreux de Montauzier, du don Aiit à l'abbaje 
de La Couronne par Pétronille et Odéarde Roy de leurs droits sur 
la terre d' ( AUreina », près du Puy de Beusses. VII, 122 

1320, juillet. — Confirmation par Pierre de Pons, évoque de Saintes, 
d'une cbarte par laquelle Allénor d'Aquitaine accorde aux reli- 
gieux d^Argenton leur chauffage dans la forfit de ce nom. X, 27 

1223. — Confirmation par Relie, évéque de Saintes, d'une cbarte par 
laquelle Savary de Mauléoo assigne sur la prévAté de La Rocbelle 
une rente donnée par son oncle, à Berthe, abbesse de Fonte- 
vrault. X, 28 

1222. — Don fait & l'abbaye de La Couronne par Poucaud d'Auvignac 
de ses droits sur une terre siae entre la maison de Brousses et 
Cepa Rudel, sous certaines réserves. VII, 123 

1222. — Don par Geoffroy Martel, aux religieux de La Couronne, du 
moulin Niox. VII, 75 

1223, mai. — Donation & l'anmànerie d'Aufredl des droits de CuUlaume 
de Nualllé sur un ceUIer et une place située devant l'église de 
Marsllly. X, 343 

1323. — Don à l'abbaye kle La Couronne, par Raymond de Lavergne, & 
l'oocBslon de sa réception de religieux k l'abbaye de propriétés 
situées b Charzac. vil, 134 

1324. — Tralté-entre Bernard Rainulfe et ses comparsonniers, et le 
recteur de Nayers, au sujet de la possession des biens situés prËs 
de Nayers, de Lavaure et de Pulcbabru. VU, 208 

1234. — Notice par Hélie, archlprêtre d'Archiac, du don fait à l'abbaye 
de la Couronne, par Guillaume de Lamérac, d'une terre située 
prèa de Uaguac et Puycbabran. VII, 206 

1334. — Accord entre les religieux de La Couronne et Arnaud « de 
Arelai, au sujet d'une terre située kMonchaude. Vil, 367 

1235. — Don k l'abbaye de|La Couronne, par Rue, du consentement de 
Banmari,desesdroitfisurleCtaamp-Vleil,prèsdeReuases. VII, 125 



DigilizcdbyGOOglc 



— 411 — 

1236. — Notice du don fait à l'abbay* d« La Couronne par Guillatime 
de Lamerac, d'uni terre eltaée près de Nayers. VII, S69 

1227. — Sentence d'Bélie, érèiiae ds Saintes, entre les Teligleux de 
la petite Couronne ea Arvert, et P. Deviaat, P. Jean, Etienne 
Artlafeira, par laquelle cea derniers sont déboutée de leurs pré- 
tentions sur les acriuisitions faites par lesdLts reliKÎenx, de la 
veare de Guillaume Artlafeira. VU, 76 

1227, 8 avril. — Serment de ftdâliié k Guy de Lusigaan par Hugues 
de Tonnay-Cbareate, k cause du comté d'An^onlôme. VIII, 3^5 

1228, — Echange entre R. de Pons et l'hôpital neur, de droits sur les 
moulins de GoutroUes, pour d'autres droits sur l'hospice de Ran- 
eaoneg. IX, 11 

1229, avril. — Notice du don Ailt k l'abbaye de La Couronne, par 
Foucand Tizon, de ses possessions àFrédouville, bDauvuetdana 
toute l'étendue du flef d'Archiac. Vil, 173 

1229, décembre. — Don tait à l'abbaye de La Couronne par les ^res 
Salmon de leur terre de iChairoGuibbert •,prèsdaNé. Vil, 175 

1230. — Composition entre les religieux de Saiut-Eutrope de Saintes 
et ceux de La Couronne, au snjei de la maison et dus dîmes du 
Breuil en SalntrPalIais-sur-Né. ' VU, 176 

1330. — Accensement k l'abbaye de La Couronne, par Guillsume de La 
Lande et Agnès sa femme, de leurs terresduCharcos, près Sainte- 
Radàgonde. VU, 126 

1230, juin. — Donatii.n par Loais XI Ii Isabelle d'&ngleterre du cb&- 
teau de Saint-Jean-d'Angély. VIII, S86 

1231? — Vente par Marie Marquis !t Alexandre Aufrei, & La Rochelle, 
d'un cens sur une partie da six escrënes syant appartenu b Pé- 
Ironills de Saint-Héric. X, 845 

1231 (?) — Vente par Pétronille Uarquis à Alexandre AuFrei, d'un cens 
sur une partie de six escrènes ayant appartenu k Pétronille de 
Saint-Héric. X, 344 

1231 (7) — Vente d'un cens sur une moitié de six escrënes k Alexandre 
Aufrei par Bernard Lasne de Celle et Garnler de Nieul. X, 343 

1231. ~ ConQrmallon par Poucaud et Alaric d'Arcbiac, de tous les biens, 
franobiaee et immunités accordées par leurs ancêtres à la maison 
de Nayers. VII, 270 

1232. — Accensamant par l'abtié de LaCouronne, k Itier Menut, de tout 
ce que l'abbaye possédait au mas du Uesnieu. VII, 178 

1232-1500. — Note énumérant les seigneurs de Didonne. VI, M 

1233, janvier. — Confirmation par Itier de Barbezleux, du don fait 
k l'abbaye ds La Couronne, par Robert Fouohier, Fouchier de 
Moniahaude et ses enfants, du moulin de La Vergne. Vil, 271 

1234 — Don à l'abbaye de La Couronne, par Itier Ameil, ses nqveux, 
Pierre du Chesne, Raimoud frères et Rainulfe frérea, de leurs 
droits sur l'aUeu de La BrosBe-Arnaud. VII, 237 



Disiiizcdby Google 



— «2 — 

i885. — Remise faite b l'abbaye de La Conroane par Guillaume Poite- 
vin et Armand Kobert, d'une rente en blé sut la maison de 
I eusses, et don d'une terre auprès du bois de Beusaea. VU, 138 

1235. — Concession aux religieux de La Couronne résidant à Disalli 
par Etûbert de Sablé, seigneur de Mornac, du droit de construire 
des moulins sur son étang du Barbareu. VII, 77 

1235, 7 ^ufn. — Transaction entre Guillaume, abbé de Sablonceaux, 
Guillaume Pierre, chevalier, et Guardratj son neveu, !i l'occasion 
de marais situés ii Arvert, appartenant & l'abbé de Hasdion. 

X, 32i 
laae, noveti^re. — Transaction entre Gombaud, prieur de Saint- 
Sauveur de Ré, et le prieur de l'hâpital neuf de Pons, h l'oocasion 
de blana situés & Pons. IX, 12 

1236, décembre. — Traité entre les religieux de Ghallle et les enfants 
de P. Oomband, au sujet d'un fossé touchant au moulin de 
Jouent. VII, 57 

1237, — Don au prieuré de Chaille par Hëlie Brun, prâtre de Cozes, 
d'une rente de blé sur sa terre. VII, 58 

1S37, aoiC. — Donation de la cure du Bourdet par l'évéqaede Saintes, 
i Sainte-Croix de MauEé. X, 29 

1239. — NotiScation par Hugues de Lualgnaa et la reine d'Angleterre, 
sa femme, du don folt & l'abbafe de La Couronne par P. Rai- 
nulfe de Cb&teauoeuf, ea réparation des dommages qu'il avait 
causés à cette abbaye. VU, 179 

1239, iunembre. — Traité entre Sibille de Surgères et les religieux de 
l'aumônerle de Surgëres, au sujet du droit d'usage dans la forêt 
dsBonon. VI, 14 

1389, lunemire. — Don de terres b l'aumAnerie de Saint-Gille de Sur- 
gères, par SibUle de Surgbres, en compensation des dommages 
causés par ses ancêtres à cette maison. Vl, 15 

1240. — Don par Pétronille de Sorlut au prieuré de Cliaiile, d'une rente 
sur la terra de la mëre de MaJnard Chasaeral. Vil, 59 

1244. — Abandon par GeoCTro}' de « Mehn i, à l'abbai'e de La Couronne, 
de ses redevances dans la paroisse de Montcbaude. VII, 180 

1244, 20 juin. — Transaction entre Pierre IV, évèque de Saintes, le cha- 
pitre d'une part, et Alphonse, comte du Poitou, relative à l'éten* 
due de leur Juridiction dans la ville de Saintes. X, 30 

12i5, aart. — Fixation des droits de l'évdque et du chapitre de Sain- 
tas, et ceux du comte de Poitou, sur la ville de Saintes. X, 34 

1247. — Don fait k l'abbaye ds La Couronne par Geoffroy de Luohet, 
d'une rente suc Benoit de Vaux. VII, 182 

1247 (a. s.), 27 marÊ. — Consentement de Chalon, seigneur de Ber- 
nsuil, k la cession faite par Bile Girard & l'hôpital neuf de Pons, 
de sa part dans les moulins de GoutroUea. )X, 13 

1248 (n. s.), mari. — Bcbange entre Benaud de I>ons, et les frères de 



Digilizcdby Google 



— 413 — 

l'hôpital neuf de Pona, de dlrarBee rentes, pour nne rente sur 
les moulins de Cb&te>u-Renand et le ■ desgrain » on moutnre 
au même moulin. IX, 14 

1353. — Ratifl?ation par GeofTroy d'Àrchlac, du don autrefois fait da 
son moulin de Congousssc en la paroisse de Saint-Pallals-sur- 
le-Né. VU, 183 

1253, 17 octobre. — Vente par Bninulfe du Breuit an coavent de La 
Couronne, de ses terres, de cens et rentes dans les paroisses ds 
Verrières et de Salnt-Pallais. VII, 185 

1!fô4, teptevd>rt. — Don fait à l'aumônerie de Surgères de quelques 
franchises, en compensation de dix livres de rente, par Guillaume 
MalQ^t. VI, IS 

iVSA. — Acceasement par les religieux de La Couronne k Hëlle de Vil- 
lars, prStre, d'un domaine, moyennant un cens annuel payable 
au maître de la maison du Breuil-d'Aichiac. VU, 187 

1^6, 24 mari — Lettres de Hugues de Felet, évèque de Saintes, ao- 
cordant aux habitants de La Rochelle l'administration des sa- 
crements à l'hApital Anfredi, sous la réserve des oblatioos pour 
les prieurs et curés de la dite ville. X, 39 

1258. — Bail par André, chapelain d'Arvert, k Pierre Marchant, homme 
de l'église Saint-Etienne, en récompense de ses bons services, 
d'un mesnil oiX se tient une foire, et d'une maison, VU, 83 

1260. — Aveu rendu )> l'abbé de La Couronne par Bainulfe Mainard de 
Sonneville, poar des ûeta situés dans les paroisses de Sonneville, 
Llgnlëres, Verrières et Bonaenll. VII, 188 

ladO (n. s.), 18 tnan. — Donation par Ramnnlfe Jacquelin, chevalier 
de Pons, ft rhOpltal oeuf, d'une rente sur les moulins de Gou- 
trolles. IX, 16 

1360. iéeembrt. ~ Vente par Hélle de Villara, chapelain de Verrières, 
d'un mënil situé près du cimetière dudit lieu, h Arnaud Bé- 
caud. VU, 189 

1261, 23 juin. — Traité entre Guiliaame de La Bochandry, seigneur de 
Jonzac, et l'abbaye de La Couronne, au sujet des droits dans la 
forêt de Clam. VU, 25» 

1261, 21 juillel. — Accord entre l'abbé de La Couronne, Guillaume et 
Itier Angelier d'BravUte, au sujet de diverses terres. VII, 259 

1264 ou 1265, Mari — Cession par Guillaume de Barbezieux à Fou- 
cher PanlE, de quinze sous d'oubliés sur des vergers situés près 
de Barbezieux. VU, 191 

136&-1279. — Vente par Raymond de CouloDges k l'abbé de La Cou- 
ronne, d'une rente sur le Hé! de Coulongee et Isa paroisses de 
Sallgnac et d'Allaa, et hommage de sa maison de Coulonges 
et de ses domaines. VU, 115 

1266, 25 jni». — Vente par Pierre de Saint-André et sa mère aux rer 
ligieux de La Couronne, d'une rente de blé et d'un cena dfX par 



Disiiizcdby Google 



— 414 — 

Arnaud d'Enville, k omim da sa tom dM Viguaudi. Vil, 260 
1366, wvemère. — Aveu et dénombrement h l'abbé de Ln Couronne 
par Guillaume Flamenc, k cause de la terre de < Anthencha >, 
paroisse de HoQtchauda. VII, 193 

1267, 15 janvier. — Quittance de Pierre, abbé de Sainte-Marie en Ré, 
à ÂlpbonsB, comte de Poitiers, de deux cents livres tournois pour 
acquiU fhita dans aes flefs. X, S34 

1267, 2 mai. — Traité par lequel les religieux de La Couronne, con- 
sentent h ce que leur maison de Lajasaon paye k Hugues Coie- 
braohe le cens acheté de Pierre de Saint-André. VII, 263 

1569, mai — Concession ht l'aumAnerie de Surgëres, du droit d'usage 
dans la forêt de Benon, par Alptionse, flls de Jean, roi de Jéru- 
salem. VI, 16 

1570, mai. — Donation par Hélie de Rabayne, chevalier de Poas, & 
l'hApital neuf, de neuf qoartibres de froment sur les cultures de 
OrostouEin. IX, 17 

1370, S tepUmbre. — Engagement de Guillaume Uaingot de Surgèrea, 
k payer & l'aumOnerie de ce lieu ce qui avait été réglé par le 
testament de sa mëre. VI, 17 

1271, décembre. — Attestation par l'évêque de Saintes que Guillaume 
Uangot de Surgbres et sa femme ont cédé leurs droits sur la 
prévAté de La Bochelie, fc Pierre de La Brosse, chambellan du roi- 

X, 42 

1S72 (n. s.), — Testament de Jean Boumt, bourgeois de Pons. IX, 19 

1872 (1273), Jiener.—Vmt» par Ittiter Selgnoret et eafamille à Hélie 
Seignoret, de Xaadêvltle, d'une terre au lieu de La Keimbe tenue 
de l'abbaye de La Couronne et de Guillaume Selchaud. VII, 195 

1273, man. — Accord entre Ponce de Pons, évoque de Saintes, Ponce 
de Pona, doyen du ciiapltre, et Robert, prieur de Hontlerneuf 
deSaint-Algnao, relatif au moulin de Vouillaj. X, 45 

1373 ou 1274, avril. — Vente par Hacbiane, veuve de Jean Baron, & 
l'bApital neuf de Pons, d'une rente sur des terres situées près 
de cette ville. IX, 22 

1273, octobre. — Ratiflcatloa par le seignanr de Barbezienx de la vente 
&ite & l'abbaje de La Couronne, d'une rente sur la terre de La 
Pouyade, paraisses de Uontchaude et de Oeignac. ' VII, 200 

1373, octobre. — Vente par Bertrand de Boisset et sa femme fc l'abbé 
de La Couronne,d'une rente sur les lieux de la Pouyade, paroisses 
de Uontchaude et de Reignac. VII, 197 

1273, dèeem^re. — Cession k la maison de Beusses par Agnes Char^ 
pentieretsOD flls,d'une rente de blé sur des terres entre Beussea 
et Puy-Rigaud. VII, 129 

1374, 24 avril. — Confirmation par Guy de Lusignan, seigneur de Co- 
gnac, des franchises et immunités aooordées k l'abbaye de L» 
Conronuu par Iwbelle, leine d'Angleterre. VU, 304 



Digilizcdby Google 



— 415 — 

1374, S tepUmire. — Don k l'abtaye d» La Conronne par Almery Cba- 
zac, prêtre, d'uoe maison, d'âne TlgD« et d'un marais salaat tsi- 
tués dans 111e d'Oleron. vil, 83 

Vers 1375. — Sentence dea commiaaalrea du aalnt-atège, adjugeant au 
prieuré de CbalUe, la moitié d'un marala entre le pont de JO'.ien'^ 
et le pré de Rezac. VII, 60 

1S75. — Composition entre Gaillaume de La Hochechandr.v, seigneur 
de Jonzac, et l nbbaye de LaCk>uronne, au sujet du droit d'usage 
dans la forât de Clam et de ses droits sur les bols de t Chaveii- 
nes > d&na les paroisses de Clam et de Neulle. VII, 254 

1275, Zïteptembre. — Donation par Uarie Reine, veuve de Pierre 
Pilet, de tous ses biens k l'tiOpital neuf de Pons. IX, 28 

1376, 28 «tai. — Sentence arbitrale entre les abbés de La Couronne, 
le prieur d'Agudelle, d'une part, Artaud de Mirambeau, Hélle de 
Cbampaiine et de Saint-Remy, et le curé de Nieul, d'autre part, 
au sujet de viguerl» haute et basse de Justice dans la paroisse 
d'Agudelle. VII, S8 

1277, (137H], 12 Janvier. — Vente par Guillaume Cossendiar à l'abbaye 
de La Couronne, de droits sur le moulin de Congoudaac, en 
Saint-Pallais-du-Né. VII, £06 

1277, 9 avril. — Vente par Robert Gulchard, de l'bôpital neuf da 
Pons, de La Couture du Pejrot, en la paroisse de La Jard, at- 
tendu qu'elle ne relève que de Dieu. IX, 27 

1277, 26 décembre. — Vente par Béliasent de Hontroy k Bernard de Gu- 

zergaa, bourgeola de La Rochelle. VIiI, 388 

1278, 7 avril. — Vente par Renou Uonnier. à l'abbé de La Couronne, 

de droits sur le moulin de Congoussac en Saint- Pallais-sur- 
N6. VII, 208 

1276, avril. — Don k l'abbaye de La Couronne, par le ctiapelain de 
Saint-Pallais-suT-Nâ, deaes droits sur le moulin de Congoas- 
sac. VII, 20» 

1280, 30 juin. — Vente par Halte Goffrain, Guillaume de RoOiet et au- 
tres, de parcelles de pré, k l'hApital neuf de Pons. IX, 80 

1281, aoiU, — Accensement li l'ebbaje de la Couronne, par Arnaud 
et Dreux de Uonlauzier, de tous leurs droits sur le moulin de 
Raset en Léovillo. VII, 30 

1^1, 5déeeinàre. — Vente par Pierre Magnyas, d'une renU sur une 
maison située sur les lies de Pons. IX,' 33 

1282, 10 décembre ou 12 novembre. — Vante par la veuve de Guillaume 
Dusseau, chevalier, du fonda da Vallbres, Touchapapot et * Fen- 
gesuyely. » IX, SS 

1284. ^ Vente à l'abbaye de La Couronne par Ralnutfe Moureau, de 
Verriëres, d'une rente de froment. VII, 211 

1284, 24 «Mi. — Vente par Hélie Renaud à l'IiOpltai neuf de Pons, de 
rentes en blé et en argent et d'une pièce de terre située sur la 



Disiiizcdby Google 



— 446 — 

route de Pona à L« Jard. IX, 37 

1285, 17 décembre. — Vente pta Pierre Orinyaud et sa femme de di- 
vers droits sur le lieu de Breuil-Bosoo, h l'iidpital oeuf de 
Pona. IX. 89 

1286, — Vente h l'abbaye de La Couronne et k la préceptorerie du 
Breuil d'Arctiiac, par Arnaud de Puymoyen, de VerHërea, d'une 
rente de ornent. VII. 2)3 

1286, i9 avril. — Vente par Pierre Ferrand, à l'tifipitai neuf de Pons 
d'une rente de froment. IX, 41 

1286, 17 aoUt. — Testament d'Hélie Auribaud, contenant divers legs 
pieux en faveur de l'hOpital neuf de Pons. IX, 43 

1S86, 21 noMMbre. — Vente par Marie du Puits à RanuUe Sarradoyne, 
d'une rente sur une maison appartenant à i'bApltal neuf de 
Pons. IX, .44 

1387, \*' janvier (n. s.). — Donation par Hélie Rudel, sire de Pona, à 
l'hApltal neuf, de droila de juridiction but les délits et crimes 
qui^murraient se produire lors de la foire qui se tient le jour de 
l'exaltation de la Sainte-Croix. IX, 45 

1287, 8 janvier. — Abandonnement fait par le prieur de l'hôpital neuf 
de Pons d'une rente sur les fiefs de Veute.vac des Sorbiers et au- 
tres, au Blre de Pons, à condition que ce dernier lui assigne pa- 
reille somme sur les biens de aa cbâtellenle. Ix, 47 

1288, T février. — Abandon par Qombaud Ganenca d'une rente en ar- 
gent sur un verger donné !k l'iiOpital de Pona, par Bertrandé 
Veyrieyre. IX, 48 

1390, l*r mai — Vente par Foucber d'Husseau, chevalier de Pons, k 
l'hôpital neuf, de ses droits sur les ^ets de Valiëres, Toucbapa- 
pot et t Feules Vieliea. ■ IX, 50 

1290, iO juillet, i Font-Cowerte, en la demeure de l'iviq*e de Saintet. 
— Appel fait devant l'ofQciai de Bordeaux par Arnaud de Vassal, 
mandataire d'Hélie Rudel, aire de Pons, par suite du déni de jus- 
tice de Geoffroj, évoque de Saintes, dans le procès entre ledit 
sire de Pons et les religieux de l'hôpital neuf, & l'occasion de l'é- 
lection de Pierre Redeuil & la charge de prieur dudit hôpital con- 
testée par le sire de Pona. IX, 52 

1292, 7 janvier. — Donation k l'hôpital vieux de Pona par Oulllaume 
Galabard et sa femme, de leurs poasessioaa aituées près de cette 
ville. IS, 59 

1292, 34 décembre. — Donation par Pierre de Ferrlëre, b l'hôpital neuf 
de Pona, d'une rente de blé sur nn bien situé k La Jard. IX, 60 

1292. — Censif de l'hôpital neuf de Pons, dressé par lea aoina du prlenr 
Gombaud. IXi 182 

1293. — Donation par la famille Bonneau, h l'hôpital neuf de Pons, de 
propriétés dana le fief de Valiëres. IX, 63 

129S, 19 janvier. -~ Donation par Foucand du Bois à l'hôpital neuf de 



Disiiizcdby Google 



— 417- 

Pons, d'une rente de blé sur des prés sitnés k Jarnao-Champa- 
gne. IX, 61 

1293, 29 janvier. — BalUette faite par Lambert de Sainte-Croix b Gl- 
raud de Sainte-Croix, de trentu quartlères de froment, mojren- 
nant diverses chargea envers l'IiApital neuf de Pons. IX, 62 

1291. — Veate & l'abbaye de La Couronne par RainulCe Seieneuret, 
d'une rent« de blé sur un méuil situé h Criteuil. VII, 216 

1294, 19 janeier. — Vente par t Pierre de Ceresia » et sa femme à 
rtiôpital neuf de Pons, de toutes leurs possesBiona dana le fief de 
Valièrea. IX, M 

1294, 20 aorU. — Cession par Guillaume Vital et sa femme k l'hôpi- 
tal neuf de Pons, de propriétés h Colombiera. IX, 67 

1294, 11:1 aoUt. — Affectation par Jean de Lande, sa femme et son fll8, 
d'une rente sur leurs biena de Saint^Hilalre-du-6ois, pour l'an* 
tretien d'une lampe devant l'autel de Saint-Butrope, fondée par 
dame Houppaya. IX, 68 

1295, 3/êtrUT. — Dation en paiement par Beaolt d'Hnaaeau, & l'ht^ 
pital neuf de Pons, d'une rente en blé qui lui était due afin da 
couvrir ledit bApital du prêt à lui fait. IX, 69 

1295, 90/uùt. — Engagement pris par Itier AUard de payer ï P. Ou- 
zeau, fritre de l'hapital neuf, une rente de blé, pour eatisfoireli la 
donation faite audit Ouzeau par Maximilien, de la tierce partie 
qu'elle avait Indivlae avec lui, dans les fle& de Valiëres et de 
Hazerollea. IX, 70 

129'>, 23 tepUmire. — Vente & l'abbaye da La Couronne et & la précep- 
torerie du Breail d'Arcbiac, par Aremburge et Hélie Bo;er, de 
leurs possessions & Saiut-Pallais-snr-Né. VII, 317 

1296, 22 avril. -~ Bref du pape Boniface Vlii à Guy de Neuville, évo- 
que de Saintes, relatif à un emprunt. X, 46 

1296,24 avra. — Bulle de Boniface VIH à Guy de Neuville, évéque de 
Saintes, pour lui annoncer son transfert du Puy ^ Saintes. X, 47 

1296, 15 mai. — Bref du pape Bonifaos VIII à Ptillippe IV, roi de 
France, pour lui recommander Jean de Comines, nommé évèque 
du Puy. X, 50 

1296, 19 mat ou 2 ;ui)t, ou 1297, 21 janvUr. -~ BaïUette k l'bôpital neuf 
de Pona par Constantin Cbauvau, d'un ménll situé k Coudenac, 
venant d'Héiie de Rabajne. IX, 74 

1296, 17 ocUbre. — Donation par Foucaud Le Chanteur à l'hftpital 

neuf de Pons, de tous aes biens. IX, 72 

1297, 13 mai. — Traité par lequel Uuillaume de Saint-^Iiers se désiste 
de aoQ droit d'une paire d'éperons d'étain qu'il avait sur la 
maison de Nayers. VU, 272 

1297, S juin. — Vente par Pierre Sergier et sa femme k GniUaume 
Oggier, frëre de l'hOpital neuf de Poos, d'une rente aaaiae sur la 
maison tenue par Guillaume Davlt. IX, 75 



Disiiizcdby Google 



— 418 — 

I, 5Jm»itr.~ Doattlott fUte & rhdpltsl neuf pu GalUaume Ri- 
chard et sKremme, de leurs droits sur Chsmpredon, Touetiapapot 
et autres lieux. IX, 76 

,398, 6 avril. — Donation par Raymond de Jaruac & l'hôpital neuf, de 
son quart dans la dîme de la paroisse de Balnt-Queutln. IK, 78 
10 JKJM. — Constitutian par les religieux de l'âOpital de Pons, en 
faveur de Pierre Bndrade < physicus d« Ponte >, d'une rente due 
à l'hfipttftl sur des prés situés k Saint-Sever, et donuAs par Pons, 
évéque de Saintes. IX, 80 

1299, mari. — Lettre de GeaSroj de Uartag'ue et de Léonore, sa femme, 
sur la coutume du pont de Tonna; Charente. VIM, 383 

IS99, U avril. — Vente par Constantin Chabaus & l'hâpttal neuf de 
PoiL9, de as part dans la dîme de Peugrigaonx, paroisse de Péri- 
gnac. IX, 81 

2j%in. — Bail ^ cens k perpétuité par Arsand Haebaud, maître 
de la maison de Nayers, ^ Guillaume Foutwrt, d'un méuil aitué 
k Brie, prËs AroMac. Vil, S75 



1300, 31 mort. — ~>onaUen par Harie, fbmme de Constantin Chavan, 
de sa part ' .ns Is dtme de Peagrignoux. IX, 82 

1300, SO jaiit. — Areu et dénombrament rendu par Pierre Richard et 
sa femme, \ l'hOpltal neuf de Pons, de ce qu'ils tiennent dans la 
dlm« de Psugrignoux, paroisse de Pârignac. IX, 83 

1301, 82 février. — Bulla de Bonifsce Vlll, pour nommer luqulsiteurs 
dans les villes de Padoue et de Vlsance, les frères prêcheurs, par 
suite des 87^8 relevés contre les luquisiteura par l'évoque de 
Saintes. X, 5il 

1303, a décembre. — Donation faite par Guillaume d'Augeac, k Ihb- 
pital neuf, d'uue rente de blô assise anr des terres dans la dlme - 
rie de L'Isle, près Pons. IX, 84 

1303, 16 i»ill«l. — Bulle du pape Bonifaœ VIII, conarmanl les privi- 
lèges de Saintr-Vivlen de Saintes. X, 3U 

1305, 10 octobre. — Consentement donné par les frferes mineurs de 
Cognac et d'AngoulAme, pour assister au concile général convo- 
qué par le roi PbUippe V. X, S51 

1304, 7 oelobre. — Vente par Uarguerii«, flUe de Galon de Berneuil, à 
l'h&pilal neuf de*Pon3, d'une rente en argent. IX, 85 

1306, 24 flum. — Investiture par Pierre Champanes, prieur de l'hôpital 
neur de Pons, en faveur de Guillaume Ruffy, de divera biens 
acquis par lui dans la paroisse de Tanzac. IX, 86 

1306, II sut.— Vente par Pierre GombaudbHéiie Giraud. d'anepartl» 
du boia de Loujar, dans la paroisse de Saint-Quentin. IX, 86 



Disiiizcdby Google 



— 419 — 

1308. — Vente an prieur d'Agudelle, par HéHe Pierre et Agnba, m 
IlBmiDe, du pré de La QraDS, en la paroisse d'Agudelle. VII, & 

1909, 31 fluti. — Âccenaenient par l'hfipital Deuf h Meynard Gaateall) 
An terres dans la paroisite d'Bchebrunes, morennant deux tioia- 
seaux de froment de rente. IX, 87 

1311. — Vente à la préceptorerie du lireuU d'Archiac, par Guillaume 
Pierre, de renbw en blé. Vil, 219 

131S, 14 Janvier. — Venta par la femme de Pierre Chat, à Bertrand, 
clerc de Pons, d'une rente due au prlear de ChaiUe. Vli, 02 

1315. — Plaintes des magiaCrats de La Rochelle au roi de France, an 
Bujet du projet de créer, un nouveau port de mer au pi^udice de 
celui de La Rochelle VIII, 397 

1315, 17 juin. — Ckinflrmatîon par Geoffro? de Babayue, de la donation 
ftiit« par Ueynar « Boerutana • h l'hApital neuf de Pona, d'une 
rente en blé sur un Bef de Montils. IX, 88 

iSlb, juillet. — Vente consentie par les religieux de l'hOpital neuf de 
I>OQa, en faveur d'Arnaud Bodet de Saint-Genia, d'agrières auprba 
ds Salnt-Genis, plus leur procuration audit Bodet de perce- 
Toir lea droits de vente et d'entrée dus audit couvent sur 
ces terres. IX, 69 

1316, 24 septembre. — Bail empiiytéotfque consenti pa- ' a religieux de 
l'hApitBl neuf h Hélie Prévost, de divers do.t.aiaes mojenBant 
une redevance annuelle de froment. ^^ IX, 89 

1317, — Procuration par Pierre, abbé de la Gràce-Dieu, h frère Cons- 
tantin, moine de Valence, pour assister à l'assemblée convoquée 
par Philippe le Bel. X,S15 

1317, 31^aâi>Jer. — Bail ampbitéotique consenti par l'ierreChampaoea, 
prieur de l'IiApital neuf, en faveur de Pierre et Hélle Constantin 
et Guillaume Amanleu, de divers domaines situés b L'Ile, moyen- 
nan' une redevance en blé. IX, 91 

1S17, 4 avril. — Procuration donnée par le cbapitre de Saintes, ft 
Guillaume Belle, cbanolDe, Hélie Magnan, curé de Salnt-Mesme, 
Jean Laigle, curé d'Annepont, et Pierre Perrotin, clerc, pour le 
représenter aux états généraux de 1317. X, 54 

1317 23 juillet. — Vente ^ l'abbaye de La Couronne par Gnillaume 
d'Amblevllle, du consentement de sa hmille, de sa moitié du 
moulin d'Eycumier, sur le Né, paroisse de Verrières. VII, 221 

1317, 8 octobre ou 5 novembre. — Donation faite à l'hôpital neuf de 
Pons, par Pierre Bastit. IX, ^ 

181S, Q février. — Vente par Quillaume de BreiTet sa femme, à Pierre 
Guillaume, d'une rente en argent sur leurs biens. IX, 94 

1818-1321. — Vente par Hélie Sergent et Guiltsume Gastalu, à l'hOpItal 
neuf, d'une rent« en blé. IX, 95 

1319, 24 mart. — Notice par l'arctilprétre d'Archiac de la vente faite au 
recteur delà maison de Nayers par BmmadeMagaao, de ses droits 



Disiiizcdby Google 



— 420 _ 

sur des terres situées k Lamérao. VII, S78 

1319, 26 mort. — Vente par Hélie Joubert 11 Arnaud Jocelln, frère de 
l'hApital neuf de Pons, d'une rente de froment asslae sur tous 
ses biens. IX, 95. 

1319, 6 jKJ».— Donation par Arnautl X... et Arsende, sa femme, de tous 
leurs biens il l'hOpital neuf de Pons. IX, 96 

1319, 23 déeetitbre. -- Aveu par l'abbé de La Couronne et le recteur de 
Nayers, b Guillaume de Saiat-Ciers, pour une rente et divers 
droits sur des agriers dans les paroisses da Lamérac, Quimps et 
Montausier. VU, 280 

1319, 3ldécembre. — Acoenseoient par Guillaume Sei^neuret, de Xan- 
dSTille, k Itier Selgneuret, d'une terre appelée t Fracbltz >. 

VII, 228 

1331, S teptembre, ou 1332, 13 man. — Vente par Hélie GonstanUn k 
Pierre de La Croix, ttita de l'bûpital neuf de Pons, d'une rente 
en blé. IX, 97 

1331, 5^»i)>. — Fondation et dotation par Pierre Foumier k rii6pital 
neuf, d'une chapelle devant 6tre desservie sur un autel établi 
par le fondateur en l'honneur de saint Matliurin. IX, 97 

1322. 26 iHn»iN6re. — Transaction p&sâée entra Pierre Gombaud et les 
religieux de l'hApital neuf de Pons, au sujet de bleus dant la 
mouvance d'un arriëre-flef de Gombaud. IX, 100 

1823, i5 janvier. — Vente par Hélie Guarrl b Guillaume Guyon et 
Pierre Fournier, de Saint-Vivien de Pons, d'une rente de blé. 

IX, 103 

1334. — Vente par Etienne Brun i l'hOpital neuf de Pons, d'une rente 
en blé due par Pierre Aymard. IX, 104 

1328, 23 teptembre. — Donation par Pierre Picard ds tous ses biens k 
l'hôpital neuf de Pons. IX, 105 

1328, SQ eelobre. — Venta par Hélie Potejnel et aa femme & Pétronille, 
veuve d'Itier Fouchier, de Barbezieux, d'une rente en blé. VII, 230 

1329; janvier. — Vente à Btieaoe, recteur de Naj'ers, par Pierre Itier 
et safemme, dune rente sur leur ménil de Puy-Chabrun. Vil, 282 

1339, Sféerier. — Arrentement par Arsende Pabrlasa en faveur d'Hé- 
lie Rose, d'une terre située dans la directe de l'hOpital neuf da 
Pons, grevée d'une redevance en laveur dudlt hôpital. IX, 105 

1329, 17 octobre. — Donation par Guillaume, dit de Cognac, de Saint- 
Quentin, de tous ses biens tk l'hOpital neuf de Pons, moyennant 
une rente de vingt pains blancs et vingt pains bruns par se- 
maine. IX, 107 

1330, 8 juillet. — Vente par Foucher Davit et Marie, sa femme, d'une 
rente en blé, \ l'hOpital neuf de Pons. IX, 108 

1330, 29 octobre. — Vente par Raymond de Pierre-Brune à ThOpltal 
neuf de Pons, d'une rente en argent et en blé assise kDribaudon, 
près SaintrOenia. IX, 109 



Disiiizcdby Google 



— 421 — 

1331, 31 aoét. — Venu par Ouillaume Alard, de S&lnt-QDentin, i 
Pi«rre CliBmpnnea, prieur de l'hâpltal neuf, & Pons, d'une route 
eu blé. IX, 112 

1332, 15 tKril. — DéaiBtemeat par Quillaume Seguin et son flls, en 
bveur du prieuré de CballJe, de leurs prétentions aur le moulin 
de JaQcoius, moyennant certaines conditions. Vil, 65 

1382, 9 décemàre. — Vente par Bernard Ferchaut, de Blron, à Pierre 
de La Croix, frère de l'bâpltal neuf, d'une rente en blé. IX, 112 

1333, i% janvier. — Donation par Geoffroy de Habayna, seigneur de 
Plaanr, !i l'église de l'hApital neuf de Pone, d'une rente h lui 
due sur la boite où sont reçus les droits de ventes. IX, 113 

1333, 7 sepleuibn. — Donation k l'tiApital neuf de Pons par Pierre de 
Hohels. IX, 115 

1333, 3 novembre. ~ Vente par Bélie Adémar et Uarie, sa femme, k 
frère Arnaud Jocem, frbre de l'IiApltal neuf de Pons, d'une rente 
en blé. IX, 116 

1334, S8 janvier. — Vente par Arnaud Béraud à Etienne de Coannont, 
recteur de Najers, d'une pièce de pré. VII, 283 

1334, 9 anril au 10 décemire. — Renie par Pierre ot Robert Hélie k 
l'h&pital neuf, de leur part dans les agrières de Bribaudon. IX, 116 

1335, iSJawier. -— Testament d'IIélle Oooibaud, par lequel il fait un 
legs d'uae rente de blé à l'bôpital neuf de Pons, exprimant le 
désir d'être inhumé dans l'église da cette communautô. IX, 117 

1336, — Accensement par les frères de l'tidpital neuf de Pons en foveur 
d'Eélie Boniay, de tous les biens donnés à l'hOpital par Jean Fa- 
vre, moyennant un cens. IX, 119 

1386, (nouveau style). — Vente par Adémar de Feyssou et Aisende, 
sa fbmme, à Ralnultb Uagnan, d'une pièce de lande tenue & cens 
du prieur d'Agudelle. VII, 45 

13S8, 16 janvier. — Bail emphy théotique par Pierre Champanes, prieur 
de l'bftpltal neuf, it Pierre Leroux, d'une terre à Averton, paroisse 
de Montils, moyenoanl une redevance annuelle. IX, 120 

1342, 15, 37 et 30 janvier. — TranaacUon entre Hëlie, piieur, et les re- 
ligieux de l'tiOpital neuf de Pons, et Bélie Amalvin, par laquelle 
celui-ci se reconnaît débiteur d'une rente en blé en7ers ledit 
hApital et la confrérie de Saint-Nicolas de la paroisse de Saint- 
Martin de Pons. Promesse par Ramnulphe Vacbier de restituer & 
l'hôpital la bourse des deniers de foire. IX, 121 

1343, a janvier. — Transaction entre les religieux de rh&p<tat neuf et 
Oirard de Carrière, arcbiprâtre d'Archlac, au sujet d'un paiement 
eu réméré; abandon du prix par lesdtta religieux li condition 
qu'Hélie Qirard renonce k la propriété des biens, objet de la 
vente, en s'en réservant l'usufruit. IX, 125 

1843, 15 sepUmbre. — Vente par Quillaume d'Abzac li Aymar Meneau, 
frère de l'ti&pital neuf, k Pons, d'une rente en blé. IX, 131 



Disiiizcdby Google 



— 422 — 

ISfô, 5 Janvier. — Veate par Pierre Clair, ohenllor, k l'h&pltal neof de 
Pons, d'oae rente en blé à lui due sur le monltn de Goutrollea. 

a, 133 

1845, HoveiHire ou dScemirt. -^ Assignation par Raninulplie dn Flof, 
cnré de SaiiLt-Crépin, eu faveur de l'hOpitAl neuf de Pons, d'une 
rente sn blé léguée par Guillaume du Fief, notaire de l'église 
â'Bchebrunes, pour la fondation de messes à l'autel de Saint- 
Butrope à l'hApital neuf. IX, 1S4 

1346, l" déeembre. — Donation pa? Ramnulphe Sergent, PétroniUe 
David et autres ii l'iiâpital neuf de Pons, d'un bols taillis nommé 
Groa-Touzin. IX, 189 

1345, 1" décembre. — Donation par Àleayde Peznne, Arsende Ta-, 
neUe de leur part dans le bois de Oros-Touzln. IX, 140 

1845, 8 Aécembrt. — Donation par Arnault, sergent, et Pierre Vayasend 
à l'hOpltal nsuC, de leur part dans le bois de Oros-Touzin. IX, 141 

1346, 9 mai. — Vente par PétronlUa, femme de Qeoftro; Alard, d'E- 
pargnes, ds sa portion d'un bois situé à Saint-Quentin-de-Ran- 
sannes. IX, 142 

1346, 14 mai. — Vente par Robert Alard, de la Bue-aux-Rois, d'une 
rente en blé due par Aleayde Coline. IX, 144 

1346, IC aoAt. — Vente par Adhémar de Pona à l'IiApilal neuf, d'une 
rent« en blé sur le moulin de Goutrolles. IX, 144 

1346, 20 décence. — Vente par Pierre Regnaud, prêtre, à Jean Salo- 
mon, prêtre, frère de l'tiApital neuf de Pona, d'une rente en bl4 
sur un pré situé & Mosnac. IX, 145 

1347, 11 jatmier. — Don de l'Ile d'Oleron fait par le roi )i Foulques de 
Uatha. VI, £29 

1347, 18 jamier. — Vente par Aleayde, femme d'Hélle iVymes, de Bois, 
t> Jean Salotnon, prêtre, frère de l'tiôpltal neuf de Pons, d'une 
rente en blé. IX, 147 

1348. — Reconnalssaace par le prieur du Llgnon aux religieux de La 
Couronne des arrérages d'une rente dne par le prieur. VII, 97 

1350, — VeatA par Pierre Seguin è Ihftpital neuf de Pons de quartières 
de froment. IX, 151 

1351, 8 mai. — Investiture par Pona de Jarnac k l'hôpttal neuf, d'une 
rente en blé et en ugent vendue audit hôpital par Robert de 
La Ifatlie, et quittance par ledit Pons des droits de vente et 
d'octroi à lui dOs, comme seigneur dominant. IX, 151 

1851 , 8 mai. — Vente par Pierre Begaud et aa femme PétroaUle, ii Jean 
Salomon, frère de l'iiêpltal neuf, actietant pour l'tidpital, d'une 
rente en argent, qu'Arnaud Reynier s'engage è servir. IX, 152 

1351, 28/»(H. — Veate par Robert Joubert et Pétronille, sa femme, 
Ik frère Constantin Lambert, achetant pour ledit hôpital, d'une 
vigne située dans la dlmerie de cet établissement. IX, 154 

1852, 26/tfori«r. — Contrat contenant: !<> Reoonnaisaance par Bam- 



Digilizcdby Google 



nolphe FBbry» d'âne rente en blé, ustse sur une terre située k 
Plerrc-Converte ; 2» Vente par le rnSme k Jean Salomon, trhn de 
l'hâpital neof, d'une rente en blé. IS, 156 

135d, 28 tuart. — Donation par Béatrice de Pons, dame du Puy, à l'hô- 
pital neuf de Pons, d'une rente en argentdae par Yvonnet Raoul, 
sur une maison située entre les deux vieilles portes de Saint- 
ViTien. IX, 157 

1352, 24 octobre. — Jugement rendu par Renaud de Pona, condamnant 
HéUe Texier, b rendre aux religieux de l'h&pital neuf uue maison 
située dans la rue Saint-Jacques à Pons. IX, 158 

1353, 14 ju<n. — R^ularisation de l'acte par lequel Pierre deBremond, 
de Jazeunea, vend au prieur de l'h&pital neuf, ses droite enr les 
fleb de Ctiamprond, La GiCardrie, Veatejeo, Lonjar, Les Sorbiers 
et autres lieux. IX, liS 

1354, 30 nui. — Lettres par lesquelles Marguerite de Didonne, venve 
dePierre'deFerribre,et les frères de l'iiapital neuf dePons, annu- 
lent une transaction, en vertu da laquelle ils avaient reçu d'elle 
deux titres de propriété sur le moulin de Gontrolles. IX, 161 

1364, 30 Mut. — Transaction entre Marguerite de Didonne, veuve de 
Pierre de Ferrfbro, et les religieux de I'ti6pltai neuf de PonSj par 
laquelle elle abandonne k l'hOpltal les droits de sa fille sur le 
moulin da Goutrolles, moyennant 34 florins d'or. IX, 164 

1357, 20 oetobrt. — BaiUette par Pierre Favre, prieur de l'IiApltal neuf, 
& Graciot de La Barde, d'une maison, au devoir d'une rente en 
argent. IX, 170 

1359> 15 juillet. ~ Bchange entre le seigneur de Babajne et le prleor 
de l'hôpital neuf de certaines rentes, pour le Petit-Fief de Babayae, 
dans la paroisse d'Avy. IX, 171 

1359, 28 octobre. — Vente par Gombaud de Balanzac, seigneur de 
Chadenac, k frère Amaold Baronneau, de l'itOpltal neuf, d'une 
rente à lui due par ledit hôpital pour diverses terres. IX, 172 

1360, 27 j*ilUt. — Legs par Hugues de Pons, de ses droits sur la 
moitié d'un pré situé près du moulin de Constance, sur la 
Seugne. IX, 174. 

1360, 30 octobre. — Donation par Foucher de Cristeull, frère de l'hô- 
pital vieil da Pons, k l'hôpital neuf , d'une rente en blé assise sur 
aes biens. IX, 175 

1302, 13 atAt. — ConSrmatlon par Bdoiiard, prince de Galles, du droit 
d'usage dans la forSt de Banonfait aux minimes de Surgères par 
Alphonse, comte d'ka. VI, 18 

1363, 19 janvier. — Affectation par Setzlne Ferrande, femme de Geoffroy 
d'Hormac, en favanr da l'hôpital neuf de Poua, de ses droits sur 
le moulin de Margarance. IX, 176 

1368, 10 mai. — Vente par Aymerie Bocha k l'hôpital neuf de Pons^ 
d'unereuiesurunemalsonsituéekSaint-Viviende Pons. IX, 177 



DigmzcdbyGoOgle 



— 424 — 

Vers 1364. — Confirmation pat Bdouard, prinoe de Galles, des dons 
qu'avaleat concédés les ducs d'Aquitaine k l'aoïnânerie de Snr- 
gèrea. VI, 18 

1364, — Rétrocceaion par l'abbé de Vanx et le prieur de Salnt^ulplce, 
k l'abbaje de La Couronne, de la grange de La Lande. VII, 86 

1364, 9 mtG; 1429, Il jamier. — Aveu et dénombrement par Pierre 
Favre, prieur de l'hôpital neuf de Pons, i Bernard, évéque de 
Saintes, des biens dudit hApital. IX, 178 

136T, — Résiliation d'un contrat par lequel les rel^eux de l'IiOpftal 
neuf de Pons araie&t donné ii Hélie Le Roux, leur part dans le 
moulin nommé Moulin-Neuf. IX, 181 

1368, 7 janvier. — Ballletle par les religieux de ItiOpital neuf de Pons 
à Guillaume de Quoyqulea, d'un h6tel situé rue Saint-Jacqu«a, à 
Pons, & la charge d'un cens. IX, 334 

1S6S, S6/f'emr. — Arrentament par les religieux de l'hâpital neuf, & 
Guillaume Goyng et Jeanne Juliane, d'une m&tsonetd'un mafne, 
prba le portail du bourg de Saint-Vlvlen de Pona, moyennant 
une rente envers l'hâpital et le précepteur des Bpauds. IX, 326 

1368? 22 novembre. — Reconnaissance par Amadia Fabrice d'une rente 
h. Raymond de Bonnefout, tt l'hôpital vieux et à l'hôpital neuf de 
Pons, sur une maison située au marché de la ville de Pona. 

m, 328 

1368, 2 mart. — Bail !k cens coneenti par les religieux de l'hQpital 
neuf à Adhémar Meynard, d'une maison située dans les tlea da 
Pons. IX, 328 

1369, 2 mari. — Bail k cens par les religieux de l'hôpital neuf, d'une 
maison situés dans les Iles de Pona. IX, 330 

1369, 26 ocloWe. — Bail & cens d'une maison pu les religieux de 
l'hôpital neuf, à Eamnulphus i Uoerîi ',^dit Pinot, et Pélronille, 
sa femme. IX, 331 

1370, 3 mare. — Vente de divers droits i l'hôpital neitf de Pons, par 
Ouibert de Bremond, seigneur de Jazennes. IX, 332 

1370, 7 juin. — Arrentement par les religieux de l'hôpital neuf, d'une 
maison et d'un maine situés h Pona. IX, 334 

1372, 31 mai. ~ Baitlette par Nicolas deQuoquien à Janoian Houmont, 
d'un hôtel et ses dépendaucea, au devoir d'une rente envers 
l'hôpital neuf de Pons. IX, 335 

1373, 6 mars. — BaiUette par les religieux de l'hôpital neuf, & Jean 
Gulchard, d'un ménil situé K Pons. IX, 337 

1374, 4 fénrUr, — Transaction entre les religieux de l'hôpital neuf de 
Pons et Ramnulphe Roux, et sa femme, en vertu de laquelle ces 
damiers cèdent audit bôpital un hôtel et un méull, en rem- 
boursement dos arrérages d'une rente. IX, 340 

1375, 3 mai. ~ Vente par Pierre Seguin à l'hôpital neul^ d'une rente 
sur une maison située me du Colombier, ti Pons. JX, 3fii 



Disiiizcdby Google 



1376, 24 octobre. — Accensement par les reliirleux de rh6pltal neuf h 
Qullluime Vital, d'ane m&isoa sitnée dans les lies de Pons, prëa 
1« grande rue. IX, 343 

1377, 19 aoit. — Don par le roi Charles V, de SOO francs d'or à Ber- 
nard II, éréque de Saintes, et Pierre Courtoys, pénitencier du 
pape. X, 56 

1379, SO^ottcfer. — Cbarte par laquelle Jean Tolot et Arsende, sa 
femme, consacrent k Dieu pour être frère et compagnon !t l'hô- 
pital neuf de Pons, leur flls Arnaud et lui donnent le tiers de 
leur succession. IX, 344 

1380, Si j*ilht. — Bernard, évèque de Baintes, approuve le transfert ^ \ yf 
I'h6pital neuf d'nne cbapeUenle fondée à Saint-Uartla de Niort, 1 01<a^v,u. 
par Itier, seigneur d'Bonuac. IX, 347 ) ■J'yuWi.tit* 

1882, 31 décembre. — Assignation par Pierre Vigier, en faveur de l'hô- 
pital neuf, sur le moulinde Uargarance, d'une rente aflectée an 
eerrice d'nne ehapelleaie fondée par Itisr, seigneur d'Hormao. 

IX, 349 

1385 et 1389, — RéédiflCBtlon et oonsécratioii de Notre-Dame de l'Isle, 
paroisse actuelle de Saint-Léger en Pons. IX, 369 

1386, 24 ntai. — Matn-levée donnée par Renaud, sire de Pona, de la 
saisie sur un hôtel situé rue Pruohelière,^ Pons. IX, 351 

1367, 2 oerU. — Echange entre le prieor de l'hôpital nenf et Amanld 
Lambert, de rentes assises sur plusieurs maisons de Pons. IX, 353 

1387, 21 ihHU. — Reconnaissance d'une rente au profit de l'abbaye de 
La Cooronne, par le prieur du Lfgnon. VII, 99 

1887, — Bail à cens par les prieurs de l'hôpital nenf et de l'hôpital 
visnz de Pona, \ Uicbel Hélie d'une maison de la me Fiuche- 
liiire. IX, 3S« 

1399, 2 nart. — Ratification par Perrette de Tlraise, de la vente de 
maisons et Jardins h Jean Dorlole, qui les a cédés ^ l'aamônarie 
de Saint-Barthélémy. VIII, 400 

TV* Biicm. 

1405, WJ»i: — Traité entre Robert de Matha, seignsur de Homae, 
et l'arohlprétre d'Arrert, au aujet d'un droit d'usage dans le 
bois du TalUla et dans la for6t de Salie. VII, 9S 

1414, 19 septe^are. — Bulle de Jeaa XXU, au sujet du prieuré Grand- 
montaln de Sermaize. X, 

1«SG, 28 moi. — Quittance par Pierre V R^naldi, abbé de Saint- 
Léonard-de- Chaume, d'une somme de 40 sols tournois k prendre 
sur la reoepte du domaine du roi. X, 335 

1^8, 10 ntnembre. — Don hit par Charles VII, au roi d'Ecosse, Jacques 
1*', du comté de Saintonge et du chftteau de Bochefort. Vil, 444 

1436, Biitin. — Nomination de Prégent de Coetiry, comme membre 
du conseil prl?é de Charles VII. VI^ 23 



Disiiizcdby Google 



1437, 9 Btptmbn. — Conunlaalon du pape Eagine IV, i l'abbé de 
Saint-Cjb&rd d'AngoulSme, en vue de l'onioa du prieuré da 
Li^noii k l'&bbaye de La CouronDe. VII, 101 

1438 , 28 jiMMiin*. — Don de trois cents IlTree tonmois de rente &it par 
le Toi, k monseignear de Coëtlv;, goaTerneor de LaRochelie, but 
les proQtB du sceau aux contrai» de cette ville. VI, 26 

1488 , 2S novembre. — Exception de la taille et Klde de ^eire d'Etienne 
Pasqnaut, comme métayer de Jean Héhée, seigneur d'Bstrar. 

VU, 445 

1440, K janvier. ~ Don k l'amiral Prégent de CoStiTj et ses héritiers 
des terres de Stùnt-Seuria et de la vlguerie de Talmont. VI, 30 

1440 , 26 janvier. — Don du roi k l'amiral de Coëtivj da la terre du 
Cliay. VI, 28 

1440, 14 novembre. — Don par le roi îi l'amiral Prégent de Coëtivy, 
d'nne somme appartenant à Jacques Bernardin, anglais. VI, 3S 

1441 , 12 décembre. — Mandement du roi pour l'exécation, par l'amiral 
Prégent de Coëtivj, du testament de Ouillaume du Chastel. 

VI, 34 

14C3, IS/ierter. — Ordre du roi an capitaine de Royan de livrer cette 

place i. l'amiral de CoStivy. Vl, 36 

1442 , 24 mai et 14 juin. — Procuration de Prégent de Coëtivj & Jean 
Le Boursier, pour conclure son mariage avec Uarie de Rays. 

VI, 69 

1443, (nouveau style), S janvier. — Lettres d'ajournement en cas 
d'appel du procès du maréchal Gilles de Bays, au duc de Bre- 
tagne. , VI, 78 

1443 , 30 janvier, — Lettres rojaux es vertu desquelles monseigneur 
de Raiz, amiral de France, peut acquérir la portion de la vicomte 
d'Aulnay, appartenant )i Guillaume de Plavj et Ii sa femme. 

VI, 38 

1443 , 36 juillet. — Acte modIBant le contrat de mariage de Prégent 
de CoStîvj avec Marie de Rays. VI, 80 

1443, 13 août. — Lettres royaux qui instituent Prégent de CoBtivj, 
curateur de Uarie de Rajs, sa femme. VI, 76 

1443 , 12 octobre, — Déchai^ de la capitainerie et garde du bois de 
Vincennes, donné par le roL K l'amiral Prégent de Coëtivj. 

VI, të 

1443 , 29 décembre. — Vente d'une pièce de terre li La Cotini^e, can- 
ton de Saiot-Pierre. d'Oleron, par Marguerite Toussaint, Ji 
Uaynard et Bertln. VI, 232 

1446, WJuin. — Appel interjeté par les seigneurs d'Authon, au pré- 
judice de Prégent de CoStivy. VI, 49 

1446 , 8 septembre. — Ordre de payer !> Jehan d'Orléans, cent sols pa- 
riais pour un voyage de Paris i La Rochelle. VII, 448 

1447 (14K>d 9 mort. — Acceosemeat par les religieux de La Couronne 



Disiiizcdby Google 



— 427 — 

h Jean Gnadru, de Honlette, da m&lne de GalUanme-lfr-Jeiuie 

en CriteuiIiBUT-le-Né. VU, 233 

1417 , l"' avril. — Lettre par laquelle François et Bérard de Montfer- 

rant ont cédé àPrégent d« CoSliTy les aei^neurles de Didonns 

» et Heschere et autres terres du soudlc de La Tniu en Saintonge. 

VI, 41 

1447 , 14 avril, — PouTOlr donné par le roi !i l'amiral Prégent de 
CoSUt; ponr acquérir des terres en Salntonge et gouvernement 
de Lft Rochelle. VI, 50 

14i7 , 5 tepienhre. — Arrfit du parlement maintenant les chanoines 
aumAnlers de Sucres dans la jouissance du droit d'usage dans 
la forât de Benon. VI, 19 

1448 , nmev^e. — Quittance par Nicolas, abbé de Bablonceaux, de 13 
livres sur la recette ordinaire du roi. X, 325 

1449 , enviTon 33 mat. — Lettre de l'amiral Prégent de CoëtlTy h sou 
frère Olivier, concernant Oranvllle. VI, 51 

1449, 25 leptembrt. — Assignation, \ larequéte de l'évéquede Saintes, 
aux religieux de Montiernenf de Poitiers, an sujet du prieuré 
des Bssarde. X, 

1450, — Inventaire des dettes de l'amiral Prégent de OAWmj. VI, 66 

1450 (aourean style), 3 /^rùr. — Lettre de Prégent de Coëtivy snrlea 

opéretioiie militaires en Bretagne et en Normandie. VI, 53 

1450-1451 , d» 6 mon a* 12/<Mvi«r. — Extrait d'un compte do maître 

d'iiOtel de Prégent de CoëUv;. VI, 66 

1451 on 14^. — Transaction sur proc^ entre les héritiers de l'amiral 

Piègent de Coëtivy et Marie de Itays, sa veuve, remariée au ma- 
réchal de Lobésc. VI, 56 

1451, 11 décembre. — Confirmation !i André de Villequler, des sei- 
gneuries de ChesBotl, Marennes, Oleron, Arvert et Broue, confis- 
quées par le roi sur Jacques de Pons. VI, 237 

1452, lOjKJtt. — Quittance par Jean, abbé de Saint-Léonard- de- 
Chaume, de 14 livres tournois sur la recette du roi. X, 336 

1455, 22;itj». — Adjudication des fermes da la ville, ch&tellenie et 
pont de Saintes. VIII, 409 

1468, finie déctmire. — Comment Uarie de Bajs partit de TaiUebourg. 

VI, 84 

1458, ijvilUt. — Quittance par Jean, abbé de Salnt^Léonard-de-Chau- * 
me, de 4â livres tournois sur la recette du roi. X, 337 

1465, 18 novemSre. — Baillette emphythéotiqne de la prise de Som- 
miers par Nicolas, abbé de Sablonceaux, à Jeau Perrotdiau. 

X, 326 

1466, lAjUwier. — Uandement de Nicolas, abbé de La Grftcc-Dleu, 
commissaire pour le recouvrement des biens enlevés à l'ordre de 
Qrendmont, avec le bref de Paul II, qui nomme trois commis- 
saires k cet effet. X, 853 



Disiiizcdby Google 



1469, 26 mai. — Hommage des Ues d'Oleron, de Muennes, d'Arvert, 
d« Ctieasoa et Broue, par la veuve d'André de VUleqiiier. 

VI, 340 

1477, 26M<n>mbr0. — Lettres d'Indulgences accordées par le chapitra 
de SaiaMs & Claude, veuve de François Ferrat, en vertu d'une 
bulle du pape Sixte IV, concédant des indulgences b. ceux qui 
coatribuflratent à la reconstruction de la cathédrale. X, 69 

1479, 4 mai. — Mandement de l'évAque de Umogos, pour Inviter son 
clergé k publier Iw indulgences accordées poor la restauration 
de la cathédrale de Saint-Pierre de Saintes. X, 71 

1480, 8^wf». — Baillette consentie par Robert de Valet, prieur de 
Saint-Vivien de Saintes, k Jean Ghalgneau d'une pitne de terre 
située k Saiat-VaUe. Vin, 405 

1462, St2 iut». — Arrdt du parlement de Paris condamnant Gu^ de 
Pona & remottre k Antoine de Villeqnier les se^neuries de Ha- 
rennee, Oleron, Broue, Chessou. VI. i43 

1485, 8 nooMtbre. — Cession parBustacbe de Hontbron, vicomte d'Aul- 
nay et seigneur de Hatha, d'une rent« à l'abbaye de Sabloneeaux. 

X, 328 

1486, 27 décMibre. — Lettres d'indulgences acoordées par le pape Sixte 
IV aox fidèles qui contribueront h la reconstruction de la cathé- 
drale de Saintes, ■ la seconde dans l'univers qui soit dédiée au 
prince des apôtres. > X, 93 

1487, IS avril. — Bulle d'Innocent vin, mandant k Pierre de La Cous- 
saye, chanoine de Laqoa, d'appeler & l'aumAnerle de Benêt, au 
diocèse de UaiUezais, Jean Clerc, en remplaoement de OniUauma 
David. X, 

1488, 12 mari. — Lettres d'Indulgences publiées par Raymond Péraud, 
archidiacre d'Aunla, envoyé par Innocent VIll, ponr prêcher la 
guerre contre les Turcs. X, 77 

1490. — Lettres d'indulgences de Raymond Péraud, archidiacre d'An- 
nis, pour prêcher la guerre contre les Turcs. X, 78 

1490, 2 teplembre. — BaiUette d'un quarteron de lande, par la veuve 
d'Antoine de Villequier. ' VI, 244 

1490, 16 octobre. — Quittance par Clément de La Porte, «bbé de Ton- 
nay-Gharente, de 80 sols k prendre sur les recettes duroi. 

X,33S 

1492, i juillet. — Lettres patentée de Charles vni ordonnant des ré- 
parations aux fortifications de Talmont-sur-Gironde. VIII. 182 

1593, 16 jannier, — Quittance par Louis Chauvinet, abl>i de La Te- 
naille, de 19 sols sur la recette du roi. X, 316 

1493, 21 atril. — Charte pir laquelle Guillaume Bernard, seigneur de 
Chad^ao, est exempt du droit de guet au oh&teau de Pona, et 
a le droit d'avoir des fourches patlbulalrea. VII, 450 

1454, 6 mai. — Adjudication au nom d'Arthus de Villequier, selgnoor 



Disiiizcdby Google 



— «aè- 
de Ille d'Oleron, d'un marali. La transmlaslon ]da U propriété Be 
fait pu ta remise da bail < et le touchement d'une verge blan- 
che. . VI, 247 

1499, a aorii. — Hommage ma roi de la seigneurie de Théoa par Guil- 
laume da Brealt. vm, 317 

zvi* aiàOLK. 

1500, 7 awil. — Airentement de terres de La Brée, paroisse de Saint- 
Gooi^es-d'Oleron. VI, 150 

1503, 33 aoat. — Montre k La Rochelle des gentilshommes soumis au 
ban et airlbre-ban. VI, 142 

1506, 3 mai. — Aveu et dénombrement de fieb situés & Salat-Solpice 
de-Eoyan, par Du BreuU de Théon, k CîiarleB de Ls Tcémoille, 
seigneur de Royan. VIII, 185 

1506, 26 juin. — Bref de Jules II à Louis XU, pour nommer François 
Boderini k révAché de Saintes. X, 81 

1SI4, S mat. — Contrat entre Hugnes Horeau, prieur, Jean Fortet, 
cnrt, et les fftbrldens de Salnt-3atumin-de-Sécbaud, restant leurs 
droits sur les revenus de l'église. VU, 389 

1516, 6 janvier. — Supplique au pape.Léon ]£ par Jean Joubert-Oou- 
lard, Bertrande et Charlotte Jau, et Anne Duvergier, dans le but 
d'obtenir divers privUëges. X, 

1519, 4 février. — AfRranchlsHement de maraia salants b Ctaeaaou par 
François de Pons en faveur de Thomas de Eabaine, seigneur de 
Mazerolles. VI, 254 

1522, 10 octotfre. — Quittance de Jean Dugua, abbé de La Tenaille, 
d'une rente léguée par le comte de Poitiers. X, 317 

1522, 3 janvier. — Quittance de Hugon Marchant, abbé de La Prenade, 
de 60 sols sur le domaine du roi. X, 278 

1524-1525, l" février. — Blectlon de Guy de Maasougnee en qualité 
d'abbâ de Chastres au diocèse de Saintes. X, 269 

1525, 20 mari. — Opposition de Morlueau, procureur Oscal de l'évAque 
de Saintes, et Guillaume DeCfou, vicaire gonéral, K la convoca- 
tion faite par Ewihasseriau, aux fins de confirmer ou d'inflr- 
mer k BoutuviUe l'élection de Guj de Massougnes comme abbé 
de Chastres. X, 265 

IfiSO, 18 moi. — Délaissement par M. de ChAteaubardon à Jean de 
ChAt«aubardon des flefB de Talmont, La Touche et Javrezac. 

vm, aai ' 

1539, 7 février. — Testament de Jean de Ch&teaabardon et fondation 
de quatrachanolnesèiHeschera. vm, 223 

1540. — Déclaration des biens de GiUes du Breuil de Théon. VIII, 229 
1543-1678. — Bstrait des registres secrets du parlement de Bordeaux. 

X, 87 
1548, 29 mai. r- Bulle du pape Paul m aa eardlnal de Bourbon, évè- 



Disiiizcdby Google 



-430 — 

que de SftIntH, pour lai oonlérar Itbbaye da Tsnddine. X, 83 
1548, 3 iieembr». — Visa dn roi Henri U an cardlDsl de Bourbon pour 

l'abbaye de la Trinlti de Vendûme. X, 83 

1553. — Déclaration de ce qaa doivent au roi eu la ville de Saintes lee 

clercs et cborlstes de la cathédrale. X, 33 

1544, 24 iécembre. — Lettre de Heari 11, confirmant il Vévâqne de 

Saintes,. Tristan de Bizet, le droit de visiter les abbayes, prieurés 

et cnres. X, 29 

1555, 11 janvier. — Aven et dénombrement de la prévôté de Ueschers 

rendu au seigneur de Didonne par Gilles dn Breuil de Théon. 

Vin, 231 
1556-1561. — Censif des rentes dnes h la cure de SiUnt-Saturnln de 

Seschaux. VU, 397 

1557, 31 JuOlel. — BaU par Henry de Bonvonat, âbbé de Fontdouoe, à 

Jean Boubaud, d'une pfbce de terre eitnée i Saint-Bris. X, 271 
1557, d octobre. — Baillecte de terres aises & Dolns par Jacques d'A- 

ffnessean, seignenr de Uatha. VI, 356 

1568, 25 JitilUt. — Montre à Saint^ean-d'Ânerély de la compagnie d« 

Charles de Concis, sei^eur de Burie. VI, 146 

15647 Acquêts faits par Beoée de Uontbron depuis la mort de François 

de La Rochechandrj. VIII, 415 

1564, i" /Sérier. — Quittance donnée par Bernard Pallssy 1 Cbarles 

Guitard, séuécbal do Saintonge. VIII, 417 

1570, iijuin. — Lettre du comte Annibal de Coconas au dnc d'Anjou, 
relative & la capitulation de Brouagre. VI, 259 

1571, 8 «ar(. — Accord entre Jean de Laval et Frangols de La Noue, 
au sujet de la succession de François de Laval. Vin, 421 

1571, 36 mai. — Contrat de mariage, i La Bochelle, entre Cbarles de 
Téllgny et Louise de Coligny. VIU, 235 

1573, 27 (nril. ~~ Uontre et revue au camp de La Eocbelle de la com- 
pagnie du capitaine du Landreau. VI, 153 

1574, 8 junembre. — Reconuaissanee par Guy Savary, procureur, d'une 
somme due k Uatbnrin Pallssy pour certaines lettres patentes 
obtenues dn roi. VIQ, 419 

1575, 5 novembre. — At&ancblaaement du I<%ementdes gens de guerre 
accordé aueienr de Uesslgnac par le duc d'AIençon. VIII, 188 

1576-1578. — Extrait dn procës-vfirt>al, ftilt pour l'aliénation du tem- 
porel ecclésiastique en Salntonge. Vil, 399 

1570, 39 décerna. — Ordonnance de Henri de Bourbon, prince de 
Condé, aur protestants de Pons, pour la débnse de leur ville et 
le maintien des édita de paoiflcation. IX, 888 

1577, 16 avril. — Ordonnancement par le prince de Condé d'anesomme 
de cinq cents éeus an comte de Hontgommery. IX, 393 

LS7S, 17 mort. — Bcbange entre Henri UI et François de Pons de 1» 
terre de Hntagae-sur-Olroade contre eeUe d'Hlera et la ville de 



Disiiizcdby Google 



J«(tpoU»«iir-Brotiage. TI, 884 

1S78, 17 mort. — Echange entre Henri m et LftnranB de Usugiron, do 

terres en Daupliiné contre la prlnolpanté de Mortagae-sur- 

Gironde. VI, 357 

1578, i7 mars. — Accord entre François d« Pooa et Laurena de M&u- 
iriron pour l'entrée en possession de la principauté de Hortagncy- 
sar-Glronde. VI, 370 

1S78> 2S mart. — Transport an nom de Laureiis de Haugiron,k Claude 
et B«né de VUlequler, d'une somme due par FranQolB de Pons. 

VI, 373 

1579, 29 mars. — Epitaphe de Tristand de Biieb, érfique de Sentes, 
dans lachapelle des bernardins de Paris. X, 94 

1579, 21 BMi. — Lettre du prince de Condé aux protestants de Pons, 
qui Bo plaignent de Léon de Polignac, pour ias engager à la 
modération. IX, 393 

1579, 17 décembre. — Lettre du roi de M&T&rre anx habitants de Pons 
sur une tentative des catholiçLues pour surprendre leur ville. 

IX, 396 

1579, 17 décembre. — Lettre de Bellevllle aux habitants de Pons pour 
Isnr annoncer qu'il poorsuivra les perturbateurs du rapos public, 
et les engager )i faire bonne garde. IX, 403 

1579, SO décembre. — Lettre du roi de Navarre aux habitante de Pons 
pour leur expliquer le départ du prince de Condé de Saint- 
Jean-d'Angélj. IX, 397 

1579-1607. — Pièces produites par Dominique du Bourg pour jujatlfler 
de ses droits & l'exemption des tailles. VU, 452 

1580, 4 mai. — Lettre du roi de Navarre aux protestants de Pons pour 
les informer de la nomination du comte de La Rochefoucauld, 
comme gouverneur de Saintoage et Angoumols, et leur donner 
des instructions. IX, 389 

1580, 27 juillet. — Lettre de Henri de Navarre aux habitants de Pons 
pour protester de ses bonnes iatentlona à leur égard. IX, 400 

1582, ^janvier. — Bequfit» au roi par les éohevins de Saintes pour 
l'exemption des tàiUes. VII, fôS 

1683, 27 jamier. — Vente par les commisealree du roi du greffe des 
tailles de Semillac-en-Hirambeau. VIII, 423 

1684, 13>tn. — Renseignements transmis au roi sur l'état de la 
Salntonge par la marquis de Piaany. VIII, 350 

1585, 5 avril. — Lettre de Charles de Bremond à Gilles du Breull de 
Théon. VIII, 189 

1585, 27;"»». — Lettre de César de Bellegarde à Gilles du Breull de 
Théou, relative k Talmont. VIII. 190 

1585, i" juillet. — Passeport du sieur de Bellegarde. VIII, 191 

1587, mar». — Bditde Henri HI, créant une amirauté & Brouage. 

VI, 376 



Disiiizcdby Google 



1587 , 21 avril. — Paasoport délirré par le gouverneur de La Rochelle 
à GUIea du BrenU de Théon. VIII, 193 

1588, 4/i/tiriar. — CommlsBloa du aleur de Th6on, gôuvemeur de 
T&lmoat. Vni, 194 

158S, 14/^Her.. — Lettraa du marquis de Pisan; but les démarches 

des protestaota de La Rochelle, et sar sou ambassade eu Italie. 

Vni, 353 
1688, 28 Dtni. — Lettre du roi au sieur de Théon, pour lui prescrira 

de remettre Haagiroa en posBeaaion àa cti&teau de Uortagae. 

vm, i96 
1588, 9 juin, — QulttaQU par Marie Regaault, femms de GuiUaume 

de JagnouaB, k Jean Jolly, sleor de Chadignac. VQ, 455 

1588, 4 juillet. — Lettres deDuBaiilt,d'Â.rtlgues, du maire et des Jurata 

de Bordeaux, au gouverneur de Talmoat, pour le prérsulr 

de se préoautionner contre las partisans du roi de Navarre. 

vm, 198, 198 
1588, 9iuaiet. — Lettre de Paul d'Ësparbèa de' Lussaa il GiUes du 

Breull de Théon, pour lui promettra des secours. VIII, 198 

1588, — Proposition de la noblesse catholique de Sdntongie tendant 

k la convocation des âtats généraux k Blois. VIII, 2il 

1590, 16 «Mi. — Lettre da duc d'Epernou ï Gilles du Breull de Théon 

pour l'invller k se rendre à l'armée du roi. VllI, 199 

1691 , dernier février. — Lettre du duc d'Bpernon i. Gilles du Breuil 

pour lui donner des nouvelles de son voyage de Boulogne. 

Vni, 200 
1592-1&93. — Lettre de créances de Henri IV, à Jean de Vivonne-Pi- 

sanj, son ambassadeur. VIII, %7 

1592, Afitrier. — Bchange, par Btiennej Joyeux, à Arthns Lecomte, 

baron de [La Tresne, de rentes sur le village de Cnchand, & 

Dolus. VI, 260 

1592, 30 itoAt. — Passeport accordé par le roi Henri IV au marquis de 
Pisany. VIII, 357 

1593, 6/ivrier. — Enquête but la surprise du ch&teau de TaiUebourg. 

vm, 296 

1593, 9 féerier. — Lettre de Béou du Uassez, gouverneur de Sain- 
tonge, il David Fourré, gouverneur du cb&teau de Taillebouig, 
BUT une attaque contre le capitaine Castelnau. vm, 309 

1693, 9 iepUmdre. — Lettres de Henri IV, au pape, transmises par le 
marquis de Pisany. VIII, 358 

1594, 28 Mai. — Bail de terres par Jeanne Vidant, dame de Lisle. 

VI, 261 
15—, 3 atrti. — Lettre du baron de Jarnao, gouverneur de La Ro- 
chelle, au duc de Montmorency. VI, 402 
1597, 13 ocioBrt. — Cahier des plaintes et doléanoes, des députés des 
. églises réformées, sssemblées k La Rochelle. VI, 40S 



Disiiizcdby Google 



1598, iijamtar. — ProtaBtfttlon de Bargnenon, s«crëW» daprlnc* 
dfl Goadé, que François de La Rochebeaaoourt, gOTiTerneur de 
S&inWean-d'Angélr, a refusé de recevoir dans cette ville. 

VUl, 425 

1599, iSjtmvUr. — Traasactioa eotre Daniel Uoreau, aetgaeiir de 
Panloy, et les détenteurs d'un bola de la seigrneurie, au sujet 
d'une fourniture de pain et de vin bénits diis à l'église VII,. 401 

XVII* liêcle. — Hesnrea dirersea de l'arpeat, dans loa dlvereea cli&tel- 
lenies de Saintou^. VIII, 427 

1600, 17 jancier. — Autorisation accordée k Daniel Haichin d'exercer 
la médecine li Salnt-Jean-d'Angélj. VIII, 266 

1601, T jUvrUr. — Procuration de Tlmoléon d'Ëaplnay Saint-Lac, gon- 
verneur de Brouage, pour s'opposer fa une concession Mtô par 
Antoine de Pons, ponr chasser et paître dans la baronnle 
d'Arvert. VI, 863 

lfl02, 5 mart. — Renonciation par Tlmoléon de Saint-Las à une 
somme It lui due par Geore:ea.de Sourbies VI, 264 

1002, 7 déamàrt. — Accord entre Timoléon de Saint-Luc, baron d'Ar- 
vert, et laabeau Blirot, dame du Fouilloux. VI, 266 

1604, 24 octobre. — Transport et échange entre Pierre Coulllonnin, 
avocat aa parlement de Bordeaux, et NoSl Paplneau, k La 
Cottiniëre en llle d'Oleron. VI, 270 

1607, 5 mai. — Certificat du corps de ville de Saintes portant qae 
Dominique DulMurg a exercé pendant trente ans la charge de 
maire et d'échevin de cette ville. VII, 454 

1607, 19 juiflel. — Vente par Achard et Breadon aux protestants de 
Segouzac, d'uu emplacement pour la construction d'un temple. 
Pracës-Terbal d'enquête sur l'exerdce de la religion réformée 
k SegonzBc. VU, 351 

1608, 23 tnrU. — Elédlgnation de la place de pair de Saint>-Jean- 
d'Angél; par Jehan Delannay en faveur de Daniel Halchln. 

VIII, 266 
1603, 28 aoit. — Lettre du gouverneur de Hontendre aux députée des 

élises refermées sur la prise du eb&teau. VIII, 310 

1608, 28 aoAl. — Prise du ch&teau de Monteodre. VIH, 311 

16(K lOsepUmhre. — Enquête k Nieul-Ie-Virouil aor la surprise du 

chfttean de Hontendre. VIII, 317 

1608, — Plainte d'Abraham Artau, commandant de Monteodre, snr la 
surprise du ch&teau. VIII, 335 

1609, 21 janvier. — Ordonnance de La Courbe de Brée, évfique de 
Saintes, concernant le payement dn prêtre ohargé du serrloe da